Haendel : Messie-Accentus/Nouveaux Caractères/S.d’Hérin-Lyon 22/12/2017

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Haendel : Messie-Accentus/Nouveaux Caractères/S.d’Hérin-Lyon 22/12/2017

Message par petitchoeur » 28 déc. 2017, 00:27

Georg Friedrich Haendel (1685-1759)

Le Messie H56 (crée le 13 avril 1742 à Dublin)

Les Nouveaux Caractères
Chœur Accentus
Martina Janková, soprano
Robert Murray, ténor
Konstantin Wolff, baryton
Filippo Mineccia, contre-ténor
Sébastien d’Hérin, clavecin et direction

En coproduction avec le Centre Culturel de Rencontre d’Ambronay

Auditorium Maurice Ravel à Lyon le 22 décembre 2017.

C’est à Dublin qu’est créé avec grand succès Le Messie en 1742. Il faut attendre 1750 pour que le public londonien, qui avait boudé l’œuvre en 1743, l’acclame. Haendel, du coup, la redonne chaque année pendant le temps pascal jusqu‘à sa mort en 1759. Charles Jennens, le librettiste du Messie, fait œuvre originale en compilant des passages et de l’Ancien et du Nouveau Testament sans véritablement raconter l’histoire du Christ mais plutôt en développant une méditation sur la Rédemption. Il s’appuie sur les lettres de Paul, l’Apocalypse, les psaumes et les livres de Jérémie, d’Isaïe, d’Aggée, de Malachie et de Zacharie dans la traduction anglaise de la King James Bible (1611). Aucun des solistes, ni le chœur ne représentent des personnages précis. Dès 1739 avec Saül et Israël in Egypt, deux oratorios créés sur des livrets du même Charles Jennens, Haendel, très affecté par le désintérêt du public pour les opéras « italiens » dans lesquels il a excellé, trouve une nouvelle source d’inspiration dans des œuvres sacrées.
L’immense vaisseau qu’est l’Auditorium Maurice Ravel à Lyon, semble un peu démesuré pour l’orchestre (une vingtaine d’instrumentistes), le chœur (vingt et un chanteurs) et les quatre solistes. Sébastien d’Hérin mène ses musiciens avec une fougue débordante et le geste souvent « démesuré ». Les musiciens des Nouveaux Caractères forment une belle unité : des violons en parfaite harmonie même lorsque le chef prend des tempi ultra-rapides ; des solistes -trompettes, hautbois, timbales…- brillants ; un continuo impeccable. Filippo Mineccia, contre-ténor, est bouleversant dans l’air He was despised, and rejected. Marika Jankovà est lumineuse dans l’air How beautiful are the feets et dans les airs de la 3ème partie, pleins d’espérance dans la Rédemption. Robert Murray, ténor, et Konstantin Wolff sont les témoins de la Passion, de la Résurrection et de l’Ascension en chantant les versets des psaumes et de Jérémie. Le chœur Accentus est l’acteur principal (20 numéros sur 52) : il commente le discours des solistes, exulte de joie à la fin de la deuxième partie, Hallelujah ! Et médite avec confiance dans la troisième partie sur les paroles de Job : Je crois que mon sauveur est vivant et qu’au dernier jour je surgirai de la terre : le jour viendra où dans ma propre chair je verrai Dieu mon Rédempteur.
En réponse à l’enthousiasme du public pour l’œuvre vocale la plus « populaire » de Haendel les musiciens redonnent l’Hallelujah !
Pierre Tricou

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