Auber- Le Domino noir- Davin/ Hecq & Lesort- Liège & OC-02 & 03 & 04/2018

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HELENE ADAM
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Re: Auber- Le Domino noir- Davin/ Hecq & Lesort- Liège & OC-02 & 03 & 04/2018

Message par HELENE ADAM » 27 mars 2018, 15:45

Adalbéron a écrit :
26 mars 2018, 22:03
Un peu d'Auber ce soir, pour décuver des philtres et narcotiques wagnériens.
Une première parisienne à l'issue de laquelle l'équipe de metteurs en scène n'est pas huée, c'est assez rare pour être signalé.
Pour un part, un tantinet déçu. Je laisse reposer et j'en reparlerai. Mais belle soirée, tout de même.
Et finalement après réflexion?
Lui : Que sous mes pieds se déchire la terre ! que sur mon front éclate le tonnerre, je t'aime, Élisabeth ! Le monde est oublié !
Elle : Eh bien ! donc, frappez votre père ! venez, de son meurtre souillé, traîner à l'autel votre mère

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Re: Auber- Le Domino noir- Davin/ Hecq & Lesort- Liège & OC-02 & 03 & 04/2018

Message par Adalbéron » 27 mars 2018, 16:03

Très rapidement.
La mise en scène est drôle, colorée, inventive, discursive (même si la référence au domino noir est un peu asourdie). Mais j'ai trouvé les décors et les éclairages pas forcément très agréables à regarder, un brin cheap. Ce n'est que mon avis. Et j'ai trouvé qu'il y avait pas mal de temps morts, de ventres mous (dans les dialogues, même coupés). Mais c'est tout de même un travail de grande qualité, il faut le reconnaître.
Je crois que les deux chanteurs principaux étaient un peu anxieux. Anne-Catherine Gillet est ravissante, scéniquement et vocalement, elle a dans la voix je ne sais quoi de suranné qui charme assurément et une technique solide. Son air du III était un moment de grand bonheur où elle s'épanouit enfin, car on la sentait un peu réservée auparavant. Un peu trop de sophistication par endroit, aussi, peut-être.
Cyrille Dubois engagé, réjouissant, un peu tendu dans les aigus hier soir, mais quelle diction et quelle technique ! Vraiment un grand artiste, auquel le rôle convient parfaitement.
Le reste est un peu en dessous j'ai trouvé, mais on sent qu'il y a un esprit de troupe et que tout le monde s'amuse, c'est chouette à voir et entendre.
Bon orchestre et bonne direction, mais des sonorités un peu aigres parfois.
C'était une bonne soirée, c'est simplement que la répétition de vendredi à laquelle j'ai assisté (filage de l'acte III) m'avait vraiment mis l'eau à la bouche et je n'ai pas retrouvé ce qui m'avait enchanté, sauf dans l'acte III, justement.
C'est une belle oeuvre, aussi, il faut le préciser.
« Life’s but a walking shadow, a poor player / That struts and frets his hour upon the stage / And then is heard no more. It is a tale / Told by an idiot, full of sound and fury, / Signifying nothing. »
— Shakespeare, Macbeth

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Re: Auber- Le Domino noir- Davin/ Hecq & Lesort- Liège & OC-02 & 03 & 04/2018

