Le meilleur candidat ODB à la succession de Gérard Mortier

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Qui ici serait votre candidat préféré pour devenir le prochain directeur de l'Opéra National de Paris ?

Christopher
2
5%
Martine
2
5%
JdeB/EdeB
5
13%
Ruggero
5
13%
Catherine
3
8%
PlacidoCarrerotti
4
10%
GiuliaGrisi
1
3%
Tuano
3
8%
Vous-même si vous n'avez pas été cité
11
28%
autre réponse
3
8%
 
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Ruggero
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Re: des mises en scene immarcescibles

Message par Ruggero » 20 oct. 2009, 13:11

faustin a écrit :es productions qui font partie de l'histoire de la mise en scene.
de l'HISTOIRE, pas de l'actualité :twisted:
L'opéra semble voué à être le dernier refuge du besoin de la beauté artistique en toc.
(Bernard Shaw, 1898)

Icarounet
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Message par Icarounet » 20 oct. 2009, 13:54

Rameau a écrit :Cette idée d'opéras avec de jeunes chanteurs et un prix des places moitié moindre est totalement irréaliste et montre surtout un manque de compréhension des équilibres financiers d'un spectacle d'opéra. Vous pouvez économiser sur les chanteurs, soit, mais c'est une broutille face aux coûts structurels d'une maison d'opéra (orchestre, chœur, billetterie, personnel administratif, maintien en état du bâtiment, chauffage, eau, communication, et tout ce que j'oublie). Votre machin, c'est un gouffre financier qui ne tiendrait pas 6 mois.

Et franchement si on veut développer un opéra populaire, la première chose à faire, c'est d'oublier Paris et de renforcer les structures lyriques en province et en banlieue parisienne !
Icarounet a écrit :
jean-didier a écrit :
Icarounet a écrit :
Répertoire contemporain (dirigé par Sylvain Cambreling)

Der Rosenkavalier de Strauss : repr? : Lott, Koch, Rydl
Pelleas et Mélisande de Debussy : repr Wilson : Dessay, Degout, Le Roux
Porgy and Bess de Geschwinn : N.P? : Aaron-White
Wozzeck de Berg : repr Marthaler : Keenslyde-Meier
Assassino nella cathedrale de Lighetti : N.P Carsen : Furlanetto
Ce n'est pas tellement ce que j'appellerais répertoire contemporain ...
Bein ils sont tous du XXeme siècle. Non?
Le mot contemporain a un sens, quand même. Peut-être quelques personnes fort âgées se sentent-elles contemporaines du Chevalier ou de Wozzeck... Il faudrait informer certains lyricomanes que nos contemporains s'appellent Henze, Sciarrino, Lachenmann, Widmann, Holliger, et que leurs œuvres méritent aussi d'être jouées, bien plus que les oeuvres secondaires dont on nous abreuve sous prétexte qu'il y a cinquante ans elles étaient au répertoire...
Quant à "Assassino nella cathedrale de Lighetti", c'est très mignon (en plus du nom du compositeur, comme quoi on aurait tort de croire que les amateurs d'opéra sont si bons que ça en italien...).
Au niveau des tarifs réduits avec des distributions jeunes, c'est pourtant ce que fait le Liceo de Barcelone depuis des années.
Et au niveau de la programmation, il est certain que l'on ne jouerait pas à Favart les grands opéras à la française mais on peut monter avec une économie de moyens. (orchestre d'une vingtaine de musiciens, chœur d'une quinzaine de chanteurs.

-Tous les Puccini à l'exception de Turandot, spécialement la Bohème et Butterfly
-La plupart de mes chers opéras bouffes : barbier, italienne à Alger, élixir, don Pasquale.
-Certains Mozart : Cosi fan Tutte, enlèvement au sérail
Et la liste peut être encore longue.

Sinon tout à fait d'accord avec toi pour les opéras en région. J'ai la chance d'avoir à Marseille un opéra qui présente à des prix bien infèrieurs à ceux pratiqués à Bastille des spectacles de grande qualité.

Pour tes compositeurs contemporains, je suis désolé je n'en connait aucun et me suis arrété à Dusapin dont j'ai vu une création à Aix. J'avais pensé dans la conception de ma saison à créer à Paris Marius et Fanny de Cosma, opéra tout à fait contemporain mais je me suis attendu à des posts horrifiés de ta part vu que cet œuvre est sans grande originalité, très inspirée par Puccini, dont la principale qualité est de faire briller les chanteurs. (Barrard et Lafont ayant d'alleur été bien plus marquants qu'Alagna et Gheorghiu.
Viva il buffo

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Message par Icarounet » 20 oct. 2009, 13:57

JdeB a écrit :
Gorianchikov a écrit :
jean-didier a écrit :
Icarounet a écrit :
Répertoire contemporain (dirigé par Sylvain Cambreling)

