Offenbach- Barkouf- Lacombe/Clément- ONR - 12/2018 & 01/2019

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JdeB
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Offenbach- Barkouf- Lacombe/Clément- ONR - 12/2018 & 01/2019

Message par JdeB » 05 déc. 2018, 07:03

Barkouf ou un chien au pouvoir.
Opéra-bouffe en trois actes
Livret d'Eugène Scribe et Henri Boisseaux
Créé le 24 décembre 1860 à l'Opéra Comique à Paris

Direction musicale Jacques Lacombe
Mise en scène Mariame Clément
Décors, costumes Julia Hansen
Lumières Philippe Berthomé
Réécriture des dialogues Mariame Clément, Jean-Luc Vincent
Chorégraphie Mathieu Guilhaumon

Orchestre symphonique de Mulhouse
Chœurs de l'Opéra national du Rhin

Bababeck, grand vizir Rodolphe Briand
Le Grand-Mogol Nicolas Cavallier
Saëb, officier Patrick Kabongo
Kaliboul, eunuque Loïc Félix
Xaïloum, amoureux de Balkis Stefan Sbonnik
Maïma, jeune bouquetière Pauline Texier
Balkis, marchande d'oranges Fleur Barron
Périzade, fille de Bababeck Anaïs Yvoz

[PREMIÈRE INTERPRÉTATION MONDIALE DEPUIS LE 16 JANVIER 1861]

Nouvelle production avec l'Opéra de Cologne

Strasbourg, 11 décembre 2018

Le Roi de Lahore

Après avoir exploré l’univers des batraciens (et avec quel brio ici-même !), Mariame Clément s’attaque au monde canin avec un livret pré-dadaïste qui commence comme La Petite Maison dans la prairie et se termine comme un film co-réalisé par Chaplin et Disney. Dans des décors qui pourraient-être, successivement, ceux de Nixon in China puis de l’Affaire Makropoulos avec un finale très Violettes impériales. C’est un spectacle qui de son propre aveu ne vise qu’à l’efficacité et qui donc atteint son but, après une série de désastres (ses Armida de Haydn et de Rossini !) qui avait fait suite à une série de merveilles (ses Rameau ici et à Vienne, son Rosenkavalier in loco). C’est un spectacle qui aurait voulu aller encore un peu plus loin en prise avec l’actualité mais qui a renoncé à ses Gilets jaunes en cette étonnante parabole de la crise de la représentativité mais où le Peuple est content puisque, en fait, sous couvert de docilité promise au Vizir en place, c'est une de ses filles, une petite paysanne devenue fleuriste, qui devient l’unique truchement du chien Barkouf qui règne sur Lahore et lui fait proclamer irrévocablement baisse des impôts de moitié et large amnistie des prisonniers politiques.

Nous sommes loin du chef d’œuvre exhumé, comme ce fut le cas avec La Princesse de Trébizonde ou Les Fées du Rhin, encore un cran en dessous de Fantasio, mais c’est plus qu’une curiosité et l’on y passe, en temps ordinaires, sans doute un bien bon moment. Mais en ce jour d’attentat terroriste meurtrier (au moins 4 morts) à 10 minutes à pied de la salle, ceux qui ont ri de bon cœur et à gorge déployée (rire de Conservatoire ?), comme la collègue assise à côté de moi, parce que pour la seconde fois de la soirée les décorations d’un haut gradé d’opérette clignotaient comme sur un sapin de Noël, possèdent une bien bonne et enviable nature…Reste le gag des chaussures sifflantes qui allie poésie et comique visuel irrésistible et l' idée de poser le masque à l’effigie de Nicolas Sarkozy sur le plus grand en taille des comploteurs…et puis, aussi, la borne Toutounet à la bande papier plastique si élastique…

Il est fort nécessaire que le spectacle continue malgré tout et surtout lorsque notre civilisation est attaquée, cela fait consensus je crois, mais faut-il le faire sans le moindre instant de recueillement pour les victimes et en abandonnant à leur errance nocturne les invités de l’Opéra, comme moi, avec la glaciale aménité d’une Beauté baudelairienne ?

