Verdi - Aida - Muti/Neshat - Salzbourg - 08/2017

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enrico75
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Re: Verdi - Aida - Muti/Neshat - Salzbourg - 08/2017

Message par enrico75 » 13 août 2017, 09:03

Lucas a écrit :
13 août 2017, 07:46
Globalement très déçu par cette représentation assez soporifique en raison de la battue beaucoup trop lente de Muti qui évoque la direction d'Harnoncourt dans la même œuvre. Cela n'avance pas et le chef se regarde le nombril : on se situe à des années-lumière de ses lectures volcaniques des années 80.

Quant au cast ? Netrebko, bien chantante, n'exprime pas grand chose et démontre une fois de plus qu'elle n'est en rien l'immense soprano qu'on nous présente. Pour ma part, je lui préfère cent fois Harteros ou Yoncheva qui, certes, sont des sopranos lyriques (et non un spinto comme la chanteuse russe) mais qui font passer un tout autre frisson. Le choix de Semenchuk me parait aussi discutable, moins pour sa prestation que pour sa couleur vocale de mezzo aigu qui ne tranche pas assez avec les couleurs sombres de celle de Netrebko et je l'aurais bien troqué contre Garanca. Bon Salsi et Meli qui chante plutôt bien mais dont on ne retient rien.

Rien à dire sur le dernier acte : je suis allé me coucher ...
enrico75 a écrit :
13 août 2017, 07:43
il n'y avait pas photo entre Papanno -'orchestre de covent garden et Muti-wiener philharmoniker
Effectivement, il n'y a pas photo : Pappano l'emporte de la tête et des épaules avec un vrai sens du timing verdien et un rebond rythmique qui évoquent ... Muti dans les années 80.
Exactement le contraire pour moi

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Re: Verdi - Aida - Muti/Neshat - Salzbourg - 08/2017

Message par enrico75 » 13 août 2017, 09:05

Lucas a écrit :
13 août 2017, 07:46
Globalement très déçu par cette représentation assez soporifique en raison de la battue beaucoup trop lente de Muti qui évoque la direction d'Harnoncourt dans la même œuvre. Cela n'avance pas et le chef se regarde le nombril : on se situe à des années-lumière de ses lectures volcaniques des années 80.

Quant au cast ? Netrebko, bien chantante, n'exprime pas grand chose et démontre une fois de plus qu'elle n'est en rien l'immense soprano qu'on nous présente. Pour ma part, je lui préfère cent fois Harteros ou Yoncheva qui, certes, sont des sopranos lyriques (et non un spinto comme la chanteuse russe) mais qui font passer un tout autre frisson. Le choix de Semenchuk me parait aussi discutable, moins pour sa prestation que pour sa couleur vocale de mezzo aigu qui ne tranche pas assez avec les couleurs sombres de celle de Netrebko et je l'aurais bien troqué contre Garanca. Bon Salsi et Meli qui chante plutôt bien mais dont on ne retient rien.

Rien à dire sur le dernier acte : je suis allé me coucher ...
enrico75 a écrit :
13 août 2017, 07:43
il n'y avait pas photo entre Papanno -'orchestre de covent garden et Muti-wiener philharmoniker
Effectivement, il n'y a pas photo : Pappano l'emporte de la tête et des épaules avec un vrai sens du timing verdien et un rebond rythmique qui évoquent ... Muti dans les années 80.
Exactement le contraire pour moi tu étais dans la salle?

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Re: Verdi - Aida - Muti/Neshat - Salzbourg - 08/2017

Message par muriel » 13 août 2017, 09:43

Meli bon acteur ?
Il a l'oeil vif aussi ?
complètement détaché , en dehors de tout.
je crois préférer les gestes outranciers et le côté enflammé d'Alvarez...

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Re: Verdi - Aida - Muti/Neshat - Salzbourg - 08/2017

