Roberto Devereux au TCE

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PlacidoCarrerotti
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Message par PlacidoCarrerotti » 04 oct. 2005, 08:08

Werther a écrit :
PlacidoCarrerotti a écrit :
Montfort a écrit : quant à Renée Fleming, ceux qui l'ont entendu à Paris dans Il pirata peuvent estimer à bon droit qu'elle se fourvoie dans le répertoire romantique italien : les réactions des milanais n'étaient peut etre pas forcément injustifiées.

M.
Huer une grande chanteuse dans un rôle où elle se fourvoie pour applaudir une artiste moyenne qui a du mal à venir au bout du rôle, ce n'est pas exactement ce que j'appellerai une "réaction justifiée" :D
En effet! Les milanais aurait dû huer les deux!
Ce qui me rappelle la mine déconfite des loggionistes de la Scala lorsque je leur avais révélé que Cuberli (qu'ils glorifiaient par rapport à Anderson) était AUSSI américaine :-)

dessoles
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Message par dessoles » 12 oct. 2005, 22:22

tuano a écrit :Il me semble bien que Miricioiu fait le contre-ré à la fin du premier air d'Elisabetta, Gencer a fait pas mal de suraigus chez Donizetti (Julien m'a offert un CD d'extraits de Lucia live où elle n'est pas avare de notes très hautes non écrites). Quant à Caballé, elle a dit elle-même qu'il lui manquait les suraigus nécessaires à ce répertoire.

On ne va pas me faire croire que Maria Callas ou Joan Sutherland étaient hors syle lorsqu'elles rajoutaient des suraigus !

Je précise que je trouve l'Elisabetta de Caballé absolument magnifique et bouleversante, même sans suraigus. Comme je le disais, si une chanteuse ne peut pas en faire, tant pis ! Je n'ai pas dit que c'était absolument nécessaire mais qu'il ne fallait pas dire non plus qu'il ne fallait pas les faire sous prétexte que ce n'est pas écrit sur la partition.

Je reviens sur ce fil et sur les sur-aigus ecrits ou non.
J'ai entendu l'extraordinaire CABALLE d'aix qui ,par son medium fantastique et ses graves ,a donne une interpretation poignante d'elisabetta.
Quelques annees plus tard,j'ai pu entendre GRUBEROVA a barcelone en 1990 lors de sa premiere elisabetta et la meme excitation a electrisee la salle malgre l'absence totale de graves compenses par un medium riche,rond,immense et par la palette d'aigus la plus extraordinaire que j'ai pu entendre jusqu'a maintenant.....des aigus impalpables et files sans fins,des contre re piques ,et le fameux sur aigu final qui a dure des dizaines de secondes etouffe seulement par la chute de l'immense rideau du liceo........avant le tremblement de terre du triomphe absolu(cris,trepignements,hurlements....30 mns) .
Tout cela pour dire que ces operas dependent uniquement des possibilites des chanteuses et qu'il n'y aucune orthodoxie a imposer. Chacune donne SON interpretation et cette musique le permet contrairement aux operas francais ou allemands.

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