Grèves à l'ONP

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romance
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Message par romance » 04 oct. 2011, 23:02

Calaf a dit

"Songez, ne serait-ce qu'une seconde, qu'un mouvement de grève ne vient pas du bon vouloir des salariés, mais d'un rapport de force entre la direction et les salariés."

Songeons une seconde, qu'un mouvement de grève ne vient pas du bon vouloir des salariés, mais d'un rapport de force entre direction et salariés... Bien... Mais le rapport de force entre direction et salariés, il est provoqué par le vouloir de qui ? Quant au public qui n'est pas présent dans ce cas de figure, non l'"usager" des services publics, mais bel et bien le client, il se trouve où ds cette réflexion... qui a bien duré une seconde ?

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PlacidoCarrerotti
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Message par PlacidoCarrerotti » 04 oct. 2011, 23:56

Sur un site non-lyrique (je ne sais plus lequel) j'ai lu un commentaire qui m'a bien fait rigoler : "vous avez déjà vu une offre d'emploi pour l'ONP ? Moi, jamais. Mais ils se bousculent pour y entrer par copinage, et après ils font grève". A part la généralisation abusive, je trouve ça assez bien vu !
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Masetto
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Message par Masetto » 05 oct. 2011, 06:56

opera-tic a écrit :r.
Il y des fois où il faut arrêter de disserter et où il faut "voter" avec ses pieds (même s'il y en a des coups - des coûts ? - qui se perdent) !
Je n'ai pas mis les pieds à l'ONP depuis Netrebko dans "Les capulets et les Montaigus",
rien à voir avec les grèves, mais le Châtelet, le Théâtre des Champs-Elysées, l'Opéra-Comique, Pleyel sont tellement plus accueillants et j'aimerais qu'on cesse de parler de prises d'otages. Une prise d'otages c'est infiniment plus sérieux qu'une grèvette de machinistes. Où sont les kalachnikovs ? :2guns: :2guns: Qui risque sa vie ? :death: :death: Personne. Juste une soirée fichue, j'ai connu ça, on s'en remet plus rapidement que les types qui ont passé quelques mois, voir même quelques années, baillonnés dans une cave... Allons un peu de sérieux...

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maitreluther
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Message par maitreluther » 05 oct. 2011, 07:53

Aeneas a écrit :
paco a écrit :D'ailleurs je trouve très intéressant les interventions de certains OdBiens qui soulignent à juste titre que, bizarrement, dans les Opéras des autres villes françaises - + Châtelet, OC et TCE - il n'y a pas de grèves, pourtant il y a des syndicats et il y a aussi la même réforme de retraites. Que ces grèves n'existent qu'à l'ONP est bien la preuve que le sujet est avant tout un problème de management et de tensions internes très fortes, pas de syndicats soit disant extrêmistes
Il y a aussi que plus une entreprise est petite et plus il est difficile de faire grève.
Donc ce n'est pas forcément une preuve d'un mauvais management.
Marseille n'est pas une si petite entrepise....
c'est pas parce qu'on a rien à dire qu'il faut fermer sa gueule
(audiard)

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test comparatif ouvreurs ouvreuses

Message par faustin » 05 oct. 2011, 08:57

Masetto a écrit :
rien à voir avec les grèves, mais le Châtelet, le Théâtre des Champs-Elysées, l'Opéra-Comique, Pleyel sont tellement plus accueillants
De quoi parlez-vous? De l'amabilité des ouvreuses et des ouvreurs? Le Châtelet, je n'ai plus, hélas, tellement l'occasion d'y aller. Opéra Comique, ils/ elles sont vraiment très chouettes, avec eux,elles, on se sent chez soi dès qu'on arrive et si on est un habitué de la maison, ils savent le reconnaître. À l'ONP ils/elles sont je dois dire très bien, un peu plus froids et stricts il est vrai mais aucun reproche à leur faire, je les trouve très pros. Les moins agréables, et de loin, ce sont certaines ouvreuses du Théâtre des Champs Elysées. Sont-elles encore payées au pourboire? Il me semble que oui et c'est vraiment un archaïsme.

Faustin

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Re: test comparatif ouvreurs ouvreuses

Message par Thelxinoe » 05 oct. 2011, 09:33

faustin a écrit : Les moins agréables, et de loin, ce sont certaines ouvreuses du Théâtre des Champs Elysées. Sont-elles encore payées au pourboire? Il me semble que oui et c'est vraiment un archaïsme
Je confirme. C'est vrai que ce n'est pas toujours agréable de se voir forcer la main (se la faire ouvrir surtout). Ca gâche la spontanéité du geste...

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pourquoi ceux qui ont le plus d'avantages font la grève

Message par faustin » 05 oct. 2011, 09:49

paco a écrit :
moi je me dis que les syndicats ne sont pas plus bêtes que nous, ils savent très bien que l'ONP n'a aucune marge de manoeuvre sur cette histoire de retraite, et j'en déduis que cette revendication est "factice" (d'ailleurs pour l'instant c'est la Direction de l'ONP qui parle de cette revendication, je n'ai jamais lu la trace d'un communiqué d'un syndicat sur le sujet). Je pense que le mouvement cherche surtout à créer un rapport de force avec la nouvelle Direction Administrative, et qu'il est consécutif à un malaise "humain" beaucoup plus global, lié à la détérioration des relations sociales au sein de l'établissement.

