Verdi - Macbeth - Rustioni / van Hove - Lyon 03-04/2018

Représentations
Répondre
Avatar du membre
dge
Basse
Basse
Messages : 2378
Enregistré le : 20 sept. 2004, 23:00
Localisation : lyon
Contact :

Verdi - Macbeth - Rustioni / van Hove - Lyon 03-04/2018

Message par dge » 29 mars 2018, 11:04

G.Verdi - Macbeth -
Opéra en quatre actes sur un livret de F.M.Piave. Version de 1865 (sans ballet)
Opéra National de Lyon – mars-avril 2018


Direction musicale : Daniele Rustioni
Mise en scène : Ivo van Hove
Décors et lumières : Jan Versweyveld
Costumes : Wojciech Dziedzic
Vidéo : Tal Yarden
Dramaturgie musicale : Jan Vandenhouve
Dramaturgie théâtrale : Janine Brogt
Chef des chœurs : Marco Ozbic

Macbeth : Elchin Azizov
Lady Macbeth : Susanna Branchini
Banquo : Roberto Scandiuzzi
Malcom : Louis Zaitoun*
Macduff : Bror Magnus Todenes
La suivante de Lady Macbeth : Clémence Poussin*
Un médecin : Patrick Bolleire
Un serviteur : Jean-François Gay
Sicario : Kwang Soun Kim**
Une apparition : Paolo Stupenengo**
Une apparition : Sophie Lou**
Un héraut : Charles Saillofest**


Orchestre, Chœurs, Maîtrise et Studio de l’Opéra de Lyon


*Artiste du Studio de l'Opéra de Lyon
**Artiste des chœurs de l'Opéra de Lyon


Représentation du 27 mars



Image
© Stofleth



Le mini-festival annuel de l’Opéra de Lyon est consacré cette année à Verdi. A côté de Don Carlos qui en est l’élément le plus emblématique et d’une version de concert d’Attila, Serge Dorny nous propose une recréation (et non une reprise, quelques éléments vidéographiques me semblent sans certitude avoir disparu) de la production de Ivo van Hove donnée en 2012 (voir le compte-rendu de cette création http://odb-opera.com/viewtopic.php?f=6& ... th#p189266)

La tragédie de Shakespeare décrit l’ascension d’un homme prêt à tout pour conquérir le pouvoir. Pour Ivo van Hove aujourd’hui ce ne sont plus les politiques mais les financiers qui le détiennent. Exit donc l’Ecosse, les châteaux ou les forêts. Toute l’action est transposée dans un décor unique de Jan Versweyveld représentant une salle des marchés dans un étage élevé d’un gratte-ciel de New-York. Les murs gris sont couverts d’ordinateurs donnant les cours de bourse et ce sont sur ces ordinateurs qu’apparaîtra le spectre de Banquo au deuxième acte. Les sorcières sont en fait des traders et des spin doctors, conseillères en communication. Tout ce joli monde porte costume et cravate pour les hommes, tailleurs chic pour les femmes, accessoires indispensables de leur ascension sociale. Sur la partie supérieure de ces murs sont projetées des vidéos, dues à Tal Jarden montrant en négatif noir et blanc tantôt les gratte-ciel environnants tantôt ce qui se passe en dehors de la scène. On assistera ainsi en direct aux meurtres de Duncan dans sa chambre et de Banquo dans un parking souterrain.


Image
© Stofleth



C’est aussi sur un mur qu’apparaissent les fantômes des rois sous forme de chiffres verts qui s’agrègent pour esquisser une silhouette.
Au quatrième acte une vidéo nous permet de comprendre que les réfugiés écossais habillés simplement de jeans et tee-shirts sont les manifestants du mouvement Occupy Wall Street qui il y a quelques années militait pour un monde meilleur sans la dictature des marchés. Une femme de ménage présente sur scène pendant toute l’action et témoin des turpitudes qui s’y sont déroulées, leur ouvre la porte de la salle. Cette foule brandissant des pancartes couvertes de slogans chante la victoire et la fin de l’usurpateur. Macbeth, qui après la scène de somnambulisme a étranglé son épouse ne supportant plus sa déchéance morale, se retrouve hébété au milieu de cette foule. Il n’a plus sa cravate comme pour dire qu’il est mort socialement et un manifestant lui offre même un bol de soupe. L’apparition en vidéo d’une chouette qui envahit le mur du fond traduit-elle que malgré ces réjouissances la victoire de Malcom et du peuple révolté ne saurait être que transitoire? Cette dernière image se prête à beaucoup d’interprétations.

