Dossier Philippe Jaroussky

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JdeB
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Dossier Philippe Jaroussky

Message par JdeB » 01 nov. 2014, 12:31


L’abécédaire de Philippe Jaroussky






Artaserse.

J'ai créé l'ensemble Artaserse parce que j'avais envie d'explorer par moi-même des partitions encore peu chantées, du XVIIe siècle particulièrement, un répertoire plus intime.
Ce n'était pas très difficile d'amener mon ensemble enregistrer avec moi chez Virgin, ma maison de disque. Mais il faut toujours un peu de temps pour qu’un orchestre trouve un son, un répertoire spécifique et une cohésion. Et puis fidéliser un public à partir d’un noyau de fidèles de la première heure. Ce qui n’est pas facile en soi puisqu’au début d’un orchestre, le planning n’est pas toujours assez rempli pour maintenir un lien régulier avec ce public naissant.
Je pense qu’il y a de la place pour de nouveaux ensembles baroques comme le prouve l’essor rapide de l’orchestre de Jérémie Rohrer, Le Cercle de l’harmonie, qui a donné l’été dernier un très bel Idoménée de Mozart à Beaune. L’Arpeggiata de C. Pluhar réalise aussi un travail admirable. A Utrecht j’ai fait des concerts avec un nouvel ensemble belge, très motivé, basé à Bruges. C’est un orchestre sans chef ce qui rend le travail avec lui assez passionnant.


Bartoli (Cecilia).

C’est une musicienne qui me fascine par sa technique virtuose, son sens des mots, sa science des couleurs. Comme Callas, il faut l’écouter bien sûr, mais aussi savoir la regarder. Quoiqu’on puisse dire de son volume, c’est une femme qui a compris la puissance d’un pianisssimo. Si on maîtrise à ce point le pianissimo, le fort qui est un peu plat sera quand même forte. Il y a réglage…Elle va chercher les auditeurs comme personne. Elle est vraiment « dans le parfum ».

Brel

J’adore le Brel des débuts, plus sobre que celui que tout le monde connaît. J’aime moins la période où il cédait parfois au pathos.


Contemporaine (musique)

On le sait peu mais j’ai eu la chance de chanter pas mal de pièces de musique baroque : un « Lamento » de Nicolas Bacri sur un texte déjà mis en musique par Jean-Chrétien Bach, une longue cantate en espagnol que m’a écrite Julien Dassié ; une œuvre d’André Dalbavie avec l’orchestre de Lyon.
On écrit pour moi un opéra sur Le Caravage sur un livret de Dominique Fernandez.


Débuts (les).

J’ai participé à un stage à la fondation Royaumont sous la houlette de Gérard Lesne qui m’avait engagé pour chanter à ses côtés une rareté, Sedecia qui est aussi sortie en disque. Ensuite Philippe Maillard a organisé mon premier récital à Paris, au Musée Grévin.
Il y a eu aussi bien sûr cette rencontre avec Jean-Claude Malgoire qui recherchait un Néron pour une alternance. Et tout cela alors que j'étais encore élève violoniste au CNR de Versailles ! J'ai eu cette grande chance de commencer à travailler tout en finissant mes études, donc de ne pas connaître ce stress de la professionnalisation qui fait forcément peur à beaucoup de jeunes musiciens qui se lancent.
J’ai eu beaucoup de travail très vite, très peu de vaches maigres, mais au début on me proposait plein de choses qui n’étaient pas forcément en cohérence avec mes réelles capacités de l’époque et je le sentais bien. Je n’avais que 21 ans, et ça allez un peu vite car la voix n’était peut-être pas assez mûre. Mais c’était aussi un peu un conte de fée, on est forcément un peu excité par tout ça, et on ne met pas les priorités là où il faut, car c’est difficile de faire la part des choses.
Il y a eu également des coups de bleus car la voix n’est pas toujours là ; j’ai un souvenir horrible d’un concert au Palais-Royal où je n’avais pas de voix ! La voix, il faut la dompter ! Mais c’est sûr qu’on apprend à la puissance lorsqu’on chante en tant que jeune professionnel plutôt qu’au Conservatoire ; c’est pareil dans tous les métiers.


Émission (vocale)


Au début, je chantais très clair, avec une voix fine, presque enfantine; maintenant, je cherche à développer le grave, la rondeur, la projection.
C'est une chance d'avoir confiance en un professeur qui connaît votre voix depuis le début et sait exactement dans quelle direction et dans quelles limites elle peut aller.
Je sais que ma projection n’est pas phénoménale mais qu’aujourd’hui je peux tout à fait chanter dans des salles comme le Théâtre des Champs-Élysées. Le volume et la projection sont deux choses différentes. Le problème du chanteur, c'est de céder à la tentation de s'écouter. On se met alors à fabriquer, à s’inventer artificiellement une voix au lieu de rechercher le naturel. Il faut rechercher des sensations plus intérieures, plus corporelles.
Aujourd’hui je prends beaucoup plus de cours de chant qu’avant car je chante des choses de plus en plus difficiles et dans mon répertoire, c’est au millimètre près, et moi j’ai tendance à un peu déplacer tout ça. J’ai donc besoin d’un contrôle extérieur qui me redonne ma santé vocale.
Et puis, bien sûr, plus on est connu, plus l’attente du public est forte. Il faut être à la hauteur. On peut décevoir très, très vite les gens. Mais ça ne me terrifie plus car je sais où je vais. On fait ce métier pour plaire et on connaît tous la peur de ne plus plaire, mais cette peur-là, on peut la compenser en se donnant un but autre, comme apprendre des choses.
Même en ce qui concerne mon dernier disque, je sais que depuis, il y a plusieurs mois de travail et que je ferais les choses autrement. C’est très agréable de ne pas stagner.


Falien, Nicole.

Vers l’âge de dix-huit ans, j'ai commencé à prendre des cours avec Nicole Fallien, qui est toujours mon professeur; Elle m'a fait rapidement travailler en voix de tête, car c’est ce qui était pour moi la plus facile au niveau de l'émission. Elle n’est ni spécialisée dans ma tessiture ni dans le baroque même si elle a formé plusieurs de mes collègues.


