Puccini- Tosca- Ettinger/Audi- ONP- 05-06/2019

Représentations
Avatar du membre
zigfrid
Baryton
Baryton
Messages : 1415
Enregistré le : 14 janv. 2009, 00:00
Contact :

Re: Puccini- Tosca- Ettinger/Audi- ONP- 05-06/2019

Message par zigfrid » 09 juin 2019, 23:18

PlacidoCarrerotti a écrit :
09 juin 2019, 13:23
zigfrid a écrit :
09 juin 2019, 13:11
Ben comme ca les theâtres qui n'avaient pas les moyens d'engager un Bruson ou un Cappuccilli pouvaient engager un néanmoins un excellent chanteur pour moins cher :)
Dis comme ça on y croirait.
Sauf que Pons a chanté 57 fois à l’ONP dont Rigoletto 3 saisons, et Bruson 12 fois...
c'est bien ce que je dis; et Bruson et Capuccilli ne pouvaient pas se couper en quatre..Il doit y avoir des histoires d'imprésario aussi "je te donne Caballé mais tu prends Pons".
à marseille on avait rysanek tous les ans ou presque, mais il fallait aussi se farcir des ténors au ras des pâquerettes (Jesus Pinto..)

Avatar du membre
PlacidoCarrerotti
Hall of Fame
Hall of Fame
Messages : 13692
Enregistré le : 04 mars 2003, 00:00
Contact :

Re: Puccini- Tosca- Ettinger/Audi- ONP- 05-06/2019

Message par PlacidoCarrerotti » 10 juin 2019, 06:23

zigfrid a écrit :
09 juin 2019, 23:18
PlacidoCarrerotti a écrit :
09 juin 2019, 13:23
zigfrid a écrit :
09 juin 2019, 13:11
Ben comme ca les theâtres qui n'avaient pas les moyens d'engager un Bruson ou un Cappuccilli pouvaient engager un néanmoins un excellent chanteur pour moins cher :)
Dis comme ça on y croirait.
Sauf que Pons a chanté 57 fois à l’ONP dont Rigoletto 3 saisons, et Bruson 12 fois...
c'est bien ce que je dis; et Bruson et Capuccilli ne pouvaient pas se couper en quatre..Il doit y avoir des histoires d'imprésario aussi "je te donne Caballé mais tu prends Pons".
à marseille on avait rysanek tous les ans ou presque, mais il fallait aussi se farcir des ténors au ras des pâquerettes (Jesus Pinto..)
Sauf que tu parles des théâtres « qui n’avaient pas les moyens ». Quel théâtre a plus de moyens que l’ONP ?

Sinon, Cappuccilli (1929) ce n’est pas tout à fait la même génération que Bruson (36) et Pons (46).
"À force de tout voir on finit par tout supporter… À force de tout supporter on finit par tout tolérer… À force de tout tolérer on finit par tout accepter… À force de tout accepter on finit par tout approuver !" (Saint Augustin)

Avatar du membre
Loïs
Basse
Basse
Messages : 4194
Enregistré le : 06 févr. 2013, 11:04
Localisation : sans opera fixe

Re: Puccini- Tosca- Ettinger/Audi- ONP- 05-06/2019

Message par Loïs » 10 juin 2019, 13:13

PlacidoCarrerotti a écrit :
10 juin 2019, 06:23
Sinon, Cappuccilli (1929) ce n’est pas tout à fait la même génération que Bruson (36) et Pons (46).
Justement quand Pons donnait l'impression de camper à Paris c'était la fin des années 90, début 2000 et Cappuccilli n'était plus là. Pons avait un charisme à être tête de liste aux Européennes mais il avait un format et une technique verdienne fiables ce qui n'était pas le cas forcément de ses contemporains (on avait en alternance Sergei leiferkus à l'époque) un peu comme Ganidze ou Lucic maintenant (mais Pons avait quand même un instrument magnifique qu'il ne savait pas faire vibrer). Il me surprendra une fois : sa dernière participation à l'ONP dans le Trittico où il mettra en une soirée plus d'humanité que dans toute sa carrière et aura une larmette aux saluts devant l'ovation du pubic.

