Récitals J. Kaufmann / H. Deutsch- Bordeaux & TCE - 09/2018

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Récitals J. Kaufmann / H. Deutsch- Bordeaux & TCE - 09/2018

Message par JdeB » 16 sept. 2018, 08:10

CLAIR OBSCUR

FRANZ LISZT
« Vergiftet sind meine Lieder »
« Im Rhein, im schönen strome »
« Freudvoll und leidvoll »
« Es ar König von Thule »
« Ihr Glocken von Marling »
« Die drei Zigeuner »

GUSTAV MAHLER
Rückert-Lieder
« Blicke mir nicht in die Lieder »
« Ich atmet’ einen linden Duft »
« Ich bin der Welt abhanden gekommen »
« Um Mitternacht »
« Liebst du um Schönheit »

HUGO WOLF
Liederstrauß
« Sie haben heut’ abend Gesellschaft »
« Ich stand in dunkeln Träumen »
« Das ist ein Brausen und Heulen »
« Aus meinen großen Schmerzen »
« Mir träumte von einem Königskind »
« Mein Liebchen, wir saßen beisammen »
« Es blasen die blauen Husaren »

RICHARD STRAUSS
Vier letzte lieder
« Frühling »
« September »
« Beim Schlafengehen »
« Im Abendrot »

Jonas Kaufmann, ténor
Helmut Deutsch, piano
"Si tu travailles avec un marteau-piqueur pendant un tremblement de terre, désynchronise-toi, sinon tu travailles pour rien." J-C Van Damme.
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Re: Récitals J. Kaufmann / H. Deutsch- Bordeaux & TCE - 09/2018

Message par HELENE ADAM » 16 sept. 2018, 08:41

Comme JdeB a ouvert ce fil pendant que je préparais le mien, je rajoute juste ce que j'avais noté en plus avant d'enlever mon fil (inutile)

Après un premier concert de "rentrée" le 15 septembre à Moscou (airs d'opéra accompagné par Jochen Rieder et l'Orchestre Symphonique d'Etat de Moscou, allant de "Celeste Aida à Andrea Chenier pour se terminer par Nessun Dorma et Du bist die Welt für mich)), Jonas Kaufmann commence le 18 septembre à Bordeaux une tournée de 7 concerts de Liederabend, accompagné de Helmut Deutsch, avec le même programme (ci-dessus)
Le 20 il sera au Théâtre des Champs Elysées et passera par la Konzerthaus de Vienne et la Scala de Milan pour terminer le 1er octobre avant de partir à NY pour un concert "opérettes allemandes" à Carnegie Hall le 5 octobre (puis rejoindre le MET pour la Fanciulla del West).

Liste des concerts de la tournée
18. Septembre 2018, Liederabend, Bordeaux, Grand Theatre
20. Septembre 2018, Liederabend, Paris, Theatre des Champs-Elysees
22. Septembre 2018, Liederabend, Bad Wörishofen, Festival der Nationen
24. Septembre 2018, Liederabend, Wien, Konzerthaus
26. Septembre 2018, Internationales Brucknerfest Linz, Liederabend
28. Septembre 2018, Liederabend, Teatro alla Scala, Milano
1er Octobre 2018, Liederabend, Wiesbaden

Le programme de Lieder comprend des "classiques" des concerts récital avec piano de Kaufmann : les Rückert-Lieder, composés en 1901 et 1902 par Gustav Mahler sur des poèmes de Friedrich Rückert et un choix de Lieder de Franz Liszt composé vers 1848 sur des poèmes de Heine, Goethe notamment, l'ensemble étant puisé dans son important répertoire.

Mais il apporte pour cette tournée, deux nouveaux cycles, encore très peu donnés par le ténor : les "Liederstrauss" de Hugo Wolf sur des poèmes de Heine (1878) et les fameux "Quatre derniers Lieder" de Richard Strauss (1948) qu'il n'a abordé qu'avec orchestre (à Barbican). Il nous proposera le célèbre cycle, cette fois, sous la forme d'un récital piano (à l'instar de Matthias Goerne pour le dernier Lied à Garnier l'an dernier).