Héros.

C’est le titre de mon avant-dernier disque qui se vend très, très bien. Je ne savait pas que Scholl avait sorti lui aussi un disque sous ce nom…Pour moi l’héroïsme c’est surtout une victoire morale contre soi-même, savoir renoncer à une facilité douteuse pour se lancer avec courage dans la défense de ce qui nous tient à cœur. Pour moi, le Rinaldo de la Jérusalem délivrée est plus héroïque lorsqu’il renonce aux plaisirs de l’île enchantée d’Armide que lorsqu’il triomphe sur les champs de bataille.


Image


Dès qu’un artiste est médiatique, il y a une image de lui qui se construit, mais ce que je n’aime pas c’est qu’on a toujours l’impression c’est que c’est artificiel et que cela ne relève que d’une stratégie de marketing.
J’essaye de contrôler mon image et je ne vois pas pourquoi je parlerais de ma vie privée ou pourquoi je devrais faire connaître publiquement mes choix politiques ou autres. Certains font d’autres choix comme Natalie Dessay qui, je crois, a envie de se faire filmer de manière brute pour un peu désacraliser son image.
Toutefois je pense qu’il y a une forme de sacralisation (qui n’est pas de l’idolâtrie, bien sûr) de l’artiste qu’il ne faut pas évacuer et qui est liée sans doute au rituel du concert classique. Finalement on s’aperçoit que ce rituel fonctionne très bien pour ce qui est de la concentration et du respect mutuel, par le recueillement et le silence.


Imitation.

Je me souviens d’avoir toujours chanté en voix de tête sur les génériques des émissions de télévision, d’avoir toujours imité les chanteurs et surtout les chanteuses.


Jeu (d’acteur)

Certains chanteurs viennent du théâtre. Mais moi je ne suis pas un acteur-né, sur scène.
Il me faut beaucoup de temps pour me sentir « dedans », c’est très laborieux au début des répétitions. C’est vrai que quand on arrive devant un metteur en scène, on se risque à faire quasi tout et n’importe quoi…
Dernièrement à Berlin, j’avais à peine arrivé à une répétition que le metteur en scène me lance: «Allonge-toi. Il va te violer. Et puis une autre nana va te violer à son tour.» Je suis souvent bloqué par ma pudeur ; j’ai donc besoin d’un metteur en scène qui sache me mettre en confiance. Mais bon, un long temps de répétition permet de trouver ses marques, de souder une équipe, et de débloquer bien des choses.
L'opéra permet d'aller plus loin dans ce travail avec le corps grâce à ce temps-là, celui qui permet la maturation d'un rôle, et parfois, de libérer certaines inhibitions.


Kafka ?

Non, pas trop, je préfère Verlaine.


Lesne (Gérard)

Le premier choc a été de travailler et de me produire dès l'âge de vingt ans avec Gérard Lesne. Son souci de la ligne vocale, son exigence du détail, a éveillé en moi une conscience différente du chant.


Malgoire (Jean-Claude)

Il m'a fait confiance très tôt, et pour des grands rôles, notamment Néron dans L'Incoronazione di Poppea de Monteverdi, aussi exigeant vocalement que théâtralement. Malgoire n'impose rien et préfère vous guider vers votre propre interprétation. De plus, il a été le premier à prendre conscience de l'évolution de ma voix, et à en tenir compte, en me confiant des parties d'alto, celle de la Messe en Si, par exemple.
Malgoire est un musicien d'une grande générosité, et c'est un grand plaisir de le retrouver pour la Mathäeus Passion.


Mélodies

J’ai vraiment envie de faire des incursions dans la mélodie française.
Je pense à Debussy et à Fauré. Si l’écriture de Duparc est trop large pour ma voix, Reynaldo Hahn convient parfaitement à mes moyens. A part certaines mélodies clairement destinées à un type de voix, la mélodie française peut se transposer comme on veut. On peut s’en approprier la tessiture.
Un chanteur n’a pas envie d’être réduit à un phénomène vocal, mais veut aussi être reconnu comme un musicien, ce qu’il est. La mélodie française et le lied sont un peu des véhicules idéaux pour cela. Ce qui est beau c’est ce travail en demi teinte, dans la suggestion alors que dans le baroque, dans l’opéra en général, on exagère beaucoup, trop souvent. Je vais sortir un disque de mélodies.



Néron

Avec le recul, je me dis que j’étais inconscient de chanter si jeune le rôle de Néron. J’ai pris conscience depuis la difficulté de ce rôle, très exigeant sur le plan vocal et sur le plan scénique.
On retrouve chez les deux Néron l’énergie, le dynamisme. Celui de Haendel, dans Agrippina, est plus jeune et plus attachant ; celui de Monteverdi est plus complexe de plus fascinant, il est au bord de la folie et peut, bien sûr, apparaître antipathique. Mais il ne faut pas verser dans une caricature sanguinaire. Je le vois plutôt comme un adolescent accablé très jeune par son destin, par le fardeau du pouvoir, un adolescent qui a du faire face à une relation très problématique avec sa mère. Il faut se souvenir du jeune roi qui voulait instaurer des lois justes, qui recherchait les conseils des philosophes, du grand rêveur, et du poète. Sans oublier le grand sensuel qui éprouve une passion brûlante pour Poppée.
Je crois qu’il faut essayer de montrer le fond d’humanité qui existe même chez les êtres les moins sympathiques de prime abord, comme Meryl Streep vient de le faire superbement dans Le Diable s’habille en Prada. Je n’aime pas les interprétations outrées, unidimensionnelles, caricaturales.


ODB-opéra & Co.


