Rossini - Le Voyage à Reims - Benini - Monte-Carlo -23/11/05

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Message par tuano » 03 déc. 2005, 14:00

Je pense y aller.

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Christopher
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Message par Christopher » 03 déc. 2005, 14:01

effectivement, comme tu le dis Montfort, ce Voyage à Monaco méritait de casser sa tirelire (je l'ai fait sans regret).

aucune difficulté de réservation à Monaco à condition d'avoir envoyé son bulletin pour la date d'ouverture des réservations (le 10 septembre de mémoire), après c'était trop tard. pour le vendredi 25.11, c'était plus facile car représentation hors abonnement (je n'ai pas pu avoir pour le dimnache 27 demandé en premier choix).

j'irai aussi voir la version du Chatelet mais qui est de toute façon esthétiquement moins séduisante que celle de Monaco, sans parler des chanteurs.

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Message par JdeB » 03 déc. 2005, 14:03

A Monaco, le Tosca affiche déjà complet.

En ce qui concerne le Viaggio, il y avait des caméras dans la salle, et la représentation du 23 a été diffusée en direct sur France Musique (cf compte rendu d'EdeB qui ouvrait ce fil)
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Message par Ume » 19 mai 2007, 11:24

http://www.radio-canada.ca/radio2/class ... /mai.shtml

Samedi 19 mai à 12 h
http://www.timeanddate.com/worldclock/

Il Viaggio a Reims de Gioachino Rossini

Inva Mula (Corinna)
Sara Mingardo (La Marquise Melibea)
Patrizia Ciofi (La Comtesse de Folleville)
June Anderson (Madame Cortese)
Raúl Giménez (Le Chevalier Belfiore)
Rockwell Blake (Le Comte de Libenskof)
Marco Vinco (Lord Sydney)
Ruggero Raimondi (Don Profondo)
Filippo Morace (Le Baron de Trombonok)
Manuel Lanza (Don Alvaro)
Bálint Szabó ( Don Prudenzio)
Martial Defontaine (Don Luigino)
Delphine Gillot (Delia)
Oana Andra (Maddalena)
Cornelia Oncioiu (Modestina)
Walter Barbaria (Zefirino)
Enrico Maria Marabelli (Antonio)

Choeur de l'Opéra de Monte Carlo
Orchestre philharmonique de Monte Carlo
dir. Maurizio Benini


JdeB a écrit :Gioacchino Rossini - Le Voyage à Reims

Image
Photos (c) Opéra de Monte-Carlo

Opéra de Monte-Carlo - Salle Garnier

Inva Mula : Corinna
Sara Mingardo : La Marquise Melibea
Patrizia Ciofi : La Comtesse de Folleville
June Anderson : Madame Cortese
Raul Gimenez : Le Chevalier Belfiore
Rockwell Blake : Le Comte de Libenskof
Marco Vinco : Lord Sydney
Ruggero Raimondi : Don Profondo
Filippo Morace : Le Baron de Trombonok
Manuel Lanza : Don Alvaro
Bàlint Szabò : Don Prudenzio
Martial Defontaine : Don Luigino
Delphine Gillot : Delia
Oana Andra : Maddalena
Cornelia Oncioiu : Modestina
Walter Barbaria : Zefirino
Enrico Maria Marabelli : Antonio

Choeur de l'Opéra de Monte-Carlo (Kristan Missirkov)
Orchestre Philharmonique de Monte- Carlo
Maurizio Benini, direction



Retrouver la salle Garnier de Monte-Carlo, rendue à ses fastes à la faveur d?une rénovation exemplaire, était pour moi un bonheur longtemps attendu et l?occasion de me remémorer les riches heures du mandat de John Mordler que j?ai vécues dans l?exaltation de mon adolescence. Comment oublier la découverte, au tournant des années 1980 et 1990, de R. Alagna dans Bohème et Traviata, de C. Bartoli dans un Barbier aux côtés des vétérans G. Bacquier et de Barbieri et S. Verrett en Norma, puis un peu plus tard, la production légendaire de Rake's progress dans les décors sidérants de David Hockney, R. Raimondi en chevalier à la triste figure, le premier Hamlet de Thomas Hampson, L. Valentini-Terrani dans Italiana et Oedipus Rex, P. Domingo en Paillasse le jour de son anniversaire ?
Un autre concert mémorable, pour la fête nationale de 1995, avait réuni une pléiade de stars qui, initialement, devaient proposer des extraits du Viaggio à Reims: K. Ricciarelli, L. Valentini-Terrani, L. Cuberli, L. Serra, L. Nucci, E. Dara, N. Ghiaurov, W. Matteuzzi avaient finalement interprété des extraits de Rossini sans rapport avec cette oeuvre.