Il faut sans doute rajouter quelques "bis" habituels dans ce type de récital, à puiser probablement chez Strauss et peut-être chez Wagner.
Lui : Que sous mes pieds se déchire la terre ! que sur mon front éclate le tonnerre, je t'aime, Élisabeth ! Le monde est oublié !
Elle : Eh bien ! donc, frappez votre père ! venez, de son meurtre souillé, traîner à l'autel votre mère

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Re: Récitals J. Kaufmann / H. Deutsch- Bordeaux & TCE - 09/2018

Message par HELENE ADAM » 17 sept. 2018, 15:00

Intéressant point de vue de l'accompagnateur en titre de Kaufmann (et de quelques autres stars dont Diana Damrau), Helmut Deutsch dont il fut d'abord l'élève il y a vingt cinq ans avant d'en être, comme dit Deutsch, le "partenaire".
Tout sur l'évolution du rôle du piano accompagnant un chanteur, la place de plus en plus importante prise par l'instrumentiste (l'affaire du piano à queue obligatoirement ouvert), le doigté nécessaire pour qu'aucun ne domine l'autre malgré cette place plus importante prise, les spécificités des répertoires de Mahler, Strauss, Wolf, où la place de l'instrument dépasse le simple "accompagnement" etc
(vidéo avec sous-titre). Long développement aussi sur le fait que les chanteurs sont de vrais musiciens aujourd'hui ou sur le cycle célèbre du Winterreise (Schubert) pour lequel il explique les adaptations nécessaires du pianiste en fonction du chanteur qu'il accompagne (le cycle peut ainsi durer de 65 mn à 90 mn selon l'interprète.)

Interview réalisée par le site Opera Online

https://www.youtube.com/watch?time_cont ... MynN6G_IXo
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Re: Récitals J. Kaufmann / H. Deutsch- Bordeaux & TCE - 09/2018

Message par HELENE ADAM » 18 sept. 2018, 22:31

Bordeaux sait décorer sa scène même pour un récital piano

Image

PBS.Twimg.com

5 bis et une standing ovation.
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Re: Récitals J. Kaufmann / H. Deutsch- Bordeaux & TCE - 09/2018

Message par HELENE ADAM » 19 sept. 2018, 16:15

Pour les curieux, j'emprunte à une amie cette intéressante référence à un site qui regroupe de très nombreux Lieder avec texte original et traduction dans plusieurs langues. Ceux du programme de Kaufmann y sont, et ce lien peut être utile à tous les amateurs de concerts de Lieder.

http://www.lieder.net
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Re: Récitals J. Kaufmann / H. Deutsch- Bordeaux & TCE - 09/2018

Message par HELENE ADAM » 21 sept. 2018, 14:09

Le programme est en tête de ce fil
Les quatre « bis » sont des Lieder de Richard Strauss :
Heimliche Aufforderung, Op 27 No 3. – 1894-
Breit über mein Haupt dein schwarzes Haar – 1888-
Freundliche Vision – 1901 –
"Cäcilie", Op. 27 No. 2 – 1894 -

Les compte-rendus du concert de Bordeaux deux jours avant, 18 septembre 2018, rendent compte de cette atmosphère exceptionnelle que seul Kaufmann aujourd’hui sait restituer avec autant de talent : précision de la langue, de la diction et de la partition avec un soin quasi millimétré tout autant qu’expressivité et interprétation du poème qu’il chante, sont ses secrets de fabrication.
Il met entièrement son art de la coloration musicale et du style au service de magnifiques poèmes, transformant un public de 2000 personnes, attentif et littéralement fasciné en complices des découvertes des formidables ressorts dramatiques de ces petites pièces ciselées. Personne aujourd’hui ne possède à la fois l’audace du choix d’un tel programme, poésie allemande à tous les étages chantée à Paris, loin des « sentiers battus » de Schubert ou de Schumann, généralement plus connus du public mélomane, et l’art de changer les couleurs de sa voix presque sur chaque vers.

Oui, Kaufmann est un phénomène, un magicien. Il ensorcelle, il surprend, il charme, il scotche.
Bien sûr certains spectateurs, peu attirés par l’art du Lied , qui n’est pas dans la culture de tout le monde, auraient sans doute préféré qu’il donnât le concert qu’il a offert aux Moscovites il y 4 jours, Celeste Aida, Lucevan le stelle, La Fleur ou Nessun Dorma, avec un puissant orchestre.

Mais Kaufmann est ainsi et c’est une de ses immenses qualités inégalée non seulement aujourd’hui mais même dans l’histoire de l’art lyrique : il ose. Il ose chanter du Wolf sur des poèmes d'Heine ou les 4 derniers Lieder pour voix de soprano, des vrais « encore » (bis) puisés à nouveau dans le Lied sans donner dans la facilité. Et c’est tellement passionnant qu’on en ressort éreinté comme après avoir couru un marathon sur la route des innovations musicales inouïes.

