Mozart - Don Giovanni - Antonini / vc - TCE 10/1/2019

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PlacidoCarrerotti
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Re: Mozart - Don Giovanni - Antonini / vc - TCE 10/1/2019

Message par PlacidoCarrerotti » 11 janv. 2019, 15:18

enrico75 a écrit :
11 janv. 2019, 14:14
Moi je pense que cette représentation était majoritairement plombée par la conception qu'à le chef de Mozart,car l'orchestre de Bâle n'est pas mauvais et dire qu'il est en train d'enregistrer l'intégrale des symphonies de Haydn.!
Toutafé. C'était plat comme du de Billy, en pire.
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Re: Mozart - Don Giovanni - Antonini / vc - TCE 10/1/2019

Message par Loïs » 11 janv. 2019, 15:19

PlacidoCarrerotti a écrit :
11 janv. 2019, 15:18
Loïs a écrit :
11 janv. 2019, 14:28
(...) pour le chef car je n'arrive pas à porter un jugement clair (en tout cas je détestais sa façon de jouer au petit Klemperer)
Même pas : l'ouverture a démarré très rapidement, par exemple. Les tempi étaient tantôt rapides, tantôt lents, généralement incongrus.
Don Giovanni version latex?

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Re: Mozart - Don Giovanni - Antonini / vc - TCE 10/1/2019

Message par Markossipovitch » 11 janv. 2019, 20:13

Il était déjà très cabot dans la mise en scène de Haneke en 2015.

enrico75
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Re: Mozart - Don Giovanni - Antonini / vc - TCE 10/1/2019

Message par enrico75 » 13 janv. 2019, 13:56

PlacidoCarrerotti a écrit :
11 janv. 2019, 15:18
enrico75 a écrit :
11 janv. 2019, 14:14
Moi je pense que cette représentation était majoritairement plombée par la conception qu'à le chef de Mozart,car l'orchestre de Bâle n'est pas mauvais et dire qu'il est en train d'enregistrer l'intégrale des symphonies de Haydn.!
Toutafé. C'était plat comme du de Billy, en pire.
Ce n'est pas l'avis d'un ancien conseiller de l'Elysée qui s'enthousiasme pour le chef. Aurait-il perdu le sens des réalités ? :wink:

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Re: Mozart - Don Giovanni - Antonini / vc - TCE 10/1/2019

Message par Oylandoy » 13 janv. 2019, 18:00

Mozart - Don Giovanni - Antonini / Schrott - TCE - 10/1/2019

Erwin Schrott Don Giovanni
Julia Kleiter Donna Anna
Benjamin Bruns Don Ottavio
Lucy Crowe Donna Elvira
Ruben Drole Leporello
Giulia Semenzato Zerlina
David Steffens Le Commandeur / Masetto

Giovanni Antonini direction
Kammerochester Basel
Deutscher Kammerchor
Erwin Schrott mise en scène

Un Don Giovanni très content de lui
Comme souvent, l’affaire a bien mal commencé : une ouverture lente et languissante, où le célèbre double accord initial ressemblait plus à une sonnerie de réveille-matin qu’à une terrifiante menace des enfers. On se surprenait à bailler et à se dire que la soirée serait longue.
Le Notte e giorno faticar de Ruben Drole (que nous avons vu voilà quelques années à Angers camper un Papageno hilarant, et qui remplaçait au pied levé Christian Senn) ne nous réveillait guère, le chanteur faisant preuve d’une voix sonore quoiqu’en partie engorgée, et manquant d’engagement. L’arrivée de Donna Anna poursuivie par Don Giovanni nous permettait alors de découvrir que nous aurions une vraie mise en scène, sans décors ni costumes, certes, mais avec une direction d’acteurs très soignée et précise, assez dynamique, les chanteurs n’hésitant pas à se rouler par terre avec volupté pour les ébats amoureux (Anna/Don Giovanni… mais aussi Zerline/Masetto plus tard), à circuler derrière l’orchestre, à se cacher (Zerline derrière le chef !), à faire le joli cœur (Don Giovanni assis à côté de la claveciniste). Cette « mise en espace » s’accompagnait de quelques modifications des récitatifs, de la part d’Erwin Schrott, essentiellement, qui alternait passages chantés et passages parlés, mimiques diverses. Ainsi appelle-t-il son compère Leporellito pour l’amadouer. Son cri d’horreur lorsque Leporello lui demande de lasciar le donne !
Curieusement, l’ensemble se redynamisait après un Dalla sua pace très bien exécuté par Benjamin Bruns, avec demi-teintes et diminuendi, mais trop lent et trop léché pour être émouvant, alors que ni Ah que mi dice mai, pourtant bien interprété par Lucy Crowe, voix sonore et claire, ni l’air du Catalogue, ni un pourtant très agréable La ci darem la mano, n’avaient réussi à animer la représentation. L’air d’Ottavio étant suivi par un splendide Finch’an dal vino, où un Erwin Schrott très enjoué montrait sa classe et sa belle voix grave, parfois un peu poitrinée, pour plus d’effet. Le public enthousiaste va à présent applaudir plus souvent et plus généreusement.
Merveilleuse Zerline de Giulia Semenzato, fraiche et pétillante, et bonne actrice (batti batti !). Bon Masetto, mais David Steffens se montrera sous son meilleur jour en Commandeur, beaucoup plus convaincant en basse solennelle.
Très joli Dah vieni alla finestra, avec des ralentissements bienvenus.
Ruben Drole, de nouveau insuffisamment engagé en pieta signori miei, puis Benjamin Bruns, toujours bien chantant dans il mio tesoro, mais oubliant de jouer, l’acteur passant loin après le chanteur.
Julia Kleiter, comme on pouvait le craindre, est complètement sousdimensionnée en Anna, et le fait est particulièrement évident dans le Non mi dir. Jolie voix claire, pourtant, mais inadéquate.
La scène du banquet, bien interprétée par Schrott (illuminé par ce contact avec l’au-delà) et Steffens (excellent Mephisto), manque de souffle et d’ampleur, malgré le beau son de l’orchestre, et le chef manque d’énergie et de motivation.