Avatar du membre
PlacidoCarrerotti
Hall of Fame
Hall of Fame
Messages : 13692
Enregistré le : 04 mars 2003, 00:00
Contact :

Re: Puccini- Tosca- Ettinger/Audi- ONP- 05-06/2019

Message par PlacidoCarrerotti » 10 juin 2019, 13:45

Loïs a écrit :
10 juin 2019, 13:13
PlacidoCarrerotti a écrit :
10 juin 2019, 06:23
Sinon, Cappuccilli (1929) ce n’est pas tout à fait la même génération que Bruson (36) et Pons (46).
Justement quand Pons donnait l'impression de camper à Paris c'était la fin des années 90, début 2000 et Cappuccilli n'était plus là. Pons avait un charisme à être tête de liste aux Européennes mais il avait un format et une technique verdienne fiables ce qui n'était pas le cas forcément de ses contemporains (on avait en alternance Sergei leiferkus à l'époque) un peu comme Ganidze ou Lucic maintenant (mais Pons avait quand même un instrument magnifique qu'il ne savait pas faire vibrer). Il me surprendra une fois : sa dernière participation à l'ONP dans le Trittico où il mettra en une soirée plus d'humanité que dans toute sa carrière et aura une larmette aux saluts devant l'ovation du pubic.
Pons était un chanteur très correct, bien supérieur à Lucic ou Ganaidze.
Ce que je ne m’explique pas, c'est qu'il ait chanté Rigoletto 3 saisons de suite à Bastille, alors que les interprètes ne manquaient pas.
"À force de tout voir on finit par tout supporter… À force de tout supporter on finit par tout tolérer… À force de tout tolérer on finit par tout accepter… À force de tout accepter on finit par tout approuver !" (Saint Augustin)

DelBosco
Alto
Alto
Messages : 448
Enregistré le : 04 déc. 2005, 00:00
Localisation : Essonne

Re: Puccini- Tosca- Ettinger/Audi- ONP- 05-06/2019

Message par DelBosco » 10 juin 2019, 22:45

PlacidoCarrerotti a écrit :
10 juin 2019, 13:45
Loïs a écrit :
10 juin 2019, 13:13
PlacidoCarrerotti a écrit :
10 juin 2019, 06:23
Sinon, Cappuccilli (1929) ce n’est pas tout à fait la même génération que Bruson (36) et Pons (46).
Justement quand Pons donnait l'impression de camper à Paris c'était la fin des années 90, début 2000 et Cappuccilli n'était plus là. Pons avait un charisme à être tête de liste aux Européennes mais il avait un format et une technique verdienne fiables ce qui n'était pas le cas forcément de ses contemporains (on avait en alternance Sergei leiferkus à l'époque) un peu comme Ganidze ou Lucic maintenant (mais Pons avait quand même un instrument magnifique qu'il ne savait pas faire vibrer). Il me surprendra une fois : sa dernière participation à l'ONP dans le Trittico où il mettra en une soirée plus d'humanité que dans toute sa carrière et aura une larmette aux saluts devant l'ovation du pubic.
Pons était un chanteur très correct, bien supérieur à Lucic ou Ganaidze.
Ce que je ne m’explique pas, c'est qu'il ait chanté Rigoletto 3 saisons de suite à Bastille, alors que les interprètes ne manquaient pas.
On a eu d'autres calamités en Rigoletto à cette période : Gavanelli ou Ataneli entre autres ...

paco
Basse
Basse
Messages : 8481
Enregistré le : 23 mars 2006, 00:00

Re: Puccini- Tosca- Ettinger/Audi- ONP- 05-06/2019

Message par paco » 11 juin 2019, 09:22

PlacidoCarrerotti a écrit :
10 juin 2019, 13:45
Pons était un chanteur très correct, bien supérieur à Lucic ou Ganaidze.
Ce que je ne m’explique pas, c'est qu'il ait chanté Rigoletto 3 saisons de suite à Bastille, alors que les interprètes ne manquaient pas.
A cette époque-là ? (de mémoire, fin des années 90 ?). Pas si sûr qu'il y ait eu tant d'interprètes que ça, j'ai souvenir qu'à cette époque Pons était un peu le meilleur Rigoletto disponible avec Nucci, il n'y avait plus beaucoup d'autres titulaires qui faisaient envie (et comme mentionné plus haut, l'alternative c'était Ataneli ou Gavanelli, bof bof).

Avatar du membre
PlacidoCarrerotti
Hall of Fame
Hall of Fame
Messages : 13692
Enregistré le : 04 mars 2003, 00:00
Contact :

