Verdi - Aida - Luisotti /Frisell- New York Met -09-10/18

Représentations
Avatar du membre
Bernard C
Basse
Basse
Messages : 9245
Enregistré le : 04 mai 2011, 23:00

Re: Verdi - Aida - Luisotti /Frisell- New York Met -09-10/18

Message par Bernard C » 19 oct. 2018, 00:53

Lee remplace Antonenko ce soir ( 18 octobre)

Bernard
"L'amour infini, sans autre aliment qu'un objet à peine entrevu dont mon âme était remplie , je le trouvais exprimé par ce long ruban d'eau qui ruisselle au soleil entre deux rives vertes, par ces lignes de peupliers qui parent de leurs dentelles mobiles ce val d'amour..." Le Lys

Avatar du membre
Bernard C
Basse
Basse
Messages : 9245
Enregistré le : 04 mai 2011, 23:00

Re: Verdi - Aida - Luisotti /Frisell- New York Met -09-10/18

Message par Bernard C » 19 oct. 2018, 03:22

Il n'y a rien à dire sur une production indémodable .

C'est le genre de machine tellement bien faite, équilibrée et huilée qu'elle peut rester là indéfiniment.
Dans le genre on fait difficilement mieux.
La salle hypostyle est fort bien réussie , chevaux au trot, l'agencement des chœurs et des figurants , le ballet si bien réglé, le mouvement notamment dans le second acte , nous évitent le mauvais goût.

Foule de jeunes étudiants ce soir au balcon ,enthousiastes.

Tamara Wilson fait une Aïda tout en finesse, la beauté du timbre et la qualité du legato nous enchantent .
La voix n'est pas très puissante mais infiniment lyrique.

Du coup sa délicatesse à la Price fait paraître des raucités chez Rachvelishvili .

Bernard
"L'amour infini, sans autre aliment qu'un objet à peine entrevu dont mon âme était remplie , je le trouvais exprimé par ce long ruban d'eau qui ruisselle au soleil entre deux rives vertes, par ces lignes de peupliers qui parent de leurs dentelles mobiles ce val d'amour..." Le Lys

Avatar du membre
Bernard C
Basse
Basse
Messages : 9245
Enregistré le : 04 mai 2011, 23:00

Re: Verdi - Aida - Luisotti /Frisell- New York Met -09-10/18

Message par Bernard C » 19 oct. 2018, 05:04

Divin air du Nil sur une ligne frémissante.

Lee se sort fort bien de l'acte final et de son duo avec Anita .
( Certes la voix reste rustique et le timbre conserve des accents asiatiques)

Bernard
"L'amour infini, sans autre aliment qu'un objet à peine entrevu dont mon âme était remplie , je le trouvais exprimé par ce long ruban d'eau qui ruisselle au soleil entre deux rives vertes, par ces lignes de peupliers qui parent de leurs dentelles mobiles ce val d'amour..." Le Lys

tuano
Administrateur ODB
Administrateur ODB
Messages : 9349
Enregistré le : 30 mars 2003, 23:00
Localisation : France
Contact :

Re: Verdi - Aida - Luisotti /Frisell- New York Met -09-10/18

Message par tuano » 19 oct. 2018, 08:17

jerome a écrit :
07 oct. 2018, 12:41
Magnifiques prestations de Netrebko (très supérieure à ce qu'elle faisait à Salzbourg!) et Rachvelishvili (wow)!
Netrebko était déjà excellente à Salzbourg, en tout cas elle m'avait bouleversé le soir où j'y étais. Je suppose que tu fais référence à la retransmission TV. Le problème c'est que les captations à Salzbourg se font toujours en tout début de série. J'ai toujours remarqué en assistant à des spectacles in loco préalablement filmés que les interprètes avaient eu le temps d'affiner leur interprétation au fil des représentations.

Avatar du membre
Bernard C
Basse
Basse
Messages : 9245
Enregistré le : 04 mai 2011, 23:00

Re: Verdi - Aida - Luisotti /Frisell- New York Met -09-10/18

Message par Bernard C » 19 oct. 2018, 23:37

Lee , Radames fluet au milieu d'un cast grand format ( hommes et femmes)
aida181018.jpg
aida181018.jpg (40.26 Kio) Vu 255 fois
Mais la voix du ténor a une projection redoutablement efficace et s'amplifie d'année en année et il ne loupe aucun aigu ( dommage qu'il y ait si peu de couleur et d'intentions dans ses interprétations )

Bernard
"L'amour infini, sans autre aliment qu'un objet à peine entrevu dont mon âme était remplie , je le trouvais exprimé par ce long ruban d'eau qui ruisselle au soleil entre deux rives vertes, par ces lignes de peupliers qui parent de leurs dentelles mobiles ce val d'amour..." Le Lys

Avatar du membre
PlacidoCarrerotti
Hall of Fame
Hall of Fame
Messages : 12665
Enregistré le : 04 mars 2003, 00:00
Contact :

Re: Verdi - Aida - Luisotti /Frisell- New York Met -09-10/18

Message par PlacidoCarrerotti » 20 oct. 2018, 00:11

Bernard C a écrit :
19 oct. 2018, 23:37
Lee , Radames fluet au milieu d'un cast grand format ( hommes et femmes)
aida181018.jpg
Mais la voix du ténor a une projection redoutablement efficace et s'amplifie d'année en année et il ne loupe aucun aigu ( dommage qu'il y ait si peu de couleur et d'intentions dans ses interprétations )

Bernard
Entre Antonenko et Lee tu ne perds pas au change. En plus c’est un chanteur qui se donne toujours à fond. Un peu comme Armiliato.
« L’essentiel est d’être bien avec soi-même et de regarder le public comme des chiens qui tantôt nous mordent et tantôt nous lèchent » Voltaire, lettre au duc de Richelieu.

Avatar du membre
Bernard C
Basse
Basse
Messages : 9245
Enregistré le : 04 mai 2011, 23:00

Re: Verdi - Aida - Luisotti /Frisell- New York Met -09-10/18

Message par Bernard C » 20 oct. 2018, 00:51

Je te comprends, mais je connais très bien les deux et je ne déteste pas Lee, mais j'ai toujours eu un faible pour Antonenko , alors qu'il y a des années qu'il a la tonalité flottante , plus encore avec ses difficultés dans le registre haut.
Tant pis, c'est irrationnel.

Bon on dit que pour ce Radames c'était impossible, c'est une évidence : il a déclaré forfait.

Pour Lee, il y va à fond, , a une générosité sans bornes et des moyens que son gabarit ne laisse pas imaginer.
Mais je ne crois jamais à ses personnages.
Dieu sait qu'il les a faites les notes, hier.
Je ne sais même pas s'il y a un Radames qui les fasse aussi bien en ce moment que lui.
Je n'en vois pas.

Mais ces accents toujours mal placés et cette difficulté du Legato le rend vraiment étranger à Verdi.

Ceci dit hier face à Rach et plus encore à la voix moyenne de Wilson il faisait tout à fait face.

ce soir première de "Marnie" J'ai des doutes, vu le bazar de ce livret, incapable d'élaguer pour aller à l'essentiel dramatique... voilà quelqu'un qui n'a pas entendu la leçon verdienne

Bernard
"L'amour infini, sans autre aliment qu'un objet à peine entrevu dont mon âme était remplie , je le trouvais exprimé par ce long ruban d'eau qui ruisselle au soleil entre deux rives vertes, par ces lignes de peupliers qui parent de leurs dentelles mobiles ce val d'amour..." Le Lys

Répondre

Qui est en ligne

Utilisateurs parcourant ce forum : Aucun utilisateur enregistré et 73 invités