Image
© Stofleth

Bien sûr cette lecture conduit à des divergences quasi permanentes avec le livret et il faut entrer très tôt dans le concept du metteur en scène pour adhérer à sa proposition qui malgré une actualité qui a un peu évolué et un feu médiatique moins ardent sur ces groupes contestataires garde une grande partie de sa force. Il faut souligner la maîtrise de l’occupation de l’espace par les choristes qui sont très sollicités et l’attention portée à chacun d’eux qu’ils soient traders ou manifestants.

Elchin Azizov soigne la ligne de chant de Macbeth. La voix est homogène et les aigus émis avec facilité. Mais il lui manque les couleurs qui permettraient de donner plus de rayonnement à son personnage et de mieux relever les défis que pose la vocalité du rôle.

La prestation de Susanna Branchini en Lady Macbeth prête à controverses. Cette chanteuse physiquement belle, rayonne sur scène de présence et d’autorité. Séduisante, manipulatrice, humaine et pitoyable dans la scène du somnambulisme, toutes les facettes du personnage sont parfaitement servies. Malgré un timbre chaud et une belle projection, la prestation vocale est inégale. « Vieni t’affreta… » est rendu avec beaucoup de passion mais met en évidence des aigus arrachés en force. De même les vocalises du brindisi pourraient être ciselées plus finement. Malgré une difficulté à alléger, son air du somnambulisme est très bien phrasé et rendu avec beaucoup de musicalité mais le contre-ré bémol est escamoté. Une prestation en demi-teintes donc où l’incarnation scénique permet de compenser ce que la voix ne peut pas exprimer.

Image
© Stofleth


Roberto Scandiuzzi est un superbe Banco qui phrase avec noblesse son air « Come dal ciel precipita… ». Le jeune ténor norvégien Bror Magnus Tødenes, appelé pour remplacer Arseny Yakolev souffrant, est une très belle révélation. Le timbre est un peu métallique mais la voix est puissante et longue et son interprétation de « La paterna mano… » impressionne par son intensité et sa musicalité. On l’entendra avec intérêt dans Hylas des Troyens qu’il chantera la saison prochaine à Paris. Patrick Bolleire ( le médecin), Clémence Poussin ( la suivante) Louis Zaitoun ( Malcom ) s’acquittent parfaitement de leurs rôles très brefs.

Véritable personnage du drame, les Chœurs de l’Opéra de Lyon préparés par Marco Ozbic se montrent à la hauteur de l’enjeu et délivrent une prestation remarquable.
Daniele Rustioni dirige l’ Orchestre de l’Opéra de Lyon avec une énergie qui ne retombe jamais. Les tempi sont vifs, en particulier dans les deux premiers actes où l’on aimerait par moment un peu plus de respiration. Les deux derniers actes permettent au lyrisme de retrouver totalement ses droits ce qui nous vaut en particulier un « Patria oppressa… » d’une intensité poignante, sans doute le sommet musical de la soirée.




Gérard Ferrand

Avatar du membre
dge
Basse
Basse
Messages : 2378
Enregistré le : 20 sept. 2004, 23:00
Localisation : lyon
Contact :

Re: Verdi - Macbeth - Rustioni / van Hove - Lyon 03-04/2018

Message par dge » 31 mars 2018, 09:23

Je viens de publier mon CR.

srourours
Mezzo Soprano
Mezzo Soprano
Messages : 246
Enregistré le : 17 nov. 2016, 08:52

Re: Verdi - Macbeth - Rustioni / van Hove - Lyon 03-04/2018

Message par srourours » 31 mars 2018, 09:28

Je crois qu'Arseny Yakolev est définitivement remplacé en Macduff depuis la première, qui fut problématique...

