Puccini - Madama Butterfly - Abbassi/Sadoul - Marseille - 03/2016

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Puccini - Madama Butterfly - Abbassi/Sadoul - Marseille - 03/2016

Message par corinne » 24 mars 2016, 08:55

Parmi les ouvrages composés par Giacomo Puccini, Madame Butterfly est celui qui devait lui rappeler de mauvais souvenirs puisqu’il fut composé pendant l’immobilisation de son auteur en raison d’une fracture à la jambe provoquée par un accident de voiture. Un retard de 8 mois qui lui aura peut-être permis de peaufiner ce personnage qui semblait lui tenir particulièrement à cœur. Ne disait-il pas : « … j’aime les êtres qui ont un cœur comme le nôtre, qui sont faits d’espérance et d’illusions, qui sont des éclairs de joie et des heures de mélancolie, qui pleurent sans hurler et souffrent avec une amertume tout intérieure ». Cette phrase pourrait résumer à elle seule cet ouvrage.
Ici pas d’héroïne spectaculaire et vengeresse comme dans La Tosca, pas de femme déjà condamnée comme dans La Bohème, pas d’être complexe comme Turandot ou Manon Lescaut et pas de femme tourmentée comme dans Le Villi. Seulement une toute jeune femme qui confond rêve et réalité et qui en meurt. Là tout n’est que douceur, délicatesse, sensibilité et fragilité. D’ailleurs l’héroïne ne se nomme-t-elle pas Cio-Cio-San, ce qui signifie papillon en japonais ? Comme ces fragiles insectes, il émane d’elle une sensation immédiate de fragilité qui donne instinctivement envie de la protéger. La musique l’illustrera à merveille avec notamment une opposition entre le monde de Butterfly (l’Orient) et celui de son « mari » américain qui représente l’Occident. Pour composer cet ouvrage Puccini étudiera la culture, la musique et les rites japonais. L’épouse de l’Ambassadeur à Rome lui procurera des mélodies japonaises et c’est d’ailleurs l’une d’elle (« Nihon Bashi ») que l’on peut entendre à la fin des noces de Butterfly. Néanmoins Puccini n’a jamais voulu tomber dans un exotisme de pacotille, sauf peut-être lors de l’arrivée du personnage de Yamadori, mais il s’agissait alors d’une touche d’ironie. Musicalement il se situe encore dans l’élan romantique du 19ème siècle, mais entre de plain-pied dans ce que l’on appelle le vérisme dont il sera considéré comme le chef de file en Italie.

La production présentée à l’Opéra de Marseille est née dans cette ville en 2002 puis a été reprise en 2007 tout en tournant sur d’autres scènes. Quelques modifications y ont été apportées, en accord avec la personnalité des interprètes mais aussi parce qu’une mise en scène doit évoluer sous peine d’ennuyer. Pas de révolution de la part de Numa Sadoul, mais une lecture fidèle au livret qui permet à tous les intervenants de rentrer immédiatement dans cette histoire tragique et oh combien émouvante. De très jolis moments comme par exemple le rêve/cauchemar de l’enfant au dernier acte, et surtout cette image finale de l’héroïne expirant bras en croix contre le poteau d’appontement, telle le papillon cloué dans le tableau.

Dans le rôle de Butterfly nous entendions pour la première fois sur cette scène la soprano bulgare Svetla Vassileva. Physiquement elle incarne parfaitement la jeune femme gracieuse, virevoltante, naïve. Vocalement, après avoir eu un peu de mal à rentrer dans la partition pendant les toutes premières phrases, elle a pris de l’assurance et développé un chant à la fois puissant et raffiné. Le timbre est chaud, velouté, superbe, avec un sens inné du légato et des aigus très assurés. L’adieu à son enfant aura été le moment le plus émouvant de l’ouvrage et la salle a retenu son souffle jusqu’à la dernière note avant de la remercier par une ovation amplement méritée.

Il n’en a pas été de même pour son partenaire le ténor roumain Teodor Ilincaï, légèrement contesté au moment des saluts. Il est vrai que ce rôle de Pinkerton peut être un piège si on le travaille insuffisamment. Il ne suffit pas de pouvoir placer tous les aigus écrits dans la partition si à côté la ligne musicale est négligée. On ne doit pas oublier que cet ouvrage n’est pas encore vériste à 100% et que la mélodie y est grandement présente. Or qui dit mélodie dit légato et c’est malheureusement ce qui fait défaut à ce ténor, même si on le remarque moins que dans son précédent rôle d’Alfredo de La Traviata chanté sur cette même scène en 2014. Il a tendance à « passer en force » et à ne pas assez soutenir sa colonne d’air ce qui fait que la fin des phrases est escamotée et donc quasiment inaudible. C’est dommage parce que le timbre est très agréable, les moyens sont là, mais mal utilisés. L’acteur est bon et joue parfaitement le soldat qui se paie un caprice sans réfléchir aux conséquences dramatiques de son acte. Il n’est pas foncièrement méchant, il est seulement inconscient, irresponsable, immature.