Malgré ces réserves, une soirée très agréable, en grande partie grâce à Erwin Schrott, son allant, son humour et son interprétation, même si certains lui reprocheront un certain cabotinage. A la fin des saluts, il a crié « Vive Paris ! », très heureux.
Vive Schrott !

Jean Yves Courtiau
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Re: Mozart - Don Giovanni - Antonini / vc - TCE 10/1/2019

Message par Autolycus » 14 janv. 2019, 10:54

JdeB a écrit :
11 janv. 2019, 09:55
oui, c'est bien ce qu'il a fait puisque dramma giocoso= tout opéra qui n’est pas du pur seria et n’obéissant pas à ses règles précises, pouvant donc aller d’un registre à l’autre.
Rappelons donc encore une fois : le terme "dramma giocoso" ne signifie rien de particulier, est courant à l'époque, et échangeable avec "opera buffa" - terme que Mozart lui-même utilise dans son catalogue à l'égard de Don Giovanni. Lo Speziale de Haydn est marqué "dramma giocoso", tout comme Cosi fan tutte d'aileurs.

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Re: Mozart - Don Giovanni - Antonini / vc - TCE 10/1/2019

Message par Autolycus » 14 janv. 2019, 11:09

PlacidoCarrerotti a écrit :
11 janv. 2019, 09:32
Direction plombée de Giovanni Antonini. Version bizarre : coupure du final (Vienne) mais "Il mio tesoro" est conservé (Prague).
Contrairement à ce qu'on répète souvent, le finale n'est pas du tout de Vienne, il est d'origine. Non seulement Mozart l'a voulu, mais encore a-t-il fait tout ce qu'il pouvait pour en préserver un bout, ou seulement une idée, à Vienne.

La décision de M. Antonini est donc absurde non seulement sur le plan musical et dramatique, mais va à l'encontre de la volonté du compositeur.

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Re: Mozart - Don Giovanni - Antonini / vc - TCE 10/1/2019

Message par PlacidoCarrerotti » 14 janv. 2019, 12:10

Autolycus a écrit :
14 janv. 2019, 11:09
PlacidoCarrerotti a écrit :
11 janv. 2019, 09:32
Direction plombée de Giovanni Antonini. Version bizarre : coupure du final (Vienne) mais "Il mio tesoro" est conservé (Prague).
Contrairement à ce qu'on répète souvent, le finale n'est pas du tout de Vienne, il est d'origine. Non seulement Mozart l'a voulu, mais encore a-t-il fait tout ce qu'il pouvait pour en préserver un bout, ou seulement une idée, à Vienne.

La décision de M. Antonini est donc absurde non seulement sur le plan musical et dramatique, mais va à l'encontre de la volonté du compositeur.
C'est la coupure qui est de Vienne, veux-je dire.
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Re: Mozart - Don Giovanni - Antonini / vc - TCE 10/1/2019

Message par Autolycus » 14 janv. 2019, 12:41

PlacidoCarrerotti a écrit :
14 janv. 2019, 12:10
C'est la coupure qui est de Vienne, veux-je dire.
Dont acte, et désolé pour le malentendu. Puisque même certains chefs (nomina sunt odiosa) croient que c'était un ajout viennois...