Oui, je lis les forums, comme beaucoup d’artistes, qui l’avouent ou non. On y trouve le meilleur et le pire. Il y a des comptes-rendus de spectacles assez pointus. C’est parfois aussi précieux pour prendre la température de l’ambiance de certains concerts, c’est un bon thermomètre des vibrations du public.
J’ai été très surpris du nombre de fils de discussion sur moi et je me suis dit, finalement : « Quel acharnement dans les deux sens ! ». J’ai été très surpris par la violence des réactions que je provoquais ; c’est parfois un déchaînement incroyable et des rancœurs qui s’expriment ! C’est souvent lié aussi à de trop grands fantasmes. Des gens qui fantasment trop sur la voix et sur les chanteurs, qui attendent trop de nous et qui sont donc forcément dans la frustration. J’ai même lus des gens déçus par Bartoli ! C’est un écho très différent de celui de la critique de presse qui, si elle essaye d’être objective, n’est pas trop violente et reste le plus souvent diplomatique.
J’ai été tenté de répondre sur les forums mais je pense que ce n’est pas ma place. J’ai pu mettre un visage sur deux ou trois personnes qui s’expriment sur les forums et qui viennent me voir assez régulièrement et me livrent un avis intéressant de manière non exacerbée et qui restent très discrets sur cette espèce de relation que nous avons.
Je suis bien conscient du tort que m’a causé quelqu’un qui sévissait sur votre forum en me « sacralisant » et je lui ai dit clairement car il excitait l’animosité des autres ; et que je ne voulais surtout pas être prisonnier de l’image qu’il donnait de moi.
Quand je vois des personnes agacées par ma médiatisation, je me dis que je suis peut-être plus présent que je ne le pense. Vous savez, nous les artistes, on chante, on voyage, on donne des interviews radio dont on rate presque toujours la diffusion, on ne contrôle pas le nombre de passages de nos disques, on ne se rend pas vraiment compte…J’ai des amis qui écoutent très régulièrement la radio et qui me disent qu’à une certaine période on entendait mon dernier disque tous les jours ! Moi, je n’ai pas la notion de ça.


Opéra.

La part de l’opéra dans ma carrière va s’accroître.
Cette année 2007 est marquée par ce disque d’airs d’opéras de Vivaldi, par Tolomeo à Nancy, Orphée de Gluck à Tourcoing avec JC Malgoire et une longue série de représentations du Sant’Alessio de Landi avec W. Christie, à cheval sur 2008.
Ce n’est ni une stratégie marketing, ni une volonté de casser une image mais une évolution artistique naturelle vers un plus grand équilibre entre scène et concert ; l’acquis que l’on a dans un de ces deux domaines enrichit le travail que l’on accompli dans l’autre domaine. Je ne vais pas changer parce que je fais plus d’opéra ni me dédoubler de manière schizophrène entre l’un et l’autre genre (rires).
Mais, pour autant, je n’ai pas envie d’avoir une « vie d’opéra » c'est-à-dire dix mois sur douze consacrés à l’opéra. J’ai vraiment besoin du récital, de construire mes programmes et de faire mes recherches moi-même.
Et puis une vie d’opéra oblige à rester pour chaque production 6 semaines à l’étranger ce qui est passionnant aussi parce qu’on apprend plein de choses en se consacrant pendant ces six semaines à une seule œuvre mais c’est difficile et fatiguant d’être déraciné en permanence.


Public/ Pudeur

D’une part je suis de nature pudique. D’autre part, sans doute du fait de ma formation d’instrumentiste, je privilégie avant tout l’interprétation musicale, le désir de m’effacer devant la musique. C’est ce qui compte pour moi plus que la personnalité. Mais je comprends beaucoup plus et j’assume beaucoup mieux le fait que le public est aussi là pour nous entendre en tant que « quelqu’un », surtout le public qui vient pour un chanteur, car le chant comporte quelque chose de charnel.
Les gens sont là pour la musique mais aussi pour voir une Bartoli ou une Dessay car ils aiment bien ce que la personne dégage et leur apporte. C’est une question d’aura.
Bon après, comme je dis, on peut chanter divinement et être le pire des salauds dans la vie (rires).
Moi, au début, j’étais plus sur la réserve. Le succès m’a fait peur au départ, mais maintenant je m’aperçois que j’ai quand même un peu de bouteille, puisque j’ai débuté il y a huit ans et je suis plus serein. Pour être un artiste il faut avoir un ego, sinon on reste chez soi, on ne trouve pas le courage de descendre dans « l’arène », et en même temps un regard hypercritique sur soi même.
J’aime l’idée que le public va voir quelqu’un qui est un peu comme eux mais qui fait des choses extraordinaires que eux ne se voient pas faire. C’est particulièrement vrai dans le cas de N. Dessay par exemple. Il y a à la fois identification et admiration. Il y a un être humain sur scène qui sublime le reste de la salle. Et inversement, puisque un bon public peut sublimer l’artiste.
Je suis assez interloqué par tous ces jeunes qui n’ont jamais fait de musique dans leur existence et qui sont passionnés par ça. Une telle sensibilité à quelque chose qu’ils n’ont pas travaillé me sidère et me réjouis. C’est encourageant. Il y a à la fois un préjugé assez énorme contre la musique classique et cette démarche chez des jeunes qui découvre un peu par hasard ce type de musique n’étant pas né dans un milieu mélomane et qui se prennent de passion et regrettent souvent de ne pas avoir fait de musique.


Répétitions.