D'ailleurs je trouve très intéressant les interventions de certains OdBiens qui soulignent à juste titre que, bizarrement, dans les Opéras des autres villes françaises - + Châtelet, OC et TCE - il n'y a pas de grèves, pourtant il y a des syndicats et il y a aussi la même réforme de retraites. Que ces grèves n'existent qu'à l'ONP est bien la preuve que le sujet est avant tout un problème de management et de tensions internes très fortes, pas de syndicats soit disant extrêmistes
Qu'il y ait un malaise "humain" plus global, lié à la détérioration des relations sociales au sein de l'établissement, c'est bien possible et sans doute probable mais on n'est guère informé sur cet aspect des choses et la faute à qui, on le sait encore moins.

Je sais qu'on en revient toujours au même point, mais c'est un trait caractéristique de notre beau pays: les grèves ont lieu là où c'est facile de les faire, là où des statuts en béton font qu'il n'y a aucun risque à "gréver", comme on dit en Afrique. Si on ne fait pas de grève dans tous les établissements où les personnels n'ont pas de statut, c'est que c'est quasi impossible. Il n'a pas de statut, il n'a que des contrats à court terme, la prochaine fois, celui qui a fait la grève ne sera tout simplement pas repris. On arrive à une situation hautement paradoxale et injuste et désolante, ceux qui ont le moins de raison de se plaindre font la grève comme ça leur chante, ceux qui ont le plus de raison de se plaindre ne font jamais la grève.

Dans ce fil, j'ai plusieurs fois dit mon opinion que ceux qui ont des avantages fort enviés devraient en contrepartie s'interdire de recourir à la grève, par fierté professionnelle, par sens moral, pour ne pas mettre en cause le travail de tous les autres corps de métier et ne pas nuire à l'institution qui les emploie et à laquelle ils devraient être fiers d'appartenir.

C'est là qu'intervient l'influence néfaste des syndicats extrémistes. Ces syndicats ont une rhétorique révolutionnaire anticapitaliste jusqu'auboutiste, ils ne veulent, comme jadis les adjudants "rien savoir", ils ne sont accessibles ni aux raisonnements économiques ni aux considérations d'intérêt général qu'ils rejetteront toujours comme de faux arguments du capitalisme pour les enfumer.

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Message par zigfrid » 05 oct. 2011, 10:11

quelles sont les revendications?
quand on fait greve, en principe,c'est que des négociations sur un sujet précis n'ont pas abouti; donc quel est le motif EXACT de la greve?

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Re: pourquoi ceux qui ont le plus d'avantages font la grève

Message par maitreluther » 05 oct. 2011, 10:31

faustin a écrit : Je sais qu'on en revient toujours au même point, mais c'est un trait caractéristique de notre beau pays: les grèves ont lieu là où c'est facile de les faire, là où des statuts en béton font qu'il n'y a aucun risque à "gréver", comme on dit en Afrique. Si on ne fait pas de grève dans tous les établissements où les personnels n'ont pas de statut, c'est que c'est quasi impossible. Il n'a pas de statut, il n'a que des contrats à court terme, la prochaine fois, celui qui a fait la grève ne sera tout simplement pas repris. On arrive à une situation hautement paradoxale et injuste et désolante, ceux qui ont le moins de raison de se plaindre font la grève comme ça leur chante, ceux qui ont le plus de raison de se plaindre ne font jamais la grève.

Dans ce fil, j'ai plusieurs fois dit mon opinion que ceux qui ont des avantages fort enviés devraient en contrepartie s'interdire de recourir à la grève, par fierté professionnelle, par sens moral, pour ne pas mettre en cause le travail de tous les autres corps de métier et ne pas nuire à l'institution qui les emploie et à laquelle ils devraient être fiers d'appartenir.

Faustin
Une logique implacable! D'un coté ceux qui ne peuvent pas faire grève sans perdre leur boulot à cause d'emploie précaire: eux on comprendrait, mais ils peuvent pas.
De l'autre ceux qui peuvent mais devraient se l'interdire...
Avec cette logique, à quoi sert le droit de grève? A faire croire que l'on est encore dans une démocratie?
c'est pas parce qu'on a rien à dire qu'il faut fermer sa gueule
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Message par romance » 05 oct. 2011, 15:03

Une logique implacable! D'un coté ceux qui ne peuvent pas faire grève sans perdre leur boulot à cause d'emploie précaire: eux on comprendrait, mais ils peuvent pas.
De l'autre ceux qui peuvent mais devraient se l'interdire...
Avec cette logique, à quoi sert le droit de grève? A faire croire que l'on est encore dans une démocratie?
Il est vrai que sous un régime totalitaire, on pourrait échanger de tels propos durant 29 pages sur une grève qui dure...

Il est vrai aussi que ns n'interprétons pas tous ce que nous lisons de la mm manière.

Ainsi lorsque faustin écrit "les grèves ont lieu là où c'est facile de les faire", je comprends que les travailleurs qui ont un statut en béton dans des établissements qui ne risquent pas grand'chose (puisque de tte manière subventionnés), la prise de risque est limitée. La grève est "faisable" avec une prise de risque "limitée".
Lorsque des travailleurs sans statut particulier, travaillant ds une boite privée, se retrouvent avec des motifs de grève sérieux, le risque de perdre leur emploi ou de voir la boite fermer ses portes est déjà bcp plus important, mm s'il existe des cas de grève justifiés. Alors, la prise de risque étant trop importante, la grève est évitée.
Mais, ds celà je ne vois pas où le droit de grève est remis en cause. Il est injustement utilisé, si je lis bien faustin.

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