Boito-Mefistofele- Meir Wellber / Schwab - Munich -05/2018

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Boito-Mefistofele- Meir Wellber / Schwab - Munich -05/2018

Message par Loïs » 03 mai 2018, 21:56

Direction: Omer Meir Wellber
Mise en scène: Roland Schwab

Mefistofele: Erwin Schrott
Faust: Joseph Calleja
Margherita: Carmen Giannattasio
Marta: Jana Kurucová
Wagner: Andrea Borghini
Elena: Cellia Costea
Pantalis: Rachael Wilson
Nerèo: Joshua Owen Mills

Une semaine à effectuer des allers-retours entre Salzbourg et Munich me conduisait au choix : Donizetti au pays des EPAD ou Mefisto und raten sie mal?
En préparation des representations d’Orange avec deux chanteurs communs (Schrott & Giannattasio), j’entamais mon tour de chauffe (sauf que je viens de voir que Giannattasio sera remplacée à Orange par Uria Monzon qui asssumera les deux rôles féminins).
Il s’agit de la reprise d'un spectacle largement commenté depuis 2015 avec Schrott ou Pape par Helene, Efemere, Luc, Truffaldino et consorts.

Compte rendu demain mais la question : Schrott égale t'il maintenant la performance de Ramey. réponse : oui!
Et en plus il a perdu la surcharge pondérale visible au TCE dans Attila et nous revient archimoulé dans un smoking violet et une nouvelle coupe

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Re: Boito-Mefistofele- Meir Wellber & Schwab - Munich - 03/05/18

Message par MariaStuarda » 03 mai 2018, 22:28

Loïs a écrit :
03 mai 2018, 21:56
(...)
Margherita: Carmen Giannattasio

En préparation des representations d’Orange avec deux chanteurs communs (Schrott & Ginnastasio), j’entamais mon tour de chauffe (sauf que je viens de voir que Ginnastasio sera remplacée à Orange par Uria Monzon qui asssumera les deux rôles féminins).
(...)
Non Loïs, ça n'est pas Ginette Stasio
C'est Carmen Giannattasio. Pauvre fille, que t'a t'elle fait celle là ?
Loïs a écrit :
03 mai 2018, 21:56

Une semaine à effectuer des allers-retours entre Salzbourg et Munich me conduisait au choix : Donizetti au pays des EPAD (...)
Enfin un qui me donne raison sur le fait que Juan Diego vieillit mal :lol:

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Re: Boito-Mefistofele- Meir Wellber & Schwab - Munich - 03/05/18

Message par Loïs » 03 mai 2018, 22:34

MariaStuarda a écrit :
03 mai 2018, 22:28
Loïs a écrit :
03 mai 2018, 21:56
(...)
Margherita: Carmen Giannattasio

En préparation des representations d’Orange avec deux chanteurs communs (Schrott & Ginnastasio), j’entamais mon tour de chauffe (sauf que je viens de voir que Ginnastasio sera remplacée à Orange par Uria Monzon qui asssumera les deux rôles féminins).
(...)
Non Loïs, ça n'est pas Ginette Stasio
C'est Carmen Giannattasio. Pauvre fille, que t'a t'elle fait celle là ?
Oups! je corrige, lapsus, Ginastasio est un nom très répandu :oops:
MariaStuarda a écrit :
03 mai 2018, 22:28
C'est Carmen Giannattasio. Pauvre fille, que t'a t'elle fait celle là ?
Ben je l'écrirai demain :mrgreen:
MariaStuarda a écrit :
03 mai 2018, 22:28
Loïs a écrit :
03 mai 2018, 21:56
Une semaine à effectuer des allers-retours entre Salzbourg et Munich me conduisait au choix : Donizetti au pays des EPAD ou (...)
Enfin un qui me donne raison sur le fait que Juan Diego vieillit mal :lol:
Bien joué mais non je parlais des chanteurs dont les Mib volent à la hauteur d'un Tupolev

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Re: Boito-Mefistofele- Meir Wellber & Schwab - Munich - 03/05/

Message par philipppe » 04 mai 2018, 02:54

Loïs a écrit :
03 mai 2018, 21:56
Direction: Omer Meir Wellber
Mise en scène: Roland Schwab

Mefistofele: Erwin Schrott
Faust: Joseph Calleja
Margherita: Carmen Giannattasio
Marta: Jana Kurucová
Wagner: Andrea Borghini
Elena: Cellia Costea
Pantalis: Rachael Wilson
Nerèo: Joshua Owen Mills

Une semaine à effectuer des allers-retours entre Salzbourg et Munich me conduisait au choix : Donizetti au pays des EPAD ou Mefisto und raten sie mal?
En préparation des representations d’Orange avec deux chanteurs communs (Schrott & Giannattasio), j’entamais mon tour de chauffe (sauf que je viens de voir que Giannattasio sera remplacée à Orange par Uria Monzon qui asssumera les deux rôles féminins).
Il s’agit de la reprise d'un spectacle largement commenté depuis 201 avec Schrott ou Pape par Helene, Efemere, Luc, Truffaldino et consorts.

