Quel est votre festival préféré ?

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votre festival lyrique préféré :

Festival de Salzbourg
6
12%
Festival de Bayreuth
9
18%
Festival d'Aix en Provence
2
4%
Festival de Glyndebourne
2
4%
Les Chorégies d'Orange
15
31%
Les Arènes de Vérone
3
6%
autre réponse
12
24%
 
Nombre total de votes : 49

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Renard
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Message par Renard » 23 déc. 2007, 21:18

Bayreuth reste à mes yeux unique, en partie pour les bonnes raisons citées ci-dessus par musetta (quel goût, madame!). Pour les employés, citons aussi le peu d'écart entre les cachets: il n'y a vraiment pas le sentiment de "eux" et "nous". Tout le monde tire dans le même sens et a l'impression d'avoir une réelle influence sur les productions. Ça fait du bien. Il me tarde encore une fois d'y aller en juin 2008. Quant aux festivals touche-à-tout, très bien si tu as le portefeuille qui va avec.

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Dapertutto
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Message par Dapertutto » 23 déc. 2007, 21:49

J'ai voté pour Orange. Non parce que je le trouve meilleur que les autres (d'abord je ne suis jamais allé dans les autres festivals cités, donc pas d ecomparaison possible). Et aujourd'hui le festival ne me fait pas vraiment rêver (Alagna et Mula ne me font pas particulièrement rêver, quant à Carmen avec Alvarez et Uria Monzon, je els ai déjà entendu à Toulouse).

Mais c'est à Orange que j'ai eu deux grands frissons:
-Dessay dans les contes d'Hoffmann.
-Rigoletto en 2001 avec une distribution sublime et la découverte d'Alvarez.

Donc j'aurai beau entendre n'importe quelle représentation dans d'autre festivals, je pense qu'avec la plus grande mauvaise foi du monde, je préfèrerai toujours Orange...
"Dis papa! Tu peux mettre la poupée qui chante?"

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Batone
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Message par Batone » 23 déc. 2007, 23:21

Pour moi c'est quand même Pesaro, pour le plaisir de découvrir certaines œuvres injustement méconnues de l'immense Gioacchino Rossini.

Mais je dois dire que mes premiers véritables frissons en matière d'opéra viennent de Salzbourg, mais du temps où il était dirigé par Karajan. J'en garde des souvenirs inoubliables, le plus important de tous étant José van Dam dans les Contes d'Hoffmann (Levine-Ponnelle)

En revanche à Bayreuth malgré de superbes productions je me souviens surtout de l'inconfort des sièges...
Ora tocca a me il sorbetto...

Icarounet
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Message par Icarounet » 10 janv. 2008, 16:58

J'ai voté Orange, car si toutes les conditions sont réunies, on a l'assurance de passer une nuit absolument magique.
Mes meilleurs souvenirs restant :
-La 9eme dirigée par Kurt Mazur en 2005
-Lucia avec Ciofi et Villazon en 2006
-Le trouvère avec Alagna en 2007
Cependant je fréquente aussi Aix assidument et avec plaisir

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PlacidoCarrerotti
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Message par PlacidoCarrerotti » 10 janv. 2008, 18:02

J'ai choisi "autre réponse" et pour plusieurs raisons.

D'abord, je pense que Salzbourg a longtemps été le plus grand des festivals, sous Karajan bien sûr, et sans doute même aussi Mortier. Actuellement, je trouve que Salzbourg n'est plus à ce niveau.
Honte à moi, je n'ai pas encore vu de spectacle à Bayreuth.

J'ai beaucoup fréquenté Pesaro à l'époque des Merritt, Blake, Anderson, Horne, Caballé, Dupuy, Ramey, Ricciarelli ... Le mélange d'opéras inédits et de distributions incroyables donnaient des soirées délirantes. Là aussi, je pense qu'on n'est plus au même niveau.

Il peut y avoir de très belles choses à Vérone, surtout en juillet. L'ambiance est souvent électrique, la nuit est magique, l'acoustique pas si mauvaise que ça ... mais le public peut parfois être pénible (discussions, photos au flash intempestives, ...) et puis c'est devenu assez cher. Là encore, le niveau a baissé depuis 20 ans : on pouvait y entendre Caballé, Carreras, Domingo ... (les "jeunes" de l'époque) mais on n'y entend pas les Alagna ou Dessay.