Avatar du membre
dge
Basse
Basse
Messages : 2378
Enregistré le : 20 sept. 2004, 23:00
Localisation : lyon
Contact :

Re: Verdi - Macbeth - Rustioni / van Hove - Lyon 03-04/2018

Message par dge » 31 mars 2018, 09:31

srourours a écrit :
31 mars 2018, 09:28
Je crois qu'Arseny Yakolev est définitivement remplacé en Macduff depuis la première, qui fut problématique...
Oui, c'est un remplacement pour l'ensemble de la série.

Avatar du membre
MariaStuarda
Basse
Basse
Messages : 6984
Enregistré le : 13 févr. 2013, 14:33
Localisation : Paris
Contact :

Re: Verdi - Macbeth - Rustioni / van Hove - Lyon 03-04/2018

Message par MariaStuarda » 05 avr. 2018, 08:23

Mes impressions qui rejoignent globalement celles de dge.

Macbeth à l'opéra de Lyon
Représentation du 31 mars 2018

Après le Don Carlos de la veille et la mise en scène ratée de Christophe Honoré, j’attendais avec impatience celle de Ivo Van Hove pour Macbeth.

L’idée de départ se défend. Point de Thamis, ni de Cawdor, les luttes de pouvoir sont celles qui se déroulent dans les hauteurs du grand capitalisme mondialisé et des tours de Wall Street. Les oracles sont ceux - autoréalisateurs - des ordinateurs surpuissants (les mêmes qui conduisent régulièrement à des krachs en chaine) et les sorcières des brillantes collaboratrices en chignon, tailleur et talons aiguilles. Plutôt que d’occire un roi d’Ecosse, le couple infernal va se jeter sur un président, un « CEO », d’une puissante multinationale. L’ensemble du staff ne vit que par l’entremise des écrans de smartphones et de salles de marché n’en levant un instant les yeux que pour constater qu’un nouveau calife de la finance a remplacé le précèdent. Tout se déroule pour le mieux dans ces sphères protégées tant que le cours de bourse ne décroche pas ou qu’un grain de sable ne vient troubler l’ordonnancement initial. Une fois le Président Duncan poignardé dans son bureau capitonné, le grain de sable sera la folie de Macbeth qui éclate pendant le Brindisi au milieu des verres de champagne et des petits fours. Von Hove, à cet instant, se prend un peu les pieds dans le tapis. Pour coller à l’intrigue du livret, en réaction à cette démence, certains cadres plutôt que de se réfugier sagement dans une autre position tout aussi lucrative prennent soudainement conscience de l’inanité de la situation et décident d’aller camper (occupy) dans la rue et manifester sous les fenêtres des pontes new yorkais. Soit ! Belle idée bien peu réaliste mais qui permet à la deuxième partie de l’opéra de prendre une réelle dimension.
Alors que le monde virtuel (et désormais complètement déshumanisé façon Matrix) des sorcières s’est greffé dans le cerveau du nouveau roi fou, l’esthétique monochrome de la salle de marché est petit à petit remplacée par le retour de l’Homme, de la vraie vie, des couleurs bariolées et anarchiques. L’utilisation de la caméra à l’épaule insuffle d’un coup une émotion salvatrice, au plus près des visages des victimes du capitalisme qui pleurent maris, femmes et enfants. Le procédé de Ivo Von Hove, peut-être facile, parvient par cette opposition entre un monde froid et déshumanisé et le retour de l’humanité, à nous saisir à la gorge. Le seul problème est la percussion de cette idée de mise en scène somme toute forte avec les exigences du livret de Verdi et des sommets de chant que doivent être, à la fin, les deux monologues de la Lady puis de Macbeth. Ainsi les deux airs du dernier acte sont froidement exécutés et réduits à être les soubresauts pathétiques de deux pantins grotesques désormais cloitrés dans leur open space. La prise de pouvoir par le peuple libéré est à l’opposé de celles des monstres froids qui avait assassiné Duncan; elle se traduit par une anarchie joyeuse et nulle vengeance sanglante ne vient stopper Macbeth, qui a perdu son pouvoir, le laissant errant dans son coin face à son triste sort.

L’autre puissance de la mise en scène de Von Hove est d’aller explorer le hors champs si présent dans Macbeth. Le meurtre du roi dans son somptueux bureau, celui de Banquo dans un parking, sont toutes images en noir et blanc contrastant avec celles colorées de la révolte et de la rue.