Message par HELENE ADAM » 27 mars 2018, 16:28

Adalbéron a écrit :
27 mars 2018, 16:03
Très rapidement.
La mise en scène est drôle, colorée, inventive, discursive (même si la référence au domino noir est un peu asourdie). Mais j'ai trouvé les décors et les éclairages pas forcément très agréables à regarder, un brin cheap. Ce n'est que mon avis. Et j'ai trouvé qu'il y avait pas mal de temps morts, de ventres mous (dans les dialogues, même coupés). Mais c'est tout de même un travail de grande qualité, il faut le reconnaître.
Je crois que les deux chanteurs principaux étaient un peu anxieux. Anne-Catherine Gillet est ravissante, scéniquement et vocalement, elle a dans la voix je ne sais quoi de suranné qui charme assurément et une technique solide. Son air du III était un moment de grand bonheur où elle s'épanouit enfin, car on la sentait un peu réservée auparavant. Un peu trop de sophistication par endroit, aussi, peut-être.
Cyrille Dubois engagé, réjouissant, un peu tendu dans les aigus hier soir, mais quelle diction et quelle technique ! Vraiment un grand artiste, auquel le rôle convient parfaitement.
Le reste est un peu en dessous j'ai trouvé, mais on sent qu'il y a un esprit de troupe et que tout le monde s'amuse, c'est chouette à voir et entendre.
Bon orchestre et bonne direction, mais des sonorités un peu aigres parfois.
C'était une bonne soirée, c'est simplement que la répétition de vendredi à laquelle j'ai assisté (filage de l'acte III) m'avait vraiment mis l'eau à la bouche et je n'ai pas retrouvé ce qui m'avait enchanté, sauf dans l'acte III, justement.
C'est une belle oeuvre, aussi, il faut le préciser.
merci beaucoup :D

J'y vais demain soir et je crois que nous sommes quelques Odbiens... :wink:
Lui : Que sous mes pieds se déchire la terre ! que sur mon front éclate le tonnerre, je t'aime, Élisabeth ! Le monde est oublié !
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Re: Auber- Le Domino noir- Davin/ Hecq & Lesort- Liège & OC-02 & 03 & 04/2018

Message par fomalhaut » 27 mars 2018, 21:12

Parlons, sinon vulgairement, du moins pragmatiquement.
Les représentations de nos amis liégeois, malgré l'enthousiasme qu'elles ont soulevé, n'ont pas fait l'objet de retransmissions audio et/ou télévisuelles, à ma connaissance.
Sait-on si une captation audio et/ou visuelle du spectacle parisien est prévue ?

fomalhaut

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Re: Auber- Le Domino noir- Davin/ Hecq & Lesort- Liège & OC-02 & 03 & 04/2018

Message par jmc » 28 mars 2018, 23:55

fomalhaut a écrit :
27 mars 2018, 21:12
Sait-on si une captation audio et/ou visuelle du spectacle parisien est prévue ?
Spectacle diffusé sur France Musique le dimanche 15 avril à 20h.

Soirée du 28 mars :

Il me faut contredire Hector Berlioz qui l'estime comme le meilleur titre d'Auber,
ça n'arrive pas à la cheville de Fra Diavolo vu ici même en janvier 2009.

De comique il n'y a que deux ou trois répliques amusantes. J'ai aimé Antoinette Dennefeld :heart: .
Le meilleur aura été les marionnettes du cochon de lait et des gargouilles :shutup: .

Jean-Marc

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Re: Auber- Le Domino noir- Davin/ Hecq & Lesort- Liège & OC-02 & 03 & 04/2018

Message par PlacidoCarrerotti » 29 mars 2018, 09:46

jmc a écrit :
28 mars 2018, 23:55

Il me faut contredire Hector Berlioz qui l'estime comme le meilleur titre d'Auber,
ça n'arrive pas à la cheville de Fra Diavolo vu ici même en janvier 2009.

Jean-Marc
Absolument. Rien que dans les 10 premières minutes de Fra Diavolo il y a plus de mélodies diverses et originales que dans tout le Domino noir dont je n'ai retenu aucun air alors que je l'ai en CD et que je l'avais vu à Compiègne (au moins, je retiens un air dans Benvenuto*).
En plus, on y trouve aussi cette petite touche nostalgique derrière la gaieté affichée qu'il n'y a pas dans le Domino.

