Stravinsky - Le Rossignol et autres fables- Ono / Lepage- Lyon- 10/2010

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rumba66
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Stravinsky - Le Rossignol et autres fables- Ono / Lepage- Lyon- 10/2010

Message par rumba66 » 14 oct. 2010, 08:42

On en a parlé ici sur le forummodules.php?name=Forums&file=viewtopic& ... highlight= , car c'était cet été à Aix.

J'étais à la représentation hier soir à Lyon : magnifique !
Je ne rajoute rien du précédent sujet, c'est tout pareil.

Si vous trouvez des places, courrez-y !

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Message par JdeB » 14 oct. 2010, 09:16

La représentation du samedi 16 est reportée au dimache 17 à 20h30. Ceux qui ne peuvent revenir le dimanche seront remboursés ou obtiendront un avoir.
"Si tu travailles avec un marteau-piqueur pendant un tremblement de terre, désynchronise-toi, sinon tu travailles pour rien." J-C Van Damme.
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Message par Saint-Antoine » 15 oct. 2010, 08:49

Magnifique représentation.
Quel onirisme, quelle féerie pour les yeux et les oreilles.
orchestre de Lyon magnifique.
Courrez y

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Message par JdeB » 15 oct. 2010, 11:59

La représentation du 19 risque d'être annulée aussi...
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Message par JdeB » 24 oct. 2010, 11:14

Le Rossignol et autres fables
Direction musicale : Kazushi Ono
Mise en scène :
Scénographie :
Conception des marionnettes :
Chorégraphie des marionnettes :
Costumes, perruques et maquillage :
Lumières :
Conception des ombres chinoises :
Le Rossignol Olga Peretyatko
La Cuisinière
La Mort Svetlana Shilova
Le Pêcheur Edgaras Montvidas
L'Empereur de Chine
Le Chambellan Nabil Suliman
Le Bonze Yuri Vorobiev

Lyon, le 17 octobre 2010



http://www.opera-lyon.com/spectacles/op ... es-fables/


Créé en octobre dernier à Toronto, le Rossignol version Lepage, après son passage triomphal au festival d’Aix 2010, s’est posé à Lyon, ville où les frères Lumière tournèrent, dans la quartier de Monplaisir, le premier film de l’histoire en mars 1895. On ne peut s’en doute plus, à 115 ans de distance, prendre la mesure exacte du choc inouï ressenti par les premiers spectateur historiques de ce nouveau genre. Depuis le « merveilleux de la lanterne magique » jusqu’aux vertiges technologiques d’Avatar, la magie des images s’est furieusement banalisée. Seuls quelques poètes de la scène ont su nous rendre un peu de l’ivresse initiale. On se souvient du Songe d’une nuit d’été revue par Robert Carsen, du King Arthur « de » Graham Vick, de la Flûte (vraiment) enchantée par Achim Freyer à Salzbourg. De quelques autres aussi…

Ce spectacle plane à cette altitude et nous rend le regard clair ébahi de l’enfance. Loin de fonder son charme sur la pointe de la science, il revivifie les traditions ancestrales des arts de l’ombre chinoise, des manipulations à vue. Ce tour de force flatte l’œil et l’esprit : la rhapsodie de petites fables stravinskiennes tissées par ce montage se place sous le signe de l’union entre culture savante et culture populaire avec, en arrière-plan philosophique, l’antithèse nature / culture. Et comme fil rouge et liant de la première partie qui se clôt sur un Renard plein de verve, les trois solos de clarinette formidablement distillés par un Jean-Michel Bertelli en chapka…

