Les grands chefs lyriques : qui sont-ils aujourd'hui ?

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Tatiana
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Message par Tatiana » 25 juil. 2005, 10:40

wagneriano a écrit :Alors hors catégorie: Furtwängler. Avec ce chef on arrive à un degré de profondeur d'intelligence et de musicalité pour moi jamais égalées...
Et Toscanini? Et De Sabata? :? .
A chaque fois je parle de celui/ceux qui me bouleverse(nt) le plus. Evidemment que Toscanini et de Sabata sont hors de portée...Mais, comme je l'avais écrit, pour moi, mon Dieu est W.Furtwängler
wagneriano a écrit :Les monstres sacrés aujourd'hui disparus: Kleiber, Böhm, Walter, et bien sûr Karajan et Solti.
A mon avis, ni Walter ni Bohm sont au meme niveau de Karajan, de Kleiber et meme de Solti. .
Et aucun n'est au niveau des deux autres précédemment cités...Faut bien trancher à un moment (d'ailleurs et ce n'est qu'une question de goût personnel...je ne suis pas tout à fait d'accord avec les nuances que tu apportes...et heureusement chacun ses chouchous.... :D )

wagneriano a écrit :Les grands: Muti, Haitink, Rozhdventsky...
D'accord pour Muti, peut-etre pour Haitink, mais Rozhdventsky est fini (tu as vu la Dame de Pique à Bastille?). Parmi les russes, Termikanov est insurclassable.
J'ai surtout oublié Gergiev.
Non je n'ai pas entendu cette Dame de Pique, j'étais en Allemagne, mais on ne peut juger un artiste de l'envergure de Rozhdventsky, qui a tant fait pour la musique en URSS pendant la guerre froide (il était profondément anti-soviétique), parce qu'il est devenu trop vieux pour tenir une formation comme l'ONP...Quand Domingo a eu son extinction de voix en pleine représentation, personne n'a songé à le lyncher pour autant...Et puis pour en revenir à Rozh., beaucoup de musiciens de l'orchestre étaient encore impresionnés par ce chef. Mais encore une fois, je ne peux juger de sa performance, je ne l'ai pas entendue.

Et tant que j'y suis dans mes oublis, parmi les d'jeuns (<50 ans), il y aussi le grand Esa Pekka Salonen.

Amicalement,

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Message par wagneriano » 25 juil. 2005, 11:34

A chaque fois je parle de celui/ceux qui me bouleverse(nt) le plus. Evidemment que Toscanini et de Sabata sont hors de portée...Mais, comme je l'avais écrit, pour moi, mon Dieu est W.Furtwängler

Il était Dieu. :wink:

J'ai surtout oublié Gergiev.

Il a quand-meme des détracteurs, par exemple Le Monde voilà 10 ans et quelques critiques en Italie. Termikanov le déteste.

Et tant que j'y suis dans mes oublis, parmi les d'jeuns (<50 ans), il y aussi le grand Esa Pekka Salonen.

Absoloument. Baremboim aussi est un grand.

J'aimerais bien entendre Mariss Janson et son condisciple Vello Pahn, deux chefs que j'aime beaucoup, dans un opéra.

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Message par Montfort » 25 juil. 2005, 12:36

yoshi a écrit :Bruno Walter, Carlos Kleiber, Arturo Toscanini, Leonard Bernstein, Herbert von Karajan, André Cluytens, Fritz Reiner, Karl Böhm, Wilhelm Furtwängler, Dimitri Mitropoulos, Hans Knapertsbusch.
Mais il est possible que quelques un soient morts.
Absolument tous, il me semble

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Message par Montfort » 25 juil. 2005, 12:39

Friedmund a écrit :
wagneriano a écrit :Alors hors catégorie: Furtwängler. Avec ce chef on arrive à un degré de profondeur d'intelligence et de musicalité pour moi jamais égalées...

Et Toscanini? Et De Sabata? :?
Je suis aussi sous fascination furtwaänglerienne, mais pas partout non plus. Et puis il ne faudrait quand même pas oublier Richard Strauss non plus.
wagneriano a écrit :Les monstres sacrés aujourd'hui disparus: Kleiber, Böhm, Walter, et bien sûr Karajan et Solti.