Compte rendu demain mais la question : Schrott égale t'il maintenant la performance de Ramey. réponse : oui!
Et en plus il a perdu la surcharge pondérale visible au TCE dans Attila et nous revient archimoulé dans un smoking violet et une nouvelle coupe
Je serai aussi contentd’assister à cette reprise. J’attends beaucoup de Schrott dans ce rôle, et heureux de retrouver la belle maturité de Calleja. Le dernier air de Faust est une merveille, et Calleja en avait donné une magnifique version

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Re: Boito-Mefistofele- Meir Wellber & Schwab - Munich - 03/05/18

Message par PlacidoCarrerotti » 04 mai 2018, 06:59

« Un spectacle largement commenté depuis 201 » !
Et tu prétends éviter les vieilleries !!!
« L’essentiel est d’être bien avec soi-même et de regarder le public comme des chiens qui tantôt nous mordent et tantôt nous lèchent » Voltaire, lettre au duc de Richelieu.

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Re: Boito-Mefistofele- Meir Wellber & Schwab - Munich - 03/05/

Message par HELENE ADAM » 04 mai 2018, 08:45

philipppe a écrit :
04 mai 2018, 02:54
Loïs a écrit :
03 mai 2018, 21:56
En préparation des representations d’Orange avec deux chanteurs communs (Schrott & Giannattasio), j’entamais mon tour de chauffe (sauf que je viens de voir que Giannattasio sera remplacée à Orange par Uria Monzon qui asssumera les deux rôles féminins).
Il s’agit de la reprise d'un spectacle largement commenté depuis 201 avec Schrott ou Pape par Helene, Efemere, Luc, Truffaldino et consorts.

Compte rendu demain mais la question : Schrott égale t'il maintenant la performance de Ramey. réponse : oui!
Et en plus il a perdu la surcharge pondérale visible au TCE dans Attila et nous revient archimoulé dans un smoking violet et une nouvelle coupe
Je serai aussi content d’assister à cette reprise. J’attends beaucoup de Schrott dans ce rôle, et heureux de retrouver la belle maturité de Calleja. Le dernier air de Faust est une merveille, et Calleja en avait donné une magnifique version
j'ai gardé un bon souvenir de cette mise en scène à Munich lors du festival d'été 2016 mais elle était très loin d'avoir fait l'unanimité à l'époque. C'était quand même Pape qui chantait le mieux et réussissait à prendre un air facétieux (c'était déjà le cas dans son Faust de Gounod d'ailleurs) dans lequel on ne l'attend pas toujours mais je ne doute pas que Schrott lui soit supérieur en la matière. Margarita c'était Kristine Opolais, très beau jeu de scène mais chant pas phénoménal même si elle "interprète" bien (diction relâchée et aigus très tendus).
Comme je n'ai pas entendue Carmen Gianattasio depuis le TCE (Elisabetta dans Maria Stuarda), je n'ai aucune idée de ce qu'elle donnera mais elle me parait en tous cas "adéquate" au rôle (elle chante Norma, Liu, Mimi, Nedda etc...). BUM ? Je ne comprends pas...les deux rôles ????
Quant à Calleja, si j'avais beaucoup aimé le style de chant, j'avais moins aimé le jeu assez pataud, surtout face à Opolais. Mais il a le mérite d'avoir chanté Faust dans cette mise en scène depuis le début à Munich. Cela permet de maitriser un rôle a priori.
Et puis Schrott va faire le show :mrgreen:
Lui : Que sous mes pieds se déchire la terre ! que sur mon front éclate le tonnerre, je t'aime, Élisabeth ! Le monde est oublié !
Elle : Eh bien ! donc, frappez votre père ! venez, de son meurtre souillé, traîner à l'autel votre mère

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Re: Boito-Mefistofele- Meir Wellber & Schwab - Munich - 03/05/18

Message par Loïs » 04 mai 2018, 08:47

PlacidoCarrerotti a écrit :
04 mai 2018, 06:59
« Un spectacle largement commenté depuis 201 » !
Et tu prétends éviter les vieilleries !!!
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Re: Boito-Mefistofele- Meir Wellber & Schwab - Munich - 03/05/18