Peu importe ! je suis vivant pour vous dire des choses essentielles comme ce qui suit. Pauline Texier est Maïma et vend des fleurs. Ironiquement, sa commère Balkis, l’Irlandaise Fleur Barron, vend des fruits. La première possède une voix frêle comme un muguet de mars mais à l’aigu agile, perçant et sonore comme un cactus d’après la pluie, avec un rien d’acidité et force vibrato comme un fin lys froissé. La seconde charme d’une voix gorgée de pulpe et de sève, bien timbrée, épanouie et moirée comme une pivoine, mais joue comme à l’opérette de grand papa et ne s’effarouche guère d’écarts de justesse sous le voile d’un accent d’outre-lande. Xaïloum, son amant qui manifeste car il « aime la casse », est chanté par un Stefan Sbonnik qui concasse les mots avec dextérité mais sans clarté et plafonne vite dans l’aigu A l’inverse, Patrick Kabongo dessine un Saëb au timbre suave et enjôleur qui négocie habilement ses aigus en alternant avec goût voix de poitrine et voix mixte.
Ténor de caractère de beau lignage, Rodolphe Briand est le plus riche en vis comica naturelle du plateau et donne beaucoup de relief à son personnage. Nicolas Cavallier (méconnaissable sous les vêtures du dictateur) se montre, comme à son habitude, impeccable. Femme à moustache et grande perche du spectacle, Anaïs Yvoz fait mouche dans un personnage inconscient de sa douce monstruosité et qu’elle humanise gaiement d’une certaine grâce et d’une voix de miel.

Jacques Lacombe dirige l’Orchestre de Mulhouse avec un sûr métier et un bel allant sans toutefois canaliser vraiment sa phalange chorale, d’abord assez incompréhensible puis retrouvant un français intelligible mais guère de discipline.

Bon, bref, c’est ce qu’on aurait peut-être pu dire si tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles à Strasbourg en ce 11 décembre, soirée qui ne restera pas pour ses mignardises-là, on s'en doute bien.

Jérôme Pesqué
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Re: Offenbach- Barkouf- Lacombe/Clément- ONR - 12/2018 & 01/2019

Message par Oylandoy » 13 déc. 2018, 16:47

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Re: Offenbach- Barkouf- Lacombe/Clément- ONR - 12/2018 & 01/2019

Message par JdeB » 15 déc. 2018, 19:49

Je viens de publier ma critique en tête de ce fil.
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Re: Offenbach- Barkouf- Lacombe/Clément- ONR - 12/2018 & 01/2019

Message par Michel » 15 déc. 2018, 20:46

JdeB a écrit :
15 déc. 2018, 19:49
Je viens de publier ma critique en tête de ce fil.
Je suis vraiment désolé pour toi (et pour Odb) que tu n'aies pu, dans les circonstances tragiques de ce mardi 11 décembre à Strasbourg, apprécier comme elle le méritait cette résurrection de Barkouf que j'avais pour ma part beaucoup appréciée lors de la première le vendredi précédent. Je salue ta délicatesse et ta pudeur de ne pas en faire un compte-rendu critique classique mais de t'interroger avec justesse sur la relativité des événements. Qu''importe en effet Barkouf et même toute l'activité culturelle en une telle soirée?
Reste la question de la réaction de l'ONR qui n'a pas dû être facile. Valait-il mieux annuler la suite du spectacle au risque de laisser sortir les spectateurs en plein état de siège ? Valait-il mieux les confiner, comme le demandait la police, mais sans poursuivre le spectacle et en leur proposant au foyer des boissons, de quoi manger, d'utiliser leurs téléphones pour joindre leurs proches, bref un peu de réconfort psychologique? Je n'aurais pas voulu être en charge de cette décision...

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Re: Offenbach- Barkouf- Lacombe/Clément- ONR - 12/2018 & 01/2019

Message par JdeB » 16 déc. 2018, 09:55

Merci beaucoup Michel de ta compréhension.