Le travail d’opéra permet un grand approfondissement si l’on songe par exemple qu’un personnage comme celui de Tolomeo n’a que quatre airs et des récitatifs !
Donc on pourrait penser que six semaines c’est bien long et que cela engendre une déperdition d’énergie, mais en fait il faut tout un temps pour que la mise en scène devienne fluide et que de bonnes synergies entre partenaires se mettent en place. On va tout de même très vite dans nos vies, on voyage partout et l’opéra permet tout de même de se poser, avec d’autres chanteurs et donc aller musicalement et humainement plus loin.
L’opéra c’est un monde de carcans où l’on doit se plier à des règles et à des contingences techniques propres au genre tout en conservant quand même un peu de sa personnalité. Cette « privation » (entre guillemets) de certaines libertés, ce carcan tellement rigide, nous oblige paradoxalement à aller plus loin, à trouver d’autres solutions qui sortent de la routine, à faire des choses auxquelles on n’aurait pas pensé nous-mêmes. On se dépasse et on se surprend. A force de répétitions on se surprend à « lâcher » des choses, des inhibitions peuvent tomber. Il m’est arrivé de refuser de faire certaines choses au début des répétitions (car en général je suis assez pudique) et puis, au bout d’un mois, de les faire tout de même et de les assumer, et de les faire avec assurance et un vrai plaisir alors qu’au début j’en avais très peur. Cela ne veut pas dire que l’on change mais qu’une facette de notre personnalité s’est ouverte. Peut-être comme apprend à se connaître mieux à l’opéra.


Scholl (Andreas)

On me compare souvent à lui, ce qui prouve que pour l’instant on ne m’a pas assimilé à un contre-ténor d’opéra, mais plus à un contre-ténor chambriste comme lui qui consacre l’essentiel de sa carrière à l’oratorio et aux récitals.
Mais je trouve qu’il y a surtout des choses qui nous différencient : l’âge, le répertoire, la tessiture, la couleur de voix. J’ai une couleur de voix beaucoup plus « sopranisante » que lui. C’est pourquoi les comparaisons vocales entre nous me semblent assez étranges. Sur le plan stylistique, la comparaison est plus juste, si l’on rapproche deux artistes qui vont concocter des programmes assez orignaux, assez « musicologiques ».


Spinosi (Jean-Christophe)

Jean-Christophe Spinosi a été déterminant dans le développement de ma carrière, puisque j'ai participé à deux opéras de Vivaldi avec lui : La Verità in cimento et Orlando furioso.
Il a un enthousiasme communicatif qui vous porte et vous encourage à vous dépasser. Il a un sens de la dynamique et du pouvoir du pianissimo exceptionnel. Il a tout compris de l’intention dans le piano. Je me sens parfaitement à l’aise avec lui parce que j’ai une marge, je ne me sens jamais « au taquet » et acculé.


Télévision

Je remarque qu’il y a de plus ne plus d’artistes classiques invités dans des émissions auxquelles ils apportent une sorte de caution culturelle. Je suis assez puriste et le cross-over, ce n’est pas pour moi.
J’ai été invité à une émission de télévision, où l’on m’a demandé de chanter l’Ave Maria de Gounod. J’ai refusé de chanter cette mièvrerie. J’en ai marre d’avoir à m’excuser d’être un artiste classique ou de faire semblant de faire autre chose.
Faisons écouter Le sacre du printemps à des jeunes ! J’ai eu la chance de servir mon répertoire devant des dizaines de milliers de téléspectateurs dans des émissions comme Des mots de minuit, chez Stéphane Bern ou Michel Drucker, j’ai eu un reportage dans un journal de 13h de TF1 un samedi… Faire découvrir et aimer la musique classique est un devoir moral et civique que je ressens profondément. L’impact est vraiment énorme.

Voyages.

Mon été 2007 sera australien. Enfin, là-bas ce sera l’hiver, mais probablement un hiver très doux. Je vais y faire une tournée avec l’Australian Brandeburg Orchestra qui avait enregistré un Nisi Dominus avec A. Scholl. Nous donnerons du Vivaldi et du Haendel. Je me produis bien sûr dans les pays où l’engouement pour le baroque est fort mais aussi dans des endroits plus « exotiques » comme Montréal, Moscou ou Tel Aviv.
J’aimerais bien chanté au Japon où mes disques reçoivent un très bon accueil, mais ce ne sera pas avant trois ans. S’il y a un pays qui connaît un vrai boom musical c’est bien l’Espagne qui se couvre d’auditoriums de très haut niveau comme le Palais des Arts de Valencia. C’est magnifique. Ils font bientôt être en avance sur nous ! Et c’est vraiment un pays qui s’ouvre avec passion au baroque avec des gens comme Lopez-Banzo et son Ayre español avec lequel je vais peut-être collaborer.


Propos recueillis et transcrits par Jérôme Pesqué (printemps 2007).


Philippe Jaroussky : Sa carrière à l’opéra


11 septembre 1999, Royaumont,
26 septembre 1999, Ambronay
Sedecia Re di Gerusalemme d’Alessandro Scarlatti Vc
G. Lesne, dir.,
P. Jaroussky, V. Pochon, G. Lesne, Cornwell, Ramon-Monzo, G Lesne

28, 29 janvier 2000, Théâtre de St Quentin en Yvelines, 11, 12 février 2000, Tourcoing ; 31 mars 2000, Besançon
Il Ritorno d’Ulisse in patria de C. Monteverdi
Jean-Claude Malgoire / Jean-Claude Malgoire, Nicolas Rivenq et Jacques Lautem
Nicolas Rivenq/François Piolino (Ulisse), Sylvie Althaparro/Geneeviève Kaemerlen (Penelope), Sandrine Rondot/Laurence François (Minerva), Laurent Slaars/serge Goubioud (Telemaco), Laurence François/Stéphanie d'Oustrac (Melanto), Jacek Laszczkowski/Philippe Jaroussky (Eumete), Renaud Delaigue/Pierre Thirion-Vallet (Nettuno), Geneviève Kaemmerlen/Stéphanie d'Oustrac (Euryclea), François Piolino/Jean-François Chiama (Giove), Pierre Evreux/François Piolino (Eurimaco), Bruno Rostand/Renaud Delaigue (Antinoo, Feaci), Pierre Evreux/François Piolino (Pisandro), Chantal Perraud/Olga Pitarch (Giunone), Rachid Ben Abdeslam/Philippe Jaroussky (L’umana fragilita, Feaci), Pierre Thirion-Vallet/Bruno Rostand (Tempo), Olga Pitarch/Valérie Gabail (Fortuna), Valérie Gabail/Chantal Perraud (Amore)