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Pour en finir (enfin, je l’espère !) sur la définition de « dramma giocoso »

Message par EdeB » 15 janv. 2019, 15:01

Autolycus a écrit :
14 janv. 2019, 10:54
JdeB a écrit :
11 janv. 2019, 09:55
oui, c'est bien ce qu'il a fait puisque dramma giocoso= tout opéra qui n’est pas du pur seria et n’obéissant pas à ses règles précises, pouvant donc aller d’un registre à l’autre.
Rappelons donc encore une fois : le terme "dramma giocoso" ne signifie rien de particulier, est courant à l'époque, et échangeable avec "opera buffa" - terme que Mozart lui-même utilise dans son catalogue à l'égard de Don Giovanni. Lo Speziale de Haydn est marqué "dramma giocoso", tout comme Cosi fan tutte d'aileurs.
Pour en finir (enfin, je l’espère !) sur la définition de « dramma giocoso »

Dramma giocoso et opera buffa sont synonymes... et des étiquettes opposées à opera seria, tout comme la comédie l'est de la tragédie (en ce qui concerne le théâtre).

Le terme a évolué et le genre a été aussi appellé opera semi seria (dans un tout autre contexte, celui de Naples, en 1789, pour la Nina Pazza per amore de Paisiello, mais là, on tombe dans le début du genre larmoyant) ou encore commedia semiseria (comme la Pie voleuse), et dérive ensuite jusqu'aux étiquettes de tragicommedia au XIXe.

Dans toutes ces appellations non seria (terme contemporain usité par les musicologues américains, mais relativement abandonné), on trouve également :
dramma giocoso
opera semi seria
dramma eroico (pas comique)
melodramma eroico giocoso (comédie)
opera buffa
burla
burletta
farsa
farsa giocosa
melodramma tocante il giocoso
(j'ai lu ce truc quelque part, mais je ne me souviens plus où !)
etc etc etc

C'est un faux ami en français qui a tiré vers cette mauvaise interprétation fort répandue, à savoir que le dramma giocoso était "dramatique" (dans le sens de "tragique, sérieux etc...") Il n’y a aucune « hybridation » de genre dans l’affaire. En l’instance, le fait que Don Giovanni soit l'avatar d'une farce de tréteaux complique l'affaire, mais cela ne devrait pas. Le thème n'est pas plus "sérieux" que des tas d'autres buffe donnés au Burgtheater, le théâtre de la Cour de Vienne.

Don Giovanni serait-il, comme beaucoup le pensent, un "drame joyeux/rigolo, donc tirant forcément sur la parodie"?
Pas du tout, c'est simplement un opéra qui n'est PAS de l’opera seria, et qui utilise des structures littéraires et musicales buffa avec ensembles, finales structurées de manière spécifique et mélange de tonalités des personnages.
C'est du "théâtre comique" opposé au "théâtre sérieux" (= noble). [Notons que, par ex, Ann Selina « Nancy » Storace qui a créé Susanna des Nozze du Figaro, engagée comme "prima buffa" était au début de sa carrière buffa spécialisée dans les personnages semi serie et chantait systématiquement un rondo ainsi qu'un machin à vocalise dans le genre seria dans les premiers opere buffe qu’elle a chanté à Vienne.]

Les subdivisions structurelles de la musique changent un peu de lieu en lieu, selon les époques, et s'infléchissent un peu selon les modes et les désidératas, mais l'opposition demeure, dans le sens où les personnages mis en scène sont forcément des personnages contemporains des spectateurs, avec des intrigues qui n'ont rien d'historique ni de mythologique, et dont les caractéristiques peuvent aller de la farce pure (issue de la comedia dell'arte) à caractère semi-serio.

Il est important de savoir que Vienne était un des laboratoires de l'évolution du genre sous Joseph II et que le cahier des charges du Burgtheater était très innovateur et très strict. Ce qui complique la chose, parce ce qui est valable pour Vienne ne l'est ni pour Paris, ni pour Milan, ni pour Naples etc... (En ce qui concernait Prague, Joseph II a prété son librettiste pour l’occasion et gardait un œil sur ce qui s’y passait…)

Ne pas oublier pour Vienne, où l'on ne donnait plus de serie depuis belle l'heurette, que les chanteurs engagés au Burgtheater étaient TOUS des chanteurs qui avaient fait leurs preuves dans le seria, même si on n'en représentait plus à Vienne... Cela fait quand même réfléchir sur le contexte spécifique de production de l'œuvre !

L’opera buffa (et Don Giovanni) n'est pas un genre mixte : c'est une des composantes normales du genre à Vienne. Le buffa/giocoso etc.. n'est pas forcément du comique pur jus où l'on se bidonne en permanence : l'alternative est donc assez large, me semble-t-il.... Quant à parler d’hybridation et assurer que dans telle œuvre, on a 10% de buffo et 30% de serio, c'est totalement anachronique et hors de propos. Personne ne raisonne comme cela à l'époque : on a un genre aux règles relativement élastiques mais très précises, et qui n'est pas du seria comme Giulio Cesare, Mitridate ou Antigona par exemple !

