Wagner - Siegfried/Götterdämmerung - Gergiev - vc - PP - 22-23/09/18

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Wagner - Siegfried/Götterdämmerung - Gergiev - vc - PP - 22-23/09/18

Message par HELENE ADAM » 21 sept. 2018, 16:28

Siegfried

Samedi 22 septembre

Orchestre du Mariinsky
Valery Gergiev, direction

Mikhaïl Vekua, Siegfried
Andreï Popov, Mime
Roman Burdenko, Alberich
Elena Stikhina, Brünnhilde
Evgeny Nikitin, Le Wanderer
Mikhaïl Petrenko, Fafner
Zlata Bulycheva, Erda
Anna Denisova, Waldvogel
Marina Mishuk, chef de chant

Durée : environ 5h00 avec 2 entractes

Le Crépuscule des Dieux

Dimanche 23 septembre

Orchestre et Choeur du Mariinsky
Valery Gergiev, direction

Tatiana Pavlovskaya, Brünnhilde
Mikhaïl Vekua, Siegfried
Roman Burdenko, Alberich
Olga Savova, Waltraute
Elena Stikhina, Gutrune
Evgeny Nikitin, Gunther
Mikhaïl Petrenko, Hagen
Zhanna Dombrovskaya, Woglinde, Third Norn
Irina Vasilieva, Wellgunde, Second Norn
Ekaterina Sergeeva, Flosshilde, First Norn
Marina Mishuk, chef de chant
Pavel Petrenko, chef de choeur

Durée : environ 5h00 avec 2 entractes

La suite du Ring dirigé par Gergiev et chanté par les chanteurs de la Troupe du Mariinsky.
Voir le fil sur ODB pour le début de ce Ring
http://www.odb-opera.com/viewtopic.php? ... ev#p343069
Lui : Que sous mes pieds se déchire la terre ! que sur mon front éclate le tonnerre, je t'aime, Élisabeth ! Le monde est oublié !
Elle : Eh bien ! donc, frappez votre père ! venez, de son meurtre souillé, traîner à l'autel votre mère

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Re: Wagner - Siegfried/Götterdämmerung - Gergiev - vc - PP - 22-23/09/18

Message par HELENE ADAM » 22 sept. 2018, 23:11

Magistrale soirée...
Lui : Que sous mes pieds se déchire la terre ! que sur mon front éclate le tonnerre, je t'aime, Élisabeth ! Le monde est oublié !
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Re: Wagner - Siegfried/Götterdämmerung - Gergiev - vc - PP - 22-23/09/18

Message par HELENE ADAM » 22 sept. 2018, 23:19

Magistrale soirée...(bon je me répète :D )
Fin à minuit.
Commentaires demain
Lui : Que sous mes pieds se déchire la terre ! que sur mon front éclate le tonnerre, je t'aime, Élisabeth ! Le monde est oublié !
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Re: Wagner - Siegfried/Götterdämmerung - Gergiev - vc - PP - 22-23/09/18

Message par Il prezzo » 22 sept. 2018, 23:32

L'un de mes plus beaux 3e acte. Mais pas que.
:D :D :D :D :)

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Re: Wagner - Siegfried/Götterdämmerung - Gergiev - vc - PP - 22-23/09/18

Message par Philippes » 23 sept. 2018, 06:46

Très belle soirée en effet, essentiellement grâce au superbe orchestre du Mariinsky et à la remarquable direction de Gergiev, tantôt d'une poésie sublime, tantôt poignant et souvent déchaîné, mais toujours attentif aux chanteurs.
Siegfried en version de concert n'est pas si courant et cela permet (s'il en était besoin) d'apprécier particulièrement le génie orchestral de Wagner et de confirmer que l'orchestre est bien l'acteur principal du Ring.

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Re: Wagner - Siegfried/Götterdämmerung - Gergiev - vc - PP - 22-23/09/18

Message par lionrougeetblanc » 23 sept. 2018, 08:03

Est-ce que cette soirée a été enregistrée ? Diffusion France Mu prévue ?

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Re: Wagner - Siegfried/Götterdämmerung - Gergiev - vc - PP - 22-23/09/18

Message par Philippes » 23 sept. 2018, 08:28

Tout le Ring est manifestement enregistré, mais il n'y a pas d'information dans le programme sur une éventuelle diffusion ou publication.

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Re: Wagner - Siegfried/Götterdämmerung - Gergiev - vc - PP - 22-23/09/18

Message par HELENE ADAM » 23 sept. 2018, 10:01

Les amoureux inconditionnels du "Ring" trouvent l'ensemble du cycle cohérent et sans temps mort, mais pour beaucoup de mélomanes un tout petit peu moins wagnérophilâtres, l'opus qui contient le plus de "tunnels", est précisément la deuxième journée du Ring, le fameux "Siegfried", l'éducation et le parcours initiatique du fils des jumeaux maudits de Wotan.

Aussi improbable que cela puisse paraître, hier soir, j'ai trouvé ça presque trop court...