Pas d’immaturité en revanche pour le consul Sharpless interprété par le baryton brésilien Paulo Szot. Sans cesse déchiré entre son rôle officiel de représentant des Etats Unis d’Amérique et celui d’ami et « entremetteur » pour cautionner ce mariage, Puccini lui a écrit de très jolies pages lyriques. Après (lui aussi) une entrée un peu hésitante vocalement parlant, son chant magnifique prend rapidement le dessus et nous laisse entendre un timbre somptueux et velouté. Le phrasé est parfaitement maîtrisé, le médium bien soutenu, et il donne même quelques aigus avec une facilité qui ferait pâlir certains ténors. Sur cette scène nous l’avions aimé dans Eugène Onéguine en 2004 mais il s’était surtout révélé à nous dans son rôle de Donato de Maria Golovine, ce chef d’œuvre joué en 2006 sous la direction de son compositeur Gian-Carlo Menotti. Souhaitons le retrouver souvent !

Belle première prestation ici de la mezzo Cornélia Oncioiu dans le rôle trop court de Suzuki. Un joli timbre, une belle projection, mais aussi beaucoup d’émotion et d’abnégation dans son jeu. A entendre à nouveau dans une partition plus développée pour mieux l’apprécier.

Un excellent Goro interprété par le ténor français Rodolphe Briand qui sait parfaitement mettre en avant ce rôle qui, il ne faut pas l’oublier, est à la base du drame. Tout a été organisé minutieusement par cet entremetteur de métier, qui n’a aucune morale, et dont le seul but est de vendre ces femmes pauvres à celui qui aura suffisamment d’argent pour les acheter : un véritable proxénète ! Vocalement comme scéniquement l’interprète est parfait ; il n’y a rien à lui reprocher. Le timbre est clair, la voix bien projetée, la ligne de chant sobre et élégante et le jeu de scène idéal.

Un grand bravo également à tous les autres rôles, qu’il s’agisse du Bonze terrifiant de Jean-Marie Delplas ou du très effacé Yamadori de Camille Tresmontant sans oublier la très jolie Jennifer Michel en épouse officielle.

Comme dans la quasi-totalité des ouvrages lyriques, le chœur tient une place importante et c’est encore le cas dans cette œuvre. On ne pourrait que retenir le fameux et célèbre chœur à bouche fermée du dernier acte, mais ce serait ignorer sa présence dès le début lors de la cérémonie de mariage. Encore une fois il faut féliciter cette phalange pour son excellent travail sous la direction d’Emmanuel Trenque.
On peut également féliciter l’orchestre de l’Opéra de Marseille dirigé par Nader Abbassi qui a su parfaitement rendre avec élégance toutes les couleurs de cette superbe partition faite à la fois de finesse et de violence. Finesse du Japon mais violence des passions amoureuses, qui dévasteront le cœur de ce pauvre papillon tel un tsunami emportant tout sur son passage.

Merci à la Direction de l’Opéra de Marseille de nous avoir permis de revivre de si jolis moments.

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Re: Puccini - Madame Butterfly - Opéra de Marseille

Message par HELENE ADAM » 24 mars 2016, 09:21

Merci de ton CR.
J'ai entendu Svetla Vassileva en Cio-cio San en 2013 à Bastille dans la reprise de Madama Butterfly, mise en scène de Robert Wilson, avec le même Pinkerton (Teodor Ilincai) et j'ai eu à peu près les impressions que tu décris. Une Madame Butterfly un peu effacée au départ mais qui déploie ensuite un fort joli chant (dans la mise en scène très épurée de Bob, elle fait merveille) et qui vous bouleverse dans la dernière partie. Elle avait d'ailleurs un joli succès de même que la Madame Pinkerton de Marianne Crebassa que j'entendais alors pour la première fois.
Je n'avais pas été non plus du tout convaincue par le Pinkerton de Teodor Llinca (qui ne début donc pas.... :wink: ), ni par son chant (essoufflé et ne tenant pas ses notes), ni pour le coup, par son interprétation trop "prince charmant" qui est un défaut classique me semble-t-il. Pinkerton, in fine, est quand même un sale type... Son inconscience, sa vision exclusive de son confort et de ses plaisirs conduisent au désespoir et au suicide celle qui l'a vainement et naïvement attendue avec "leur" fils pendant des années. Cio Cio San a 14 ans... Mais le rôle de Pinkerton est assez secondaire, au regard de celui de Cio CIo San et même, de celui de Suzuki ou de Sharpless. C'est moins gênant.