Message par Loïs » 04 mai 2018, 09:51

On attendait Schrott que l’on savait au meilleur dans ce rôle depuis Baden Baden et nous eûmes Schrott. Comme dit Hélène il fait le show mais sans aucune concession ni facilité. Du début à la fin la voix est souverainement puissante et va chercher chaque spectateur dans son fauteuil ou dans le recoin de sa loge. Les notes extrêmes du registre inférieur sont clairement audibles et les 6 tableaux sont une formidable opportunité d’explorer toutes les nuances et intonations possibles. Si la gouaille et le charme sont évidemment présents, l’inquiétude voire la peur dominent cependant Nous avons affaire à un Mefisto qui ne perd jamais de vu son but et attend avec une rage incommensurable l’heure de prendre sa revanche sur son rival céleste. La maitrise vocale et physique (chez lui tout est lié) qu’il impose au plateau le rend l’exact rival du Créateur. Ce fut « infernal ».
Autre rôle où l’on savait y aller les yeux fermés (au demeurant c’est conseillé car je connais des menhirs qui se meuvent avec plus de grâce) : Calleja en Faust. Intégralement lyrique, il correspond à l’exacte définition de sa voix et sans surprise, nous glissons sur un tapis de demi- teintes, de notes sucrées lors du quatuor au II, de suavité et de morbidezza tout du long, et d’émotionS véritableS. Malheureusement il aura du mal à finir et le « sul passo extremo » sera court de souffle et avare d’aigus (non tenus). Il compensera par des piani de rêve et utilisera tous les ressources techniques pour finir proprement. A vrai dire ce sera même une leçon de chant : quand votre voix se défausse et que vous maintenez aussi imperturbablement le cap avec même l’aigu final tant attendu qui va dangereusement tanguer sans dérailler. Au final un beau souvenir quand même.
Cette faiblesse aura aussi une conséquence sur la prestation de Costea : le rôle est court et il est difficile de maintenir l’attention après le sommet précédent de l’acte de Marguerite. La partition et la brièveté vous poussent à faire du volume mais souvent le ténor qui commence à en avoir plein les pattes et sait qu’un gros morceau l’attend a tendance à freiner sa partenaire. Pour les raisons explicitées ci-dessus ce sera le cas et la mise en scène qui place l’action en asile psychiatrique avec un Faust sous camisole chimique ne contribue pas au réveil de l’attention. Enfin les deux derniers actes étant liés sans coupure, l’oreille et l’œil ne retiennent qu’un passage tombé à plat, où rien n’est à reprocher mais rien n’imprimera la mémoire. Dommage.
Reste le cas de Giannattasio : le timbre n’offre aucune séduction or c’est tout ce qu’on lui demande lors de son acte d’entrée (jeunesse et fraicheur) mais la voix a incontestablement le format requis. Sauf erreur il s’agit d’une prise de rôle ce qui peut expliquer un air bien chanté mais aucunement habité, on sent l’écueil à franchir, et une impression (mais est-ce dû à la projection ou à l’émission ?) que c’est un peu bas. Le rôle de Marguerite est court et il ne reste plus que le duo et le final pour briller ; c’est à ce moment là que l’artiste va se révéler en faisant se dresser l’intégralité de ma pilosité mais c’est un peu tard. A voir et réécouter une prochaine fois, mais visiblement ce ne sera pas à Orange.

La direction ample mais détaillée de Wellber offre un volume sonore Kolossal qui est le péché mignon allemand et même si elle n’évite pas certains effets pompiers au prologue et au I, c’est une belle réussite.

Pour la mise en scène : la vue d’un plateau post apocalyptique et peuplés de zonards au look deprav (le prologue se passe en enfer et non au paradis) vous fait croire que vous allez assisté à la nième relecture cryptogay regieteather aux poncifs éculés et vous comprenez rapidement qu’il en sera autrement dès que ces suppôts de Satan installent des fauteuils, baissent un écran et se lancent dans une soirée diapo où apparaissent Central Park et la photo de Lennon puis les gratte ciels de New York et enfin un avion visiblement en difficulté et qui semblent obéir aux gestes des spectateurs. Glaçant. De fait les scènes de Sabbat seront infernales mais nous sommes loin de l’humour bonhomme que l’on prête usuellement à Mephisto ou du kitsch de certaines mises en scène ; les tableaux en perpétuelle agitation vous font froid dans le dos et toute la séduction de Schrott ne masquera pas la vérité : c’est de l’enfer et du diable dont il s’agit.
Le plaisir de ne respecter aucune didascalie se double d’un respect absolu de la partition : chaque allusion de la flûte à Mefistofele ou de la trompette au Créateur, des thèmes de Faust ou Marguerite sont doublées par un geste très précis sur scène. De la belle ouvrage

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Photos officielles du Staatsoper, précédente sérié

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