Der Rosenkavalier de Strauss : repr? : Lott, Koch, Rydl
Pelleas et Mélisande de Debussy : repr Wilson : Dessay, Degout, Le Roux
Porgy and Bess de Geschwinn : N.P? : Aaron-White
Wozzeck de Berg : repr Marthaler : Keenslyde-Meier
Assassino nella cathedrale de Lighetti : N.P Carsen : Furlanetto
Ce n'est pas tellement ce que j'appellerais répertoire contemporain ...
Et je doute vraiment que Cambreling dirige un jour Der Rosenkavalier…
Quant à Felicty Lott elle a dit adieu à la Maréchale...
Mon dieu quelle déception, c'est pourtant probablement la meilleure interprète vivante du rôle (à mon goût).
Viva il buffo

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Re: des mises en scene immarcescibles

Message par Icarounet » 20 oct. 2009, 14:05

Ruggero a écrit :
faustin a écrit :es productions qui font partie de l'histoire de la mise en scene.
de l'HISTOIRE, pas de l'actualité :twisted:
Peux tu citer un seul metteur en scène actuel réalisant des spectacles classiques pouvant rivaliser avec Ponnelle et Strehler.
Si on veut une production respectant l'œuvre au pied de la lettre, je juge préférable de resortir une ancienne production des metteurs en scène précités que de faire appel à Zeffirelli.
De toute façon, à l'allure où vont les choses, bientot une mise en scène classique avec des décors sophistiqués et de beaux costumes sera considérée comme originale par rappord à ce que le spctateur à l'habitude de voir sur les scènes d'opéra.
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Message par jeanch » 20 oct. 2009, 14:11

Icarounet a écrit :
Rameau a écrit :Cette idée d'opéras avec de jeunes chanteurs et un prix des places moitié moindre est totalement irréaliste et montre surtout un manque de compréhension des équilibres financiers d'un spectacle d'opéra. Vous pouvez économiser sur les chanteurs, soit, mais c'est une broutille face aux coûts structurels d'une maison d'opéra (orchestre, chœur, billetterie, personnel administratif, maintien en état du bâtiment, chauffage, eau, communication, et tout ce que j'oublie). Votre machin, c'est un gouffre financier qui ne tiendrait pas 6 mois.

Et franchement si on veut développer un opéra populaire, la première chose à faire, c'est d'oublier Paris et de renforcer les structures lyriques en province et en banlieue parisienne !
Icarounet a écrit :
jean-didier a écrit :
Icarounet a écrit :
Répertoire contemporain (dirigé par Sylvain Cambreling)

Der Rosenkavalier de Strauss : repr? : Lott, Koch, Rydl
Pelleas et Mélisande de Debussy : repr Wilson : Dessay, Degout, Le Roux
Porgy and Bess de Geschwinn : N.P? : Aaron-White
Wozzeck de Berg : repr Marthaler : Keenslyde-Meier
Assassino nella cathedrale de Lighetti : N.P Carsen : Furlanetto
Ce n'est pas tellement ce que j'appellerais répertoire contemporain ...
Bein ils sont tous du XXeme siècle. Non?
Le mot contemporain a un sens, quand même. Peut-être quelques personnes fort âgées se sentent-elles contemporaines du Chevalier ou de Wozzeck... Il faudrait informer certains lyricomanes que nos contemporains s'appellent Henze, Sciarrino, Lachenmann, Widmann, Holliger, [...]
[...]

Pour tes compositeurs contemporains, je suis désolé je n'en connait aucun et me suis arrété à Dusapin dont j'ai vu une création à Aix. J'avais pensé dans la conception de ma saison à créer à Paris Marius et Fanny de Cosma, opéra tout à fait contemporain mais je me suis attendu à des posts horrifiés de ta part vu que cet œuvre est sans grande originalité, très inspirée par Puccini, dont la principale qualité est de faire briller les chanteurs. (Barrard et Lafont ayant d'alleur été bien plus marquants qu'Alagna et Gheorghiu.
Contemporain = de notre temps = compositeurs en vie.
En cela, Messiaen n'est pas un contemporain, pas plus que Ligeti.

Pour rappel, Pelléas a été créé en 1902, le Rosenkavalier en 1911 et Wozzeck en 1925.

En outre, cela fait quelques années que nous ne vivons plus au XXème siècle.

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Re: des mises en scene immarcescibles

Message par abaris » 20 oct. 2009, 14:26

Icarounet a écrit : Si on veut une production respectant l'œuvre au pied de la lettre
Oui, mais justement, est-ce que tout le monde veut cela ?

Personnellement, je n'ai pas envie de passer les 6 ans (pas plus espérons) de mandat de Monsieur Joel à voir des productions certes visuellement flatteuses mais complètement vides, exsangues, dépourvues de toute régie d'acteurs, en un mot de THEATRE.

Entre Mireille et Tote Stadt, le début de saison de l'ONP est tout simplement très inquiétant (j'espère avoir un démenti ce soir avec l'Elisir).

Et la perspective de voir les productions de Strehler et Ponnelle ressortir des cartons (même pas d'ailleurs puisqu'il s'agit de les reconstruire :lol: ), moi, ça me navre.

[/u]

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Re: des mises en scene immarcescibles

Message par PlacidoCarrerotti » 20 oct. 2009, 14:31

abaris a écrit :
Icarounet a écrit : Si on veut une production respectant l'œuvre au pied de la lettre
Oui, mais justement, est-ce que tout le monde veut cela ?