Indéniablement donc, la puissance du spectacle (certes parfois artificiel) réside dans la mise en scène mais, il faut le dire, moins dans le chant.

Susanna Branchini, « assure » en Lady, a la vaillance du rôle mais pas les graves et une voix souvent stridente. Elchin Azizov est un Macbeth émouvant à la fin mais son chant est plutôt terne sur la longueur. Le Banquo de Roberto Scianduzzi est meilleur que son inquisiteur de la veille mais sans éblouir d’avantage. Bror Magnus Tødenes, en Macduff, est émouvant dans son air mais souffre tout de même d’une voix un peu trop aigu à mon sens.

Dans la fosse, le chef, Daniele Rustioni, est beaucoup plus à l’aise avec cette oeuvre de jeunesse de Verdi qu’avec la partition foisonnante du grand opéra de la veille. L’orchestre sonne magnifiquement faisant ressortir sinon des nuances fabuleuses mais un mélange de subtilité et de puissance bienvenu pour cette musique qui peut vite sonner simpliste.
Enfin, véritable héros vocal de la soirée, l’ensemble des choeurs de l’opéra de Lyon est extraordinaire et en phase avec l’énergie insufflée par le chef italien et son orchestre.

muriel
Basse
Basse
Messages : 2694
Enregistré le : 17 nov. 2003, 00:00
Localisation : Arles

Re: Verdi - Macbeth - Rustioni / van Hove - Lyon 03-04/2018

Message par muriel » 05 avr. 2018, 19:18

ceux qui ont vu Attila à Lyon ont regretté que Tatiana Serjan ne chante pas Lady Macbeth.
quelle voix et quelle présence !

Avatar du membre
MariaStuarda
Basse
Basse
Messages : 6984
Enregistré le : 13 févr. 2013, 14:33
Localisation : Paris
Contact :

Re: Verdi - Macbeth - Rustioni / van Hove - Lyon 03-04/2018

Message par MariaStuarda » 05 avr. 2018, 22:57

muriel a écrit :
05 avr. 2018, 19:18
ceux qui ont vu Attila à Lyon ont regretté que Tatiana Serjan ne chante pas Lady Macbeth.
quelle voix et quelle présence !
J’aurai nettement préféré !

Avatar du membre
Epsilon
Mezzo Soprano
Mezzo Soprano
Messages : 198
Enregistré le : 05 avr. 2017, 11:56
Localisation : Lyon/Marseille

Re: Verdi - Macbeth - Rustioni / van Hove - Lyon 03-04/2018

Message par Epsilon » 06 avr. 2018, 14:42

Représentation du 5/4

Bon, j'ai un peu honte de l'écrire mais tant pis : je n’aime pas Rustioni, dans les grands Verdi du moins (Dommage, il est là pour ça). Il est brutal, adepte des grands coups d’orchestre, même «Patria oppressa » n’échappe pas à ce travers. Il attend pour sortir un peu de subtilité les airs très connus (somnambulisme ou Pietà, ripetto…) où il ne peut vraiment pas faire autrement.
Sinon, après ce beau Don Carlos, on est retombé dans la routine vocale de l’opéra de Lyon : beaux choeurs et des voix solistes qui, même si elles sont techniquement conformes au rôle, ne sont pas satisfaisantes à l’oreille (heureusement, Scanduzzi sait ce que l’art italien du chant veut dire). S Branchini a une voix puissante mais stridente, même si elle est finalement très bien dans "Una macchia". Azizov fait les notes (encore heureux !) mais le timbre de sa voix oscille de la basse au baryton, manque de legato et d’humanité dans ce rôle de type pitoyable.
Quant à la mise en scène, rien ne s’évapore plus vite que l’air du temps, au point que mon jeune voisin (16 ans) ne savait pas ce que représentait «le type à gauche avec le masque» (un anonymous!) bref, la fin est du mauvais TNP militant des années 70 et ces vidéos, cette salle des marchés, ce décor froid cassent toute émotion et donc tout sentiment : on reste aussi placide là-devant que face aux cours de bourse. On ne vibre pas une seconde et on vient tout de même à l’opéra pour ça.