Je pense qu'il fallait continuer le spectacle en effet mais mieux informer les spectateurs sur la gravité des événements ("avec ce qui vient de se passer" me semble un rien minimal) et faire une minute de silence à l'issue de la représentation pour les victimes.
Et puis surtout, nous accueillir dans l'Opéra jusqu'au moment de pouvoir regagner nos hôtels. Pour ma part, je ne suis rentré dans ma chambre que vers 4h15 du matin puisque, à cause de la session parlementaire et du Marché de Noël, tous les hôtels du centre affichaient complet, et qu'on m'avait logé exceptionnellement à l'Hôtel Kléber, place du même nom, donc au cœur du drame.

La collègue de Monique Herzog m'a juste lancé à ma sortie de l'Opéra, un laconique "je pense que vous ne pourrez pas regagner votre hôtel cette nuit" sans le moindre mot de sympathie...Passons...
Je me suis donc réfugié dans le lobby de deux hôtels de luxe (Hôtel D., rue des Fossés, puis le Maison Rouge) où les personnels (qui avaient commencé pourtant leur journée vers 13h, l'équipe de nuit n'ayant pu les relever !), s'est montré parfait et les autres réfugiés (parlementaires flanqués de leurs petits assistants minables) assez odieux. '

Et comme on est en Alsace, mon hôtel m'a téléphoné le lendemain matin car je suis resté 10 minutes "de trop" dans ma chambre avant de la libérer...Alors que malgré 5 appels de leurs collègues du Maison rouge et, de ma part, de multiples coups de sonnettes, on m'avait laissé dehors (et dans quelle atmosphère !) jusqu'à plus de 4 heures... (A l'hôtel Cathédrale, ils sont pareils par temps ordinaires...)


Ah le destin ! Je devais initialement venir aussi à la première.

je remercie aussi vivement tous les ODbiens qui m'ont exprimé leur soutien et leur sympathie.
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Re: Offenbach- Barkouf- Lacombe/Clément- ONR - 12/2018 & 01/2019

Message par Piero1809 » 16 déc. 2018, 13:20

Merci beaucoup Jérôme pour ce compte rendu réalisé dans des conditions très difficiles. Il est saisissant de vérité et en même temps nous permet de relativiser les priorités en ces temps troublés. J'ai pensé qu'il valait mieux donner mon avis sur Barkouf.

L'assistance était relativement clairsemée lors de la représentation du jeudi 13 décembre 2018. Après cette affreuse soirée du 11 décembre et compte tenu de l'inquiétude générale, j'avais hésité à assister à ce spectacle.

Barkouf, opéra-bouffe en trois actes de Jacques Offenbach(1819-1880) fut créé le 24 décembre 1860 à l'opéra comique. Il obtint malgré les nombreux aléas (interprètes malades, censure vigoureuse, cabales variées) un demi-succès avec 8 représentations.
Le public strasbourgeois a eu la possibilité d'assister à la neuvième représentation d'un opéra que personne, à l'heure de la première strasbourgeoise, ne connaissait dans le monde. Il s'agissait donc d'une création mondiale, la première depuis le 16 janvier 1861.
Lors de l'entretien public qui eut lieu à la librairie Kleber en présence de Jacques Lacombe (Directeur musical), Mariame Clément (Metteuse en scène) et Jean-Christophe Keck, spécialiste de l'oeuvre d'Offenbach, ce dernier insista sur le fait que Barkouf n'est pas une œuvre mineure du compositeur mais un de ses meilleurs opéras et que des circonstances malheureuses (disparition du matériel d'exécution, cabales) empêchèrent de faire une carrière en relation avec sa valeur réelle. Jacques Lacombe et Jean-Christophe Keck ont insisté sur le rôle néfaste de Berlioz (que pourtant Offenbach admirait) dont la plume acérée de critique musical fut sans pitié pour l'oeuvre de son collègue. En ce qui me concerne, je me garderais bien de critiquer Berlioz car la musique d'Offenbach n'a jamais été ma tasse de thé. Cela dit, je reconnais qu'il y a de belles choses dans son œuvre et notamment dans Barkouf que je découvrais.
Selon Jean-Christophe Keck, Barkouf serait musicalement l'oeuvre la plus élaborée d'Offenbach. Cherchant à s'imposer à l'Opéra Comique, Offenbach aurait mis toute son âme dans la composition de son œuvre la plus exigeante, d'une complexité musicale exceptionnelle. Il usa également d'harmonies audacieuses, choix stylistique qu'il ne renouvellera plus dans ses œuvres suivantes.