Même réflexion sur Orange : il y avait des distributions exceptionnelles et quasiment unique pour l'Europe (Don Carlo avec Caballé, Arragal, Bumbry, Bruson ... !) ; aujourd'hui, ça ressemble à l'ONP sous l'ère Gall... en 20 fois plus cher si on ajoute au prix astronomique du billet, le voyage et l'hébergement.

Pour rester dans le midi, j'ai rarement vu des spectacles exceptionnels à Aix (mais peut-être suis-je mal tombé) : j'ai l'impression qu'on y mise davantage sur des chefs prestigieux et des metteurs en scène à la mode que sur des chanteurs de haut niveau, ce qui, pour moi, est une faiblesse rédhibitoire.

Donc je me suis replié sur le confidentiel festival de Garsington : moins de 400 places dans un jardin anglais, un public choisi sans doute proche de celui des origines de Glyndebourne, un répertoire souvent sympa (c'est là bas que j'ai découvert dans Ory et dans le Barbier, le jeune Colin Lee récemment entendu à Paris en Léopold de La Juive), des jardins magnifiques... Bref, un moment un peu hors du temps.

Quant aux distributions prestigieuses, il n'y a plus guère que le Met qui en propose (malgré une certaine baisse, là aussi). Pour quelqu'un qui aime les voix, je crois qu'un week end au Met vaut tous les festivals actuels.

paco
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Message par paco » 10 janv. 2008, 23:13

PlacidoCarrerotti a écrit :J'ai choisi "autre réponse" et pour plusieurs raisons.

D'abord, je pense que Salzbourg a longtemps été le plus grand des festivals, sous Karajan bien sûr, et sans doute même aussi Mortier. Actuellement, je trouve que Salzbourg n'est plus à ce niveau.
Honte à moi, je n'ai pas encore vu de spectacle à Bayreuth.

J'ai beaucoup fréquenté Pesaro à l'époque des Merritt, Blake, Anderson, Horne, Caballé, Dupuy, Ramey, Ricciarelli ... Le mélange d'opéras inédits et de distributions incroyables donnaient des soirées délirantes. Là aussi, je pense qu'on n'est plus au même niveau.

Il peut y avoir de très belles choses à Vérone, surtout en juillet. L'ambiance est souvent électrique, la nuit est magique, l'acoustique pas si mauvaise que ça ... mais le public peut parfois être pénible (discussions, photos au flash intempestives, ...) et puis c'est devenu assez cher. Là encore, le niveau a baissé depuis 20 ans : on pouvait y entendre Caballé, Carreras, Domingo ... (les "jeunes" de l'époque) mais on n'y entend pas les Alagna ou Dessay.

Même réflexion sur Orange : il y avait des distributions exceptionnelles et quasiment unique pour l'Europe (Don Carlo avec Caballé, Arragal, Bumbry, Bruson ... !) ; aujourd'hui, ça ressemble à l'ONP sous l'ère Gall... en 20 fois plus cher si on ajoute au prix astronomique du billet, le voyage et l'hébergement.

Pour rester dans le midi, j'ai rarement vu des spectacles exceptionnels à Aix (mais peut-être suis-je mal tombé) : j'ai l'impression qu'on y mise davantage sur des chefs prestigieux et des metteurs en scène à la mode que sur des chanteurs de haut niveau, ce qui, pour moi, est une faiblesse rédhibitoire.

Donc je me suis replié sur le confidentiel festival de Garsington : moins de 400 places dans un jardin anglais, un public choisi sans doute proche de celui des origines de Glyndebourne, un répertoire souvent sympa (c'est là bas que j'ai découvert dans Ory et dans le Barbier, le jeune Colin Lee récemment entendu à Paris en Léopold de La Juive), des jardins magnifiques... Bref, un moment un peu hors du temps.

Quant aux distributions prestigieuses, il n'y a plus guère que le Met qui en propose (malgré une certaine baisse, là aussi). Pour quelqu'un qui aime les voix, je crois qu'un week end au Met vaut tous les festivals actuels.

Merci pour le tuyau Garsington, je ne savais pas que c'était aussi chouette (j'ai connu Glyndebourne ds les années 70, inoubliable !)

Pour tout le reste j'ai la même opinion que toi : je trouve qu'aujourd'hui aucun festival ne mérite le nom de festival. Auparavant c'étaient des occasions uniques, on y découvrait des oeuvres rarement jouées, on y entendait des distributions hallucinantes, réunissant en une seule soirée 5 ou 6 des plus grandes stars, et le lendemain ça recommençait avec d'autres. Et ce à Salzburg comme à Vérone ou Pesaro, sans parler de Munich ou du Maggio Fiorentino.

