Giordano-Andrea Chénier-Steinberg/McVicar-Barcelone-03/2018

Représentations
Wim
Mezzo Soprano
Mezzo Soprano
Messages : 132
Enregistré le : 10 déc. 2017, 12:56

Re: Giordano-Andrea Chénier-Steinberg/McVicar-Barcelone-03/2018

Message par Wim » 11 mars 2018, 21:21

Poliuto a écrit :
11 mars 2018, 07:58
Dix extraits vidéo de la soirée où vous savez.
Euh, malheureusement non...

Avatar du membre
philopera
Ténor
Ténor
Messages : 879
Enregistré le : 12 mars 2005, 00:00
Localisation : Paris
Contact :

Re: Giordano-Andrea Chénier-Steinberg/McVicar-Barcelone-03/2018

Message par philopera » 11 mars 2018, 22:58

Wim a écrit :
11 mars 2018, 21:21
Poliuto a écrit :
11 mars 2018, 07:58
Dix extraits vidéo de la soirée où vous savez.
Euh, malheureusement non...
Si ; taper en mot clé "radvanovsky chenier"

Avatar du membre
Bernard C
Basse
Basse
Messages : 8992
Enregistré le : 04 mai 2011, 23:00

Re: Giordano-Andrea Chénier-Steinberg/McVicar-Barcelone-03/2018

Message par Bernard C » 12 mars 2018, 19:35

Pas d'annulation annoncée ce soir dans le théâtre, c'est déjà ça.

B.
"L'amour infini, sans autre aliment qu'un objet à peine entrevu dont mon âme était remplie , je le trouvais exprimé par ce long ruban d'eau qui ruisselle au soleil entre deux rives vertes, par ces lignes de peupliers qui parent de leurs dentelles mobiles ce val d'amour..." Le Lys

Avatar du membre
Bernard C
Basse
Basse
Messages : 8992
Enregistré le : 04 mai 2011, 23:00

Re: Giordano-Andrea Chénier-Steinberg/McVicar-Barcelone-03/2018

Message par Bernard C » 12 mars 2018, 21:23

Représentation du 12 mars 2018

Première partie , entracte (actes 1 et 2)

impressions à chaud
Ce n'est pas l'interprètation du siècle .
Une direction poussive, sans saveur, sans intelligence de la pulsation "romantique" de l'oeuvre.
Une direction de laborieux, ça tue beaucoup de choses de cette musique, plus encore dans cette mise en scène litterale.

Bonne distribution.
J'y reviendrai à la fin.

JK en meilleure forme qu'au TCE indiscutablement , mais une voix de plus en plus sombre , bien peu différenciée parfois du Roucher de Radó..
JK se livre peu , des hésitations dans les attaques et qui se confirment dans un accident dans l'attaque piano du " Ora suave" pris affreusement presqu' un ton trop bas ... ce qui le conduit à l'écourter heureusement subitement..

Pour le reste c'est assez beau.

Sondra Radvanovsky explose le plateau, même si au premier acte sa Maddalena est peu convaincante en jeune fille espiègle.
Dans le duo d'amour c'est pur enchantement et il faut dire elle sort enfin la soirée de son morne ennui

Magnifique chant de Álvarez même s'il manque d'engagement émotionnel.

Je suis loin très loin de l'ébullition vecue au Colón il y a trois mois.

À suivre, la deuxième partie peut peut être renverser la situation.

Bernard
Liceu120318.jpg
Liceu120318.jpg (25.03 Kio) Vu 1249 fois
"L'amour infini, sans autre aliment qu'un objet à peine entrevu dont mon âme était remplie , je le trouvais exprimé par ce long ruban d'eau qui ruisselle au soleil entre deux rives vertes, par ces lignes de peupliers qui parent de leurs dentelles mobiles ce val d'amour..." Le Lys

Avatar du membre
Bernard C
Basse
Basse
Messages : 8992
Enregistré le : 04 mai 2011, 23:00

Re: Giordano-Andrea Chénier-Steinberg/McVicar-Barcelone-03/2018

Message par Bernard C » 12 mars 2018, 23:57

Troisième et quatrième actes

Bon il est normal que l'opera se terminant mal, ça finisse mieux que ça a commencé.

