Festival Palazzetto Bru Zane Paris - Bouffes du Nord - 06/2018

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Oylandoy
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Festival Palazzetto Bru Zane Paris - Bouffes du Nord - 06/2018

Message par Oylandoy » 05 juin 2018, 17:47

Représentation du lundi 4 juin 2018 : Un siècle de mélodie française

Baryton Tassis Christoyannis
Piano Jeff Cohen

Programme :
Édouard Lalo L'Aube naît, Dieu qui sourit et qui donne, Marine, Tristesse
Charles Gounod Au Printemps, Medjé, À une jeune Grecque, Le Souvenir
Benjamin Godard Te souviens-tu ?, L’Invitation au voyage, La Laitière et le Pot au lait, La Cigale et La Fourmi

Entracte

Fernand de La Tombelle Ischia, Il me l'a dit, Les Papillons, Passez nuages roses
Félicien David Le Nuage, Fleur de bonheur, Le Tchibouk
Camille Saint-Saëns La Brise, La Splendeur vide, Le Pas d'armes du Roi Jean, Danse macabre

Bis
Mélodie de Reynaldo hahn
Mélodie de Gounod en italien sur un texte de Metastase
Mélodie de Gounod en anglais sur un texte de Lord Byron
Berceuse grecque

Image

Splendide récital de Tassis Christoyannis ce lundi au théâtre des Bouffes du Nord dans le cadre du Festival Palazzetto Bru Zane : le baryton grec a déployé tout l'étendue de son talent dans l'interprétation de mélodies françaises peu connues mais fort bien choisies, qui lui ont permis d'exprimer nombre de sentiments différents, avec un grand talent d'acteur, en plus de son bien connu talent de chanteur.

Le programme débutait avec quatre mélodies de Edouard Lalo, empreintes d'une grande nostalgie, dans lesquelles Tassis Christoyannis montrait de subtiles nuances et un emploi souverain du mezzavoce.
Les mélodies suivantes, de Charles Gounod, d'ambiances plus variées, enthousiaste dans Au Printemps, de Jules Barbier, Viens, soyons heureux!, le désespoir dans Medjé, Hélas ! tu doutes que je t'aime Quand je meurs de t'aimer !, désespoir exprimé par quelques beaux forte du baryton grec, la tristesse dans A une jeune grecque, de Sapho.
De Benjamin Godard, ensuite, un peu de fantaisie, dans La Laitière et le Pot au Lait et La Cigale et la Fourmi, interprétés de façon hilarante et en modifiant le timbre de la voix pour signifier la Cigale ou la peu aimable Fourmi. L'accompagnement de piano de Jeff Cohen montrait également de manière amusante la chute du Pot au Lait, par exemple.
Après l'entracte, l'ambiance était moins festive avec les mélodies de Fernand de la Tombelle, plus convenues, puis ranimée par les compositions de Felicien David.
Le récital se terminait dans l'enthousiasme général avec Le Pas d'armes du Roi Jean de Victor Hugo, et surtout Danse macabre de Saint-Saens, sur un texte de Henri Cazalis. Le public (peu nombreux) était aux anges.

Les bis permettaient de varier les effets avec une mélodie de Gounod en italien et une en anglais, après une mélodie de Reynaldo Hahn, à propos de laquelle T. Christoyannis annonçait qu'une intégrale des mélodies de Reynaldo Hahn était en préparation.
Signalons enfin la très belle prestation de Jeff Cohen, toute en nuances, mais ne reculant pas devant un rinforzando tonitruant très expressif lors de la danse macabre.
Très belle soirée.
la mélodie est immorale
Nietzsche

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Re: Festival Palazzetto Bru Zane Paris - Bouffes du Nord - 06/2018

Message par Oylandoy » 06 juin 2018, 16:48

Représentation du mardi 5 juin 2018 : 2 Bouffes en 1 acte

par Raphaël Brémard, ténor, Flannan Obé, ténor, Christophe Manien, piano et Lola Kirchner, mise en scène.

Le programme promettait deux mini opéras-bouffe, le premier d'Offenbach, Les Deux Aveugles, 1855, et le deuxième d'Hervé, Le Compositeur toqué, 1854.

Hélas, de musique, il y eut fort peu. Quelques rares airs, chantés certes avec dynamisme, mais peu de nuances, et surtout du théâtre, amusant par la gestuelle et le talent d'acteur des chanteurs.
Deux Aveugles raconte plus ou moins l'histoire de deux faux aveugles (Patachon et Giraffier) qui font la manche sur le Pont Neuf et qui se disputent, le Compositeur toqué, comme son nom l'indique présente un compositeur fou (Fignolet) et ses démêlés avec son valet Séraphin. Aucune narration, aucune logique, mais des situations burlesques, de la grosse farce. La matière est si peu consistante que les deux mini-opérettes sont jouées en continuité en moins d'une heure.

Le talent des acteurs est certain lors des situations comiques.
Le plus évident est plutôt celui du pianiste, Christophe Manien, qui, lui, jouait de la musique, et fort bien.

Pour les amateurs du genre : http://www.bouffesdunord.com/fr/la-sais ... -en-1-acte
la mélodie est immorale
Nietzsche

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