Message par HELENE ADAM » 13 août 2017, 09:51

enrico75 a écrit :
13 août 2017, 07:43
ce qui est sur et je n ai constaté à chaque fois,c est que la captation micro ne peut pas rendre véritablement la dynamique réelle en salle et je peux vous dire qu'il n'y avait pas photo entre Papanno -'orchestre de covent garden et Muti-wiener philharmoniker
En effet, de la salle on peut avoir une impression différente mais il s'agit pour Aida, de Pappano + Orchestre de la Santa Cecilia de Rome, entendu en version concert en ce qui me concerne (et surtout enregistré en CD en studio ).
Et, si on compare la retransmission de Salzbourg entendue hier et ce concert à la Santa Cecilia, la comparaison ne se fait pas à l'avantage de Muti...
valery a écrit :
13 août 2017, 07:05
La palme revient au monteur d'Arte. Il s'est endormi ou c'était le stagiaire de l'été. En effet, nous avons eu droit à un long noir entre deux tableaux. J'imagine la scène : le monteur saisi de torpeur dans sa cabine par les tempi de Mutti se fait brutalement réveiller par son chef : "Alors, c'est quoi ce noir à l'écran ? Tu pouvais pas couper ?"
Du coup, à la fin du triomphe, le monteur accélère : alors que l'orchestre plaque ses derniers accords, on voit Mutti en train de quitter la fosse. :lol:
C'était en effet assez sportif notamment cette image du départ de Muti hors de la fosse alors que l'orchestre semblait jouer encore. Je me suis demandée pourquoi un tel désordre dans le montage de cette retransmission en différé de pas mal d'heures puisque la séance avait lieu à 15h sur place et la diffusion à 21h pour permettre à un large public d'en profiter.
(le replay semble valable jusqu'en septembre par ailleurs).
Lui : Que sous mes pieds se déchire la terre ! que sur mon front éclate le tonnerre, je t'aime, Élisabeth ! Le monde est oublié !
Elle : Eh bien ! donc, frappez votre père ! venez, de son meurtre souillé, traîner à l'autel votre mère

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Re: Verdi - Aida - Muti/Neshat - Salzbourg - 08/2017

Message par enrico75 » 13 août 2017, 10:30

i l avait aussi sans doute beaucoup d'images de la représentation du 9 ou Muti n'est pas sorti avant la fin.

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Re: Verdi - Aida - Muti/Neshat - Salzbourg - 08/2017

Message par JdeB » 13 août 2017, 11:12

Igguk a écrit :
12 août 2017, 22:16
Je trouve pourtant Semenchuk extraordinaire, la meilleure du plateau. Classe, style, puissance, solide.
moi aussi !

J'ai trouvé AN bien meilleure que dans la Leonora du Trovatore, nuancée et engagée, avec un timbre infiniment plus beau que celui de Sondra mais avec une technique moins virtuose et de moindre impact. Mais elle se situe d'emblée, lors de cette prise de rôle, dans le trio de tête avec Harteros et Radva

Meli est sous dimensionné mais distille de bien jolies mezza voce. Y a t-il encore de grands Radamès dans le circuit ? Kunde ?

Salsi est juste efficace

Msc en espace et en costumes sobre et belle mais froide et statique

Riccardo Muti formidable à la tête d'un orchestre superlatif . Pour moi ce n'est ni trop précipité ni trop alangui.

Bref, c'est du vrai luxe, mais rien d'exceptionnel ni de bouleversant
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Re: Verdi - Aida - Muti/Neshat - Salzbourg - 08/2017

Message par jerome » 13 août 2017, 13:17

Cette Aida Salzbourgeoise de niveau international se compare forcément à l'Aida donnée à Orange il y a une semaine et se compare forcément à la dernière grande Aida enregistrée officiellement (il est évident qu'on ne peut que passer sous silence le tout récent enregistrement de Mehta avec Bocelli ...). Mais forcément, on ne peut s'empêcher de remonter un peu plus loin ...

Du spectacle proposé par Arte, j'ai d'emblée envie de dire qu'il est visuellement froid et assez laid en raison de décors modernes assez immondes et je n'ai pas eu l'impression d'assister à une direction d'acteurs flamboyante. Du coup sur le plan visuel au global j'ai eu plus de plaisir à regarder la production d'Orange (la magie du lieu y étant aussi forcément un peu pour quelque chose).

Sur le plan de la direction orchestrale, Riccardo Muti s'est peut-être un peu "Karajanisé" par des tempi parfois moins vifs et un legato orchestral plus alangui. Ceci dit il déroule une pâte orchestrale somptueuse avec toujours son sens de l'architecture et une pulsation toute verdienne. Il faut avoir dans l'oreille la toute première intégrale lyrique officielle de Riccardo Muti qui est justement Aida de Verdi (avec Caballé, Domingo, Cossotto, Ghiaurov) chez EMI (aujourd'hui Warner) pour mesurer l'évolution de sa direction orchestrale. C'est incontestablement très différent, c'était déjà sensationnel à l'époque et pourtant ce qu'on a eu hier était très supérieur parce qu'il y a une âme qu'il n'y avait pas à ce point là dans l'intégrale studio. Alors après, la comparaison avec Arrivabeni, pourtant fort bon chef, ne s'impose plus ... Celle qui s'impose en revanche, c'est avec Pappano qui est justement le chef de la dernière intégrale studio WARNER. Je pense justement que la direction de Pappano, fort belle, se rapproche davantage de celle de Muti, il y a plus de 40 ans. Dans cet ouvrage, mon panthéon personnel des chefs se constituait de Karajan 1, Mehta 1, Muti et Levine! S'y est rajouté récemment Pappano et vient de s'y rajouter Muti 2 (car je ne doute pas que cette Aida fera l'objet d'une parution CD ou DVD)

Concernant les chanteurs, je suis un peu plus partagé dans mes comparaisons proches et lointaines ...
Pour le Roi, Salzbourg l'emporte (mais ça, ce n'était pas bien difficile! lol) mais c'est Orange qui gagne avec Ramfis, haut la main!