La réussite de cette version-concert tient à plusieurs ingrédients qui fusionnent dans un creuset géant et vous entraînent dès la première scène, entre Siegfried et Mime, à littéralement "voir" les scènes que les héros décrivent ou dont ils font les récits émouvants, passionnés, ou épiques.
C'est tout juste si l'ours ne s'invite pas entre Sigfried et Mime...

Cet étrange phénomène rend la version-concert d'une efficacité redoutable tant le spectateur se concentre sur la musique, les paroles, une gestuelle minimaliste mais signifiante (les artistes ne se déplacent pas mais "bougent" sans cesse), une diction, un phrasé, des expressions entièrement au service du récit et de l'action. C'est vrai pour la fabuleuse équipe de chanteurs du Mariinsky mais c'est vrai aussi pour les instrumentistes, pris ensemble ou séparément, et leur chef, véritable démiurge qui insuffle la vie avec une force impressionnante.

Je n'ai pas toujours en tous lieux apprécié le Wagner de Gergiev, mais hier soir à la Philharmonie de Paris, je l'ai trouvé dans son élément sans la moindre réserve. Ce n'est certes pas tout à fait la légèreté cristalline et transparente de Petrenko mais c'est une interprétation d'une grande homogénéité, avec beaucoup de couleurs, d'une intensité dramatique (avec ses moments "drôles") très "prenante".

L'orchestre du Mariinsky, qu'il a formé, forgé depuis des années, fait un travail remarquable, installé en formation "gergiévienne", cuivres resserrés à droite (en regardant la scène), cordes en deux rangs parallèles à gauche (ce qui fait qu'on a des violons jusqu'en haut côté public), chanteurs disposés en hauteur derrière l'orchestre (et au-dessus), pour permettre aux voix de n'être jamais couvertes par les redoutables cuivres, même quand ceux-ci nous donnent les thèmes les plus dramatiques et les plus lourds. J'aime quand on entend chaque instrumentiste presque comme un soliste et que chaque chanteur fait partie de cet ensemble, car alors le récit s'entremêle totalement à la musique et l'oeurve de Wagner, telle qu'il l'a conçue, prend tout son sens.

Image
Photo du site de Mikhail Vekua, "Wagner gala". Salle du Mariinsky, 19 septembre 2018
Michail Vekua et Elena Tsikhina


Pourtant la conception de la salle de Bayreuth est exactement à l'opposé puisqu'on n'y voit pas l'orchestre. On ne peut donc pas vraiment soutenir l'idée que cette disposition aurait eu l'aval du maître. Mais bon. J'ai presque redécouvert certains fabuleux passages de ce Siegfried et je suis totalement entrée dans la représentation sans la moindre réserve, sans la moindre fatigue...

Question voix, tout en n'étant pas dans un grand classicisme, le Mariinsky nous propose quelques uns de ses jeunes chanteurs absolument passionnants, et puis c'est un vrai plaisir de découvrir (ou presque) de jeunes wagnériens aussi talentueux qui possèdent à ce point l'art du récit, le sens du Lied et celui des envolées dramatiques avec d'aussi belles et saines voix.
Ainsi par exemple en est-il de Anna Denisova (l'oiseau), à la voix acidulée, fraîche et naïve mais très sonore et très colorée, qui franchit tous les murs du son pour raconter son avenir à Siegfried en vous remuant au plus profond de vous-même, tout le Ring, ses drames et l'intensité de son récit, redéfilent devant vous tandis que Siegfried vous arrache des larmes.Mikhaïl Vekua est en effet un Siegfried très attachant. Il était Siegmund dans la Walküre (déjà très impressionnant). Il n'a pas forcément tout à fait le format vocal des Siegfried les plus héroïques mais il compense largement par une très intelligente négociations de ses moyens au service d'un Siegfried qui sait se faire ingénu, éperdu, prendre une petite voix éplorée, découvrir devant vous ses malheurs, avant de se révolter et de toiser successivement avec un très beau volume de voix (et un timbre superbe) Mime, le Wanderer et le dragon (Michail Petrenko magistral avec sa belle voix de basse pour un rôle trop court...).
Andreï Popov était déjà Mime dans l'Or du Rhin. Il était déjà génial, terriblement l'aise avec ce rôle, grinçant et sardonique au possible, menteur, hâbleur et finalement jeté aux poubelles de l'Histoire. Et quelle voix ! Quelle agilité pour servir sa partition. On en reste confondu de tant d'aisance.
Roman Burdenko est un très bel Alberich, voix magnifique et grande présence lui aussi mais c'est Evgeny Nikitin en Wanderer qui marque la soirée côté baryton, par sa belle voix retrouvée (il avait été un Wotan au bout de ses forces vocales en mars dernier), et sa belle présence qui fait notamment du duo (presque) final avec Siegfried un immense moment de l'opéra, annonçant la fin du monde des dieux avec une force incroyable juste avant le sublime réveil de Brünnhilde. Et là, bon, sortez les mouchoirs... Elena Stikhina, qui ne chantera pas Brünnhilde dans le Crépuscule, est renversante, sidérante, je n'ai pas assez d'adjectifs pour décrire sa prestation mais elle et Vekua nous ont donné un final comme rarement entendu. Les voix ont su enfler pour envahir toute la salle et nous donner des frissons, mais elles sont su aussi se faire toute douces, lyriques, incarner merveilleusement l'état de Siegfried découvrant la peur avec l'amour (et les femmes) et celui de Brünnhilde s'éveillant après un si long sommeil pour découvrir son héros et le monde, presque comme une toute jeune fille à l'aube de sa vie. Faire de ce difficile final, un moment de grâce pareil est assez rare. Il faut sans doute des interprètes qui n'adoptent pas certaines traditions "hurlantes" du wagnérisme tout en nous proposant des voix qui se projettent parfaitement, même en pianissimo.
Et je n'oublierai pas non Zlata Bulycheva en Erda, une mezzo soprano plutôt contralto donc particulièrement adéquate au rôle qui nous donne elle aussi, beaucoup d'émotions dans son dialogue avec le wanderer, ces instants où les mots "poids du destin" prennent tout leur sens dans son port altier et son chant désespéré. Que c'est beau...
Merci au Mariinsky de venir nous voir pour ce Ring complet et vivement ce soir....