Les personnages de Don Giovanni et l’ opera buffa

Les personnages de Don Giovanni appartiennent à un spectre social élargi. S’il est nettement plus large que dans beaucoup d’opere buffe qui se déroulent dans un cadre plus restreint, Anna et le commandeur, par exemple, sont des personnages appartenant à une typologie sociale qu'on trouve souvent dans ce type d'œuvres. Il n’y a donc rien de surprenant, et rien qui puisse étonner le spectateur d’alors.

On y trouve donc des personnages qui varient dans leur emploi et qui agissent selon le canevas logique de leur structure d'origine (Leporello comme un valet, Anna comme une aristocrate) : après, évidemment, cela crée des effets de structures intéressants, aussi bien dans le livret que dans la partition.

Par exemple, le personnage de la Comtesse dans La Scuola de' Gelosi (de Salieri) a directement inspiré Da Ponte, lequel a piqué des tas de passages du texte, pour Elvire, et est déjà semi serio. De même, on a des exemples d'aristocrates vengeresses dans le buffa, la comtesse des Nozze di Figaro n’en étant qu’un autre avatar. Ce n'est pas un thème exceptionnel.

Par contre, le Commandeur/statue et son ressort surnaturel sont perçus comme faisant partie, littérairement parlant, d'un vieux machin dramatique dépassé et même vulgaire, destiné aux enfants et au peuple... Cela fait partie du mythe de Don Juan donc on ne pouvait pas s'en passer... Ceci dit, je n'ouvre pas ici le débat sur ce que Mozart et Da Ponte ont tiré ou pas de cette étape obligatoire de l'histoire. Ce n'est pas mon propos. Seulement, de repréciser que le thème historique de Don Juan est considéré comme faisant partie du répertoire comique, de foire, vulgaire et dépassé, déjà dès la première mise en musique du thème, avec l'Empio punito de Melani. (cf dossier d’œuvre sur ODB : )

Il faut aussi se rappeler des hurlements de protestations des chanteurs dans Il Capricio drammatico de Bertati quand on leur propose de jouer/chanter Don Juan en 1787 :
Ninetta (chanteuse) : L’action est invraisemblable ; le livret construit en dépit des règles ; la musique, je n’en sais rien, mais je présage qu’elle est encore pire.

L’imprésario Policastro : Mais croyez-vous donc que l’on fasse attention aux règles ? On fait attention aux goûts du public, et on se fait souvent plus d’argent avec des niaiseries qu’avec des oeuvres bien composées, bien réglées et intelligentes. (sc. 2)

Cavaliere Tempesta (amateur d'opéra) : J’ai vu la nouvelle affiche exposée sur la place. Don Giovanni ou le convive de Pierre.

Guerina (chanteuse) : Non. De pierre.

Cavaliere Tempesta : Que ce soit de Pierre ou de pierre, voici ce que dit l’affiche. Comédie en un acte. En musique. Ah, ah ! comment une comédie peut-elle être en musique ? Les opéras se font en musique ; mais les comédies s’écrivent toujours en prose, et j’ai décidé que la vôtre sera une belle et étonnante porcherie. (sc. 5)

Cavaliere Tempesta : Je me suis informé, cher imprésario : vous faites passer cela pour une nouveauté, mais c’est vieux, très vieux, plus vieux que l’invention du tournebroche. Les comédiens jouent ça depuis deux siècles, avec grand tapage, mais uniquement pour la canaille.

L’imprésario Policastro : Mais notre comédie bien qu’elle soit tirée de l’espagnole de Tirso de Molina et de celle de Molière et de celle que nos comédiens [de la commedia dell’arte], quelle qu’elle soit, elle n’a jamais encore été vue. (sc.9)
Pour mémoire, vous trouverez plusieurs dossiers sur Don Giovanni dans les dossiers ODB : joomfinal/index.php/les-dossiers/50-oeuvres ,

dont une analyse montrant que le livret de Da Ponte de Don Giovanni s’insère dans un cadre de propagande de Joseph II qui publicisait ses réformes judiciaires visant à responsabiliser la noblesse
joomfinal/index.php/les-dossiers/50-oeu ... e-a-la-loi


(Ce message est un toilettage de mes propos postés en 2005 sur
viewtopic.php?f=5&t=2223&start=130&hilit=dramma+giocoso )
Une monstrueuse aberration fait croire aux hommes que le langage est né pour faciliter leurs relations mutuelles. - M. Leiris
Mon blog, CMSDT-Spectacles Ch'io mi scordi di te : http://cmsdt-spectacles.blogspot.fr/
Mon blog consacré à Nancy Storace : http://annselinanancystorace.blogspot.fr/

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