Re: Puccini- Tosca- Ettinger/Audi- ONP- 05-06/2019

Message par PlacidoCarrerotti » 11 juin 2019, 10:53

paco a écrit :
11 juin 2019, 09:22
PlacidoCarrerotti a écrit :
10 juin 2019, 13:45
Pons était un chanteur très correct, bien supérieur à Lucic ou Ganaidze.
Ce que je ne m’explique pas, c'est qu'il ait chanté Rigoletto 3 saisons de suite à Bastille, alors que les interprètes ne manquaient pas.
A cette époque-là ? (de mémoire, fin des années 90 ?). Pas si sûr qu'il y ait eu tant d'interprètes que ça, j'ai souvenir qu'à cette époque Pons était un peu le meilleur Rigoletto disponible avec Nucci, il n'y avait plus beaucoup d'autres titulaires qui faisaient envie (et comme mentionné plus haut, l'alternative c'était Ataneli ou Gavanelli, bof bof).
C’est vrai qu’au début des années 2000, il n’y avait pas pléthore de Rigoletto. Mais il y avait quand même Nucci, Alvarez, Hvorostovski, Bruson en fin de carrière, Guelfi (dont je n’ai aucun souvenir), Grundheber (peu connu, mais excellent), Frontali (pas terrible), Maestri (en alternance avec Pons une année à Bastille)… Pour les chanteurs que l’on connait.
"À force de tout voir on finit par tout supporter… À force de tout supporter on finit par tout tolérer… À force de tout tolérer on finit par tout accepter… À force de tout accepter on finit par tout approuver !" (Saint Augustin)

Avatar du membre
Loïs
Basse
Basse
Messages : 4194
Enregistré le : 06 févr. 2013, 11:04
Localisation : sans opera fixe

Re: Puccini- Tosca- Ettinger/Audi- ONP- 05-06/2019

Message par Loïs » 11 juin 2019, 11:04

PlacidoCarrerotti a écrit :
11 juin 2019, 10:53
C’est vrai qu’au début des années 2000, il n’y avait pas pléthore de Rigoletto. Mais il y avait quand même Nucci, Alvarez, Hvorostovski, Bruson en fin de carrière, Guelfi (dont je n’ai aucun souvenir), Grundheber (peu connu, mais excellent), Frontali (pas terrible), Maestri (en alternance avec Pons une année à Bastille)… Pour les chanteurs que l’on connait.
Il devait y avoir encore Chernov non?

Avatar du membre
Il prezzo
Ténor
Ténor
Messages : 584
Enregistré le : 17 mars 2013, 08:12

Re: Puccini- Tosca- Ettinger/Audi- ONP- 05-06/2019

Message par Il prezzo » 16 juin 2019, 13:08

Quelques mots sur ma Tosca d’avant-hier, pour parer un peu au Serafin-Puente bashing lu plus haut.

Non, la planète lyrique ne tourne pas qu’autour de Kaufmann (que j’aime beaucoup), Harteros (que j’aime moyennement), Yoncheva (que j’adore), ou Grigolo (l’une de mes idoles).

Et contrairement à ce même commentaire, il ne fallait pas vraiment du « courage » pour écouter la troisième distribution de ce tube du répertoire que Bastille nous redonne dans la mise en scène de Pierre Audi (assez d’accord avec Placido sur certaines de ses incongruités, et surtout le non-sens du champ de bataille du 3ème acte, si aisé pourtant à mettre en scène, avec la chute dans le vide qui doit représenter une forme d’accomplissement pour toutes les cantatrices, sauf justement peut-être pour Serafin qui s’y blessa à Vienne en 2015).

Distribution donc :

Honneur au chef d’abord, le jeune Dan Ettinger, qui nous livre une direction luxuriante et enthousiasmante : les forti et les « effets » pucciniens sont au rendez-vous, mais sans vulgarité, tout comme la poésie du 3ème acte.

Le ténor ensuite, Marcelo Puente, qui m’a donné les frissons attendus, en particulier dans ce 3ème acte, qu’il aborde comme s’il n’avait pas chanté avant dans la soirée, avec une énergie et des modulations de timbre qui traduisent à merveille les déchirements du personnage. Certes, on a connu des aigus plus puissants, mais le côté solaire, qui me semble indispensable dans ce rôle, est là, c’est l’essentiel.

Martina Serafin, que certains sur ce forum enterreraient bien déjà (elle n’a que 49 ans !), a encore suffisamment de métier, et bien plus que d’autres, pour affronter des salles comme Bastille de façon tout à fait honorable. Le médium est riche et charnu, il émeut, alors que les aigus, insuffisants certes, comme on a pu le dire -moi-même d’ailleurs- pour les imprécations d’Isolde, s’ils convainquent moins que chez ses grandes consœurs, passent tout à fait la rampe. Reste un jeu très extérieur, surtout dommageable dans le 2ème acte (le spasimi d’ira, de Scarpia, sonne ainsi à côté de la plaque, tant Tosca semble placide à cet instant, quasiment prête à se donner :lol: ).

Luca Salsi chante un Scarpia sonore, assez monolitique dans ses accents et dans son jeu, mais là aussi, fait le job.

C’est sûr, on ne tient pas là le cast du siècle, mais de là à en faire une description aussi méprisante que ce que j’ai lu, il y a un monde…

Répondre

Qui est en ligne

Utilisateurs parcourant ce forum : Aucun utilisateur enregistré et 74 invités