Wagner - Parsifal - Jordan / Jones - ONP - 04 & 05/2018

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Nico_Gurnemanz
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Re: Wagner - Parsifal - Jordan / Jones - ONP - 04 & 05/2018

Message par Nico_Gurnemanz » 13 mai 2018, 20:49

Bonjour, je suis nouveau sur ce forum et j'ai également adoré la représentation de cet après-midi.
Mais avez vous une idée de qui était censé être représenté par la statue et la peinture murale des décors des actes 1 & 3?
La statue avait une certaine ressemblance avec Stéphane Lissner :-)
Merci!

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Re: Wagner - Parsifal - Jordan / Jones - ONP - 04 & 05/2018

Message par Hiero von Stierkopf » 13 mai 2018, 21:00

Pareil pour moi, j'ai pensé à Lissner avec une moumoute.
Comment ça, merde alors ?! But alors you are French ?

Wim
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Re: Wagner - Parsifal - Jordan / Jones - ONP - 04 & 05/2018

Message par Wim » 13 mai 2018, 21:08

Nico_Gurnemanz a écrit :
13 mai 2018, 20:49
Bonjour, je suis nouveau sur ce forum et j'ai également adoré la représentation de cet après-midi.
Mais avez vous une idée de qui était censé être représenté par la statue et la peinture murale des décors des actes 1 & 3?
La statue avait une certaine ressemblance avec Stéphane Lissner :-)
Merci!
Quelqu’un me disait que Lissner est né en 1958 donc ce serait une sorte de début de la dynastie.

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Re: Wagner - Parsifal - Jordan / Jones - ONP - 04 & 05/2018

Message par pingpangpong » 13 mai 2018, 21:18

Personne n'a lu le programme ? Peut-être la réponse s'y trouve-t-elle ?
En tout cas, une chose est sûre: le maïs transgénique ça craint !
Enfin elle avait fini ; nous poussâmes un gros soupir d'applaudissements !
Jules Renard

jacques3654
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Re: Wagner - Parsifal - Jordan / Jones - ONP - 04 & 05/2018

Message par jacques3654 » 13 mai 2018, 21:54

Personne n'a remarqué le fait que Mme Kampe après un début de deuxième acte en tout point remarquable (et tellement "fusionnel" avec les sonorités de l'orchestre) a eu un petit incident vocal après le "und lachte" et a géré bien plus prudemment toute la fin de l'acte. Je pense qu'elle pourra donc beaucoup mieux faire dans les représentations suivantes.
Une très grande professionnelle...

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Re: Wagner - Parsifal - Jordan / Jones - ONP - 04 & 05/2018

Message par HELENE ADAM » 13 mai 2018, 22:08

Quelques éléments sur la mise en scène : comme dans Lohengrin, Jones imagine une secte moderne (enfin d'une modernité relative, style années 60, pays de l'est ou quelque chose comme ça ou révolution culturelle chinoise pour le "petit livre bleu") pour figurer le royaume de Titurel et des chevaliers du Graal.
Leur "bible" est le "petit livre bleu" avec le mot "Wort" écrit en blanc. Les Odbiens installés dans les premiers rangs m'ont dit à l'entracte l'avoir lu en plusieurs langues. De ma place, je n'ai vu que "Wort" (le "mot" en allemand). Leur fondateur est omniprésent : dans la première "pièce" (une cours avec bassin d'eau : un buste du fondateur Titurel, puis dans les pièces suivantes : un immense portrait peint et une fresque murale représentant le même Titurel dans lisant le Livre bleu à ses disciples dans une scène rappelant la "cène" de Jésus avec ses 12 apôtres.
L'une des pièces représentées à l'acte 1 et à l'acte 3, est une salle commune de la secte, avec une bibliothèque remplie de cet unique ouvrage (le propre des sectes, la pensée unique) à l'acte 1 (et des sacs à dos des chevaliers errants), presque entièrement vide au début de l'acte 3 avant le retour de Parsifal, qui reviendra en aveugle apporter la lumière dans une communauté ravagée. Les pièces sont alignées les unes à côté des autres (typique Jones, il a utilisé exactement le même procédé dans Lady Macbeth de Mzensk) et glissent selon les scènes : deux ou trois sont visibles en même temps. Py adore les caroussels pour produire le même effet, Stolzt les cubes entassés, Jones ce sont les salles alignées. :wink:
Sinon les décors sont assez dépouillés, quelques accessoires revenant comme un leitmotiv : un banc, une longue table, les chevaliers avec des chasubles marquées du chiffre de la secte (1958 en chiffres romains, concours ouvert ici pour trouver le sens :mrgreen: ), certains habillés en bleu, d'autres en blanc, symbole de leurs fonctions, le Graal en énorme calice cuivré, Titurel devenu nain incapable de marcher quand son fils est blessé et saigne, la plupart du temps couché dans sa chambre avec un chevalier veillant à son chevet et lui lisant le "petit livre bleu", la chambre d'Amfortas et son lit ensanglanté, ses armoires remplies de serviettes blanches à l'acte 1, vides et sales et à l'acte 3 etc.
L'acte 2 est à part puisqu'il se situe au royaume de Klingsor. Là, Jones choisit de représenter trois "décors" successifs : des plantes sous un incubateur pendant la première partie, les filles fleurs en "mais" géant très sexuées pendant la deuxième partie, un plateau nu et sombre, mis à part le banc seul lien entre les trois actes, et où seuls les personnages sont éclairés (magnifique jeu de lumières). De leurs "métamorphoses" vestimentaires, on ne voit que le résultat, leurs vêtements semblant s'envoler dans la nuit. Esthétiquement c'est très réussi.
Il me semble que Jones a voulu en quelque sorte centrer l'opéra sur le seul personnage féminin, Kundry, dont les transformations permanentes marquent les étapes de cette rédemption générale qu'est "Parsifal". Son interprète, Anja Kampe, m'a paru idéale de tous les points de vue pour incarner ce personnage qui m'a paru celui qui avait été traité de la manière la plus originale par rapport à tous les Parsifal déjà vus.
Lui : Que sous mes pieds se déchire la terre ! que sur mon front éclate le tonnerre, je t'aime, Élisabeth ! Le monde est oublié !
Elle : Eh bien ! donc, frappez votre père ! venez, de son meurtre souillé, traîner à l'autel votre mère

