La Nuit russe -Tatarnikov- Orange- 8/07/2018

Représentations
Répondre
Avatar du membre
JdeB
Administrateur ODB
Administrateur ODB
Messages : 22010
Enregistré le : 02 mars 2003, 00:00
Contact :

La Nuit russe -Tatarnikov- Orange- 8/07/2018

Message par JdeB » 06 juil. 2018, 08:07

DIRECTION MUSICALE Mikhaïl Tatarnikov

Oksana Dyka, soprano
Olga Poudova, soprano
Ekaterina Gubanova, mezzo-soprano
Ekaterina Sergueïeva, mezzo-soprano
Bogdan Volkov, ténor
Boris Pinkhasovitch, baryton
Vitalij Kowaljow, basse

Orchestre philharmonique de Radio France
Choeur des Opéras d'Avignon, Monte-Carlo et Nice

Les festivals français ont grandement et gravement négligé la musique russe. Aix a attendu 2002 pour donner Eugène Onéguine (redonné une unique soirée et en concert l'an dernier) mais s'est partiellement racheté en montant une splendide production du Nez de Chostakovitch. Montpellier n'a affiché que Mavra et Lady Macbeth, en 1999 et Une vie pour le tsar de Glinka en 2012. Et les Chorégies n'ont mis au théâtre qu'un seul soir Boris Godounov, le 27 juillet 1985 avec M. Talvela dans le rôle-titre. Il a été question de remonter l'ouvrage en coproduction avec Savonlinna en 2015 mais le projet a été ruiné par des impératifs économiques. Le théâtre Antique, dans le cadre d'une tournée du Kirov amenée par V. Gergiev, a toutefois accueilli à nouveau à nouveau le chef-d’œuvre de Moussorgski en août 1994 sous l’égide d'IMG et hors de la programmation des Chorégies. Maigre bilan !

La Nuit russe des Chorégies a trouvé un large public et remporté un franc succès tout à fait légitime.

Passons sur la contre-performance d'Oksana Dyka, qui possède un vois opulente et fort bien projetée certes, mais parasitée par un large vibrato et des sonorités tubées et nasalisée.
Avec un irrésistible air de Lenski, Bogdan Volkov suspend le temps et nos respirations avec un style de très haut lignage ( dans la filiation d'un Lemeshev ! ) au service d'une interprétation pudique et rêveuse à souhait, d'un raffinement exquis et sans une once de mièvrerie ou de pathos. Il reste sur les cimes lors du duo du Prince Igor, où Ekaterina Sergueïeva se montre une partenaire de grand relief .
d'Une fraicheur d'eau de source, Olga Poudova est une reine de Chemakha lumineuse et époustouflante avant de distiller un « Zdies horocho » délectable.
Avec une probité stylistique exemplaire et une voix somptueuse, Vitalij Kowaljow campe un Grémine véritablement princier et un Igor saisissant.
Boris Pinkhasovich est un Onéguine habité et tourmenté, d'une morbide vitalité.
Ekaterina Goubanova, appelée en remplacement d’Ekaterina Sementchuk, se montre irréprochable dans l’air de Lioubacha dans La Fiancée du tsar, avec sa longue et si prenante mélodie conclusive a cappella.

M. Tatarnikov tend à s'imposer comme le chef russe qui monte et contribue formidablement au triomphe de la soirée

Jérôme Pesqué
"Si tu travailles avec un marteau-piqueur pendant un tremblement de terre, désynchronise-toi, sinon tu travailles pour rien." J-C Van Damme.
Odb-opéra

Répondre

Qui est en ligne

Utilisateurs parcourant ce forum : Aucun utilisateur enregistré et 55 invités