3, 4 février 2000, Théâtre de Saint-Quentin en Yvelines ; 18 février 2000, Rennes ; 26 février, Brest, 4 mars, Orléans, 11 mars, Martigues, 17 mars, Clermont-Ferrand ; 21 et 22 mars, Tourcoing, 2 avril 2000, Besançon.
L’Incoronazione di Poppea de C. Monteverdi
Jean-Claude Malgoire / Jean-Claude Malgoire, Nicolas Rivenq et Jacques Lautem
Laurence François/Sandrine Rondot (Poppea), Jacek Laszczkowski/Philippe Jaroussky (Nerone), Sylvie Althaparro/Stéphanie d'Oustrac (Ottavia), Robert Expert/Rachid Ben Abdeslam (Ottone), Renaud Delaigue/Pierre Thirion-Vallet (Seneca), Olga Pitarch/Valérie Gabail (Drusilla), Serge Goubioud/Jean-François Chiama (Arnalta), Geneviève Kaemmerlen/Stéphanie d'Oustrac (Nutrice), François Piolino/Serge Goubioud (Lucano), Philippe Jaroussky/Olga Pitarch (Valletto), Valérie Gabail/Chantal Perraud (Damigella), Laurent Slaars/Jean-Fraançois Chiama (Liberto), Bruno Rostand/Pierre Thirion-Vallet (Littore), Valérie Gabail/Olga Pitarch (Fortuna), Chantal Perraud/Stéphanie d'Oustrac (Virtu)

4, 5, 6, 7, 9, 10, 11, 13, 14 octobre 2000, Madrid, Teatro Real
Celos aun del aire matan de Juan Hidalgo(livret de Pedro Calderon de la Barca)
JC Malgoire / PL Pizzi
A. Blancas / M. Martins (Pocris), G. Filianoti / A Prunell-Friend (Cefalo), D. Takova /M. Mendizabal (Diana), J. Lascaro /V. Cangemi (Aura), C. Lepore (Erostrato), J Julian Frontal (Clarin), E. Sanchez/JA Carril (Rustico), O. Pitrach / S. Cardoso (Floreta), G. Casero (Megera), P. Jaroussky (Alecto), T Gubau Bosch (Tesifone)


15 et 17 janvier 2001 Théâtre des Champs Elysées
L’Orfeo de C. Monteverdi
Les Musiciens de la Grande Ecurie et de la Chambre du Roy
Jean-Claude Malgoire / Jean-Claude Malgoire, Nicolas Rivenq, Jacky Lautem
Rachid ben Abdeslam (Fragilita humana), Pierre Thirion-Vallet / Bruno Rostand (Tempo), Olga Pitarch (Fortuna), Chantal Perraud (Amore, Giunone), Sylvie Althaparro (Penelope), Geneviève Kaemmerlen (Ericlea), Stéphanie d'Oustrac, Laurence François (Melantho), Pierre Evreux (Erimaco, Anfinome), Renaud Delaigue (Nettuno), François Piolino (Giove, Telemaco), Nicolas Rivenq (Ulisse), Sandrine Rondot (Minerva), Philippe Jaroussky (Eumeto)

19 et 20 janvier 2001, Théâtre des Champs Elysées
L’Incoronazione di Poppea de C. Monteverdi
Les Musiciens de la Grande Ecurie et de la Chambre du Roy
Jean-Claude Malgoire / Jean-Claude Malgoire, Nicolas Rivenq, Jacky Lautem
Hjördis Thebault (Fortuna), Stéphanie d'Oustrac / Chantal Perraud (Virtu), Ottone (Dominique Visse), Sandrine Rondot / Laurence François (Poppea), Nerone (Jacek Laszczkowski), Stéphanie d'Oustrac / Sylvie Althaparro (Ottavia), Olga Pitarch (Drusilla), Renaud delaigue (Seneca), Jean-François Chiama / Serge Goubioud (Arnalta), Geneviève Kaemmerlen (Nutrice), François Piolino (Lucano), Philippe Jaroussky (Valletto)

25, 26, 27, 29, 30 mai, 1er, 2, 3 juin 2001, Paris, Favart
23 et 25 novembre 2001, Tourcoing (même distribution sauf pour les artistes suivis de la mention *)
Catone in Utica de Vivaldi
Jean-Claude Malgoire / Gildas Bourdet
Simon Edwards (Catone), Jacek Laszczkowski (Cesare), Manuela Kriscak / Liliana Faraon* (Marzia), Veronica Cangemi (Emilia), Sylvie Althaparro / Diana Bertini* (Fulvio), Philippe Jaroussky (Arbace)

11 et 12 janvier 2002, Brest ;
18 et 19 janvier, Nanterre,
22 janvier, Maison Alfort,
26 janvier, Clamart,
1 et 2 février, Pontoise,
8 février, Massy,
14 février, Sartrouville
17 février, Villeparisis
24 février, Saint-Brieuc
26 et 27 février, Rennes
2 et 3 mars, Tours
5 mars, Quimper
8 mars, Reims ;
18 mars, Paris, Salle Gaveau, vc
22 mars, Villejuif
26 mars, Vichy
13 et 14 avril, Nantes
21 avril, Bologne
La Verita in cimento de Vivaldi
Jean-Christophe Spinosi / Christian Gangneron
Hervé Lamy (Mamoud), Sylvia Marini-Vadimovan(Damira), Philippe Jaroussky (Selim), Marie Kobayaschi (Rustena), Noriko Urata (Roxane), Robert Expert (Melindo)


28, 29 novembre 2002, Marseille, Théâtre Gyptis
L’Incoronazione di Poppea de C. Monteverdi
Jean Marc Aymes / Andonis Vouyoucas
Philippe Jaroussky (Néron), Sandrine Rondot (Poppée), Elise Deuve (Octavie), Fabian Sschofrin (Othon), Laurent Grauer (Sénèque), Jean-François Chiama (Arnalta), Isabelle Bonnadier (Drusilla), Jérôme Cottenceau, Gilles Schneider (Lucain, Liberto, Soldats)