La tension ne viendra toujours pas de l'orchestre dont le chef n'a pas compris ce qu'est dans cette musique les allers-retours entre la violence dans l'intime et la violence de la rue révolutionnaire et notamment dans le traitement rythmique, que Giordano , rendons lui grâce , a su tout de même remarquablement mettre en scène musicale.
Les foules révolutionnaires ça scande , ça pousse , les drames passionnels ça emporte ... c'est pas la même énergie.
Ici tout est traité sur le même plan , c'est plat , rataplat.

Passons.
Àlvarez dans son grand air du III "Un di m'era di gioa.." s'avance à l'ancienne à l'avant scène et face au public nous livre un chant déchirant et déchiré ; le grand baryton verdien met toutes ses tripes avec ce timbre superbe, ces aigus parfaitement placés et une projection enveloppante.
Le théâtre s'enflamme.

Mais l'événement de la soirée , nous saisira avec une. Radva inouïe dans " La mamma morta" , le timbre clair comme Crystal River et les graves profonds , la ligne de chant déployant à l'infini la mélodie dans un souffle inépuisé , les aigus portés avec une enivrante montée en volume jusqu'à la puissance qui abasourdit l'espace ...alors le théâtre en son entier est mort puis il hurle, il interrompt le spectacle par une ovation comme j'en ai rarement ou peut être jamais vécue * , des minutes interminables d'embrasement déraisonnable , jusqu'à l'épuisement.

Après ça le spectacle a basculé.

Jonas Kaufmann a eu bien du mal avec ses aigus , tous accrochant.
Pour autant , pour moi , malgré un accueil relativement réservé il a délivré un sublime "Come un bel di di maggio". Renonçant à des piani de tête inappropriés sa mélodie s'est dans la douceur mélancolique développée de façon unique, divine.
Qu'importe que l' aigu quelque peu incertain l'ait privé d'un triomphe qu'il aurait pourtant ici , ici exactement, mérité.


Le finale confirme tout ça.
Radva subjugue tout, qu'il s'agisse des pianissimi aériens ou des suraigus surpuissants "Amor ! Amor !..... .

Très bons rôles secondaires sauf il faut bien le dire Madelon.
Tout l'amour nostalgique que je peux avoir pour A.T.S. ne justifie pas que le personnage perde toute trame et d'ailleurs ne soit pas en mesure de créer l'émotion inhérente à ce paradigme mélodramatique.
Là , rien.
J'ai beaucoup apprécié le baryton de Ferando Radó et l'agréable mezzo de Yula Mennibaeva.

Ballets inintéressants , chœurs sans nuances.
Orchestre propre.

Bernard

*je ne fais pas référence aux acclamations prolongees et insistantes du public qui veut obtenir un bis d'un ténor... là c'est la "mamma morta" ... c'est pas la même affaire.
"L'amour infini, sans autre aliment qu'un objet à peine entrevu dont mon âme était remplie , je le trouvais exprimé par ce long ruban d'eau qui ruisselle au soleil entre deux rives vertes, par ces lignes de peupliers qui parent de leurs dentelles mobiles ce val d'amour..." Le Lys

Avatar du membre
philopera
Ténor
Ténor
Messages : 879
Enregistré le : 12 mars 2005, 00:00
Localisation : Paris
Contact :