A mon avis, ni Walter ni Bohm sont au meme niveau de Karajan, de Kleiber et meme de Solti.
J'aurais plutôt dit que Solti n'était quand même pas de la même trempe que Walter, Böhm, Karajan et Kleiber pour peu que l'on parle d'Erich (Carlos Kleiber est un cas trop particulier, qui nécessite un fil de discussion à lui seul pour en louer les grands mérites, mais aussi relativiser toute la légende liée en grande partie à ses apparitions fantomatiques sur les estrades).
Böhm reste le straussien du 20ème siècle, et un wagnérien enthousiasmant et confondant de naturel.
Parfaitement d'accord.

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Message par Montfort » 25 juil. 2005, 12:44

Tatiana a écrit :
wagneriano a écrit :Alors hors catégorie: Furtwängler. Avec ce chef on arrive à un degré de profondeur d'intelligence et de musicalité pour moi jamais égalées...
Et Toscanini? Et De Sabata? :? .
A chaque fois je parle de celui/ceux qui me bouleverse(nt) le plus. Evidemment que Toscanini et de Sabata sont hors de portée...Mais, comme je l'avais écrit, pour moi, mon Dieu est W.Furtwängler
wagneriano a écrit :Les monstres sacrés aujourd'hui disparus: Kleiber, Böhm, Walter, et bien sûr Karajan et Solti.
A mon avis, ni Walter ni Bohm sont au meme niveau de Karajan, de Kleiber et meme de Solti. .
Et aucun n'est au niveau des deux autres précédemment cités...Faut bien trancher à un moment (d'ailleurs et ce n'est qu'une question de goût personnel...je ne suis pas tout à fait d'accord avec les nuances que tu apportes...et heureusement chacun ses chouchous.... :D )

wagneriano a écrit :Les grands: Muti, Haitink, Rozhdventsky...
D'accord pour Muti, peut-etre pour Haitink, mais Rozhdventsky est fini (tu as vu la Dame de Pique à Bastille?). Parmi les russes, Termikanov est insurclassable.
J'ai surtout oublié Gergiev.
Non je n'ai pas entendu cette Dame de Pique, j'étais en Allemagne, mais on ne peut juger un artiste de l'envergure de Rozhdventsky, qui a tant fait pour la musique en URSS pendant la guerre froide (il était profondément anti-soviétique), parce qu'il est devenu trop vieux pour tenir une formation comme l'ONP...Quand Domingo a eu son extinction de voix en pleine représentation, personne n'a songé à le lyncher pour autant...Et puis pour en revenir à Rozh., beaucoup de musiciens de l'orchestre étaient encore impresionnés par ce chef. Mais encore une fois, je ne peux juger de sa performance, je ne l'ai pas entendue.

Et tant que j'y suis dans mes oublis, parmi les d'jeuns (<50 ans), il y aussi le grand Esa Pekka Salonen.

Amicalement,

Tatiana
Je suis interrogatif à son sujet : j'ai lu beaucoup de bonnes choses sur lui, mais la seule fois où je l'ai entendu (si ma mémoire est bonne, c'était en janvier 97 ou 98 au Met, dans Boris, avec Ramey dans le role titre), j'ai passé une soirée mortelle.

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Message par Tatiana » 25 juil. 2005, 12:47

wagneriano a écrit :A chaque fois je parle de celui/ceux qui me bouleverse(nt) le plus. Evidemment que Toscanini et de Sabata sont hors de portée...Mais, comme je l'avais écrit, pour moi, mon Dieu est W.Furtwängler

Il était Dieu. :wink:
.
:lol: Ca me fait penser à la blague suivant:

Furtwängler, Toscanini et Karajan se retrouvent tous les 3 enfermés dans une salle, autour d'une table, silencieux et méfiants...

Au bout d'une demi heure, Furt rompt le silence et s'exclame: "il faut avouer, c'est moi le plus grand chef de tous les temps, soyez humble et admettez le"

Une autre demi heure de silence angoissée...

Toscanini prend alors la parole:Une nuit Dieu est venu me voir au chevet de mon lit et me confia: Arturo, tu es le meilleur de musiciens...Donc c'est moi le meilleur...

Autre demi heure pesante...

