Rossini - Le Comte Ory - Langrée/Podalydès - OC - 12/2017

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JdeB
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Rossini - Le Comte Ory - Langrée/Podalydès - OC - 12/2017

Message par JdeB » 17 déc. 2017, 08:56

Chef d'orchestre Louis Langrée
Metteur en scène Denis Podalydès
Décors Eric Ruf
Costumes Christian Lacroix
Lumières Stéphanie Daniel
~
Le Comte Ory Philippe Talbot
La Comtesse Julie Fuchs
Isolier Gaëlle Arquez
Raimbaud Jean-Sébastien Bou
Le Gouverneur Patrick Bolleire
Dame Ragonde Eve-Maud Hubeaux
Alice Jodie Devos

Choeurs Les Eléments
Orchestre des Champs-Elysées

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Paris, Opéra-Comique, le 19 décembre 2017


Le Comte Ory (1828) doit beaucoup aux Festivals britanniques, Edimbourg et Glyndebourne qui ont permis son exhumation avec une production de Carl Ebert créée en Écosse en 1954 et reprise dans le Sussex en 1957 et 1958 avant d'être présentée à Paris, au Théâtre des Nations (l'actuel Théâtre de la Ville), cette même année 1958.

L'ouvrage entra au répertoire de l'Opéra-Comique dix ans plus tard dans une production de Michel Crochot avec Michel Sénéchal, Eliane Manchet, Jane Berbié et Xavier Depraz (qui chanta aussi le Gouverneur à Glyndebourne). Mais c'est en 1976, sous la baguette de Michel Plasson et dans une nouvelle production de Robert Dhéry que la salle croula de rire, avec de nouveau l'impayable Michel Sénéchal et Renée Auphan en Isolier tandis que Françoise Garner alternait avec Eliane Manchet en Comtesse, la scène du lit atteignant des sommets de drôlerie. Depuis, la salle Favart a accueilli deux autres productions, celles de John Cox et celle de Jérôme Savary (voir l'annexe chronologique) avant de mettre au théâtre celle qui voit le jour ce soir signée par le trio Podalydès / Ruf/ Lacroix qui a assisté à cette première dans la salle, en fond d'orchestre.

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Cette dernière n'a que le tort de venir après celle de Laurent Pelly, beaucoup plus inventive et jubilatoire, et de montrer un décor du premier acte peu inspiré. Mais elle est fluide et fidèle, à l'écoute de la musique, et portée par une direction d'acteur d'une rare efficacité tandis que la scénographie élégante et marmoréenne du second acte, avec sa dentelle de pierre surmontant le lit qui ressemble à un gisant du Monastère royal de Brou, charme par des éclairages très réussis et évocateurs. Le tout est transposé à l'époque des premières conquêtes coloniales de la France, avatars des croisades du livret.

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Julie Fuchs, un peu Lana Turner, un peu Edwige Feuillère piquées par une vis comica inattendue, brûle les planches en Comtesse Adèle schizophrénique, Bovary aristo et prude gente dame travaillée de désirs coquins. Elle vocalise à ravir, d'une voix fruitée et agile, virtuosité jamais gratuite mais mise ici en situation comique, et déploie des trésors de glamour.
Philippe Talbot n'est ni Florez ni Blake mais un vrai ténor buffa au visage très expressif, très souple de voix comme de mouvements, généreux en suraigus et désopilant en Sœur Colette. Il porte un gant noir et un autre rouge vif après une ouverture mise en images sur le thème des armes avant que le rideau ne dévoile une sacristie encombrée d'une vieille chaire et d'un confessionnal remisé, bref le sabre et le goupillon sur fond de Stendhal parodique, avec un nez postiche.
Gaëlle Arquez est le meilleur Isolier possible, timbre somptueux et présence magnétique.
Jean-Sebastien Bou confirme ses hautes qualités de spectacle en spectacle et campe un Raimbaud de grand relief tandis que le Gouverneur de Patrick Bolleire brille par la qualité de sa projection, par son autorité et la profondeur de son registre grave. Eve-Maud Hubeaux, annoncée souffrante, n'en incarne pas moins la plus convaincante des Dame Ragonde tandis que l'excellente Jodie Devos est un vrai luxe pour le rôle fort épisodique d'Alice.