*
Parmi les animaux sauvages
Que ne suis-je un raton-laveur
"Quand on se cogne la tête avec un livre et que ça sonne creux, cela ne veut pas dire que le livre est vide". (Otto Klemperer)

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Re: Auber- Le Domino noir- Davin/ Hecq & Lesort- Liège & OC-02 & 03 & 04/2018

Message par pingpangpong » 29 mars 2018, 18:09

Direction musicale Patrick Davin
Mise en scène Valérie Lesort, Christian Hecq, sociétaire de la Comédie-Française
Chorégraphie Glyslein Lefever
Décors Laurent Peduzzi
Réalisation marionnettes Valérie Lesort et Carole Allemand
Costumes Vanessa Sannino
Lumières Christian Pinaud
Concepteur son Dominique Bataille
Assistant musical et chef de chœur Christophe Grapperon
Assitant mise en scène Laurent Delvert
Assistante décors Valérie Martin
Assistante costumes Sylvie Barras
Chef de chant Marine Thoreau La Salle
Angèle de Olivarès Anne-Catherine Gillet
Horace de Massarena Cyrille Dubois
Brigitte de San Lucar Antoinette Dennefeld
Comte Juliano François Rougier
Jacinthe Marie Lenormand
Gil Perez Laurent Kubla
Ursule Sylvia Bergé, sociétaire de la Comédie-Française
Lord Elfort Laurent Montel
La Tourière Valérie Rio*
Melchior Olivier Déjean*
Danseurs Anna Beghelli, Sandrine Chapuis, Margaux Dufour, Mikaël Fau , Gaëtan Lhirondelle, Guillaume Rabain
Choeur accentus
Orchestre Orchestre Philharmonique de Radio France
Coproduction Opéra Comique, Opéra Royal de Wallonie


D'un couvent à l'autre, du TCE à Favart, l'ambiance n'est pas la même sur scène comme dans la salle. Dépouillement et don de soi des Dialogues de Poulenc le mois dernier; dissimulations et babillages avec Auber en mars.
Trois actes, trois lieux, dont un certain domino noir serait le fil...rouge !
Au premier acte, nous sommes à Madrid, dans les appartements royaux joyeusement animés pour le bal de Noël (dont la musique, ici électro mais dérivée de celle d'Auber, nous parvient par bribes). Afin de faciliter un tête-à-tête entre son ami Horace de Massarena, et une femme à l'identité mystérieuse, portant un domino noir et affublée ici d'un étrange couvre-chef figurant un cygne noir (histoire de dire que cette jeune personne n'est pas une oie blanche?) dont il s'est épris l'an passé, Juliano fait le paon et emmène danser Brigitte, la compagne de l'inconnue, (très) accessoirement fiancée à Horace, puis trafique la pendule, tandis que Lord Elfort, déguisé en porc-épic, se croit trompé.
A l'acte suivant, Angèle, la belle inconnue, trouve refuge chez Juliano, avec la complicité de Jacinthe, gouvernante de la maison, se fait passer, pour Inésille, une domestique aragonaise, trouble les hommes par sa danse, évite de justesse Lord Elfort, est cachée par Horace puis, se faisant passer pour un fantôme, confisque les clefs du couvent à Gil Perez, portier du couvent des Annonciades venu retrouver Jacinthe, sa fiancée. Lord Elfort y perd son latin (et nous donc...).
Au III ème acte, Brigitte dissimule les clés subtilisées précédemment à Gil Perez, grâce auxquelles Angèle peut rentrer in-extremis au couvent reprendre son état de novice; tandis que sœur Ursule cache avec peine sa jalousie vis à vis de celle qui va prendre la place d'abbesse qu'elle convoite ; Horace, quant à lui, a bien du mal à réprimer son trouble en croyant entendre puis voir Angèle dont il ignore la présence dans ce couvent, où il est venu trouver l'abbesse pour lui annoncer qu'il renonce au mariage avec sa promise, Brigitte de San Lucar.
Pour ce qui est d'Angèle, elle va dissimuler à Horace, jusqu'au coup de théâtre final, qu'elle est apparentée à la Reine, que celle-ci la destine à prendre la tête du couvent des Annonciades, d'où son indisponibilité et sa fuite face aux avances d'Horace, avant un inattendu volte-face royal lui ordonnant de se marier !