Karajan songeur prend alors la parole: Arturo, vuex-tu m'expliquer exactement quand j'ai pu te dire une bêtise pareille...

Si vous voulez j'ouvre un fil avec une dizaine de blagues sur les musiciens...
Altistes s'abstenir.... :D
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Message par Montfort » 25 juil. 2005, 12:52

olaf a écrit :De toute manière "chef d'opéra" c'est un métier en cours de disparition (si on considère qu'un chef d'opéra c'est un musicien qui sait tout diriger de MOzart à Messiaen et qui est capable de remplacer n'importe qui sans répétitions). On se retrouve de plus en plus avec d'un côté des "stars" de la direction qui veulent bien diriger de l'opéra mais juste pour quelques productions avec des pointures du chant et de la mise en scène : Rattle, Salonen, Harnoncourt, Jansons, Eschenbach, Harding. Et de l'autre côté des pro de la fosse, de solides routiers plus ou moins bons : Pido, Bennini, Reynolds, Calegari.

Donc ma liste, en plus des noms que tu cites :
Gergiev et Haitink incontestablement.
Welser-Most, le chef de l'opéra de Zurich que l'on aurait tort de négliger et de limiter à ses médiocres CD symphoniques EMI. Son DVD des Maitres chanteurs chez EMI est formidable, il sait écouter ses chanteurs.
K.Ono, un des rares "jeunes" chefs formé à l'ancienne. Un grand dresseur d'orchestre et un accompagnateur hors pair.
I.Metzmacher, directeur à Hambourg et à partir de septembre au DNO d'Amsterdam.
Z.Metha mais il se limite à Wagner, Strauss et quelques Verdi.


On peut citer certains autres noms, mais ils doivent encore confirmer :
Nagano : très bon dans le répertoire du XXéme mais le reste lui est encore assez étranger.
Ozawa qui semble se plaire à Vienne mais son passé à l'Opéra est assez récent au regard de son âge
D.Gatti : très bon dans le répertoire Italien mais que vaut-il dans Wagner et Strauss ?


Certains chefs d'opéra ou qui sont passés à l'opéra ne me semblent pas mériter le label "chef lyrique" :
-A.Papano : toujours lourd, lourd, lourd
-
M.W Chung : très très médiocre sauf Lady Macbeth chez DGG.

O.

Pour ma part, j'étais en train de me dire au contraire que j'avais oublié Chung dans ma liste : je l'ai entendu souvent, dans un répertoire suffisamment varié, et avec des orchestres différents (ONP, Philharmonique, Met) pour pouvoir affirmer au contraire que c'est un chef lyrique de 1er plan, très supérieur à un Mehta (par exemple).
M.
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Message par olaf » 25 juil. 2005, 13:00

Pour Metha, il ne faut surtout pas se fier à ses enregistrements en studio. L'Indien n'est pas un chef de studio mais de concert. Tous les musiciens d'orchestres louent sa capacité à apporter une décharge lors d'un live. A l'inverse d'un von Dohnanyi, grand chef mais plus intello que fonceur et qui ne sait pas (sauf dans le répertoire du XXéme) apporter l'influx nécessaire pour que le concert ou l'opéra sortent de l'ordinnaire.
O.

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Message par ElectroCampra » 25 juil. 2005, 13:01

M. Montfort, ne pourriez-vous pas clarifier vos posts? Je suis un peu bête, mais j'ai toujours du mal à savoir qui parle dans vos posts: vous-même ou celui que vous citez.
Merci.
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Message par jeanch » 26 juil. 2005, 09:57

marie a écrit :On ne le voit pas beaucoup en France à part à Tours, mais JY Ossonce a pas mal d'atouts aussi, il met en valeur les chanteurs et cherche à faire ressugir quelques oeuvres méconnues (je pense en particulier à l'enregistrement du pays de Ropartz) tout en cherchant à promouvoir l'art lyrique avec la politique tarifaire et vers les enfants du grand théâtre de Tours. Alors disons, catégorie espoir :)
ML (et puis j'ai jamais entendu en vrai tout ceux dont vous parlez alors je la joue régionale!)
Mireille Delunsch (sa femme) a dit qu'il ne faisait pas la carrière qu'il devrait faire par manque d'ambition et un caractère peu nomade.

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