Puccini - La Bohème - Jean / Roels/Servais - Avignon - 1/2019

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Oylandoy
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Puccini - La Bohème - Jean / Roels/Servais - Avignon - 1/2019

Message par Oylandoy » 18 janv. 2019, 15:04

La Bohème Puccini

Direction Samuel Jean
Mise en scène Frédéric Roels et Claire Servais
Décors et costumes Lionel Lesire
Lumières Roberto Venturi

Mimi Ludivine Gombert
Musetta Olivia Doray

Rodolfo Davide Giusti
Marcello Philippe-Nicolas Martin
Schaunard Boris Grappe
Colline David Ireland
Benoît / Alcindoro Grégoire Fohet-Duminil
Parpignol Gentin Ngjela
Un venditore ambulante Julien Desplantes
Un sergente di doganieri Pascal Canitrot
Un Doganiere Saeid Alkhouri

Orchestre Régional Avignon-Provence
Chœur et Maîtrise de l’Opéra Grand Avignon


Représentation du 18 janvier 2019

A l’Opéra Grand Avignon, toujours délocalisé à Opéra Confluence-Avignon, près de la gare Avignon-TGV, la nouvelle production de la Bohème a obtenu un succès mitigé.
La mise en scène de Frédéric Roels et Claire Servais est sobre, avec un décor modulable en fonction des différents actes, plus illustratif que descriptif, avec néanmoins les éléments classiques : des bougies, un poêle, une chaise, un lit, un tableau, un peu de neige à l’acte III… point de transposition, ni dans le temps ni dans l’espace. Cette sobriété, presque un dénuement, rendu en partie incontournable par l’exiguïté des lieux, est compensée par une direction d’acteurs précise et intelligente, qui colle à l’action sans esbroufe et permet au spectateur de s’immerger dans le livret.
La représentation est rapidement gâchée par la méforme évidente du ténor Davide Giusti, dont on n’entend guère que le haut de la tessiture, tout le medium nécessitant de tendre l’oreille. Une annonce sera faite à l’entracte pour prévenir le public de son indisposition. Peut-être. Mais on se rappelle qu’il a fait dans la région d’excellents débuts en Gianni Schicchi, qu’il a été lauréat du concours Operalia en 2017, et qu’il a déjà été très décevant en Alfredo ici-même en juin 2018. Espérons que ces problèmes ne soient que passagers.
Dommage, car le reste de la distribution est à la hauteur : Ludivine Gombert est étincelante en Mimi, une voix claire et bien projetée, une interprétation du personnage facilitée par des talents d’actrice certains. Olivia Doray campe une Musetta piquante à souhait et la grande scène au café Momus est un vrai régal, grâce à son abattage et aux mouvements de foule parfaitement réglés. Saluons au passage la performance du chœur d’enfants, visiblement ravis d’être de la partie.
Excellent Marcello de Philippe-Nicola Martin, les Schaunard et Colline de Boris Grappe (grande aisance sur scène) et David Ireland (l’air de la zimarra très bien exécuté) sont de savoureux comparses.
Superbe direction de Samuel Jean, attentif à ne pas couvrir les chanteurs (bien du souci avec Rodolfo ce soir), tout en obtenant un beau son et une belle précision. La salle provisoire en bois sonne étonnamment bien, mettant en valeur les bois et les cuivres, et donnant l’impression d’entendre les instrumentistes séparément, au détriment des cordes, moins bien lotis de ce point de vue…

Jean Yves Courtiau
la mélodie est immorale
Nietzsche

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