Ce soir, au TCE, nous commencions par les cycles déjà entendus et qui font partie de son répertoire, comme ce choix de Lieder de Franz Liszt sur des poèmes d’auteurs tels que Goethe ou Heine, et les fameux Rückert-Lieder de Gustav Mahler, composé en 1901 et 1902 sur des poèmes de Friedrich Rückert. Décidés et combatifs, ces Lieder sont des entrées en matière assez osée, où dès le début de son récital le chanteur doit montrer son sens des nuances et ses capacités à enfler ou diminuer le son, varier les couleurs, traduire le sens du Lied dans son chant.

Commencer un récital par le « Vergiftet sind meine Lieder » (« empoisonnés sont mes chants »), poème d’Heinrich Heine mis en musique par Liszt, met immédiatement dans l’ambiance. Pas de facilité, le poème est rude, le chant immédiatement contrasté, forte et piano se succèdent, la voix du ténor est royale, ses aigus claironnant, son medium riche, il colore, change de ton, de style pour exprimer la colère « n’as-tu pas versé du poison sur la fleur de ma vie ? ». J’ai beaucoup aimé ce premier cycle, exigeant et difficile et tout particulièrement ce petit Roi de Thullé, la ballade de Marguerite dans Faust, où, en allemand la musique des consonnes accompagne celle des notes et du style heurté que Kaufmann sait prendre, articulant chaque thème : trin-ken, sin-ken,stürt-zen, gin-gen, ster-ben…

Toute cette musique des mots et des notes étourdit l’auditeur dans Ihr Glocken von Marling, les consonnes gutturales martelées par la voix de Kaufmann (et l’accompagnement de piano) créent une atmosphère obsessionnelle où l’on entend les fameuses cloches comme un appel lancinant. Et puis il y a ces trois Tziganes, qui apprennent au wanderer malheureux comment se moquer de la vie, petit poème-récit d’une joyeuseté amère qui termine le premier cycle.

Encore plus difficiles sont les Rückert Lieder de Gustav Mahler : le compositeur autrichien n’est pas tendre pour ses interprètes et les sons sont heurtés avec d’importants écarts de notes et de rythme. Mais Kaufmann connait bien son Mahler pour avoir été jusqu’à oser interpréter les deux voix des redoutables Lied von der Erde, l’un des chants les plus difficiles du répertoire des spécialistes du Lied. En terminant par le formidable « Im Mitternacht » (A minuit). Kaufmann nous donne avec ce cycle, à nouveau une véritable leçon de chant. Ce n’est jamais monotone, chaque vers amène une surprise, la voix se fait gaie, triste, caressante, agressive, les crescendo et descrescendo en longues notes filées comme les sauts de registre sont parfaitement maitrisés sans relever de l’exercice de style. Pas d’affectation dans son chant, du naturel, ce qui à chaque instant, conduit le spectateur fasciné au bord de la rupture émotionnelle.

Ces deux cycles sont plus souvent donnés par un contralto, une mezzo ou un baryton. Mais on le sait Kaufmann aime défi et nouveauté et aime nous surprendre.
Il le fait encore au début de la deuxième partie, avec le choix de ces Lieder de Wolf, qu’il n’a jamais encore interprétés dans une tournée.
Rappelons qu'il a récemment fait une autre tournée autour des Italienisches Liederbuch du même Hugo Wolf, peu connu dans nos contrées, en duo avec Diana Damrau. Une dizaine de concerts, dont un à la Philharmonie de Paris, avait été alors réalisés, avec un succès inespéré et total, à tel point d’ailleurs que c’est encore ce programme avec lequel les deux compères (et Helmut Deutsch) ont triomphé au festival de Salzbourg, début Août.

Cette fois il nous propose les « Lieder Strauss », soit « Sieben Gedichte aus dem Buch der Lieder von Heinrich Heine (1878), 7 poèmes tirés du livre de Chants de Heine.
On retrouve là avec la mise en musique des poème de Heine, une forte ressemblance avec les Dichterliebe de Schumann, que Kaufmann a souvent chantés en concert. C’est agréable parce que formidablement bien interprété, il faut comprendre la poésie d’Heine (et donc en avoir le texte original et la traduction sous les yeux) pour mieux saisir le romantisme et la profondeur du cycle. Les mots clefs sont « Herz » (le cœur), Dunkel (sombre), bricht (se brise) etc. Magnifique phrase que ce « es bricht und zunkt und verblutet » (il se brise, palpite et saigne) du premier poème par exemple. Et le fier « Ich Stand in dunkeln Traümen » ou le martial et entrainant « es blasen die blauen Husaren » sont autant de petites pépites où le génie poétique de Heine trouve un bien bel interprète popularisant son art dans un public sans doute en grande partie néophyte en la matière.