Personnellement, je n'ai pas envie de passer les 6 ans (pas plus espérons) de mandat de Monsieur Joel à voir des productions certes visuellement flatteuses mais complètement vides, exsangues, dépourvues de toute régie d'acteurs, en un mot de THEATRE.

Entre Mireille et Tote Stadt, le début de saison de l'ONP est tout simplement très inquiétant (j'espère avoir un démenti ce soir avec l'Elisir).

Et la perspective de voir les productions de Strehler et Ponnelle ressortir des cartons (même pas d'ailleurs puisqu'il s'agit de les reconstruire :lol: ), moi, ça me navre.

[/u]
Ben, l'élixir, c'est pas exactement une production Joel ...
"Quand on se cogne la tête avec un livre et que ça sonne creux, cela ne veut pas dire que le livre est vide". (Otto Klemperer)

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Re: des mises en scene immarcescibles

Message par faustin » 20 oct. 2009, 15:08

Ruggero a écrit :
de l'HISTOIRE, pas de l'actualité
Si on admet qu'une oeuvre litteraire, musicale, un ballet voire une recette de cuisine un meuble ou une parure etc. peuvent passer a la posterite, pourquoi pas une mise en scene?

Je cite un extrait de l'article de Christian Merlin dans l'avant-scene opera Opera et mise en scene:

Dans les annees 70, August Everding et Otto Schenk ont repris le flambeau de cette lignee (il s'agit de Rudolf Hartmann, Carl Ebert, Oscar Fritz Schuh Gunter Rennert Gustav Rudolf Steiner), se posant des lors en rempart de la tradition contre les visees revolutionnaires de la nouvelle generation venue de l'Allemagne de l'Est. Ces deux hommes hauts en couleur fournirent un nombre incalculable de productions dont beaucoup sont encore au repertoire. Le Chevalier a la rose ou la Chauve-souris d'Otto Schenk, qui furent diriges par Carlos Kleiber, font encore les beaux soirs de Munich et Vienne et son Ring conformes aux decors de l'epoque de Wagner regale le public farouche du Metropolitan. Quant aux Maitres Chanteurs d'Everding, ils marquent encore chaque 31 juillet la cloture du festival de Munich.
(...)
Ce profil a encore ses representants aujourd'hui, que ce soit l'Italien Luca Ronconi, le Belge Andre Delvaux, le Francais Nicolas Joel, hommes de gout et de culture dont les mises en scene fideles a la lettre et d'une realisation extremement professionnelle, mais ouvrent rarement des perspectives nouvelles. Ils sont encore tres demandes, en particulier dans les theatres de repertoire, dont les productions doivent pouvoir etre reprises pendant des annees sans se demoder trop vite, mais aussi en Italie et aux Etats-Unis deux aires geographiaues ou le public n'est guere friand de modernite.


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Message par Rameau » 20 oct. 2009, 15:39

Sauf qu'une mise en scène, c'est un organisme vivant qui n'a pas une durée de vie illimitée. Quel rapport y aura-t-il entre Strehler et la production qu'on va mettre sous son nom? Aucun ! Quand Strehler a travaillé ses Noces, il a répété, avec toute sa passion, avec sa capacité d'adapter son travail aux artistes avec lesquels il travaillait : c'est impossible à reprendre! Croire qu'on puisse reconstituer cette force vitale qu'apportait Strehler à ses productions, c'est une sottise absolue, que seules des personnes qui ne comprennent rien au théâtre peuvent vouloir répandre. Faire subir ce traitement aux Noces de Strehler, c'est un viol, c'est traîner un grand artiste dans la boue, et il aurait certainement protesté avec violence contre cet outrage ignoble (il avait déjà essayé d'éviter la reprise de la production à Bastille dans les années 90).

Quant au fait de mettre un génie comme Strehler dans le même panier qu'un faiseur qui n'a fait carrière qu'à l'opéra comme Ponnelle... Ou Luca Ronconi avec Nicolas Joel...

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Pour les compositeurs morts il y a dix ou quinze ans, je peux comprendre encore qu'on les ressente comme contemporains: j'ai encore l'image de Berio ou Ligeti venant saluer (déjà bien malades tous les deux) après des représentations d'Outis et du Grand macabre* dans une ancienne salle d'opéra à Paris (ça s'appelait le Châtelet, certains s'en souviennent peut-être encore).

*que l'Opéra de Paris n'a pas joué depuis le début des années 80...
"Le monde appartient à ceux qui aiment le neuf"
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Message par Ruggero » 20 oct. 2009, 15:45

jeanch a écrit : Contemporain = de notre temps = compositeurs en vie.
je pense qu'en Histoire de la musique (et de l'art en général), on définit la période contemporaine comme celle qui commence en 1945. 1900/1945 étant la période "moderne", le XIXème le romantisme, etc. Mais bien sûr, ce sont des étiquettes, et Boulez écrivait déjà alors que Strauss continuait d'écrire, non?
L'opéra semble voué à être le dernier refuge du besoin de la beauté artistique en toc.
(Bernard Shaw, 1898)

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