1 mars 2003, Brest
6 et 8 mars 2003, Saint-Quentin en Yvelines
12 mars, Orléans
16 mars, Clermont-Ferrand
21, 23, 25 mars 2003, Tourcoing
5, 6, 8 avril, TCE, vc
Agrippina de GF Haendel
Jean-Claude Malgoire / Frédéric Fisbach
Véronique Gens/Salomé Haller (Agrippina), Philippe Jaroussky (Nerone), Donata d'Annunzio-Lombardi (Poppea), Ingrid Perruche, Nigel Smith (Claudio), Thierry Grégoire (Ottone), Bernard Delétré (Pallante)


4 octobre 2003, Festival d'Ambronay, vc
7 octobre 2003, TCE, vc
Orlando furioso de Vivaldi
Ensemble Matheus / Jean-Christophe Spinosi
Marie-Nicole Lemieux (Orlando), Veronica Cangemi (Angelica), Jennifer Larmore (Alcina), Maria Pizzolato (Bradamante), Philippe Jaroussky (Ruggiero), Lorenzo Regazzo (Astolfo), Guillemette Laurens (Medoro)


20 avril 2004, Las Palmas- Auditorium Alfredo Kraus
21 avril 2004, Valencia - Palau de la Música
Bajazet de Vivaldi
Europa Galante /Fabio Biondi
Jordi Doménech, Elisabetta Scano (Idaspe), Manuela Custer(Irene), Philippe Jaroussky, (Andronico), Sonia Prina, (Asteria), Christian Senn (Bajazet)


12 octobre 2004, Orléans
15, 17, 19 octobre 2004, Tourcoing
L’Orfeo de Monteverdi
Jean-Claude Malgoire / Jean Claude Malgoire
Kobie van Rensburg (Orfeo), Cyrille Gerstenhaber, Delphine Gillot, Estelle Kaïque (Messagiera), Marie Planinsek, Lorraine Prigent, Hjordis Thébault, Alain Bertschy , Vincent Bouchot, Renaud Delaigue (Caronte), Bernard Deletré, Thierry Grégoire, Philippe Jaroussky (Speranza)

6 novembre 2004, Toulouse, Halle aux Grains, vc
9 novembre 2004, Bruxelles, vc
Orlando furioso de Vivaldi
Ensemble Matheus - Choeur Les Éléments / Jean-Christophe Spinosi
Veronica Cangemi (Angelica), Jennifer Larmore (Alcina), Marie-Nicole Lemieux (Orlando), Lorenzo Regazzo (Astolfo), Philipe Jaroussky (Ruggiero), Ann Hallenberg (Bradamante), Blandine Staskiewicz (Medoro)

9 octobre 2004, Ambronay,
La fida ninfa
Ensemble Matheus / Jean-Christophe Spinosi
Alexandrina Pendatchanska (Morasto), José Montero (Narete), Ann Hallenberg (Licori), Marie-Nicole Lemieux (Elpina, Giunone), Philippe Jaroussky (Osmino), Lorenzo Regazzo (Eolo, Oralto)

18 octobre 2004, TCE
La fida ninfa de Vivaldi
Ensemble Matheus / Jean-Christophe Spinosi
Veronica Cangemi (Morasto), Jeremy Ovenden (Narete), Anna Maria Panzarella (Licori), Marie-Nicole Lemieux (Elpina, Giunone), Philippe Jaroussky (Osmino), Lorenzo Regazzo (Eolo, Oralto)

18, 20, 22, 24, 26, 28 février 2005, Berlin, Staatsoper Unter den Linden
Il Ritorno d’Ulisse in patria de C Monteverdi
René Jacobs / Immo Karaman
Philippe Jaroussky (Humana fragilita), Adriane Queiroz (Amore), Maria Cristina Kiehr (Fortuna), Sergio Foresti (Tempo), Kurt Streit / Kresimir Spicer (Ulisse), Patricia Bardon (Penelope), Philippe Jaroussky (Telemaco), Kristina Hammarström (Minerva), Alfredo Daza/Werner Güra (Giove), Alessandro Svab (Nettuno), Adriane Queiroz (Giunone), Maria Cristina Kiehr (Melanto), Pavol Breslik (Eurimaco), Werner Güra (Eumete), Marie-Nicole Lemieux (Ericlea)

4, 6, 8 mars 2005, Saint-Etienne
13, 15 mars 2005, Tourcoing
18 mars 2005, Valenciennes
Agrippina de Haendel
Jean-Claude Malgoire / Frédéric Fisbach
Lynne Dawson (Agrippina), Philippe Jaroussky (Nerone), Ingrid Perruche (Poppea), Nigel Smith (Claudio), Thierry Grégoire (Ottone), Bernard Delétré (Pallante), Dominique Visse (Narciso), Alain Buet (Lesbo)

6, 8, 10, 13 mai 2005, Gand
20, 22, 24, 27, 29, 31 mai 2005, Anvers
Rinaldo de Haendel
Andreas Spering / Nigel Lowery et Amir Hosseinpour
Christine Rice, Anna Radziejewska (Rinaldo), Olga Pasichnyk (Almirena), Nicola Marchesini (Goffredo), Philippe Jaroussky (Eustazio), Inga Kalna (Armida), Robert Gierlach (Argante), Steve Dugardin (Mago Cristiano)


19 septembre 2005, Brest
21 septembre 2005, TCE
1er octobre 2005, Ambronay
25 octobre 2005, Valladolid
La Griselda de Vivaldi, vc
Ensemble Matheus / Jean-Christophe Spinosi
Sonia Prina / Maria Riccarda Wesseling (Ambronay et Valladolid) (Griselda), Veronica Cangemi (Costanza), Philippe Jaroussky (Roberto), Blandine Staskiewicz (Ottone), Iestyn Davies (Corrado), Stefano Ferrari (Gualtiero)

