FRANCO CORELLI....un an déjà!!!!!

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Stefano
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Message par Stefano » 07 déc. 2004, 08:03

Merci à Tristan pour les informations concernant CANIO; notons que Hardy a ressorti la Tosca avec Franco, un régal pour les yeux et les oreilles.
En cette période de l'année, j'adore écouter le recueil d'airs sacrés qu'il enregistra chez EMI au début des années 60 et qui reprend entre autres : Ave Maria, Panis Angelicus, Pieta Signore, Agnus dei, etc....
Mon Dieu quelle grande voix!
Amitiés à tous.

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tristan
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CORELLI en DON JOSE!

Message par tristan » 09 déc. 2004, 21:08

Encore unDVD de FRANCO:
CARMEN, filmé à la RAI le 13 JUIN 1956.
CORELLI s'y révèle un JOSE très expressif, tendre au 1° acte, violent au 3, désespéré au 4°. La voix est d' une extrême flexibilité,doée de pp raffinés et élégiaques! Quant aux moments de violence, ils sont proprement inouïs.
CARMEN est BELEN AMPARAN , véritable contralto, qui a fait par la suite une belle carrière outre- Atlantique.
Le baryton ANSELMO COLZANI donne d' ESCAMILLO un portrait insinuant et souvent "intime",accentué par des prises de vue qui mettent souvent en relief les expressions de visage et les gros plans.
Quant à la MICAELA d' ELDA RIBETTI, elle avait eu les honneurs du disque EMI , ayant été la partenaire du grand GIGLI dans une de ses plus belles intégrales: IL BALLO IN MASCHERA!
Un bien beau DVD pour nostalgiques et amoureux des grandes voix!

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tristan
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pour reparler d' ARAGALL...

Message par tristan » 12 déc. 2004, 18:34

GIACOMO OU JAIME ARAGALL n' a pas eu , à mon sens , la renommée qu' il méritait ,comme d' ailleurs "notre" ALFREDO KRAUS, éclipsés qu' ils ont été par l' image médiatique écrasante des "3TENORS"!
Il a d' ailleurs chanté des rôles que CORELLI n' a jamais abordés :un exemple:
-Son superbe GENNARO dans LUCREZIA BORGIA au x côtés de la "STUPENDA" JOAN SUTHERLAND en 1977 !
Il paraît que c' était un"tracoeur " et un anxieux!

Pour en venir à VILLAZON, que l' on nous présente comme le" nouveau"DOMINGO , j' attends le 30 mars pour voir en salle.....j' ai écouté son disque avec plaisir......de là à crier au miracle....attendons...

Pour en revenir à CORELLI, sujet de ce fil, je viens de dénicher "l'ERACLE", en italien, du 29/12/1958.......les "baroqueux " vont HURLER , les puristes s' écrier:"Mais, ce n'est pas du tout comme ça que ça se chante!!!!!....mais, dans le rôle de Melle BOHLIN, ....ELISABETH SCHWARZKOPF.....en DEJANIRE....une qui se prend pour ULRICA.....FEDORA BARBIERI,.....en LYCHAS....un qui n' était pas spécialement haute-contre:"mon" ETTORE BASTANINI !!!!!.....ERCOLE....un certain JEROME HINES......et.....le petit dernier , au fond de la classe, doublure de TOBY SPENCE......FRANCO CORELLI !!!!

Tous ces gens là n' ont recommencé que 3 fois cette peu orthodoxe plaisanterie!

TRISTAN, dont c' était le quart d' heure de mauvais goût !!!!

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LE SOLEIL de FRANCO!!!

Message par tristan » 13 déc. 2004, 20:19

Pour répondre à CAVARADOSSI , au chapitre des " gouts douteux", mais je n' en rougis pas , j' adore écouter , dans les frimas de cette fin d' automne qui ressemble à un perfide hiver,ses CHANSONS NAPOLITAINES ,vrai bain de joie et de lumière.....et de temps en temps , l' immortel GIGLI mais aussi DI STEFANO!!!
A déguster en attendant le soleil de PESARO l' été prochain!!!!

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Message par Stefano » 14 déc. 2004, 15:53

Corelli chantait comme il était, avec une grande et belle voix et qui accusait un style pas toujours très soigné (portamenti, sanglots, etc...).
N'oublions pas que Corelli était, en grande partie, un autodidacte qui appris l'interprétation des grands rôles au travers de l'héritage discographique laissé par les gloires du passé telles que Caruso, Pertile, Martinelli, Gigli, Lauri Volpi etc... De plus la culture baroqueuse était très peu présente en Italie à cette époque et etrangère à son "éducation musicale".
Cependant c'est avec des qualités hors du commun et des défauts que Corelli s'est imposé pendant des décennies sur les scènes internationales. Il faisait partie d'une race maintenant éteinte, celle des bêtes de scène.

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Message par PaoloAlbiani » 14 déc. 2004, 16:07

Il a surtout été l'élève de Lauri Volpi, mon cher Stefano. Ce dernier lui a donné cette quinte aigue fabuleuse qui lui permettait d'aborder des ouvrages tels que Les Huguenots, Il Pirata, Poliuto et j'en passe...
Un immense artiste.

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Message par Xavier » 14 déc. 2004, 16:21

PaoloAlbiani a écrit :Il a surtout été l'élève de Lauri Volpi, mon cher Stefano. Ce dernier lui a donné cette quinte aigue fabuleuse qui lui permettait d'aborder des ouvrages tels que Les Huguenots, Il Pirata, Poliuto et j'en passe...
Un immense artiste.
Au détail près que jusqu'à 60 ans Lauri-Volpi chantait les partitions dans le ton en exhibant notamment un contre-ut souverain. En revanche, Corelli a, de tous temps, à la scène, transposé ou escamoté la plupart des suraigus écrits ou habituels (Transposé : Le trouvère et La bohème. Escamoté : Les Huguenots, Norma, Roméo), pour, il est vrai, en rajouter d'autres là où personne ne les attendaient (à la fin de Dio que nell'alma infondere).

Corelli, que j'adore, avait un suraigu de rève, insolent, mais dont il n'usait qu'avec grande précaution.

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Stefano
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Message par Stefano » 14 déc. 2004, 16:27

Franco Corelli eut les bases de sa technique via un de ses amis qui prenait des leçons chez A. Melocchi, professeur de Mario Del Monaco et chez qui il se rendra quelques fois. L'enseignement de Lauri Volpi n'aura lieu qu'au début des années soixante. Lauri Volpi perfectionna la voix de Corelli en la rendant moins barytonnale et plus lyrique dans sa couleur d'émission.

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