Verdi- Nabucco- Wellber/Bösch- Dresden- 05-06/2019

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Raminagrobid
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Verdi- Nabucco- Wellber/Bösch- Dresden- 05-06/2019

Message par Raminagrobid » 29 mai 2019, 23:00

Même les allemands, pourtant vaccinés au Regietheater, ont fini par accueillir par des huées fort audibles à la Première (buh, en allemand) ce type de mise en scène (https://www.semperoper.de/spielplan/stu ... 61286.html) relevant du plus sommaire premier degré de transposition.
Quand est-ce que ces (soit-disant) metteurs en scène, en mal d'innovation et d'ego, nous concocterons, au niveau de tarif et de notoriété qui est le leur aujourd'hui, une cuisine créative mais néanmoins goûteuse ?
Seule bonne idée, dans la mise en décor : la pseudo Tour de Babel. Bravo aux techniciens du Semperoper.

Raminagrobid
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Re: Verdi- Nabucco- Wellber/Bösch- Dresden- 05-06/2019

Message par Raminagrobid » 18 juin 2019, 21:54

Ce 15 juin, après deux représentations en demi-teinte, Plàcido Domingo s’est battu, comme un lion en pleine force de l’âge, contre Saioa Hernández, chauffée à blanc.
Le premier avec une projection digne d’un jeune homme de 30 ans, avec un timbre naturel qu’il ne va plus chercher en force dans les graves, avec une suavité et un souffle époustouflant (notamment dans le « Dio di Giuda »).
Quelle force tranquille et conquérante !
La seconde s’affranchissant, sans effort apparent, des difficultés du rôle, jouant des différence de timbre, tantôt aux aigus acérés et puissants, tantôt aux graves redoutables.
Une soprano de caractère, à suivre…
Les deux resteront invaincus jusqu’aux applaudissements rendant justice à leur engagement vocal et scénique.

A leurs côtés une Christa Mayer (Fenena), belle mezzo faisant ressortir le rôle de Fenena – rôle souvent injustement sous distribué - et un Vitalij Kowaljow à l’émission aussi résonante dans la partie basse du registre qu’assurée dans sa partie haute.
Nous ne dirons rien, par charité, de Massimo Giordano qui tient le rôle d’Ismaële, rôle heureusement mineur dans cette œuvre…

La mise en scène de David Bösch, relevant d’un Regietheater du pire premier degré, fait finalement plus sourire qu’elle ne désole : même Domingo, arrivant en jeep affublé d’un treillis, lunettes sombres de narcotrafiquant sur le nez, a du mal à garder son sérieux face à une Abigaille déguisée en Palestinienne surarmée.

Heureusement La qualité du plateau, des chœurs, de l’orchestre et de la direction d’Omer Meir Wellber, en retenant ce qu’il reste d’attention non captée par les solistes, effacent cette inutilité de la mise en scène, conjuguée (là encore risiblement) à une utilisation sans retenue de poches de pseudo gammaglobuline.

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