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Posté : 23 mai 2005, 18:46
par Fred34
aroldo a écrit :
tuano a écrit :
muriel a écrit :J'ai lu que c'était le seul contre-fa écrit. C'est vrai ?
Tu veux dire, le seul de l'histoire de la musique ?
Il y en a certainement d'autres mais pas dans des opéras entrés au répertoire.



J'en sais rien mais j'ai toujours lu que c'était une erreur de lecture de partition : un ré pris pour un fa par Rubini (ou un autre .... bref un ténor célèbre de l'époque)
J'ai lu quelque part, mais c'est probablement une grossière erreur de ma part :cry: qu'il y aurait aussi un contre-fa pour Edgardo dans le duo du premier acte avec Lucia. QUelqu'un a t'il lu cela, ou ai-je définitivement sombré dans la folie :crazy:

Posté : 23 mai 2005, 18:56
par tuano
Dans Lucia, le ténor doit faire un contre-mi (bécarre ou bémol ? en tout cas pas un contre-fa).

Posté : 23 mai 2005, 19:37
par aroldo
tuano a écrit :Je ne trouve pas ça très crédible. Soit le fa ne posait pas problème au ténor et dans ce cas-là, je ne vois pas pourquoi Bellini se serait abstenu d'en écrire au moins un, ou bien c'était déjà inhumain pour le ténor et alors il aurait regardé sa partition attentivement avant d'essayer de battre le record du monde !
En fait voilà ce que j'ai lu dans la bio de Caballé : "le contre-fa, que le compositeur inséra dans la partition après que le premier ténor, Rubini, eut mal lu un contre-ré"
Au passage les auteurs pensent que Battle aurait été une bonne interprète du rôle et concluent sur leur idole ainsi : "plus intensément ressentie et caractérisée que celle de Sutherland, plus belle et plus juvénile que celle de Callas" 8O

Posté : 23 mai 2005, 19:41
par malko
malko a écrit :C. Merrit ne l'a-il- pas chanté lui aussi (capté d'ailleurs en live) ?
Au reste c'est à lui que je dois, lors d'un lointain concert italien, la plus fantastique note de poitrine entendue (un contre mi je crois) dans un extrait de Tancrède.
Quelqu'un sait ?

Posté : 23 mai 2005, 22:46
par Xavier
malko a écrit :
malko a écrit :C. Merrit ne l'a-il- pas chanté lui aussi (capté d'ailleurs en live) ?
Au reste c'est à lui que je dois, lors d'un lointain concert italien, la plus fantastique note de poitrine entendue (un contre mi je crois) dans un extrait de Tancrède.
Quelqu'un sait ?
Merritt a enregistré la version dite Malibran où c'est elvira qui chante Credeasi misera, sans contre-note (normal, Malibran et les contre-note faisaient mauvais ménage).

Il l'a chanté avant et après mais je n'en ai entendu aucun témoignage et n'ai jamais non plus entendu ni lu nulle part qu'il avait chanté le contre-fa. Cela dit, pourquoi pas, il en était sans doute capable.

Le contre-mi du concert de Vercelli, édité par Bongiovani, est celui de la cabalette de l'air alternatif d'I due Foscari. Pavarotti a aussi enregistré ce morceau, dans le disque d'air alternatif dirigé par abbado et édité par CBS. Mais Big Lulu chante la reprise de la cabalette et, du coup, fait deux mi. Inutile de précisé qu'ils sont émis comme son fa des Puritains.

Dans la famille fantastique suraigu de poitrine, on peut citer Kraus qui dans un de ses premiers récitals Carillon rajoute un mi en cadence dans la version italienne de Plus blanche que la blanche hermine ou bien encore son imitateur patenté, José Sempere qui dans son récital studio en cloque en lieu et place du contre-ut dans Asile héréditaire.

Les deux ont chanté Les puritains sur scène, sans, à ma connaissance, chanter le contre-fa écrit.

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Posté : 23 mai 2005, 22:56
par malko
Quelle science ! 8O
Merci.
(Mais je persiste et signe : Tancrède)

Posté : 23 mai 2005, 23:06
par malko
J'ajoute : du temps de Bellini n'était ce pas comme du temps de Rossini (jusqu'à G.Tell et l'arrivée de Duprez), c'est à dire que les contre ut étaient traditionnelement émis en voix de tête ? D'où le contre fa des Puritains écrit pour la "voix de tête".

Posté : 24 mai 2005, 08:20
par aroldo
Et Rocky i nous le fait le contre-fa ?
La version Malibran c'est bien celle avec Ricciarelli ?
Pauvre Malibran : dur pour un mezzo de faire des contre-notes (sauf quand on s'appelle Bartoli bien sûr)

Posté : 24 mai 2005, 08:23
par doudou
aroldo a écrit :Et Rocky i nous le fait le contre-fa ?
La version Malibran c'est bien celle avec Ricciarelli ?
Pauvre Malibran : dur pour un mezzo de faire des contre-notes (sauf quand on s'appelle Bartoli bien sûr)
Malibran était-elle mezzo ?
Un spécialiste peut-il éclairer la lanterne de Doudou (qu'il ne faut pas prendre pour une vessie car je risquerais de me bruler).
8O

Posté : 24 mai 2005, 08:47
par Xavier
malko a écrit :Quelle science ! 8O
Merci.
(Mais je persiste et signe : Tancrède)
Je réécouterai l'air de Tancrède ce soir. Je ne me souviens pas si Merritt y fait aussi un mi (bémol ou pas), mais tu as sans doute raison.
aroldo a écrit :Et Rocky i nous le fait le contre-fa ?
Pas à ma connaissance mais, qui sait, peut-être l'a-t-il fait un jour. Je suis cependant assez sceptique : je crois que ça se saurait.
doudou a écrit :
aroldo a écrit : Et Rocky i nous le fait le contre-fa ?
La version Malibran c'est bien celle avec Ricciarelli ?
Pauvre Malibran : dur pour un mezzo de faire des contre-notes (sauf quand on s'appelle Bartoli bien sûr)
Malibran était-elle mezzo ?
Un spécialiste peut-il éclairer la lanterne de Doudou (qu'il ne faut pas prendre pour une vessie car je risquerais de me bruler).
8O
Je ne sais pas si la malibran était ce qu'on apelle aujourd'hui une mezzo. toujours est-il que Bellini a adapté pour elle deux de ses opéras : La somnambule et Les puritains et qu'à chaque fois la tessiture est plus centrale. Ainsi, ce sont Katia Ricciarelli pour Elvira et Frederica Von Stade pour Amina qui ont chanté les versions Malibran dans les années 80.

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