Bach - Cantates - Meunier / Vox luminis - 10/02/2019 Lyon

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perrine
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Bach - Cantates - Meunier / Vox luminis - 10/02/2019 Lyon

Message par perrine » 16 févr. 2019, 21:23

JOHANN SEBASTIAN BACH
BWV 106 “Actus Tragicus”
BWV 150
BWV 131
BWV 12
Ensemble vocal et instrumental Vox Luminis
Lionel Meunier direction


Dimanche 10 Février 2019, Chapelle de la Trinité

En 2016, Lionel Meunier et son ensemble Vox Luminis ont sorti un album entièrement consacré à des cantates de jeunesse de Bach. Unanimement salué par la critique, ce même programme nous est proposé ce soir à la chapelle de la Trinité. Quoi de plus reposant, et d’appel à la sérénité profonde en une fin de dimanche ?

La plus connue « Actus Tragicus » BWV 106, écrite pour un service funèbre, est d’une grande délicatesse. En effectif réduit (2 flûtes - dont Lionel Meunier ! – deux violes, orgue et 4 solistes), les flûtes nous cueillent d’emblée. L’intimité de la pièce est renforcée par les solistes dont la douceur et la méditation portent une puissante acceptation face à la mort, à l’instar de la voix épurée et céleste de la soprano Zsuzsi Tóth. Jusque dans le chœur final, une intensité lumineuse, mais jamais exubérante est exprimée.
La cantate BWV 131 met en exergue l’excellente cohérence, cohésion, justesse, et qualité du travail de l’ensemble. Loin de la profondeur de la première cantate, celle-ci est plus « volumineuse », au sens où les 8 chanteurs emplissent avec ferveur la chapelle, portés par le hautbois solo (Emmanuel Laporte). Le positionnement des chanteurs évolue au cours de la cantate, permettant une répartition du son très recherchée et nuancée, notamment lors des cantus firmus.
Après la pause, la cantate BWV 150 tranche avec l’esprit des deux précédentes. Cantate pleine d’espérance, éclatante, les 4 solistes et les instrumentistes (superbe course poursuite de la viole et du basson) répondent aux différentes ambiances grâce à un engagement sans faille, et de multiples couleurs vocales traduisant la foi et la conviction religieuse.
C’est la célèbre BWV 12 qui clôt le concert. Lamentations déchirantes, les voix s’enchevêtrent. « Weinen, Klagen, Srgen, Zaen » (Pleurs et gémissement, tourments et craintes), telles sont les paroles qui deviennent de plus en plus oppressantes. Les arias de l’alto Daniel Elgersma, de la basse Sébastian Myrus et du ténor Reinoud Van Mechelen se fondent dans cette ambiance de recherche de consolation. La retenue du chœur final complète ce travail fin d’équilibre entre le texte et la musique si cher à cet ensemble.

Comme à chacun de ses passages à la Chapelle de la Trinité ces dernières années, l’ensemble de Lionel Meunier séduit par sa constance et son homogénéité qui sait donner à chaque pièce recueillement ou puissance.

Perrine
Le problème quand on trouve une solution, c\'est qu\'on perd une question.

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