Parmi les sommets musicaux de l'opéra, on peut citer le duo Balkis (la maraîchère), Maïma (la fleuriste), C'est mon chien! qui clôt en beauté le premier acte! Au deuxième acte, les airs de Maïma, avec notamment le désopilant, Ici Barkouf , délicatement accompagné de hautbois, de cors et de flûtes, sont vraiment spectaculaires! Mais le sommet de l'opéra est le finale avec choeurs de l'acte II où tous les protagonistes sont présents, véritable finale d'opéra bouffe dans la lignée de ceux de Rossini avec des acteurs qui rentrent et sortent à toute vitesse. Au troisième acte, la romance de Saïeb, Ah, si tu savais, accompagnée de 4 violoncelles, de flûtes, de la harpe, du trombone est très délicatement orchestrée. Enfin la chanson à boire de Maïma, Souverain généreux, donne lieu à une spectaculaire pyrotechnie vocale.

Mariame Clément a fait remarquer que les parties chantées étaient totalement abouties et qu'on pouvait les utiliser telles quelles. Par contre les dialogues parlés, bien qu'étant écrits pas Scribe, remarquable librettiste, avaient quelque peu vieilli et qu'il convenait de les mettre au goût du jour, tâche entreprise avec beaucoup de tact en collaboration avec Jean-Luc Vincent afin d'éviter toute facilité ou démagogie. Telle qu'elle a été entendue ce soir, cette oeuvre d'Offenbach et Scribe, non seulement n'est pas démodée mais encore s'avère être d'une brûlante actualité. Contrairement à la mise en scène au jour de la création de l'oeuvre, le chien n'est pas dans les coulisses. Mariame Clément a tenu à placer l'animal au centre de la scène selon des modalités qui constituent la surprise du spectacle. C'est cette présence de l'animal sur scène sans y être vraiment qui constitue en fait un des attraits majeurs de la mise en scène. Trop prosaïque, cette dernière pouvait amener le spectateur à réaliser qu'un chien gouverneur ou chef d'état, c'est profondément absurde. Il fallait donc s'efforcer de maintenir sur scène un esprit surréaliste et loufoque. L'intervention de l'animal sur une scène d'opéra n'est pas exceptionnelle, on pense à l'ours dans La Calisto de Cavalli ou l'envol majestueux de l'aigle dans De la Maison des Morts de Janacek ou le chien dans Kein Licht de Manoury (Jean-François Lattarico, Barkouf, programme de l'ONR) mais c'est la première fois, à ma connaissance qu'un animal tenait le rôle titre ! Enfin bien que l'action se tienne à Lahore et nonobstant les noms exotiques, la mise en scène et la scénographie évitent tout orientalisme car selon la metteuse en scène, la couleur locale n'est pas le sujet. La scénographie (Julia Hansen) et les costumes seront donc plutôt neutres mise à part la fort jolie robe Second Empire que porte Maïma au troisième acte. La Liberté guidant le peuple, magnifique tableau vivant, brillamment éclairé (Philippe Berthomé, lumières), apparaissant fugitivement dans un étourdissant finale d'acte, suscita les applaudissements nourris du public.

