L'Italiana in Algeri - Rossini, discographie

L'actu; découvertes, sorties, critiques et conseils !
Avatar du membre
Loïs
Basse
Basse
Messages : 3382
Enregistré le : 06 févr. 2013, 11:04
Localisation : sans opera fixe

Re: L'Italiana in Algeri - Rossini, discographie

Message par Loïs » 24 juil. 2018, 10:26

aroldo a écrit :
24 juil. 2018, 09:56
Mais je vois que c'était quand même très tardif pour elle, non, 95 ? J'ai toujours lu que sa Grande Duchesse de 96 était presque pénible à entendre.
Oui ce fut malheureusement beaucoup trop tard pour elle , non pas en terme de vocalità mais parce que son timbre était devenu uniformément gris et sonnait très mat. Mais le plateau vocal fût exceptionnel avec un Raimondi faisant tout pour déconcentrer ses camarades

Avatar du membre
aroldo
Baryton
Baryton
Messages : 1654
Enregistré le : 29 nov. 2004, 00:00

Re: L'Italiana in Algeri - Rossini, discographie

Message par aroldo » 05 août 2018, 17:23

En fait, je n'ai pas écouté, mais je réalise, d'après la jaquette, que Dara chante déjà Taddeo ... Bruscantini chante Mustafa !
l'enlevement de Clarissa a été un des évènements de ma jeunesse.

Avatar du membre
Peleo
Ténor
Ténor
Messages : 836
Enregistré le : 06 févr. 2007, 00:00

Re: L'Italiana in Algeri - Rossini, discographie

Message par Peleo » 09 août 2018, 08:14

En video, il est facile de voir une Italiana de 96 avec Kasarova, à mon avis la meilleure Isabella avec Terrani.

Avatar du membre
jerome
Basse
Basse
Messages : 8194
Enregistré le : 03 mars 2003, 00:00
Localisation : NANCY

Re: L'Italiana in Algeri - Rossini, discographie

Message par jerome » 09 août 2018, 13:28

Moi je considère que les meilleures Isabella sont de très loin Horne et Valentini-Terrani.

Avatar du membre
Peleo
Ténor
Ténor
Messages : 836
Enregistré le : 06 févr. 2007, 00:00

Re: L'Italiana in Algeri - Rossini, discographie

Message par Peleo » 09 août 2018, 18:17

Personnellement, je préfère Kasarova et Terrani (dans leur jeunesse) dans l'Italiana et Cenerentola. Hélas les graves tubés qu'elles créèrent par la suite pour se créer un grave artificiel les mirent, à mon sens, hors jeu. Je préfère, et de loin, Horne dans les rôles travestis.

Avatar du membre
aroldo
Baryton
Baryton
Messages : 1654
Enregistré le : 29 nov. 2004, 00:00

Re: L'Italiana in Algeri - Rossini, discographie

Message par aroldo » 17 août 2018, 20:48

Je suis effectivement très impressionné par cette première version avec Valentini-Terrani, superlative vocalement. Comme le remarque Jérôme, elle est aussi virtuose (dans tous les registres) que chez Ferro avec un aigu moins tendu (ça n'est quand même pas héroïque, ça s'entend dans le final du rondo). Mais je trouve même que - plus grande jeunesse ou meilleure prise de son - elle est encore plus séduisante. Le timbre n'a jamais paru aussi beau, le sfumato, le moelleux, le raffinement du phrasé ... je ne me lasse pas de l'écouter. Dans Per lui che adoro, elle surpasse encore sa version de Ferro, alors que c'était son meilleur moment. Dans la reprise pianissimo, elle chante vraiment "en apesanteur", quitte à en rajouter dans le côté "Casta Diva pour contralto". Je ne sais pas si c'est dans le style, mais on comprend la fascination des personnages masculins pendant cette scène. L'entourage est très italien, ce qui est parfait et accordé à elle, assez léger aussi. Benelli est clairet. J'aime bien et j'aime bien la sonorité de son aigu (dans certains ensembles c'est très joli). Comme il est un peu grêle, il y a une inversion des genres intéressante et conforme au livret. Techniquement, dans le grazia, c'est ravissant (premier air) mais il rate totalement (mais vraiment) les vocalises de son second air, en principe littéralement jubilatoire. Émission hachée, beaucoup d'air et peu de soutien. Les deux barytons sont excellents, mais je préfère, pour le coup, Dara dans la deuxième version Valentini-Terrani : il était totalement déchainé et créé une silhouette qui s'incarnait devant l'auditeur. Là, c'est plus pâle. Bruscantini est lui aussi (comme Benelli) assez clair de timbre, ce qui contribue à l'équilibre d'une version finalement très lumineuse (où, par contraste, le côté moirée de la voix de l'héroïne ressort d'autant mieux - je vous épargne la rengaine sur le diamant noir). Il est aussi virtuose et à l'aise dans la langue l'italienne que ses partenaires et, surtout, il est possiblement séduisant, avec sa belle extension dans l'aigu et son ardeur très virile. Pas papa pour un sous.

Le chef est totalement au service de ses chanteurs. On a été plus ébloui par les ouvertures et les ensembles (le denier final manque de rebond, c'est dommage). En revanche, il sait faire chuchoter son orchestre et, dans la cavatine dont je parlais tout à l'heure, il n'est pas pour rien, à force précisément de silence, dans l'atmosphère tout à fait particulière que je signalais (et que je n'avais jamais encore entendu à ce point dans cette page).
l'enlevement de Clarissa a été un des évènements de ma jeunesse.

Répondre

Qui est en ligne

Utilisateurs parcourant ce forum : Aucun utilisateur enregistré et 21 invités