15 octobre 2005, Paris, TCE
Rinaldo de GF Haendel, vc
La Grande Écurie et la Chambre du Roy / Jean-Claude Malgoire
Philippe Jaroussky (Rinaldo), Ingrid Perruche (Almirena), Delphine Gillot (Armida), Dominique Visse (Goffredo), Thierry Grégoire (Eustazio), Nigel Smith (Argante)

7, 8 janvier 2006 Atelier Lyrique de Tourcoing
11 janvier 2006, Théâtre des Champs Elysées
Proserpine
version de concert
La Grande Écurie et la Chambre du Roy / Jean-Claude Malgoire
Kobie van Rensburg (Orfeo), Cyrille Gerstenhaber ( Euridice, une Nymphe), Hjördis Thébault (La Musique), Estelle Kaïque (La Messagère, une Nymphe), Philippe Jaroussky (L’Espérance), Renaud Delaigue (Caron, un Esprit infernal), Delphine Gillot (Proserpine), Bernard Deletré (Pluton, un Pâtre)

27, 30 juin 2006, Paris, Châtelet,
Didon et Enée, vc
Les Musiciens du Louvre - dir. Marc Minkowski
Jessye Norman (Didon), Erin Wall (Belinda), Gillian Webster (Deuxième Dame), Felicity Palmer (Magicienne), Emmanuelle Goizé (Première Socière), Salomé Haller (Seconde Sorcière), Philippe Jaroussky (un Esprit), Russell Braun (Enée)

22 juillet 2006, Les Taillades,
Rinaldo, vc
Jean-Claude Malgoire
Philippe Jaroussky,
Ingrid Perruche
Armida Delphine Gillot
Goffredo Dominique Visse
Argante Nigel Smith
Eustazio Thierry Grégoire

2, 4, 4, 6, 8, 10 mars 2007, Opéra de Nancy,
Giulio Cesare de GF Haendel
Kenneth Montgomery / Yannis Kokkos
Marie-Nicole Lemieux (Jules César), Ingrid Perruche (Cléopâtre), Elodie Méchain (Cornélie), Stéphanie d' Oustrac (Sextus), Philippe Jaroussky (Ptolémée), Riccardo Novaro (Achille), Ryland Angel (Nireno), Xavier Szymczak (Curio)


2, 4, 6, 7 mai 2007, Tourcoing,
Orfeo ed Euridice de Gluck (version de 1762)
Malgoire / Montilo,
P. Jaroussky, I. Perruche, O. Pitarch

12 août 2007, Edimbourg,
Orlando Furioso de Vivaldi, vc
JC Spinosi
Veronica Cangemi (Angelica), Jennifer Larmore (Alcina), Marie-Nicole Lemieux (Orlando), Christian Senn (Astolfo), Philipe Jaroussky (Ruggiero), Barbara di Castri (Bradamante), Daniela Pini (Medoro)

16, 18, 20 octobre 2007, Caen
24 octobre 2007, Barbican, vc
28 et 29 octobre, New-York
21, 23, 24 novembre 2007, Paris, TCE
13, 15, 16 janvier 2008, Grand-Théâtre de Genève
23, 25, 27, 29, 30 janvier 2008, Nancy
14 et 16 février 2008, Grand-Théâtre du Luxembourg
Il Sant'Alessio de Landi
William Christie / B. Lazar
Terry Wey Roma ; Alain Buet Eufemiano ; Philippe Jaroussky Sant'Alessio ; Max Emanuel Cencic Sposa ; Xavier Sabata Madre ; Damien Guillon Curito ; Jose Lemos Martio ; Luigi de Donato Demonio ; Jean-Paul Bonnevalle Nutrice ; Pascal Bertin Nunito

7 juin 2008, Poissy
Il Palazzo incantato de Luigi Rossi, vc
Christina Pluhar
L'Arpeggiata, Choeur de L'Arpeggiata et Maîtrise des enfants de Versailles
Nuria Rial, Deborah York, Dorothee Mields, Mayuko Karasawa, John-Marc Ainsley, Philippe Jarrousky, Joao Fernandes, Christophe Dumeaux, Amel Brahim Djelloud

25 janvier 2009, Vienne
27 janvier 2009, Paris, TCE
Ercole sul Termodonte d'Antonio Vivaldi, vc
Europa Galante
Fabio Biondi, dir.
Choeur d'adultes de Notre Dame de Paris
Carlo Vincenzo Allemano (Ercole), Vivica Genaux (Antiope), Roberta Invernizzi (Ippolita), Philippe Jaroussky (Alceste), Romina Basso (Teseo), Filippo Adami (Telamone), Emanuela Galli (Orizia), Stefanie Iranyi (Martesia)

3 mars 2009, Caen
6 mars 2009, Vichy
8 mars 2009, Lausanne
17 octobre 2009, TCE
Faramondo de GF Haendel, vc
I Barocchisti
Diego Fasolis, dir
Max Emanuel Cencic(Faramondo), Philippe Jaroussky (Adolfo)

9, 12, 14 février 2010, Paris, Pleyel
Giulio Cesare de GF Haendel, vc
Les Arts Florissants
William Christie, dir
Cecilia Bartoli, Andreas Scholl, Nathalie Stutzmann, Philippe Jaroussky (Sesto), Christophe Dumaux Rachid Ben Abdeslam, Umberto Chiummo, Andreas Wolf

16, 18, 19, 21, 22, 24, 25, 27, 28 mai 2010, Madrid, Teatro Real
30 mai 2010, Paris, Pleyel, vc
L’Incoronazione di Poppea de C. Monteverdi
Les Arts Florissants
William Christie / Pier Luigi Pizzi
Danielle de Niese, Philippe Jaroussky (Nerone), Anna Bonitatibus, Max Emanuel Cencic, Ana Quintans José Lemos, Robert Burt, Terry Wey, Damian Whiteley