Et l'on comprend, à la lecture de cette trame, pourquoi “ Au réfectoire, à la prière, même en récitant son rosaire on jase, on jase tant, hélas, que la cloche ne s'entend pas. Et, s'il faut parler sans rien dire, sur le prochain s'il faut médire, savez-vous où cela s'apprend ? C'est au couvent.“

Couvent où tout va se dénouer finalement comme par magie, après une course-poursuite assez invraisemblable, qui a débuté un an avant que le rideau ne se lève sur le 1er acte.
Alors, après tout, quand la musique et l'humeur sont légères, autant donner dans le farfelu et la fantaisie la plus débridée semblent s'être dit Christian Hecq et Valérie Lesort.

Et l'esprit du Muppet Show d'irriguer toute la scénographie, tant du côté des costumes, des chorégraphies, ou que des personnages annexes, qu'ils soient dominos, porc, statues, ou gargouilles. Lorsque Jacinthe prend les chapeaux des invités, elle s'en débarrasse par brassées en les jetant, à l'instar de certain cuisinier suédois, derrière la cloison ; lorsque les dits invités sont conviés par le maître des lieux à aller fumer au salon, un épais nuage de fumée se forme aussitôt; une méduse et de graciles cygnes noirs apportent une touche de poésie à ce qui pourrait n'être que remplissage voire parasitage; et, comme dans le fameux show télévisé américain du génial Jim Henson, les objets inanimés ont une âme et d'étranges ballets se jouent au second plan lorsque les chanteurs sont tout à dérouler imperturbablement leurs solos ou duos à l'avant-scène, lesquels, n'étant pas toujours mémorables, en sont comme dynamisés, mis soudain en valeur.

Au diapason d'une musique colorée d'accents hispaniques, vive, légère, sans temps morts ni baisses de régime, le compositeur et son librettiste, efficaces, ont d'abord eu le souci de ne jamais lasser l'attention du spectateur, on peut dire que le succès du spectacle tient à cette alchimie du son et de la scène qu'ont su si bien exploiter les artisans de cette soirée, metteurs en scène, costumière, décorateur, chorégraphe, etc.
Jérôme ayant ici rendu compte des représentations liégeoise, il me suffira de confirmer le bonheur d'entendre un couple d'amoureux en pleine forme vocale, d'une jubilatoire aisance scénique, Cyrille Dubois exhibant une voix limpide à l'aigu insolent ; Anne Catherine Gillet piquante à souhait dans ses couplets aragonais de l'acte II ou détaillant finement son jaleo et ses vocalises du III.
François Rougier et Antoinette Dennefeld brillent également par leur prestance vocale, hélas peu étoffée ; Marie Lenormand et Laurent Kubla, forment un couple impayable au deuxième acte tandis que l'hystérique Lord Elfort de Laurent Montel nous ravi à chacune de ses répliques “so british“ et que la tyrannique Ursule de Sylvia Bergé nous semble possédée par le démon.
Le choeur Accentus, emmené par l'excellent Christophe Grapperon, se coule dans la production avec cette aisance et cette fluidité vocale qui le caractérise.
Patrick Davin est quant à lui soucieux d'aérer un orchestre virevoltant, rendant notamment justice aux aspects dansants de cette partition délicieuse.

E.Gibert
Enfin elle avait fini ; nous poussâmes un gros soupir d'applaudissements !
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Re: Auber- Le Domino noir- Davin/ Hecq & Lesort- Liège & OC-02 & 03 & 04/2018