Je partage également avec toi un grand amour de cette superbe partition. :D

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Re: Puccini - Butterfly -Abbassi / Sadoul-Marseille-03/16

Message par corinne » 24 mars 2016, 09:55

Merci pour cette jolie photo.

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Re: Puccini - Madama Butterfly - Abbassi/Sadoul - Marseille - 03/2016

Message par Elisabetha » 24 mars 2016, 11:17

J'avais déjà vu Svetla Vassileva dans ce rôle à Münich en 2010, et elle était déjà une très belle et émouvante Cio-Cio San aux côtés du Pinkerton de Roberto Alagna; un détail, elle n'a pas quatorze ans dans l'opéra mais "quindici anni"; il faut nuancer l'analyse de la personnalité de Pinkerton,c'est un jeune officier, le sale type c'est Goro, le véritable proxénète qui lui fait croire qu'au Japon, on se marie "pour de rire", pour 999 années mais que comme la propriété des maisons, on peut rompre le mariage tous les mois "sono in questo paese elastici del par case e contratti"; pour lui ce mariage est un jeu, il a tout de même continué à payer le loyer de la maison pour que Butterfly ait un toit, il ne prend conscience de sa responsabilité, que lorsqu'il est marié avec une américaine, Sharpless lui apprend qu'il a eu un enfant avec Cio-Cio San; il sait que cet enfant, fils de Geisha et bâtard, n'a aucun avenir au Japon, et c'est pour cela qu'il vient le récupérer; on peut surtout lui reprocher son manque de courage, de ne pas oser affronter Cio-Cio San pour lui demander l'enfant lui-même; dire que le rôle de PInkerton est secondaire est très exagéré, sur le plan théâtral, c'est lui qui est le ressort du drame, sans Pinkerton, pas de Butterfly, et sur le plan vocal, il chante durant tout l'acte I et revient au III avec le grand air du ténor "Addio fiorito asil" et son "Butterfly, Butterfly, Butterfly" final avant le baisser de rideau; JK n'a pas eu l'air de le considérer comme un petit rôle puiqu'il l'a enregistré

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Re: Puccini - Madama Butterfly - Abbassi/Sadoul - Marseille - 03/2016

Message par HELENE ADAM » 24 mars 2016, 11:28

Elisabetha a écrit :J'avais déjà vu Svetla Vassileva dans ce rôle à Münich en 2010, et elle était déjà une très belle et émouvante Cio-Cio San aux côtés du Pinkerton de Roberto Alagna; un détail, elle n'a pas quatorze ans dans l'opéra mais "quindici anni"; il faut nuancer l'analyse de la personnalité de Pinkerton,c'est un jeune officier, le sale type c'est Goro, le véritable proxénète qui lui fait croire qu'au Japon, on se marie "pour de rire", pour 999 années mais que comme la propriété des maisons, on peut rompre le mariage tous les mois "sono in questo paese elastici del par case e contratti"; pour lui ce mariage est un jeu, il a tout de même continué à payer le loyer de la maison pour que Butterfly ait un toit, il ne prend conscience de sa responsabilité, que lorsqu'il est marié avec une américaine, Sharpless lui apprend qu'il a eu un enfant avec Cio-Cio San; il sait que cet enfant, fils de Geisha et bâtard, n'a aucun avenir au Japon, et c'est pour cela qu'il vient le récupérer; on peut surtout lui reprocher son manque de courage, de ne pas oser affronter Cio-Cio San pour lui demander l'enfant lui-même; dire que le rôle de PInkerton est secondaire est très exagéré, sur le plan théâtral, c'est lui qui est le ressort du drame, sans Pinkerton, pas de Butterfly, et sur le plan vocal, il chante durant tout l'acte I et revient au III avec le grand air du ténor "Addio fiorito asil" son "Butterfly, Butterfly, Butterfly" final avant le baisser de rideau
Nous dirons modestement que nous n'avons pas la même appréciation d'un homme qui, de par sa fonction d'officier américain, a des relations sexuelles avec une jeune fille (de quinze ans si tu veux, cela ne fait pas de différence), se "marie" avec elle "pour rire", ne se rend pas compte qu'elle le prend au sérieux, ne s'inquiète pas de savoir si leur relation a eu des conséquences, l'oublie pendant des années etc etc.
C'est l'un des rôles de ténor qui n'est pas à l'avantage du ténor (pour une fois ce n'est pas le baryton... :wink: )
Marc Dumont avait fait une très belle émission sur le colonialisme dans l'opéra sur France Musique dans Horizons Chimériques, qui expliquait fort bien le drame de Madame Butterfly et le sens politique et pas du tout exotique que Puccini lui donnait.
Par ailleurs, tous les rôles d'un opéra ont leur importance bien évidemment : mais c'est moins grave d'avoir un Pinkerton moyen (ça fait trois fois de suite que ça m'arrive...) que d'avoir, à mon avis, une Suzuki moyenne, la catastrophe étant d'avoir une Cio Cio San médiocre, le rôle principal étant en l'occurrence, très principal si je puis dire, celui du rôle-titre, ce n'est pas toujours le cas dans les opéras de Puccini.