Avatar du membre
dge
Basse
Basse
Messages : 2378
Enregistré le : 20 sept. 2004, 23:00
Localisation : lyon
Contact :

Re: Verdi - Macbeth - Rustioni / van Hove - Lyon 03-04/2018

Message par dge » 06 avr. 2018, 15:55

Epsilon a écrit :
06 avr. 2018, 14:42
Représentation du 5/4

Bon, j'ai un peu honte de l'écrire mais tant pis : je n’aime pas Rustioni, dans les grands Verdi du moins (Dommage, il est là pour ça). Il est brutal, adepte des grands coups d’orchestre, même «Patria oppressa » n’échappe pas à ce travers. Il attend pour sortir un peu de subtilité les airs très connus (somnambulisme ou Pietà, ripetto…) où il ne peut vraiment pas faire autrement.
Sinon, après ce beau Don Carlos, on est retombé dans la routine vocale de l’opéra de Lyon : beaux choeurs et des voix solistes qui, même si elles sont techniquement conformes au rôle, ne sont pas satisfaisantes à l’oreille (heureusement, Scanduzzi sait ce que l’art italien du chant veut dire). S Branchini a une voix puissante mais stridente, même si elle est finalement très bien dans "Una macchia". Azizov fait les notes (encore heureux !) mais le timbre de sa voix oscille de la basse au baryton, manque de legato et d’humanité dans ce rôle de type pitoyable.
Quant à la mise en scène, rien ne s’évapore plus vite que l’air du temps, au point que mon jeune voisin (16 ans) ne savait pas ce que représentait «le type à gauche avec le masque» (un anonymous!) bref, la fin est du mauvais TNP militant des années 70 et ces vidéos, cette salle des marchés, ce décor froid cassent toute émotion et donc tout sentiment : on reste aussi placide là-devant que face aux cours de bourse. On ne vibre pas une seconde et on vient tout de même à l’opéra pour ça.
J'ai trouvé que Rustioni dirigeait Macbeth ( au moins les deux premiers actes) comme un Verdi de jeunesse ce qu'il n'est pas/ou plus et ça peut se discuter. Les tempis sont vifs, les contrastes exacerbés. On peut avoir une autre conception. Mais la suite est plus "retenue", plus intériorisée et j'ai trouvé le Patria oppressa particulièrement réussi et émouvant. Comme quoi les perceptions peuvent être différentes d'un auditeur à l'autre :)
Vocalement on pouvait rêver d'un autre couple Macbeth/ Lady et je me demande si le couple Tamar/Abdulla il y a six ans n'était pas globalement plus à la hauteur des enjeux vocaux.
Quant à la mise en scène...Je l'avais beaucoup aimée il y a six ans. Comme je le mentionne dans mon CR elle souffre d'être un peu éventée. Je la préfère nettement à certaines transpositions comme celle de Tcherniakov. Mais là encore les ressentis...

Avatar du membre
perrine
Ténor
Ténor
Messages : 705
Enregistré le : 03 août 2003, 23:00
Contact :

Re: Verdi - Macbeth - Rustioni / van Hove - Lyon 03-04/2018

Message par perrine » 17 avr. 2018, 09:59

Bonjour à toutes et tous,

je rejoins également les commentaires. Je n'avais pas vu les performances de 2012, donc pas d'éléments de comparaison mais pour ma part, je ne vois pas ce que les vidéos ont apporté. Le contenu de la mise en scène, des décors et de la direction d'acteur étaient suffisamment puissants. Les vidéos ont alourdi le propos inutilement.
L'avantage est que comme j'étais placée tout en haut, j'ai pu m'en abstraire aisément pour me concentrer sur la scène.

côté direction, c'était propre, beaucoup moins lourdingue que le don carlo, mais sans emphase particulière. et vocalement, ça tenait la route avec un bon niveau sans casser la baraque. En effet, inégal pour lady mcbeth avec quelques moments de grâce, et manque de couleurs pour mcbeth. Suffisant pour se laisser emporter par l'opéra.

J'y étais le dimanche après midi, et c'était plein à craquer.
Une belle réussite quand même.

Perrine
Le problème quand on trouve une solution, c\'est qu\'on perd une question.

Répondre

Qui est en ligne

Utilisateurs parcourant ce forum : Aucun utilisateur enregistré et 3 invités