Marques de fabrique

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renepape
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Marques de fabrique

Message par renepape » 24 déc. 2011, 16:04

J'aimerais lister avec vous toutes les marques de fabrique de nos chanteurs

Exemple :
Dmitri Hvorotovski -- La bémol aigu dans l'air :"Avant de quitter ces lieux" (Faust, Gounod) sur la phrase : "Au roi des cieux"

ou encore

Ferruccio Furlanetto -- Mi grave dans le récitatif :"Chi è là" (Don Giovanni, Mozart) sur la phrase : "Pare un libre stampato"

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maitreluther
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Message par maitreluther » 24 déc. 2011, 16:24

Bonisolli : Fini le duo avec Amnéris sur un aigu.
c'est pas parce qu'on a rien à dire qu'il faut fermer sa gueule
(audiard)

http://foudopera.musicblog.fr/

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Message par renepape » 24 déc. 2011, 16:32

Dans quelle version ?

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Message par maitreluther » 24 déc. 2011, 17:33

A ma connaissance aucune (malheureusement). ll rajoutait ça à la scène.

Il avait quelques manies. Dans Cavalleria, Viva il vino était un prétexte pour montrer sa facilité dans l'aigu: il en rajoutait un, aussi bien à la scène qu'au disque. (Gardelli RCA)
c'est pas parce qu'on a rien à dire qu'il faut fermer sa gueule
(audiard)

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Message par rossini » 24 déc. 2011, 21:31

Pour mon tenor préféeé, (Tony Poncet) il y en a plusieurs : il rajoutait un contre ré bemol à la fin de " je t'ai donné mon coeur" dans Le pays du sourire. Il rajoutait un contre ré bémol a la fin de la premiere partie de l'air d'Eleazar , dans La Juive( et c'est MOI qui te livre au bourreau). Il rajoutait un contre ut diese a la fin du dio du 2° acte de Carmen ( adieu pour jaMAIS ).
Je chante parce que l'orage n'est pas assez fort pour couvrir mon chant , et que quoi que demain l'on fasse ,on pourra m'oter cette vie , mais on n'eteindra pas mon chant . Louis Aragon .Les yeux d'Elsa .paris . 1942

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Message par jerome » 24 déc. 2011, 23:28

maitreluther a écrit :A ma connaissance aucune (malheureusement). ll rajoutait ça à la scène.

Il avait quelques manies. Dans Cavalleria, Viva il vino était un prétexte pour montrer sa facilité dans l'aigu: il en rajoutait un, aussi bien à la scène qu'au disque. (Gardelli RCA)
Bonisolli rajoutait du contre-ut, du contre ré bémol et du contre ré partout mais absolument partout de Rossini à Mascagni. C'était carrément jouissif! Et puis attention pas de la petite contre-note de 2 secondes! du solide, du péremptoire et avec point d'orgue! et pas que dans les cabalettes! dans les airs lents aussi ainsi que dans les duos et les ensembles!

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Message par Dapertutto » 24 déc. 2011, 23:38

jerome a écrit :
maitreluther a écrit :A ma connaissance aucune (malheureusement). ll rajoutait ça à la scène.

Il avait quelques manies. Dans Cavalleria, Viva il vino était un prétexte pour montrer sa facilité dans l'aigu: il en rajoutait un, aussi bien à la scène qu'au disque. (Gardelli RCA)
Bonisolli rajoutait du contre-ut, du contre ré bémol et du contre ré partout mais absolument partout de Rossini à Mascagni. C'était carrément jouissif! Et puis attention pas de la petite contre-note de 2 secondes! du solide, du péremptoire et avec point d'orgue! et pas que dans les cabalettes! dans les airs lents aussi ainsi que dans les duos et les ensembles!
Sans compter que son chant (contrairement à ce que les personnes sommaires s’arrête à croire) était délicas bourrés de nuances et d'un souffle infini. Les airs d'Andrea chenier et d'Otello qu'on peut trouver sur Internet suffisent à le montrer. Une chose qui a fini de convaincre un cher ami de la subtilité de Bonisolli est son "ecco ridente" live de Vienne, à tomber par terre... Quand en plus on y rajoute sa démesure coté contre note ça achève...
"Dis papa! Tu peux mettre la poupée qui chante?"

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Message par jerome » 24 déc. 2011, 23:53

Dapertutto a écrit :
jerome a écrit :
maitreluther a écrit :A ma connaissance aucune (malheureusement). ll rajoutait ça à la scène.

Il avait quelques manies. Dans Cavalleria, Viva il vino était un prétexte pour montrer sa facilité dans l'aigu: il en rajoutait un, aussi bien à la scène qu'au disque. (Gardelli RCA)
Bonisolli rajoutait du contre-ut, du contre ré bémol et du contre ré partout mais absolument partout de Rossini à Mascagni. C'était carrément jouissif! Et puis attention pas de la petite contre-note de 2 secondes! du solide, du péremptoire et avec point d'orgue! et pas que dans les cabalettes! dans les airs lents aussi ainsi que dans les duos et les ensembles!
Sans compter que son chant (contrairement à ce que les personnes sommaires s’arrête à croire) était délicat bourré de nuances et d'un souffle infini. Les airs d'Andrea chenier et d'Otello qu'on peut trouver sur Internet suffisent à le montrer. Une chose qui a fini de convaincre un cher ami de la subtilité de Bonisolli est son "ecco ridente" live de Vienne, à tomber par terre... Quand en plus on y rajoute sa démesure coté contre note ça achève...
je suis entièrement d'accord avec toi! Moi je suis fan à 500%.
les rajouts d'aigus avaient un petit côté histrionique mais on avait au moins la certitude que sur ce plan là on ne serait pas arnaqué par l'une ou l'autre transposition et qu'il n'était pas du genre à assurer le service minimum.
Et par ailleurs, quelle science du chant, du phrasé, du souffle et de la vocalisation! exemple: dans la Traviata, il est le seul ténor à ce jour à avoir chanté impeccablement toutes les notes du Libiamo quand tous les autres savonnent plus ou moins (et plutôt plus que moins!).
Et enfin, même si c'est plus subjectif, moi je lui ai toujours trouvé un timbre magnifique.

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Message par rossini » 25 déc. 2011, 00:36

Tout à fait d'accord avec vous messieurs, Bonisolli rtait un des plus grands de son ( notre ) époque. J'ai en bande une scene des enigmes de Turandot ou , sur l'ut facultatif (ti voglio arDENte d'amor)il en fait 4 : " ti voglio ar DEN -TE - D'A- MORRRRRRR". FABULEUX.
Je chante parce que l'orage n'est pas assez fort pour couvrir mon chant , et que quoi que demain l'on fasse ,on pourra m'oter cette vie , mais on n'eteindra pas mon chant . Louis Aragon .Les yeux d'Elsa .paris . 1942

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Message par maitreluther » 25 déc. 2011, 09:38

Pour les fous de "Il Pazzo" (j'en suis! en auriez-vous douté?) le récital de chez MYTO est impératif. Une cabalette de Luisa à tomber, un pays du sourire en Allemand pas racontable (au bon sens du terme) en terminant sur un aigu sinon c'est triché :lol: , et pour estoquer le public, "La Pira" en dernier bis...
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