Strauss - Die Frau Ohne Schatten - Young/Guth - Berlin - 10/2018

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HELENE ADAM
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Re: Strauss - Die Frau Ohne Schatten - Young/Guth - Berlin - 10/2018

Message par HELENE ADAM » 15 oct. 2018, 16:01

Retour sur la soirée du 14 octobre

Die Frau Ohne Schatten est une œuvre foisonnante et complexe, histoire de deux couples symétriques, l’empereur et l’impératrice d’une part, le teinturier et la teinturière d’autre part. En pleine période psychanalytique, le livret de Hugo von Hofmannsthal, est un véritable conte à clefs, dont il faut décrypter les signes. L’empereur chasseur est un ténor dont la partition est rude comme toujours avec Strauss (et les ténors). Sa douce femme l’impératrice gazelle le verra se pétrifier sous ses yeux si elle ne parvient pas à lui donner un enfant. C’est une soprano aux aigus rayonnants, qui a de superbes pages lyriques. Le teinturier Barak (le seul à avoir un nom) est un baryton dont la partition est elle aussi d’une beauté saisissante beaucoup moins heurtée que celle du ténor, beaucoup plus humaine et touchante. La fameuse teinturière qui refuse à son travailleur de mari, les enfants dont il rêve, est le rôle le plus violent le plus remarquable de l’opéra, forcément interprété par une puissante soprano dramatique. La nurse est un peu son miroir, en mezzo, avec force de maléfices dans la voix.

La mise en scène de Claus Guth imagine un rêve de l’impératrice qui dort, prise d’une forte fièvre, veillée par l’infirmière. Rêve en forme de cauchemar où pullulent les représentations animales des personnages tandis qu’au-delà du cadre sage, bois acajou et petit lit blanc de la chambre, apparaissent d’autres images, d’autres évocations, le rocher, les enfants, les faucons, les gazelles, les boucs, superbe bestiaire.

Simone Young dirige l’orchestre d’une main de maître, faisant habilement et avec force, ressortir toutes les richesses instrumentales et orchestrales de la partition, l’une des plus riches de Strauss, où s’entremêlent de nombreux instruments très différents les uns des autres du Glockenspiel ou célesta jusqu’aux gros cuivres et percussions : la musique se gonfle de drames, semble rouler vers la scène, échanger avec les parties vocales grandioses, un peu comme dans Elektra, l’un submerge l’autre et vice versa, dans une grande excitation harmonieuse.

Camilla Nylund a fait ses débuts il y a peu en impératrice et elle peine un peu à se chauffer lors de son premier long solo mais nous offre ensuite de très belles pages où sa voix a repris sa beauté lyrique, sa puissance et sa grâce infinie de jeune gazelle aux longs cheveux blonds.
En empereur Simon O’Neil se tire d’une partition terriblement casse-voix, en lui donnant du sens et sans faiblir ni dans les aigus héroiques où l’orchestre déferle sur la scène, ni dans son long monologue très bien conduit. On regrettera qu’il n’ait pas toujours le sens des nuances qui se prête à certaines parties du rôle et que son timbre soit parfois un peu nasillard.
Avec Egils Silins, on est dans l’excellence totale et sans réserve : superbe timbre très bien négocié, jamais en force, avec d’infinies et subtiles nuances, il campe un Barak distingué et rempli d’humanité qui a arraché très rapidement l’adhésion du public et est l’un des « plus » de cette reprise. La performance d’Elena Pankratova, titulaire du rôle depuis des années, est toujours aussi impressionnante. Sa « partie » est terrible, comme celle d’Elektra : il faut passer les déferlements sonores de l’orchestre à chaque instant pendant de long airs où elle ne faiblit jamais, dardant l’air de son timbre opulent et de la puissance de son soprano dramatique ; Michaela Schusster fait presque aussi bien en machiavélique nurse aux sombres ailes noires. Presque … il arrive à sa belle voix de mezzo de sonner moins brillamment que celle de sa partenaire mais c’est une belle prestation malgré tout.
J’en profite pour souligner que Silins et Schusster qui ont des timbres plus « mat » que les autres, sonnent bien dans une acoustique comme celle du staatsoper alors qu’à Bastille ce n’était pas tout à fait le cas.
Boaz Daniel est égal à lui-même : il chante bien, la voix est belle, il manque un tout petit peu de charisme et on peine à le remarquer sauf quand on le connait…
Beaux seconds rôles, rôles de figurants et chœurs.
Toujours un grand plaisir de voir et entendre cette oeuvre magnifique de Strauss aussi bien servie par ses interprètes.
En attendant une prochaine prise de rôle de Nina Stemme en teinturière...
Lui : Que sous mes pieds se déchire la terre ! que sur mon front éclate le tonnerre, je t'aime, Élisabeth ! Le monde est oublié !
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Re: Strauss - Die Frau Ohne Schatten - Young/Guth - Berlin - 10/2018