Et cerise sur le gâteau avant les « bis », Kaufmann aborde les fameux « Quatre derniers Lieder » de Richard Strauss, pièce maitresse du Lied, normalement réservé aux sopranos, qu’il n’a donné qu’une fois, en mai dernier, avec orchestre.
Et quelle cerise…
Tendu à l’extrême par la difficulté de l’exercice, Kaufmann nous livre une interprétation passionnante qui renouvelle ces airs chantés par des dizaines de sopranos célèbres. La sobriété de l’accompagnement piano, qui nous prive des richesses de l’orchestration de Strauss, rehausse singulièrement les infinies colorations que Kaufmann va déployer tout au long des quatre longs poème, passant du forte autoritaire à la mezzo voce tout en douceur avec une expressivité phénoménale. La longue ligne mélodique est assurée sans la moindre reprise de souffle, malgré l’extrême tension que l’effort demande, le ténor garde un timbre superbe, sombre, aux riches harmoniques, qui se prête à toutes les expressions qu’il va donner à ce Strauss qu’il défie depuis tant d’années.

Car Richard Strauss n’a pas beaucoup écrit pour la voix de ténor (y compris à l’opéra…) et a souvent proposé à cette tessiture des rôles très difficiles, démarrant en forte et en tension (l’entrée de Bacchus) qu’il n'est pas toujours facile d’interpréter intelligemment et subtilement.
Mais, comme Mahler, Kaufmann aime la musique de Strauss. Son premier CD solo était composé de Lieder de Strauss. Et les 4 derniers Lieder lui tenaient à cœur.
Frühling (printemps), le premier est sans doute le moins convainquant dans la transposition due à sa tessiture, mais à partir du fabuleux « September », on sait qu’on assiste à une performance exceptionnelle. Jamais les Lieder n’ont sonné aussi pathétiques et bouleversants. Et le « Im Abendrot » chanté dans un souffle, avec ces piani où le timbre ne s’altère jamais alors que le ténor chuchote, est si bouleversant, qu’il faudra quelques secondes de silence avant que la salle, enfin libérée de l’envoutement, n’explose en ovation.
Quatre bis plus tard, après le phénoménal Cäcilie, c’est même debout que le public du TCE saluera un récital d’une classe incroyable qui a plongé l’auditoire dans un rêve éveillé de presque deux heures….
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Re: Récitals J. Kaufmann / H. Deutsch- Bordeaux & TCE - 09/2018

Message par JdeB » 21 sept. 2018, 16:23

Hier soir une groupie de JK lui a offert un "slip français" et une autre a pu constater fièrement qu'il portait le superbe bracelet en argent, apparié à sa Rolex, qu'elle lui avait offert !
(par contre il n'a pas eu le temps de visionner le dvd sur Chagall, encore un cadeau de fan)
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Message par JdeB » 21 sept. 2018, 16:27

HELENE ADAM a écrit :
21 sept. 2018, 14:09
Le compte-rendu paru sur mon blog pendant la panne d'ODB que je restitue partiellement ici

Le programme est en tête de ce fil
Les quatre « bis » sont des Lieder de Richard Strauss :
Heimliche Aufforderung, Op 27 No 3. – 1894-
Breit über mein Haupt dein schwarzes Haar – 1888-
Freundliche Vision – 1901 –
"Cäcilie", Op. 27 No. 2 – 1894 -
il te suffit de faire un lien vers ton blog, pas trop souvent, plutôt que de livrer ici des bribes de ton CR non ?
Ce serait beaucoup plus élégant et adroit.
Merci.
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Re: Récitals J. Kaufmann / H. Deutsch- Bordeaux & TCE - 09/2018

Message par HELENE ADAM » 21 sept. 2018, 16:49

JdeB a écrit :
21 sept. 2018, 16:27
HELENE ADAM a écrit :
21 sept. 2018, 14:09
Le compte-rendu paru sur mon blog pendant la panne d'ODB que je restitue partiellement ici