Re: Giordano-Andrea Chénier-Steinberg/McVicar-Barcelone-03/2018

Message par philopera » 13 mars 2018, 08:12

Merci pour ce CR ; je suis heureux de lire dès le matin que Sondra Radvanovsky a triomphé hier soir ...c'est la plus grande :trampoline:
Quelle frustration d'avoir seulement vu Westbroek ou Harteros au coté de Kaufmann ...regrets éternels :ablow:
Je suis en effet à peu près persuadé ( malgré ses dires ...) que JK n'osera plus dans son état vocal actuel se confronter au tsunami Radvanovsky :eyes:
Et merci pour le clin d'oeil à Anna Tomowa Sintow qui trône toujours dans mon panthéon des "soprano lirico-spinto"

paco
Basse
Basse
Messages : 7898
Enregistré le : 23 mars 2006, 00:00

Re: Giordano-Andrea Chénier-Steinberg/McVicar-Barcelone-03/2018

Message par paco » 13 mars 2018, 09:30

Il y a des images sur la toile de Radva en larme aux saluts (le soir de la Première) et l'extrait Voldemort de son air du III inclut également l'hystérie qui a gagné la salle à ce moment là.

Concernant le "bel di' di maggio" de JK, lors de sa prise de rôle à Londres c'était aussi son meilleur moment (et en ce qui me concerne la meilleure interprétation de cet air que j'aie entendue live, Domingo et Carreras compris - je dis bien "de cet air", pas forcément du reste).

Avatar du membre
PlacidoCarrerotti
Hall of Fame
Hall of Fame
Messages : 12441
Enregistré le : 04 mars 2003, 00:00
Contact :

Re: Giordano-Andrea Chénier-Steinberg/McVicar-Barcelone-03/2018

Message par PlacidoCarrerotti » 13 mars 2018, 10:07

Bernard C a écrit :
12 mars 2018, 23:57

Bon il est normal que l'opera se terminant mal, ça finisse mieux que ça a commencé.

Celle-là, je vais la resservir ! :lol: :lol: :lol:
« L’essentiel est d’être bien avec soi-même et de regarder le public comme des chiens qui tantôt nous mordent et tantôt nous lèchent » Voltaire, lettre au duc de Richelieu.

Avatar du membre
HELENE ADAM
Hall of Fame
Hall of Fame
Messages : 10297
Enregistré le : 26 sept. 2014, 18:27
Localisation : Paris
Contact :

Re: Giordano-Andrea Chénier-Steinberg/McVicar-Barcelone-03/2018

Message par HELENE ADAM » 14 mars 2018, 08:30

Bonheur absolu aux saluts, couple magnifiquement assorti, qu'on reverra ensemble ( :Jumpy: )

Image


Image

Joie....
Image
Lui : Que sous mes pieds se déchire la terre ! que sur mon front éclate le tonnerre, je t'aime, Élisabeth ! Le monde est oublié !
Elle : Eh bien ! donc, frappez votre père ! venez, de son meurtre souillé, traîner à l'autel votre mère

Mon blog :
https://passionoperaheleneadam.blogspot.fr

Avatar du membre
Bernard C
Basse
Basse
Messages : 8992
Enregistré le : 04 mai 2011, 23:00

Re: Giordano-Andrea Chénier-Steinberg/McVicar-Barcelone-03/2018

Message par Bernard C » 14 mars 2018, 09:06

Ça ce ne sont pas du tout des photos de la représentation du 12 mars.....

Là ils posent pour les photographes.
J'ai un lot de photos perso des saluts ( aux pixels trop prononcés comme d'habitude pour être réduites et diffusées ici....JK tire une tronche beaucoup moins jubilatoire.)

Bernard
"L'amour infini, sans autre aliment qu'un objet à peine entrevu dont mon âme était remplie , je le trouvais exprimé par ce long ruban d'eau qui ruisselle au soleil entre deux rives vertes, par ces lignes de peupliers qui parent de leurs dentelles mobiles ce val d'amour..." Le Lys

Répondre

Qui est en ligne

Utilisateurs parcourant ce forum : Aucun utilisateur enregistré et 4 invités