Dans cette partition, les airs sont plutôt courts, les duos et les ensembles très nombreux. Il y a quelques grands airs cependant et Pauline Texier (Maïma, soprano) les monopolise presque tous. J'ai été impressionné par cette chanteuse. Au début un peu surpris par une voix au timbre aigrelet, j'ai très vite été conquis par l'étendue de sa tessiture, son incroyable agilité vocale, la légèreté de ses coloratures, la perfection de l'intonation, la pureté de suraigus stratosphériques et une présence scénique de tous les instants. Pour moi, elle a dominé un plateau vocal de qualité. Je l'entendrais volontiers dans le rôle de Zerbinette. Fleur Barron (Balkis, mezzo-soprano) m'a enchanté par le timbre velouté de sa voix, par de beaux graves venant nourrir une ligne de chant harmonieuse et une belle présence scénique. J'ai regretté que son rôle ne lui permette pas de s'exprimer davantage. Il incombait à Anaïs Yvoz (Périzade, soprano) la tâche difficile pour cette charmante artiste, d'incarner la fille désagréable et au physique ingrat du grand vizir. Sa très jolie voix et son talent de comédienne (je vais être femme à mon tour, grâce au pouvoir de l'amour) ont fait mouche et ont presque fait regretter son triste sort. Autre grand rôle, celui de Bababeck, le grand vizir chanté par le ténor Rodolphe Briand. Les comédies d'Offenbach n'ont de toute évidence pas de secrets pour ce dernier. Il monopolise la scène et ravit par ses prouesses vocales, sa belle diction et son abattage scénique. Habitué de la scène strasbourgeoise, Nicolas Cavalier (le grand mogol, basse) poursuit une belle carrière internationale. Intervenant au début et à la fin de l'opéra, il a incarné de sa voix profonde et avec une belle présence le plus haut personnage de l'état, bardé de médailles. Le rôle de l'officier Saëb était joué par Patrick Kabongo. Grâce à sa belle prestance et une voix chaleureuse, il forma un très beau couple avec Maïma. Xaïloum, opposant au régime et amoureux de Balkis était joué et chanté par Stefan Sbonnick avec un engagement de tous les instants (ténor). Belle prestation de Loïc Felix (ténor) dans le rôle de l'eunuque Kaliboul.

Les choeurs de l'ONR sous la direction de Alessandro Zuppardo se sont bien intégrés dans les ensembles complexes des finales d'actes et ont fait preuve de beaucoup de puissance. Très belle performance de l'orchestre symphonique de Mulhouse dirigé avec autorité mais souplesse par Jacques Lacombe. Cordes moelleuses, superbes flûtes, cornets à piston discrets, trombones vaillants, et quatre cors chaleureux. Un grand bravo pour ce superbe orchestre et une remarquable direction musicale.

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Re: Offenbach- Barkouf- Lacombe/Clément- ONR - 12/2018 & 01/2019

Message par HELENE ADAM » 16 déc. 2018, 13:45

JdeB a écrit :
16 déc. 2018, 09:55
Ah le destin ! Je devais initialement venir aussi à la première.

je remercie aussi vivement tous les ODbiens qui m'ont exprimé leur soutien et leur sympathie.
Soutien et sympathie aussi de ma part, je découvre en lisant ton CR, les conditions difficiles que tu as vécues...Bises.
Lui : Que sous mes pieds se déchire la terre ! que sur mon front éclate le tonnerre, je t'aime, Élisabeth ! Le monde est oublié !
Elle : Eh bien ! donc, frappez votre père ! venez, de son meurtre souillé, traîner à l'autel votre mère

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Re: Offenbach- Barkouf- Lacombe/Clément- ONR - 12/2018 & 01/2019

Message par jeantoulouse » 16 déc. 2018, 13:56

Je découvre aussi comme Hélène cette triste odyssée. Pas facile de bien vivre Markouf dans cette nuit épouvantable. Ma sympathie va aussi aux victimes et à tous les Strasbourgeois.

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Re: Offenbach- Barkouf- Lacombe/Clément- ONR - 12/2018 & 01/2019

Message par PlacidoCarrerotti » 16 déc. 2018, 14:07

Toute ma sympathie : voici une odyssée bien éclairante sur l’égoïsme au cœur d’un drame qui appellerait une vraie fraternité. On dirait une nouvelle de Dutourd.
« L’essentiel est d’être bien avec soi-même et de regarder le public comme des chiens qui tantôt nous mordent et tantôt nous lèchent » Voltaire, lettre au duc de Richelieu.

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Re: Offenbach- Barkouf- Lacombe/Clément- ONR - 12/2018 & 01/2019

Message par fomalhaut » 16 déc. 2018, 15:44

Merci JdeB...Difficile d'exister dans de si terribles moments.
Peut-on espérer que cette production a été enregistrée et sera diffusée, ne serait que comme témoignage ?

fomalhaut

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