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Re: Wagner - Parsifal - Jordan / Jones - ONP - 04 & 05/2018

Message par HELENE ADAM » 13 mai 2018, 22:15

Wim a écrit :
13 mai 2018, 21:08
Nico_Gurnemanz a écrit :
13 mai 2018, 20:49
Bonjour, je suis nouveau sur ce forum et j'ai également adoré la représentation de cet après-midi.
Mais avez vous une idée de qui était censé être représenté par la statue et la peinture murale des décors des actes 1 & 3?
La statue avait une certaine ressemblance avec Stéphane Lissner :-)
Merci!
Quelqu’un me disait que Lissner est né en 1958 donc ce serait une sorte de début de la dynastie.
Lissner est né en 1953 (comme Richard Jones). Et buste et peinture me paraissent représenter Titurel du temps de sa splendeur de chef du Graal (Jones a pu s'inspirer par ailleurs de la tête du directeur... :wink: ). Cherchons encore....
Lui : Que sous mes pieds se déchire la terre ! que sur mon front éclate le tonnerre, je t'aime, Élisabeth ! Le monde est oublié !
Elle : Eh bien ! donc, frappez votre père ! venez, de son meurtre souillé, traîner à l'autel votre mère

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Re: Wagner - Parsifal - Jordan / Jones - ONP - 04 & 05/2018

Message par srourours » 13 mai 2018, 22:26

Du moment que ce n'est pas une référence à la constitution de la Vème république !

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Re: Wagner - Parsifal - Jordan / Jones - ONP - 04 & 05/2018

Message par micaela » 13 mai 2018, 22:31

1958 a peut-être été choisi de façon arbitraire, sans référence à un événement historique précis, juste pour "dater" l'action ?
C'est en tout cas trop tôt pour la révolution culturelle...
PS 1958, c'est l'année de l'élection du pape Jean XXIII...
S'il n'y a pas de solutions, c'est qu'il n'y a pas de problème Proverbe shadok

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Re: Wagner - Parsifal - Jordan / Jones - ONP - 04 & 05/2018

Message par jmc » 13 mai 2018, 22:59

Depuis le premier rang du second balcon jardin.
Enfin cette nouvelle production est dévoilée alors que le mystère le plus opaque l'entourait. Tout ça pour ça :cry: .
Si le chant avait bien les accents wagnériens la musique n'avait rien de son pouvoir hypnotique.
Dans une fraternité universitaire les écuyers sont en survêtements et en chaussettes blanches dans des sandales comme seuls les allemands ont la distinction naturelle nécessaire. Ils font don de leur sang pour qu'il soit transfusé à Amfortas toutes les nuits (ne pas oublier de changer les draps ensanglantés). Les chevaliers du Graal sont en chasuble courte et d'autres en vestes de costumes bleu. Leur liturgie est étrange avec un missel épais broché de 1 000 pages, on sort du four des fougasses pour la cérémonie du Graal qui se termine en accolade avec son voisin de proche en proche. Chœur dans le couloir de la galerie 8.
Dans la sacristie il y a une belle peinture d'une "dernière cène".

Image
© Emilie Brouchon / Opéra National de Paris

Klingsor assez fade mais les filles-fleurs de maïs d'une obscénité innommable, qui deviendront des squelettes. Duo Kundry Parsifal au milieu de nulle part. Le truc de magie qui consiste en des assistants se confondant dans le noir pour faire voler les gants que retire Kundry je l'avais vu venir gros comme une maison !
Le temps a passé et les chevaliers sont hirsutes et n'ont plus de chaussettes. Ils ne peuvent pas se couper les cheveux ni laver leur linge. Des couronnes mortuaires ornent le socle du monumental buste doré de Titurel. L'incontournable lavage des pieds de Parsifal par un tour dans le bassin. L'enchantement du Vendredi Saint il faut l'imaginer car rien ne le représente.
Amfortas guéri par Parsifal meurt par le baiser de Kundry. Et à la fin tout le monde suit Parsifal en déposant sa bible.
Tout m'a semblé tellement factice que je n'ai pas adhéré.
Fin en queue de poisson que Richard Jones a bien vider de son gout et dont les arrêtes me restent en travers de la gorge.
Dimanche prochain l'effet déroutant passé je comprendrai peut-être mieux :annoyed: .

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