Point culminant de ce spectacle composite, le Rossignol. Composé par Stravinsky avec les vifs encouragements de son « maître » Rimski-Korsakov entre Russie et Suisse de 1908 à 1914, il aurait dû être créé par le Théâtre libre de Moscou, son commanditaire. Mais la faillite de cette entreprise si éphémère permit à Diaghilev de le présenter pour la première fois dans le cadre de sa saison russe à l’Opéra de Paris. L’oeuvre vit donc le jour sous les ors du Palais Garnier le 26 mai 1914 où elle « fut exécutée d’une façon parfaite sous la baguette de Pierre Monteux » selon Stravinsky (Chroniques de ma vie).
Le compositeur en avait écrit lui-même le livret d’après un conte d’Andersen (« Vous savez qu’en Chine l’empereur est un Chinois … »).
Le premier acte où l’on peut percevoir l’influence de Rimski et de Moussorgski s’articule sur deux plans : celui de la féerie (où évoluent le Rossignol et le pêcheur) et celui du prosaïsme (où se meuvent la Cuisinière, la Cour impériale, le Bonze, …). Les deux derniers actes écrits 5-6 ans plus tard s’éloignent de la tradition russe et, entre chromatisme et diatonisme, portent un regard ironique et distancié sur des personnages réduits, selon la formule bergsonienne, à des mécaniques plaquées sur du vivant. L’opposition chant du rossignol naturel / chant du rossignol « boite à musique » se reflète dans l’écriture musicale avec ce que Pierre Boulez (qui a donné de l’œuvre une lecture inoubliable au Châtelet en 1996) appelle des « interventions pentatoniques de l’ordre la chinoiserie », chinoiserie pris au sens de l’art décoratif du XVIII ième siècle roccoco.
A ce moment là du spectacle les éclairs de traits d’encre de la première partie laissent place à un univers profus et somptueux rehaussés des couleurs les plus vives de la Chine impériale tandis que l’orchestre monte sur scène et que la fosse se fait pièce d’eau en miroir.
Il faut songer alors au célèbre Coq d’or du Châtelet, qui ferait un pendant sublime avec lui, pour trouver dans sa mémoire un équivalent en splendeur.
L’Orchestre de Lyon, à son meilleur, ouvre sur tant d’acrobaties visuelles comme un grand arc en ciel de fermes couleurs musicales. Kazushi Ono fait merveille par sa rigueur et son inspiration tandis que les solistes prolongent pour l’oreille le scintillement des images. Olga Peretyako, qui avait sauvé le superbe Moscou, quartier des cerises en apprenant l’an dernier la partition en deux jours, se joue des vocalises de sa partie avec une grâce toute aérienne tandis que les voix graves ont des résonances de cavernes bordées d’algues.
Formidables de présence et de timbre, le ténor lituanien Edgaras Montvidas en Pêcheur et la basse Ilya Bannik en empereur à la triste figure...

Ce spectacle majeur sera repris à la Brooklyn Academy of Music de New-York en mars prochain.

Jérôme Pesqué
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Toronto 2018 : Le Rossignol à Lyon (Ono / Lepage) oct 2010

Message par Bernard C » 05 mai 2018, 09:50

Créé à Toronto en 2010 , ce spectacle qui a laissé des souvenirs " eblouis " à ceux qui l'ont vu en Ontario ou en France ( Festival d'Aix , Lyon) est remonté pour reprise par Lepage au Four Seasons Centre for the Performing Arts ( Opéra de Toronto)

Du 13 avril au 19 mai 2018.

Image


Image

Photos Mickael Cooper, COC

quelques impressions après la représentation du 10 mai 2018 .

Bernard
"L'amour infini, sans autre aliment qu'un objet à peine entrevu dont mon âme était remplie , je le trouvais exprimé par ce long ruban d'eau qui ruisselle au soleil entre deux rives vertes, par ces lignes de peupliers qui parent de leurs dentelles mobiles ce val d'amour..." Le Lys

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Re: Le Rossignol à Lyon (Ono / Lepage) oct 2010

Message par Bernard C » 12 mai 2018, 00:28

Représentation du 10 mai 2018

Toujours la même magie
Première partie superbe musicalement tellement l'orchestre du COC est dirigé avec subtilité par son chef attitré Johannes Debus , avec couleurs et tempérament.
Acoustique digne des meilleures philharmonies dans cette salle pour les parties purement orchestrales ou les solos de clarinette.

Le Rossignol de Jane Archibald qui faisait sa prise de rôle dans cette reprise est tout de clarté , de fraîcheur, et la voix a cette limpidité qui convient .
Aucun problème dans les aigus.

Bref une soirée de poésie enchanteresse.

Bernard
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