Mozart- Le Nozze di Figaro- Ráth/Benoin – Nice– 01/2018

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Mozart- Le Nozze di Figaro- Ráth/Benoin – Nice– 01/2018

Message par romance » 28 janv. 2018, 01:45

LES NOCES DE FIGARO :
WOLFGANG AMADEUS MOZART
Opéra-bouffe en quatre actes
Livret de Lorenzo da Ponte,
d’après la comédie Le Mariage de Figaro de Beaumarchais
Création le 1er mai 1786 au Burgtheater de Vienne

Nouvelle production.

Direction musicale : György G. Ráth
Mise en scène et lumières : Daniel Benoin
Décor : Jean-Pierre Laporte
Costumes : Nathalie Bérard-Benoin
Vidéo : Paulo Corréia

La comtesse : Veronica Granatiero
Susanna : Valérie Condoluci
Cherubino : Svetlina Stoyanova
Marcellina : Karine Ohanyan
Barbarina : Virginie Maraskin
Le comte Almaviva : Jean-Luc Ballestra
Figaro : Luigi De Donato
Bartolo : Renaud Delaigue
Basilio : Frédéric Diquero
Don Curzio : Gilles San-Juan
Antonio :

Orchestre Philharmonique de Nice
Chœur de l'Opéra de Nice

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Veronica Granatiero - Luigi De Donato - Valérie Condoluci

Nice, le 25 janvier 2018,

Le nouveau Directeur musical de l’Opéra de Nice, György G. Rath, sait imposer la rigueur musicale nécessaire à ce chef-d’œuvre et restituer une qualité sonore remarquable où chaque instrument répond à la volonté d’écriture du compositeur, celle qui offre à chaque spectateur l’émotion, celle qui met en exergue le sens reliant la musique et les voix.
Ce fut une réussite absolue, un voyage avec Mozart !

La mise en scène de Daniel Benoin amène Chérubin à se remémorer son lointain passé. Il est là, présent, sur les lieux de sa jeunesse, dans le château en ruines d’Aguas Frescas, près du pianoforte. Tout a changé. Ses souvenirs créent ainsi une mise en perspective où chaque évocation donne vie aux moments évoqués, non sans une certaine mélancolie indissociable de la fougue du livret… « divine humanité »…

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Valérie Condoluci - Veronica Granatiero - Luigi De Donato - Jean-Luc Ballestra

Veronica Granatiero campe une Comtesse Almaviva, au timbre rond et au charme indéniable ; elle fait passer toutes les nuances voulues avec une belle aisance quand Susanna, interprétée par la soprano franco-italienne Valérie Condoluci, (elle a été Pamina, Micaela, Gilda, Blanche de la Force…), après un début un peu « effacé », affirme progressivement son personnage.
Elles sont toutes les deux, pleines de talent, de finesse et de vivacité. On peut ajouter que le « coefficient d’identification » aux personnages féminins était, ce soir-là, très élevé !

La révélation de la soirée reste cependant la mezzo-soprano Svetlina Stoyanova qui incarne un Chérubin absolument craquant ; sa voix et sa technique ravissent d’emblée. Timbre magnétique qui vous « aimante » dès la première note, interprétation intelligente et sensible, elle a mérité l’ovation reçue lors des saluts.

Jean-Luc Ballestra tant par sa belle voix de baryton que par son charisme naturel, interprète un Comte Almaviva plus vrai que nature, quand Luigi de Donato, à la profonde voix de basse, à la technique irréprochable (quelle diction !), campe un Figaro plein de verve et très attachant.

La Marcellina de Karine Ohanyan et la Barbarina de Virginie Maraskin nous délivrent également des moments de bonheur… comme le font Renaud Delaigue (Bartolo), Frédéric Diquero (Basilio), Gilles San-Juan (Don Curzio) et Guy Bonfiglio (Antonio), tous excellents.

Une mention toute particulière à Anthony Ballantyne (Chef de chant à l’Opéra de Nice) qui incarne Chérubin âgé, et qui, avec maestria, accompagne les récitatifs sur son pianoforte. Moments de grâce où se réalise la fusion entre le rythme du livret et la perfection de la musique.

Salle comble, rapidement conquise par une direction d’orchestre exceptionnelle et par la fraicheur et l’enthousiasme d’un plateau aussi dynamique qu’émouvant.

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Aurélie Beltrame-Cristiani

Photos : Dominique Jaussein

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