Il a donc fallu attendre une décennie pour que ce petit chef d??uvre jubilatoire soit créé sur le Rocher à l'occasion d?une autre fête nationale coïncidant, cette fois, avec les cérémonies d'intronisation du nouveau prince souverain ce qui donna lieu dans l'air finale de Corinna à une nouvelle version encomiastique à la gloire d'Albert II de Monaco.

L?affiche, digne de l?événement, était totalement inédite, riche de prises de rôle et de débuts in loco. Seuls PL Pizzi, véritable pilier de l?ère Mordler au cours de laquelle il signa des mises en scène fort réussies de Traviata, Carmen, Italiana, Cenerentola, Turco, Moise et Pietra di Paragona, et R. Raimondi qui chanta in loco Don Quichotte et Fiesco (Don Pasquale et Philipe II hors-les murs) faisant figure d?habitués.

Unique rescapé de la production légendaire de la recréation mondiale à Pesaro, Ruggero Raimondi compose ici un Don Profondo plus automnal et mélancolique qu'à l'ordinaire, une figure de mondain désenchanté grisant son ennui au champagne et pratiquant l'humour comme une ironie du désespoir. La voix conserve quelques belles couleurs et une bonne projection, le métier est sidérant et l'air "Medaglie incomparabili" fait mouche à coup sûr.

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Rockwell Blake apparaît lui aussi bien loin de son zénith vocal et trémule parfois. Son entrée en scène et le duo "Di che son reo ? ", un peu fâchés avec la justesse, sont compensées par un "Non pavento alcun periglio" servi avec maestria.

Pour les autres artistes, sauf erreur, il s?agit de prises de rôles.

June Anderson, belcantiste émérite, minaude beaucoup dans le rôle de l?aubergiste à cran qu?elle joue d?abord dans le plus pur style opérette désuète. Sa palette de couleurs s?est appauvrie et sa projection manque d?impact mais sa science de la vocalise est un véritable bonheur.

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Avec une vivacité de cascade, Patrizia Ciofi se taille un beau succès même si elle maîtrise moins bien le style rossinien que la cantilène bellinienne. Son hymne à la frivolité et son émotion devant son chapeau retrouvé sont irréssitibles.

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Sara Mingardo chante Melibea dans son arbre généalogique, celui de la musique baroque flamboyante, avec une musicalité exemplaire et un grain rare.

La Corinna émouvante d?Inva Mula ne lui cède en rien sur ce plan là. Sa voix très pure, son superbe legato et la précision de laser de ses acrobaties vocales réjouissent vivement.
Son duo avec Raul Gimenez s?inscrit comme l?un des points culminants de la soirée.
Le ténor campe classe mais sans arrogance un aristo exaspérant et séduisant en diable? La voix est quasiment aussi belle qu?avant, et quel style !

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Marco Vinco ne fait pas oublier les splendeurs de Samuel Ramey, mais son "Ah! Perche la conobbi ? ", superbement accompagné à la flûte, en impose.

Les autres comparses sont excellents sauf Cornelia Onciu qui a du mal à se faire entendre du cinquième rang d?une salle de 552 places.

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Maurizio Benini fait la part belle à l?ironie et à la distanciation virevolte avec précision à la tête d?un orchestre de très haut niveau.
Le spectacle de PL Pizzi ne révolutionne certes pas l?art de la scène mais séduit par son élégance de camée classique, son sens du détail raffiné, sa science des couleurs. Remarquons le clin d??il fait à la production légendaire de son vieux complice Luca Ronconi lorsqu?il offre à P. Ciofi une entrée en scène dans une baignoire-brouette.
Un grand moment de fête et de faste sans rien qui pèse ou qui pose.

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