Message par Bernard C » 15 oct. 2018, 16:12

Tu vas à Vienne entendre Stemme ?

Bernard
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Re: Strauss - Die Frau Ohne Schatten - Young/Guth - Berlin - 10/2018

Message par HELENE ADAM » 15 oct. 2018, 16:17

Bernard C a écrit :
15 oct. 2018, 16:12
Tu vas à Vienne entendre Stemme ?

Bernard
Pas sûr mais je regarderai au moins la retransmission en livestream en attendant de pouvoir la voir en salle....
https://www.staatsoperlive.com/de/live/ ... 019-05-25/

L'ONP aurait pu reprendre cette production de Guth créée à la Scala du temps de la gouvernance Lissner. Ou pourrait ? :wink:
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Re: Strauss - Die Frau Ohne Schatten - Young/Guth - Berlin - 10/2018

Message par Il prezzo » 15 oct. 2018, 17:45

HELENE ADAM a écrit :
15 oct. 2018, 16:17
L'ONP aurait pu reprendre cette production de Guth créée à la Scala du temps de la gouvernance Lissner. Ou pourrait ? :wink:
C'est sûr, ça nous ferait un Strauss de temps en temps, car ça ne semble pas être le principal souci de programmation de l'Opéra😈

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Re: Strauss - Die Frau Ohne Schatten - Young/Guth - Berlin - 10/2018

Message par Il prezzo » 15 oct. 2018, 17:49

Est ce que qqn peut me trouver les éventuels fils sur cette production, de Milan ou de Londres?
Je ne maîtrise pas du tout le moteur de recherche d'ODB. Y a-t-il un tutoriel ?

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Re: Strauss - Die Frau Ohne Schatten - Young/Guth - Berlin - 10/2018

Message par HELENE ADAM » 15 oct. 2018, 22:07

Il prezzo a écrit :
15 oct. 2018, 17:49
Est ce que qqn peut me trouver les éventuels fils sur cette production, de Milan ou de Londres?
Je ne maîtrise pas du tout le moteur de recherche d'ODB. Y a-t-il un tutoriel ?
Je n'ai pas trouvé de CR de cette production à Milan, Londres ou Berlin avant celle où nous étions, dans le fil "représentation". Il y a peut-être eu des impressions données dans d'autres fils (retransmission ou saison de la Scala ou du ROH) mais c'est difficile à trouver. D'où l'intérêt d'ouvrir un fil dans "représentations". :wink:
Après il suffit que tu ailles à "recherche avancée" en haut à droite, puis tu mets ton titre d'oeuvre, tu sélectionnes "représentations" et "titre seulement" et tu trouves tous les CR faits sur une oeuvre (pour FROSCH c'est rapide... :cry: )
Lui : Que sous mes pieds se déchire la terre ! que sur mon front éclate le tonnerre, je t'aime, Élisabeth ! Le monde est oublié !
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Re: Strauss - Die Frau Ohne Schatten - Young/Guth - Berlin - 10/2018

Message par philipppe » 15 oct. 2018, 22:52

HELENE ADAM a écrit :
15 oct. 2018, 16:17
Bernard C a écrit :
15 oct. 2018, 16:12
Tu vas à Vienne entendre Stemme ?

Bernard
Pas sûr mais je regarderai au moins la retransmission en livestream en attendant de pouvoir la voir en salle....
https://www.staatsoperlive.com/de/live/ ... 019-05-25/

L'ONP aurait pu reprendre cette production de Guth créée à la Scala du temps de la gouvernance Lissner. Ou pourrait ? :wink:
Oui, ce serait bien, d’autant que la seule production de La Frosch , mise en scène par Bob Wilson, avait été d’une grande médiocrité

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Re: Strauss - Die Frau Ohne Schatten - Young/Guth - Berlin - 10/2018

Message par Bernard C » 15 oct. 2018, 23:07

philipppe a écrit :
15 oct. 2018, 22:52
HELENE ADAM a écrit :
15 oct. 2018, 16:17
Bernard C a écrit :
15 oct. 2018, 16:12
Tu vas à Vienne entendre Stemme ?