Pour le reste de la distribution, c'est évidemment Salzbourg qui tient globalement le meilleur casting (avec toutefois quelques sérieuses réserves)
Quelle belle voix que celle de Luca Salsi! On a l'impression en l'écoutant de replonger dans une époque qu'on finissait par penser révolue: celle où les rôles de baryton-Verdi étaient tenus par des barytons-Verdi! il est de très loin supérieur à Kelsey et même à Tézier, pourtant de grande eau mais au timbre moins latin et au slancio beaucoup moins verdien.

C'est Ekaterina Semenchuk qui va souffrir des comparaisons: C'est une belle Amnéris mais qui a eu le tort bien involontaire de passer après Anita Rachvelishvili qui a incarné le rôle de manière assez incandescente à Orange, mais même si on la compare à elle-même dans la version Pappano, on la sent moins à l'aise, plus crispée vocalement avec un vibrato parfois un peu trop ostensible ... Ceci dit on reste à un très haut niveau ...

Je vais être beaucoup plus sévère avec Francesco Meli qui, certes, m'a délivré visuellement des postures bovino-grotesques d'Alvarez (de ça je le remercie car il est quand même beaucoup plus agréable à regarder!) mais qui, malheureusement n'a pas été un Radamès spécialement convaincant non plus mais pour plein d'autres raisons: sur le plan scénique, je l'ai trouvé terriblement indiffférent et j'ai envie de dire: comme d'hab! Déjà dans d'autres rôles, il m'a fait cette impression d'avoir un visage imperméable à toute forme d'émotion ... C'est tout de même assez surprenant ... Et puis alors vocalement, où était passé Radamès ?? Meli chante bien, de manière nuancée mais il manque les moyens vocaux adéquats. Que ça sonne étriqué!!! Il a été tout le contraire d'Alvarez (qui lui a davantage les moyens mais pas le reste!). Du coup moi aussi je me pose la question: quels sont les grands Radamès actuels dans le circuit ? je crains bien qu'il n'y en ait aucun d'authentique. Certains vont répondre qu'il y a Kaufmann, le Radamès de la version Pappano. Moi je réponds oui et non parce que Kaufmann a été flatté par le confort du studio et par la salle de concert à Rome (j'ai le live et déjà là, on entend quand même que la voix est beaucoup moins grande que celle de sa partenaire ...) et qu'il n'a jamais chanté le rôle scéniquement ...

On arrive à Netrebko! Eh ben je pense exactement la même chose que Zigfrid et j'irai même plus loin que lui: voilà plus de 30 ans que le rôle d'Aida n'avait pas été doté d'un matériau vocal d'une telle qualité. Elle a exactement la voix qui convient avec une richesse de timbre, une opulence de la largeur vocale, une générosité incroyable de la projection, une ligne, un aigu qu'elle sait diminuer merveilleusement (on sent de surcroit que Muti a veillé sur elle), tout était à un niveau superlatif qui la place d'emblée évidemment au-dessus de O'Connor (il n'y a même pas à comparer ...) mais également au-dessus de Harteros (pourtant fort belle Aida pappanesque). Oui il faut remonter au moins à Aprile Millo et même au-delà pour retrouver une Aida de cette nature!

Au final, une soirée de grande qualité artistique mais non sans défauts !

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Re: Verdi - Aida - Muti/Neshat - Salzbourg - 08/2017