Message par offenbach » 30 mars 2018, 11:37

PlacidoCarrerotti a écrit :
27 mars 2018, 08:27
Depuis le Paradis, j'ai trouvé l'orchestre un peu lourd avec des cordes étouffées. Gillet très plate vocalement : aucune variations, aucune colorature un peu spectaculaire, pas de suraigu... J'ai du mal à penser que c'était chanté ainsi à l'époque. Cyrille Dubois est superlatif, mais François Rougier est très bien également : les deux se défoncent vraiment vocalement pour défendre l'ouvrage ! Pour les autres rôles, à part la tourière, c'est de très bon niveau.
Déçu aussi, adorant l’œuvre grâce à la version splendide avec Janine Micheau.
Globalement, la mise en scène est drôle, mais justement trop. Tellement d'actions désopilantes en arrière-plan que les gens s'esclaffent sur la musique, notamment dans le magnifique air d'Angèle "Qui je suis? Une fée, un bon ange". Le genre de remplissage burlesque qui m'agace.
Le public aura passé une soirée divertissante et drôle, mais gardera-t-il un souvenir du Domino Noir et des belles pages que contient la partition, rien n'est moins sûr. Dans la salle, je me suis en effet surpris à trouver le matériau musical assez pauvre, notamment par rapport aux Diamants de la Couronne, dont je suis un amoureux. Alors qu'au disque, je n'avais jamais eu cette impression.
Il est vrai que les voix réunies sur le plateau ne sont pas bien grandes ni particulièrement virtuoses.
Gillet ne réussit pas trop mal son grand air du III, mais globalement il lui manque la brillance et le brio pour donner tout son lustre à la partition. Je la préfère dans des choses plus lyriques, où son grelot se révèle en général plus émouvant.
Dubois fait de son mieux avec sa partie et n'a que peu l'occasion de briller. Même la voix apparaît tendue dans l'aigu, alors que son Ramiro lyonnais était épatant (faisant même dire à des amis chanteurs et mélomanes, lors d'une écoute à l'aveugle : "Ça ressemble à Brownlee et Camarena").
Dennefeld sonne très vieillie par rapport à prestation superbe dans les Mousquetaires au couvent, avec un vibrato qui m'a inquiété.
Rougier excellent, plus mordant et projeté que Dubois, dommage que l'aigu soit aussi court.
Lenormand drôle comme tout, mais il ne reste presque rien de cette voix qui avait été une Mignon bouleversante sur cette même scène.
Kubla solide mais sans éclat. Bergé compose un personnage diabolique assez jouissif. Tourière à peine écoutable, était-ce voulu par rapport au personnage?
Le choeur Accentus est comme toujours très en place et délivre un texte superbement compréhensible, mais manque parfois d'éclat vocalement parlant. Le Philhar, fidèle à son habitude, joue très bien, mais je trouve que tout cela manque de folie, de pétillant, comme la direction de Davin.

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Re: Auber- Le Domino noir- Davin/ Hecq & Lesort- Liège & OC-02 & 03 & 04/2018

Message par pingpangpong » 30 mars 2018, 11:57

Mais ce n'est pas un opéra à roulades, et Sumi Jo dans l'enregistrement Decca est à contre-emploi, ce que ne sont aucun des chanteurs de cette production. On est plus proche musicalement de Boieldieu, Adam, Delibes...
Enfin elle avait fini ; nous poussâmes un gros soupir d'applaudissements !
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Re: Auber- Le Domino noir- Davin/ Hecq & Lesort- Liège & OC-02 & 03 & 04/2018

Message par PlacidoCarrerotti » 30 mars 2018, 12:19

pingpangpong a écrit :
30 mars 2018, 11:57
Mais ce n'est pas un opéra à roulades, et Sumi Jo dans l'enregistrement Decca est à contre-emploi, ce que ne sont aucun des chanteurs de cette production. On est plus proche musicalement de Boieldieu, Adam, Delibes...
On est surtout proche d'Auber... ;-)

Les Diamants de la couronne (le seul Auber que j'ai loupé à Compiègne :-( ) en est un excellent exemple.
Quant à Jo, ne confonds pas tessiture et typologie : c'est bien une chanteuse à roulades mais dans un rôle trop central pour elle.
"Quand on se cogne la tête avec un livre et que ça sonne creux, cela ne veut pas dire que le livre est vide". (Otto Klemperer)

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