Bernard
Pas sûr mais je regarderai au moins la retransmission en livestream en attendant de pouvoir la voir en salle....
https://www.staatsoperlive.com/de/live/ ... 019-05-25/

L'ONP aurait pu reprendre cette production de Guth créée à la Scala du temps de la gouvernance Lissner. Ou pourrait ? :wink:
Oui, ce serait bien, d’autant que la seule production de La Frosch , mise en scène par Bob Wilson, avait été d’une grande médiocrité

Pardon Philippe mais la mise en scène de Wilson n'est pas la seule production de l'époque moderne de l'Opéra de Paris.

J'ai vu une remarquable Femme sans Ombre de Nikolaus Lehnhoff au Palais Garnier qui m'a définitivement marqué . ( Prod de 1972 reprise en 1980..date où je l'ai vue)
( Même si probablement la distribution a subjugué tout le reste , la production était très forte).
( Behrens, Dunn, Jones, Schunk, Berry, ...Von Dohnanyi)


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Re: Strauss - Die Frau Ohne Schatten - Young/Guth - Berlin - 10/2018

Message par philipppe » 16 oct. 2018, 15:00

oui, bien sur, ces séries de représentations mythiques, u as raison.

en écrivant le message je pensais à une nouvelle production à Bastille, récente en tous les cas. en effet, il est vrai que le spectacle que tu mentionnes à Garnier fait rever aujourdhui ceux qui aiment l'oeuvre mais n'y ont pas assisté, mais il est vrai aussi que la production de Bastille était un échec lamentable au regard de ce que l'oeuvre laisse parfois entrevoir (par exemple, la sonorisation maladroite du choeur des veilleurs de nuit à la fin du premier acte ...). On n'a pas le droit de louper une Femme sans Ombre.

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Re: Strauss - Die Frau Ohne Schatten - Young/Guth - Berlin - 10/2018

Message par Il prezzo » 16 oct. 2018, 17:26

Comme cette production, créée il y a déjà quelques années à Milan, puis Londres, puis au Staatsoper de Berlin en 2016, n’a pas encore été commentée dans les colonnes d’ODB, je vais me risquer à dire ce que j’ai compris de la très belle mise en scène de Claus Guth, et très signifiante à mon avis, à l’occasion de la reprise berlinoise de ce début de saison. D’autant qu’on n’obtient d’une recherche sur le net que des critiques soit caricaturales soit assez superficielles par rapport aux intentions du metteur en scène que je m’imagine plus profondes que ce que j’en lis.

Je reviens peu sur le casting magnifique, dont les qualités sont bien décrites par Hélène : trio féminin formidable, yc pour Camilla Nylund, un peu inférieure à ses consœurs (Elena Pankratova, Michaela Schuster) au tout début, mais qui, échauffée, a montré sa parfaite maitrise du rôle depuis qu’elle l’a abordé il y a deux ans : un vrai rayonnement vocal, une « juvénilité » raccord avec le personnage voulu par Guth, ainsi que de bonnes qualités d’actrice dans une scénographie où le metteur en scène la maintient quasi 100% du temps sur le plateau, à jouer une forme de démence qui dépasse largement en durée les scènes de folie du répertoire… Les hommes pas en reste, avec surtout Egils Silins, dans le rôle très « payant » de Barak (tout au moins pour moi, qui frissonne à chaque fois, au sens propre, aux accents d’humanité déchirante que Strauss lui a réservés). Et un orchestre, que la promiscuité de la fosse du Staatsoper n’empêchait pas de briller sous l’énergique battue de Simone Young.