12, 14, 16, 18, 20, 22 mar 2011, Paris, TCE
26 mars 2011, Londres, Barbican, vc
30 mars; 01 avril 2011, Nice
Orlando Furioso
Jean-Christophe Spinosi / Pierre Audi
Marie-Nicole Lemieux, Jennifer Larmore, Veronica Cangemi, Philippe Jaroussky (Ruggiero), Christian Senn, Christianne Stotijn, Romina Basso

12, 14, 15, 17, 19 juin 2011, Boston, Cutler Majestic Theatre
Niobe de Steffani
Paul O'Dette, Stephen Stubbs // Gilbert Blin
Amanda Forsythe, Philippe Jaroussky (Anfione), Yulia Van Doren, Charles Robert Stephens, Kevin D Skelton, Matthew White, Jesse Blumberg, Colin Balzer, José Lemos

6 et 8 avril 2012, Metz, Opéra-Théâtre
Caravaggio de Suzanne Giraud, création mondiale, vc
F-X Roth, dir
Philippe Jaroussky (Michelange Merisi dit le Caravage), Maria Riccarda Wesseling (Anna, Fillide), Anders J. Dahlin (Cecco, Onorio Longhi, Le page), Alain Buet (Le cardinal, L’intendant, Le grand maître de l’Ordre de Malte, Le Capitaine, Ferdinando Gonzaga), Luc Bertin-Hugault (Le vieillard, Orazio Gentileschi, Un marin, L’émissaire du Vatican), Julien Belle (Ranuccio Tomassoni)

25 et 27 mai, 23, 25, 27, 29, 31 août 2012, Salzbourg
Giulio Cesare
Giovanni Antonini / Caurier, Moshe Leiser
Andreas Scholl (Giulio Cesare), Cecilia Bartoli (Cleopatra), Anne Sofie von Otter (Cornelia), Philippe Jaroussky (Sesto), Christophe Dumaux (Tolomeo), Jochen Kowalski (Nireno), Ruben Drole (Achilla), Péter Kálmán (Curio)

2, 4, 6, 8, 10 novembre 2012, Nancy
20 novembre 2012, Vienne - Theater an der Wien, vc
23 et 25 novembre 2012, Opéra de Lausanne, vc
11 et 13 décembre 2012, TCE, vc
19 et 27 décembre 2012, Cologne
Artaserse de Vinci
Diego Fasolis / Silviu Purcarete
Philippe Jaroussky (Artaserse), Max Emanuel Cencic (Mandane), Juan Sancho (versions scéniques) / Daniel Behle (versions de concert) (Artabano), Franco Fagioli (Arsace), Valer Barna-Sabadus (Semira), Yuriy Mynenko (Megabise)


Chronologie établie par Jérôme Pesqué.
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Re: Dossier Philippe Jaroussky

Message par jacques3654 » 01 nov. 2014, 14:04

La production de Caravaggio était donnee à l'Opéra-Théâtre de Metz et non dans la salle de l'Arsenal.

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Re: Dossier Philippe Jaroussky

Message par JdeB » 02 nov. 2014, 10:10

jacques3654 a écrit :La production de Caravaggio était donnee à l'Opéra-Théâtre de Metz et non dans la salle de l'Arsenal.
Merci de cette précision; je corrige !
"Si tu travailles avec un marteau-piqueur pendant un tremblement de terre, désynchronise-toi, sinon tu travailles pour rien." J-C Van Damme.
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Re: Dossier Philippe Jaroussky

Message par aurele » 21 nov. 2015, 22:35

Je poste ici avant de créer sans doute un topic dans la rubrique discographique sur l'enregistrement en question.
Avez vous entendu l'enregistrement de Partenope dirigé par Riccardo Minasi paru récemment chez Erato dans lequel il interprète le rôle d'Arsace ?
J'ai réussi à le supporter durant l'écoute du disque alors que j'avais beaucoup de réserves quand j'ai su qu'il allait enregistrer ce rôle dont il avait déjà interprété certains airs lors de concerts. Je n'ai pas détesté son Arsace même si j'aurais préféré un autre contre-ténor.

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Re: Dossier Philippe Jaroussky

Message par MassimoPuppieno » 24 nov. 2015, 13:01

Écouté.
Trouvé sublime.
Époustouflant.
:music:

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Re: Dossier Philippe Jaroussky

Message par MassimoPuppieno » 26 nov. 2015, 11:16

Ré-écouté avec plus d'attention.
JE TROUVE PhJ de (très) loin le meilleur.
:clapping:

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Re: Dossier Philippe Jaroussky

Message par aurele » 26 nov. 2015, 11:33

Je ne suis pas du tout d'accord. Karina Gauvin et Teresa Iervolino sont les deux meilleurs éléments de cette distribution. Jaroussky minaude beaucoup même si cela m'a moins dérangé que d'habitude car cela va assez bien avec le personnage d'Arsace.

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Re: Dossier Philippe Jaroussky

Message par MassimoPuppieno » 26 nov. 2015, 12:51

D'accord. Cent têtes, cent chapeaux. Pour éviter une avalanche d'insultes, j'arrête mes commentaires.
:bye1:

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Re: Dossier Philippe Jaroussky

Message par aurele » 26 nov. 2015, 14:18

Vous avez le droit d'avoir votre opinion, comme j'ai le droit d'avoir la mienne.

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Re: Dossier Philippe Jaroussky

Message par HELENE ADAM » 13 janv. 2016, 08:58

Philippe Jarrousky vient de perdre son père ce qui le contraint à annuler ce fameux rôle d'Arsace dans Partenope qu'il devait incarner ce soir 13 janvier au Théâtre des champs Elysées.
Il rend hommage à son père en publiant cette belle photo sur son site FB.
Toutes nos pensées vont au contre-ténor dans cette douloureuse épreuve et nous penserons à lui ce soir.



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Lui : Que sous mes pieds se déchire la terre ! que sur mon front éclate le tonnerre, je t'aime, Élisabeth ! Le monde est oublié !
Elle : Eh bien ! donc, frappez votre père ! venez, de son meurtre souillé, traîner à l'autel votre mère

Mon blog :
https://passionoperaheleneadam.blogspot.fr

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