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Félicitons le chœur des Éléments toujours aussi enthousiasmant mais un peu moins l'Orchestre des Champs-Elysées qui, loin de son répertorie de prédilection, manque de délié, de finesse et de légèreté (et que de faussetés dans la première partie !) mais s'améliore sensiblement après l'entracte sous la baguette toujours probe et alerte de Louis Langrée qui dirige ce soir la nouvelle édition critique du musicologue Damien Colas, popularisée par la production zurichoise avec Javier Camarena et Cecilia Bartoli, spectacle fort réjouissant édité en DVD.

Bref, le soleil de Rossini nous y réchauffe même l'hiver.

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Le Comte Ory en France (1988-2014)


Janvier 1988, Nice,
Le Comte Ory
D. Renzetti / J. Cox
R. Blake, J. Drivala, J. Larmore, D. Duesing, G. Reinhart (l'Avant-Scène Opéra donne une autre distribution...)

1988, Lyon
Le Comte Ory
JE Gardiner / J. Savary
John Aler / P. Power, M. Devia / M. Lagrange, E. James / D. Montague, N. Rivenq, G. Cachemaille, G. Reinhardt

juillet 1995, Aix-en-Provence
Le Comte Ory
E. Pido / M. Maréchal
S. Jo, W. Matteuzzi, MA Todorovitch, JL Chaignaud, N. de Carolis

20, 22, 24, 26, 28, 30 janvier, 1 et 3 février 1997, Opéra-comique
Le Comte Ory
Rico Saccani / Eric Vigié d’après John Cox
Rockwell Blake / Scott Emerson, Annick Massis, Marie Ange Todorovitch, Philippe Georges, Karine Ohanyan, Paul Gay

mars 1999, Montpellier, Opéra Berlioz
Le Comte Ory
A. Zedda / J. Savary
Gregory Kunde, Annick Massis, Vincent le Texier, Patricia Fernandez, Marc Barrard, Isabel Garcisanz

mars 2001, Toulouse
Le Comte Ory
Marco Armiliato / Jérôme Savary
Rockwell Blake; Annick Massis; Ludovic Tézier, Denis Sedov

27 février, 1er, 3, 5, 7 mars 2003, Opéra-Comique
Le Comte Ory
Antonino Fogliani / Jérôme Savary
Marc Laho, Marc Barrard, Nicolas Cavallier,Annick Massis, Isabelle Cals

mars 2012, Marseille
Le Comte Ory
Roberto Rizzi Brignoli / Frédéric Bélier-Garcia
Marc Laho, Annick Massis, Stéphanie d’Oustrac, Jean-François Lapointe, Marie-Ange Todorovitch, Nicolas Courjal

Février 2014, Lyon
Le Comte Ory
Stefano Montanari / Laurent Pelly
Dmitry Korchak, Désirée Rancatore, Antoinette Dennefeld, Doris Lamprecht, Philippe Sly, Patrick Bolleire

Jérôme Pesqué

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"Si tu travailles avec un marteau-piqueur pendant un tremblement de terre, désynchronise-toi, sinon tu travailles pour rien." J-C Van Damme.
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Re: Rossini- Le Comte Ory -Langrée/ Podalydès- OC - 12/2017

Message par HELENE ADAM » 19 déc. 2017, 17:57

P'tite photo du journal de Julie Fuchs en attendant ce soir....

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Lui : Que sous mes pieds se déchire la terre ! que sur mon front éclate le tonnerre, je t'aime, Élisabeth ! Le monde est oublié !
Elle : Eh bien ! donc, frappez votre père ! venez, de son meurtre souillé, traîner à l'autel votre mère

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Re: Rossini- Le Comte Ory -Langrée/ Podalydès- OC - 12/2017

Message par wababelooba » 20 déc. 2017, 00:23

Bref résumé à la sortie avant d'y revenir plus longuement
Fuchs superbe , une des toutes meilleures comtesses jamais entendues ( et j'ai vu et entendu Devia et Massis ...)
Arquez excellente Isolier.
Choeurs excellents, bon Talbot.
Plaisir extrême de comprendre pratiquement chaque mot !!! Pour un opéra EN FRANÇAIS !!! A peine croyable !!
Mise en scène hyper traditionnelle et tombant dans le piège de la surenchère . Mais le 2e acte est presque parfait .
Triomphe public même s'il y a qq huées ( qui ont dû donner à Podalydes et Ruff l'impression grisante d'être des petits Warli...)