Pour ma part, « en manque » de Femme sans ombre depuis 2008, l’attente était grande. Je gardais un souvenir plus que mitigé de cette reprise à Bastille de la production de Bob Wilson (comme de sa création d’ailleurs), qui privilégiait -comme d’habitude- l’abstraction, mais dans une œuvre déjà bien trop abstraite et ésotérique pour laisser le spectateur seul face à l’abondance des signes à élucider… Et pour l’anecdote, c’était la 3e fois que j’y voyais, en nourrice, la mezzo Jane Henschel : en 1999 dans une production du Deutsche Oper, puis en 2002 et 2008 à Bastille, immense détentrice du rôle certes, mais pour le chant plus que pour l’incarnation que son physique lui interdisait. Il me fallait remonter à la superbe production du Châtelet de 1994 pour me souvenir d’une nourrice crédible, en la personne d’Anja Silja, en fin de carrière, mais au charisme incroyable, servi par la mise en scène d’Homoki, qui lui faisait ouvrir et fermer elle-même, en grande manipulatrice de l’action, de grands panneaux à l’avant-scène pour permettre les rapides modifications de décors à chaque passage (et ils sont nombreux) du monde des dieux à celui des humains. Michaela Schuster, dans la production berlinoise, est de cette veine-là, m’évoquant d’ailleurs assez, par son port et son timbre bien projeté, Waltraud Meier (dont je ne sais si elle a chanté le rôle).

Claus Guth utilise ce que le Berliner Zeitung qualifia d’Alter Trick théâtral (vieille astuce) en plaçant toute l’action de l’œuvre dans la tête de l’héroïne dont le rêve (ou le cauchemar, ou le délire) est clairement explicité par un jeu de scène qui précède les premières mesures, l’impératrice se débattant dans un lit d’hôpital, en présence de nurse, médecin et mari, et qui reste seule également à la toute fin de l’opéra, « guérie », alors que les 3 autres protagonistes (empereur, Barak et femme) ont disparu avec le décor tournant. Pas d’ambiguïté donc sur l’intention.

« Trick », certes, éculé puisque les compositeurs/auteurs eux-mêmes y ont eu souvent recours (le Songe de Mendelsohn, le Spectre de Weber…), bien avant les metteurs en scène, parfois peu inspirés il est vrai (j’ai le souvenir d’une telle option, assez artificielle, pour le Vaisseau Fantôme ; sans parler de la Bohème interstellaire du même Guth, option beaucoup moins justifiée là !). Mais ici, le choix semble a priori mieux indiqué, dans la Vienne psychanalytique de Freud et avec le livret d’Hofmannstahl, où les « transferts » sont permanents des dieux aux humains.

N’ayant pas trouvé donc d’analyse des signes donnés par le metteur en scène, autres que « cauchemar peuplé de créatures animales ou démoniaques diverses » (j’ai même lu la description « d’un faucon voletant incessamment de manière stérile ! »), je livre donc ce que j’en ai imaginé : l’impératrice souffre d’un traumatisme d’enfance en clair lien avec son père. On voit en effet celui-ci, dans toutes les « inter-scènes » de l’action, sous la forme d’une vieille antilope mâle, marchant péniblement avec une canne, refusant à sa fille (en jeune antilope de la nouvelle d’Hoffmanstahl), l’aide ou le contact, la tendresse, qu’elle lui réclame. L’a-t-elle elle-même « abandonné »…?, on ne sait pas. L’action, lorsqu’elle retrouve le déroulé du livret, ne lui sert dès lors qu’à se racheter aux yeux de son père pour en retrouver l’amour : lui prouver par un acte d’humanité imparable (le refus d’un bonheur égoïste qui détruirait celui des autres, le couple de teinturiers) qu’elle mérite son retour en grâce. Scotché à ce fil conducteur, qui ne gêne en rien la compréhension de ce que l’on voit se dérouler sur le plateau (surtout quand on repense à notre mal-être à la Bohème !), on peut donc jouir à plein de cette œuvre straussienne incroyable d’inspiration, de sa plus que luxuriante orchestration, de ses parties vocales qui vous tétanisent, et de façon plus limpide que ne le laisse habituellement deviner l’écriture parfois obscure d’Hofmannstahl (surtout quand les metteurs en scène en déforment le sens, comme dans la production de Salzburg où Christof Loy la situe… dans un studio d’enregistrement de la Femme sans ombre).

En cela, je dis : bravo und vielen Dank, Herr Guth…

Pour finir, et pour les rétifs-straussiens, un lien vers le sublimissime duo du 3e acte « Barak, mein Mann », Christa Ludwig / Walter Berry. A partir de la 2’50’’. S’ils n’y pleurent pas, qu’ils me le disent !
https://www.youtube.com/watch?time_cont ... s00CJIRmV0

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