Le programme est en tête de ce fil
Les quatre « bis » sont des Lieder de Richard Strauss :
Heimliche Aufforderung, Op 27 No 3. – 1894-
Breit über mein Haupt dein schwarzes Haar – 1888-
Freundliche Vision – 1901 –
"Cäcilie", Op. 27 No. 2 – 1894 -
il te suffit de faire un lien vers ton blog, pas trop souvent, plutôt que de livrer ici des bribes de ton CR non ?
Ce serait beaucoup plus élégant et adroit.
Merci.
Sauf exception, mon CR est d'abord pour ODB (et accessoirement pour mon blog comme Luc Roger). Mais la panne m'a empêchée de procéder ainsi. J'en suis désolée si cela pose un problème...Du coup j'ai modifié la présentation pour éviter toute ambiguïté. Effectivement la formule était peu élégante :wink:

NB : le concert a été enregistré par France Musique et sera diffusé ultérieurement.
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Re: Récitals J. Kaufmann / H. Deutsch- Bordeaux & TCE - 09/2018

Message par dongio » 21 sept. 2018, 16:58

Je serai beaucoup beaucoup plus contrasté...
Je suis un adepte des "Liederabend" que je considère comme un des plus beaux, sobres , passionnants mais périlleux exercices qu'ont magnifié des très grand(e)s pour un public français hélas souvent peu friand de ces soirées "littéraires et vocales" . On se souviendra au TCE ou à Pleyel l'ancien pour ne citer que des salles parisiennes, des délires suscités par Christa Ludwig, Jessye Norman, Margaret Price , Julia Varady entre autres, chacune immenses dans leur style. La plus acérée et inoubliable pour moi parmi d'autres sans doute fut la soirée "Mahler -Berg" donnée par Jessye Norman accompagnée par Daniel Barenboïm, absolument suffocante.
Toutefois, je n'ai jamais été adepte des mélodies de Liszt (sauf le sublime "Oh quand je dors" qui n'a pas été au programme hier soir) et donc ai écouté d'une oreille distraite la première partie du récital, me bornant à admirer la science vocale de JK qui sait alterner en gardant une richesse de timbre les forte, les aigus, les pianis les plus souples. Beaucoup plus passionnants furent les Rückert Lieder de Mahler, où tant le piano sublime de Deutsch et le chanteur ont su faire frémir ces chants (un "Ich atmet einen Lindenduft" et "Ich bin der Welt abhanden" absolument sensationnels). Ennui à nouveau avec Hugo Wolf qui décidément n'est pas non plus ma tasse de thé et qui m'a toujours ennuyé, même chanté par les plus grand(e)s (sauf les "Mignon" eux non plus bannis du programme hier, décidément :cry: ) où là aussi, comme pour Liszt, j'ai admiré simplement la etc etc (voir plus haut).
Et puis les 4 Letzte Lieder pour lesquels j'avais pris mon billet par curiosité...et flop. Oui, là encore, j'ai admiré la etc etc (revoir plus haut) mais jamais n'ai été envahi par la plus petite émotion, n'ai frissonné ou me suis laissé emporter par le chant. Et Dieu sait si ces pièces sont parmi mes favorites et que j'y retourne toujours. La faute à un trop plein chichiteux et maniéré de JK pour s'approprier la splendeur que Strauss y met, et à un piano qui bien que Deutsch y infuse tout son art de coloriste, reste sec quand on a dans l'oreille le capiteux, le cosmique, les diaprures qui figurent à l'orchestre. Pour se lover dans ce répertoire sublime, mettons vite sur nos platines à nouveau Elisabeth Schwarzkopf, Jessye Norman ou Gundula Janowitz.
Encore une incursion quelque peu ratée dans un répertoire qui n'est pas le sien , car après le "Lied von der Erde" à côté de la plaque et qui était destiné à montrer la science vocale etc etc (re re voir plus haut pour ceux qui n'ont pas compris) de ce chanteur qui reste exceptionnel à bien des égards, et des Wesendonck hybrides, ce récital d'hier soir fit plus d'un frustré autour de moi. Le vrai bond du siège pour applaudir vivement fut dû aux bis, dont un "Heimliche Aufforderung" et "Cäcilie" de Strauss renversants. Tout ceci fit naturellement ovationner le public (4 bis, pas de standing ovation toutefois, sauf parce que les gens devaient prendre leur dernier métro) et fit offrir à JK par une fan énamourée un cadeau somptueux et prometteur venant du "Slip français". La classe...Après la pomme tendue de façon aguicheuse par une greluche l'an dernier, décidément JK suscite bien des passions secrètes...

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