PS : et pour te détendre, Alagna était un bon Pinkerton quand je l'ai entendu dans ce rôle.
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Re: Puccini - Madama Butterfly - Abbassi/Sadoul - Marseille - 03/2016

Message par Elisabetha » 24 mars 2016, 11:59

J'ai lu d'autres articles disant tout l'opposé, le roman de Pierre Loti avait une dimension politique mais Puccini n'a voulu en retenir que le côté exotique, mais c'est très gentil de prêter des intentions à Puccini, y a-t-il des écrits de sa main, pour expliciter ses intentions réelles? Et que sait-on de l'âge de Pinkerton dans l'opéra? Il est plus âgé que Butterfly puisqu'il est officier, mais certains, surtout à cette époque étaient fort jeunes, et dans le contexte de l'époque, et même celui d'aujourd'hui, qui se soucie des conséquences des relations avec une geisha, autrement dit une prostituée? Il la désirait, on lui a expliqué qu'au japon, il fallait un faux mariage pour arriver à ses fins, il a joué le jeu, c'est tout; un Pinkerton médiocre fiche totalement en l'air le magnifique duo d'amour du I, ce n'est pas négligeable, n'ayant pas le don d'ubiquité, je n'ai pas pu assister à la Butterfly de Marseille, bien que je le souhaitais, je ne peux donc rien penser de la performance ou non de Teodor Ilincai
NB:Pourquoi me citer en entier sauf ma phrase finale qui a son importance, me semble-til?

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Re: Puccini - Madama Butterfly - Abbassi/Sadoul - Marseille - 03/2016

Message par HELENE ADAM » 24 mars 2016, 12:33

Elisabetha a écrit : NB:Pourquoi me citer en entier sauf ma phrase finale qui a son importance, me semble-til?
Parce que tu l'as rajoutée. :D

Par ailleurs, aucun ténor ne considère que Pinkerton est le rôle principal de Madame Butterfly, j'imagine...le rôle du ténor n'est pas toujours le rôle principal à l'opéra, cela n'empêche pas les grands ténors de les interpréter, où est le problème ? Un peu de mal à suivre...

Je crains que nous soyons vraiment pas d'accord avec l'appréciation de la condition des geishas au Japon à cette époque. :cry:
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Re: Puccini - Madama Butterfly - Abbassi/Sadoul - Marseille - 03/2016

Message par Martine » 24 mars 2016, 12:37

Elisabetha a écrit :JK n'a pas eu l'air de le considérer comme un petit rôle puiqu'il l'a enregistré
Il l'a enregistré parce qu'on lui a proposé de le faire aux côtés d'une grande soprano Angela Gheorghiu, sous la direction d'un grand chef Pappano, avec les magnifiques choeurs et orchestre de Santa Cecilia et dans des conditions de studio. Il aurait eu tort de s'en priver.

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Re: Puccini - Madama Butterfly - Abbassi/Sadoul - Marseille - 03/2016

Message par Elisabetha » 24 mars 2016, 12:40

Je n'ai fait que répondre à tes propos, "le rôle de Pinkerton est assez secondaire", en écrivant que ce n'était semble-t-il, pas l'avis de JK puisqu'il l'avait enregistré, il n'a pas enregistré des tonnes d'intégrales en studio, ce choix me semble significatif, je ne répondais pas sur le sujet bon ou méchant, dans cette phrase, ne détourne pas mes propos

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Re: Puccini - Madama Butterfly - Abbassi/Sadoul - Marseille - 03/2016

Message par HELENE ADAM » 24 mars 2016, 12:40

Martine a écrit :
Elisabetha a écrit :JK n'a pas eu l'air de le considérer comme un petit rôle puiqu'il l'a enregistré
Il l'a enregistré parce qu'on lui a proposé de le faire aux côtés d'une grande soprano Angela Gheorghiu, sous la direction d'un grand chef Pappano, avec les magnifiques choeurs et orchestre de Santa Cecilia et dans des conditions de studio. Il aurait eu tort de s'en priver.
C'est d'ailleurs un très beau CD. :D
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