Message par HELENE ADAM » 13 août 2017, 13:49

jerome a écrit :
13 août 2017, 13:17
Du coup moi aussi je me pose la question: quels sont les grands Radamès actuels dans le circuit ? je crains bien qu'il n'y en ait aucun d'authentique. Certains vont répondre qu'il y a Kaufmann, le Radamès de la version Pappano. Moi je réponds oui et non parce que Kaufmann a été flatté par le confort du studio et par la salle de concert à Rome (j'ai le live et déjà là, on entend quand même que la voix est beaucoup moins grande que celle de sa partenaire ...) et qu'il n'a jamais chanté le rôle scéniquement ...
Holàlà décidément... que d'erreurs ! Evidemment que dans l'enregistrement CD, Kaufmann est flatté par le confort du studio comme tous ses partenaires, c'est le propre (et la qualité suprême dans ce cas précis) des enregistrements d'intégrales studio qui se font de plus en plus rares, hélas, le live coûte moins cher, comme il est généralement prévu de retransmettre à la radio, c'est du tout cuit.
Mais je crois me rappeler que tu n'étais pas au concert donné à l'issue de cet enregistrement dans la salle de concert à Rome et là, franchement, je ne comprends pas de quoi tu parles : sa voix était moins grande que celle de sa partenaire ? Ah bon ? Désolée mais ce n'était absolument pas le cas et je pense que cette remarque n'a été notée par aucun des Odbien réellement présents dans la salle (et nous étions assez nombreux sans parler des critiques du monde entier qui s'étaient précipités à "l'événement"). La fusion entre JK et AH, même dans une version concert, était largement supérieure à celle entre Méli et Netrebko, hier, l'une des grandes faiblesses de l'Aida de Salzbourg à mes yeux.(pourtant Méli et Netrebko chantent ensemble presque aussi souvent que AH et JK...mais Netrebko créée rarement la moindre alchimie avec son partenaire, depuis qu'elle ne chante plus avec Villazon... AMHA, on peut le vérifier avec son autre partenaire de prédilection, Piotr Beczala).

Dernière erreur de ta part : JK n'a jamais chanté le rôle scéniquement, dis-tu. Si, pour 5 séances à Munich, avec Krassimira Stoyanova, qui était d'ailleurs une Aida tout à fait honnête voire un peu plus, et l'Amnéris puissante d'Anna Smirnova, sous la direction d'Ettinger. Son Radamès sans doute moins parfait qu'en studio, est malgré tout, je pense, l'un des meilleurs actuels (je ne me risquerai pas à dire "le meilleur", je ne les ai pas forcément tous entendus). Cette prise de rôle scénique m'a permis de vérifier que le "confort" du studio n'était pas tout dans la qualité de son Radamès en CD.
J'ai d'ailleurs par la suite eu l'occasion d'entendre au moins deux fois son Celeste Aida en concert dont tout récemment à Amsterdam lors du récital donné avec EMW en juin dernier et de constater qu'il n'avait rien perdu de ses qualités.
(il existe au moins le duo avec Amnéris et le final dans le tombeau sur Voldemor, extraits de la version scénique de Munich, avec les limites des captations vidéos, tu pourras te faire une petite idée.)

PS : je ne crois pas que Kaufmann ait abandonné le rôle de Radamès par ailleurs, le fait de chanter son Celeste Aida dans un récital, prouve plutôt l'inverse. Mais comme tout le monde le sait ici, son agenda est déjà assez chargé....
Lui : Que sous mes pieds se déchire la terre ! que sur mon front éclate le tonnerre, je t'aime, Élisabeth ! Le monde est oublié !
Elle : Eh bien ! donc, frappez votre père ! venez, de son meurtre souillé, traîner à l'autel votre mère

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Re: Verdi - Aida - Muti/Neshat - Salzbourg - 08/2017

Message par Efemere » 13 août 2017, 14:06

HELENE ADAM a écrit :
13 août 2017, 13:49
(...) JK n'a jamais chanté le rôle scéniquement, dis-tu. Si, pour 7 séances à Munich (...)
Euh, sur le site du BSO (ici), il n'y a que cinq dates (25, 28 sept., 1er, 4 et 7 oct. 2015) – Fin du HS.

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Re: Verdi - Aida - Muti/Neshat - Salzbourg - 08/2017

Message par jerome » 13 août 2017, 14:09

Autant pour moi ! Je reconnais que j'avais zappé son Radamès munichois! Désolé!
Pour le reste, je persiste parce que j'ai une excellente bande live amateur du concert à Rome et on entend Harteros à merveille quand lui, par rapport à elle, est infiniment plus confidentiel. Ce que je veux dire par là, c'est que le couple Aida/Radamès doit être doté d'une projection vocale identique. Evidemment, nous n'avons pas eu ça du tout hier avec Netrebko et Meli et même les micros de captation pour la diffusion ne pouvaient compenser! Mais je trouve que dans une moindre mesure évidemment, on ne l'a pas eu non plus à l'époque avec Harteros et Kaufmann même si elle est moins puissante que Netrebko et que lui est plus puissant que Meli.
Tout cela va sonner comme du pinaillage parce que la seule chose qui ressort à la vérité, c'est que de vrais Radamès, on n'en a malheureusement plus ... je rejoins JdB sur ce point.

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