Aujourd'hui :
- côté découverte d'oeuvres, c'est surtout ds les maisons d'opéra que ça se passe, en France comme ailleurs ds le monde
- côté productions, comme tout n'est plus que co-production, pourquoi payer 6 fois plus cher à Aix ou Salzburg ce que l'on reverra à Lille ou Brussels l'automne suivant pour bcp moins cher ?
- côte Wagner, les distributions sont souvent autrement plus excitantes à Toulouse ou Londres qu'à Bayreuth. Et en plus on n'a pas de lavabos ou de sièges de WC en guise de décors
- enfin côté distribution, seuls le Met, Vienne, Londres ou plus rarement Milan offrent encore de temps à autre des feux d'artifice avec 3 ou 4 très grands ds la même soirée (cf par exemple la Fille du régiment de l'an dernier). Seul le festival d'Orange essaye de se débrouiller au mieux, mais pour deux soirées seulement...

Pour toutes ces raisons je trouve que les festivals ont perdu leur raison d'être et ne sont plus que de banales scènes d'opéra comme celles que l'on a ds nos villes toute l'année, sauf que ds les festivals c'est beaucoup plus cher !!

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Message par PlacidoCarrerotti » 11 janv. 2008, 00:28

paco a écrit : Pour toutes ces raisons je trouve que les festivals ont perdu leur raison d'être et ne sont plus que de banales scènes d'opéra comme celles que l'on a ds nos villes toute l'année, sauf que ds les festivals c'est beaucoup plus cher !!
On ne saurait (hélas) mieux résumer la situation actuelle ...

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Message par JdeB » 11 janv. 2008, 09:59

Je rejoins les derniers posts.

Je crois que beaucoup de directeurs d'Opéras ont été séduit par le concept de "festival permanent". Dès lors, comme la programmation de raretés est devenue quasiment une obligation "morale", que les grands chanteurs se font très rares (le nombre d'excellents chanteurs ayant lui augmenté), que les festivals coproduisent avec des maisons qui assurent les reprises à des prix beaucoup moins prohibitifs, les moments uniques que l'on attend d'un festival se raréfient.

Les dernières grandes distributions "de festival" que j'ai vues en France depuis 1995
Nabucco à Bastille (Varady, Ramey, Cura, Urmana)
Parsifal à Bastille (Domingo, Hampson)
Don CarloS au Châtelet (Alagna, Mattila, Meier, Hampson, Van Dam)
Hamlet au Châtelet (Dessay, Hampson, Van Dam)
Femme sans ombre à Marseille (Jones, Tomowa-Sintow, Lafont)
Semiramide à Marseille (Gasdia, Dupuy, Blake, Pertusi)
Mithridate à Lyon (Dessay, Bartoli, Piau, Sabbatini)
Sly à Nice avec J. Carreras
Pagliacci à Monte-Carlo (Domingo, Nucci)
gala Rossini à Monte-Carlo (Ricciarelli, Cuberli, Valentini-Terrani, Serra, Nucci, Dara, Ghiaurov)
Voyage à Reims à Monte-Carlo (Anderson, Ciofi, Mula, Blake, Raimondi)
"Si tu travailles avec un marteau-piqueur pendant un tremblement de terre, désynchronise-toi, sinon tu travailles pour rien." J-C Van Damme.
Odb-opéra

palamede

Message par palamede » 11 janv. 2008, 10:38

JdeB a écrit : Pagliacci à Monte-Carlo (Domingo, Nucci)
gala Rossini à Monte-Carlo (Ricciarelli, Cuberli, Valentini-Terrani, Serra, Nucci, Dara, Ghiaurov)
Voyage à Reims à Monte-Carlo (Anderson, Ciofi, Mula, Blake, Raimondi)
depuis le départ de John Mordler, le niveau de l'Opéra de Monte-Carlo est tombé de deux crans.

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Martine
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Message par Martine » 11 janv. 2008, 10:50

palamede a écrit :
JdeB a écrit : Pagliacci à Monte-Carlo (Domingo, Nucci)
gala Rossini à Monte-Carlo (Ricciarelli, Cuberli, Valentini-Terrani, Serra, Nucci, Dara, Ghiaurov)
Voyage à Reims à Monte-Carlo (Anderson, Ciofi, Mula, Blake, Raimondi)
depuis le départ de John Mordler, le niveau de l'Opéra de Monte-Carlo est tombé de deux crans.
Le jugement est un peu hatif. Mordler vient juste de quitter son poste !!!

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