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Re: Rossini- Le Comte Ory -Langrée/ Podalydès- OC - 12/2017

Message par srourours » 20 déc. 2017, 02:02

JdeB a écrit :
17 déc. 2017, 08:56
Chef d'orchestre Louis Langrée
Metteur en scène Denis Podalydès
Décors Eric Ruf
Costumes Christian Lacroix
Lumières Stéphanie Daniel
~
Le Comte Ory Philippe Talbot
La Comtesse Julie Fuchs
Isolier Gaëlle Arquez
Raimbaud Jean-Sébastien Bou
Le Gouverneur Patrick Bolleire
Dame Ragonde Eve-Maud Hubeaux
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C'est un oubli ou une volonté de ne mentionner ni l'orchestre ni les choeurs dans la distribution ?

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Re: Rossini- Le Comte Ory -Langrée/ Podalydès- OC - 12/2017

Message par JdeB » 20 déc. 2017, 08:14

C'est une question posée par bêtise et / ou par méchanceté ? :ablow:

Tu peux imaginer quand même que lorsque je pondrai ma critique je donnerai toutes les précisions utiles, non ?

Je ne crois pas mériter de tels soupçons :mrgreen:
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Re: Rossini- Le Comte Ory -Langrée/ Podalydès- OC - 12/2017

Message par srourours » 20 déc. 2017, 08:31

JdeB a écrit :
20 déc. 2017, 08:14
C'est une question posée par bêtise et / ou par méchanceté ? :ablow:

Tu peux imaginer quand même que lorsque je pondrai ma critique je donnerai toutes les précisions utiles, non ?

Je ne crois pas mériter de tels soupçons :mrgreen:
De la provocation dirons nous ;) non plus sérieusement je me demandais s'il y avait une nomenclature à respecter dans la présentation d'une production. J'ai déjà remarqué à plusieurs reprises que parfois on oubliait de mentionner l'orchestre et les choeurs (quand il y'en a !)

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Re: Rossini- Le Comte Ory -Langrée/ Podalydès- OC - 12/2017

Message par JdeB » 20 déc. 2017, 08:57

Une nomenclature sur ODB ou en général ?
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Re: Rossini- Le Comte Ory -Langrée/ Podalydès- OC - 12/2017

Message par srourours » 20 déc. 2017, 09:16

JdeB a écrit :
20 déc. 2017, 08:57
Une nomenclature sur ODB ou en général ?
Les deux ?

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Re: Rossini- Le Comte Ory -Langrée/ Podalydès- OC - 12/2017

Message par JdeB » 20 déc. 2017, 10:00

il y a une nomenclature pour l'intitulé du fil mais pour le reste, chacun fait ce qui lui plait pourvu que toutes les infos soient clairement mentionnées.
Mais en général on donne le chef avant le metteur en scéne, puis les décors, les costumes, les éclairage, la distribution vocale, l'orchestre et les chœurs et on précise le lieux et la date exacte de la représentation dont on rend compte.

Je viens de publier ma critique en tête de ce fil.
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Re: Rossini- Le Comte Ory -Langrée/ Podalydès- OC - 12/2017

Message par HELENE ADAM » 20 déc. 2017, 11:01

J'ai passé également une très bonne soirée et je partage beaucoup de la critique de JdeB tout comme des impressions données par Wababelooba.

C'est en effet d'abord la qualité scénique et musicale de la distribution qui emporte l'adhésion très rapidement plus que l'orchestre pour lequel on peut déplorer une certaine lourdeur notamment lors de l'ouverture qui augure plutôt mal de la suite.
La légèreté de Rossini n'est pas au rendez-vous...
Comme le faux rideau nous montre la conquête de l'Algérie, alors que le Comte Ory se situe dans une toute autre réalité historique (Les croisades en 1200), on réalise que le saut dans le temps opéré est finalement plus important encore que la Bohème mise en scène par Guth ( :mrgreen: ), puisque manifestement Denis Podalydès a choisi de situer l'opéra de Rossini à l'époque où il fut créé (1828). il n'est pas impossible que ce choix, allié au livret avec ses "Sus aux Turcs, Sus aux Sarrazin" ait provoqué les quelques huées dans la salle lors des saluts. Les "situations" sont un tantinet invraisemblables pour les "puristes" du respect du livret, au 19ème siècle... :wink:

Le rideau se lève sur une sacristie en désordre où le confessionnal est surmonté par une chaire d'où émerge très comiquement, mains (une gantée de rouge l'autre de noir) sur le rebord avant de s'extirper de sa cachette, le comte d'Ory déguisé en curé. Grosse armoire et croix appuyée dessus, quelques effets d'un sacristain, et quelques accessoires de messe, complètent un décor assez surprenant de premier abord.
Mais si le choix d'adaptation de Denis Podalydès se discute, son talent pour diriger les chanteurs transformés en magnifiques acteurs d'une farce, est incontestable.
Et l'équipe joue si bien le jeu qu'on rit beaucoup (presque trop fort parfois...), c'est vraiment jubilatoire et cela relève finalement davantage de la comédie menée à fond de train sans temps mort que de l'exercice vocal souvent attendu dans Rossini.