PS : je précise que j'étais au rang F (dernier rang) du deuxième balcon, à peu près en face.
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Re: Wagner - Siegfried/Götterdämmerung - Gergiev - vc - PP - 22-23/09/18

Message par Lucas » 23 sept. 2018, 12:29

Bon, moi j'ai trouvé cela très mauvais à l'exception d'une belle Brünnhilde et je vais essayer d'expliquer pourquoi :

1- Le dispositif scénique de la Philharmonie de Paris : Il est le premier responsable de cette immense déception. Quand vous allez à l'opéra, l'orchestre est dans la fosse pour ne pas couvrir les chanteurs. Et à Bayreuth, Wagner, si soucieux de cet équilibre, a fait construire un dispositif spécial : une fosse qui s'enfonce sous la scène tout en étant recouverte d'une large plaque de bois pour donner l'illusion d'un "orchestre invisible". C'est d'autant plus important que, comme on le sait, l'orchestration wagnérienne peut être particulièrement puissante. De ce fait, quand on donne une version de concert avec un orchestre, par définition à découvert (dans Wagner ou ailleurs), on place toujours les chanteurs devant et l'orchestre derrière mais les responsables artistiques de la Philharmonie de Paris en ont décidé autrement en plaçant l'orchestre devant et les chanteurs en fond de scène. De ce fait, on a un rideau de cordes qui couvre tous les interprètes qu'on entend dans le lointain dans l'acoustique trop réverbérée de la Philharmonie de Paris. Une vraie catastrophe qui ôte toute présence dramatique aux interprètes surtout quand on connait la puissance potentielle de l'orchestre wagnérien.

2- L'absence totale de signature vocale : C'est un signe des temps et les chanteurs du Kirov n'y échappent pas tant leurs timbres sont anonymes. Bref, ce Siegfried fut un festival de voix passe-partout. Alors, oui, Vekua assure crânement les aigus de la scène de la forge mais je mets quiconque au défi d'identifier son timbre grisâtre en aveugle. Et naturellement, les allègements en voix mixte ne font pas partie de son univers sonore. Quant à Nikitin, c'est un Wotan au petit pied, sans graves et sans charisme hautain. Son chant est monolithique, ennuyeux et sans noblesse. Ecoutez Hans Hotter en comparaison. Sans oublier Théo Adam, James Morris ou René Pape, certes un cran en-dessous de l'immense Hotter, mais sachant phraser avec élégance. Avec Nikitin, on doit se contenter d'un Dieu plébéien. Le Mime de Popov est nasillard et criard et on ne sauvera que la Brünnhilde de Stikhina qui, sur le papier est un peu sous-dimensionnée mais s'en sort néanmoins fort bien (un peu comme Dernesch hier ou Nylund, dans le seul second acte de Tristan avec Kaufmann) grâce à la beauté de ses phrasés. Et puis c'est la seule à posséder un beau timbre et une vraie signature vocale qui manque de plus en plus aux stars du chant actuel.

3- La direction de Gergiev : Dieu que c'est mou et sans arêtes. Ecoutez Clemens Krauss, Karl Böhm ou Kirill Petrenko en comparaison!

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Re: Wagner - Siegfried/Götterdämmerung - Gergiev - vc - PP - 22-23/09/18

Message par xavierscriabine » 23 sept. 2018, 12:43

Je ne sais pas où tu étais placé, mais si tu n'as pas bien entendu les chanteurs, il y a un problème.

A moins que tu t'attendes à ce que les chanteurs explosent l'orchestre, mais ça n'arrive pas davantage à Bastille...

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