Ce qui ne veut pas dire que les chanteurs ne soient pas dans l'ensemble de bons à très bons. Mais comme le souligne JdeB, Philippe Talbot n'est pas Florez, ni Blake, ni... Camarena. Ses vocalises manquent de précisions et d'élégance, et ses notes aigues sont un peu lancées avec force plus qu'avec virtuosité. Cela ne l'empêche pas de tenir le rôle avec un tel enthousiasme qu'il est totalement communicatif. A chaque fois que je le vois (Platée...) je me demande qu'il n'est pas d'abord un formidable acteur...

Au second acte on change de lieu puisqu'Adèle a regagné son château. Une longue table, des chaises dans une grande salle vide et triste et une scène de l'orage phénoménale suivent donc. Le travail d'équipe Podalydès, Ruf, Daniel, fait mouche. L'orchestre se réveille et nous donne des sonorités fabuleuses tandis que les éléments se déchainent : fenêtre battante, éclairs, coups de tonnerre, assombrissement du plateau, éclairage de bougies qui vacillent, tout y est ....

L'accélération a été perceptible d'ailleurs dès l'entrée sur le plateau de Julie Fuchs à l'acte 1. Elle campe une comtesse espiègle et prête à l'aventure sous son costume de grande dame et sa robe d'innocente jeune fille, elle est jolie, gracieuse, sa voix est étourdissante de séduction, elle vocalise à merveille et semble entrainer tout le monde dans un tourbillon de notes et de gestes. Elle est d'ailleurs finalement "draguée" par tout le monde y compris Dame Ragonde (étonnante Eve-Maud Hubeaux qui fait elle aussi un sans faute très drôle et très remarquable).
Julie Fuchs est particulièrement adéquate aux rôles de fofolle éblouissante et étourdissante et rien que pour elle (la plus applaudie) ce comte vaudrait le déplacement.

Sébastien Bou n'est pas très rossinien et ses vocalises sont assez étranges mais il a comme d'habitude, une telle présence sur scène et une voix très belle et très expressive dans ce genre de salle et, lui aussi, remporte à juste titre son petit triomphe aux saluts. Sa grande scène est sidérante et il ne cesse de sauter sur la table, de courir en tout sens, tout en chantant, c'est assez jouissif je dois dire.

Gaelle Arquez possède sur scène une très grande séduction (quelle femme magnifique, quel page superbe :D ) et incarne le page avec éclat et talent. La voix, au timbre très riche, est cependant un peu ample m'a-t-il semblé, surtout au début, trop "forte" par rapport à celle de ses partenaires, non en décibels (quoique...) mais en richesse des harmoniques.
Mais je chipote car l'ensemble des chanteurs dominaient parfaitement un orchestre hélas inégal dans ses prestations.
Une excellente diction de tous ces chanteurs francophones ne nécessitaient pas de recourir aux surtitres d'un livret qui par ailleurs ne brille pas par la profondeur des paroles prononcées....

Le moins convaincant a été AMHA le Gouverneur de Patrick Bolleire, qui joue bien le personnage autoritaire gardien du temple (avec ce qu'il faut de bouffonnerie) mais n'est pas très à l'aise dans les hyper graves de la partition et manque parfois d'homogénéité dans sa ligne de chant (c'est une manière discrète de dire qu'il y avait quelques fausses notes). Bon cela allait avec les lourdeurs du début, avant l'arrivée ébouriffante de Julie Fuchs.

Choeurs excellents aussi, qui jouent un rôle important dans l'opéra et qui chantent leur propre partition ou doublent celle d'ensemble nombreux et fort réussis, où l'on reconnait le pétillant Voyage à Reims.

Ah j'oubliais la petite Alice de Julie Devos. Merveilleuse, dommage qu'on le voit trop peu.

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