Puccini - La Bohème - Dudamel/Guth - ONP - 11-12/2017

Représentations

Après avoir vu cette Bohème à l'Opéra Bastille, vous pouvez dire que...

Le sondage s’est terminé le 31 déc. 2017, 07:36

vous avez aimé voire adoré
29
36%
vous n'avez pas aimé voire détesté
41
51%
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10
13%
 
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Adalbéron
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Re: Puccini - La Bohème - Dudamel/Guth - ONP - 11-12/2017

Message par Adalbéron » 22 déc. 2017, 18:47

David-Opera a écrit :
22 déc. 2017, 18:46
On va reconduire le principe avec la prochaine nouvelle production de Garnier, Jephta, puis avec les deux premières nouvelles productions qui ouvriront la saison 2018/2019, Les Huguenots à Bastille et Bérénice à Garnier, toutes mises en scène par Claus Guth.

Mais ça ne finira donc jamais ?
« Life’s but a walking shadow, a poor player / That struts and frets his hour upon the stage / And then is heard no more. It is a tale / Told by an idiot, full of sound and fury, / Signifying nothing. »
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Re: Puccini - La Bohème - Dudamel/Guth - ONP - 11-12/2017

Message par PlacidoCarrerotti » 22 déc. 2017, 22:44

Bernard C a écrit :
14 déc. 2017, 20:05
PlacidoCarrerotti a écrit :
14 déc. 2017, 19:34
Perseo a écrit :
14 déc. 2017, 18:29
Ironiquement, le déroulé de cette Bohème semble finalement se tisser uniquement par ses décors (jamais vus !), ses costumes (transgressifs !) et de la surcharge scénique (théâtre !) pour occuper le vide émotionnel résultant. En fait, la parfaite recette zeffirellienne, avec d'autres images ("qui nous parlent de notre époque") à la place des anciennes ("éculées et poussiéreuses").
J'y pensais justement :D ! Et avec le même constat : il y a du Zeffirelli qui "marche" (comme Bohème ou Tosca) et du Zeffirelli consternant (Carmen ou sa dernière Traviata au Met), comme il y a du bon et du mauvais Guth.
Il y a très tres peu de Zeffirelli qui marche.
Sa Bohème est une chose particulière .

Sa Traviata au Met je l'ai haïe , il a réussi à me bousiller une June vocalement sublime.
Dans ses rares réussites il y a Falstaff (vu avec Terfel au Met il y a 15 ans). Une perfection quand le plateau est de haut niveau.
« L’essentiel est d’être bien avec soi-même et de regarder le public comme des chiens qui tantôt nous mordent et tantôt nous lèchent » Voltaire, lettre au duc de Richelieu.

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Re: Puccini - La Bohème - Dudamel/Guth - ONP - 11-12/2017

Message par veniziano » 24 déc. 2017, 17:27

Grande braderie des places de la Bohème à la billeterie Bastille, places à 50 % , moi je l'ai vu une fois , même payé je n'irais revoir ce vide sidéral.

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Re: Puccini - La Bohème - Dudamel/Guth - ONP - 11-12/2017

Message par PlacidoCarrerotti » 24 déc. 2017, 18:24

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Re: Puccini - La Bohème - Dudamel/Guth - ONP - 11-12/2017

Message par PlacidoCarrerotti » 24 déc. 2017, 18:26

veniziano a écrit :
24 déc. 2017, 17:27
Grande braderie des places de la Bohème à la billeterie Bastille, places à 50 % , moi je l'ai vu une fois , même payé je n'irais revoir ce vide sidéral.
Petit test sur la première catégorie :

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Re: Puccini - La Bohème - Dudamel/Guth - ONP - 11-12/2017

Message par Adalbéron » 24 déc. 2017, 18:33

C'est pas un peu sinistre d'aller voir La Bohème un 31 décembre ? Même de la donner ?
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Re: Puccini - La Bohème - Dudamel/Guth - ONP - 11-12/2017

Message par PlacidoCarrerotti » 24 déc. 2017, 19:07

Adalbéron a écrit :
24 déc. 2017, 18:33
C'est pas un peu sinistre d'aller voir La Bohème un 31 décembre ? Même de la donner ?
Pourquoi ? On rigole bien dans cette production.
Tu préfères Play à Garnier ? 250 euros, 2h entracte compris t'es vite sorti.
Et il en reste en première catégorie :

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NiklausVogel
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Re: Puccini - La Bohème - Dudamel/Guth - ONP - 11-12/2017

Message par NiklausVogel » 24 déc. 2017, 20:00

Vu sur culturebox... donc sous toutes réserves...

Claus Guth est un metteur en scène inégal. Son truc, c'est de nous raconter une autre histoire que celle nous avons toujours vue. Le Holländer à Bayreuth était magistral d'inventivité et de maitrise, genre "psychanalyse de brasserie". Le hollandais était un double de Daland, fantasmé par la petite Senta, dans un dispositif scénique époustouflant, dessiné comme une carte à jouer, moitié-réalité moitié-fantasme, où se déroulait une interprétation implacable de la sexualité des petites filles (qui sont amoureuses de papa et qui jouent avec des poupées habillées en marin), conduisant inévitablement à l'asile psychiatrique peuplé d'infirmières/fileuses. Guth sauvait la soirée, vocalement impossible (Adrienne Dugger...). Les noces de Figaro transposées du monde de Beaumarchais dans celui d'Ibsen (Suzanne effectivement amoureuse du comte - perspective plus intéressante que le mariage avec un domestique un peu niais finalement, la comtesse et Figaro effectivement attirés l'un par l'autre, et Cherubin en manipulateur), Don Giovanni blessé au bas-ventre dès le combat initial, et souffrant sur deux actes d'être poursuivi par trois nymphomanes hystériques qu'il ne peut plus satisfaire, et le compositeur d'Ariane, suicidé en fin de prologue, laissant son amante éplorée, la prima donna, seule et abandonnée dans une brasserie de Zürich, avant de réapparaitre en Bacchus, tout cela marchait quand même très bien. On n'en dira pas autant du Parsifal transforné en querelle de famille (Klingsor est le frère d'Amfortas) et d'une femme sans ombre opprimée jusqu'à la névrose par le paternalisme bourgeois. Pire, un Ring pas désagréable à regarder, mais sans invention particulière. Je n'ai pas vu le Rigoletto. Et dans le Lohengrin, il y a à boire et à manger.

Nous sommes donc en orbite autour de Solaris, ce monde-télépathe qui fait renaitre dans le cerveau des cosmonautes le temps perdu et ses chers disparus. On peut certes admettre l'existence de problèmes techniques analogues à ceux rencontrés par Rodolfo et Marcello dans leur chambre sous les toits au temps de Louis-Philippe, mais cela colle quand même assez mal. On se dit : qu'est ce qu'il va faire à l'arrivée de Benoit ? La réponse est : pas grand chose, il faut bien s'amuser, et on joue à l'arrivée de Benoit. Mouais, bon. L'apparition de Mimi change tout. Autant Benoit n'avait rien à faire autour de Solaris, autant Mimi nous y ramène, et on se retrouve chez Tarkovski, et il y a pire comme référence. Le texte fonctionne un moment d'ailleurs, puisque Rodolfo affirme lui-même que Mimi est son rêve. Et effectivement, l'homme perdu dans l'espace, par l'intermédiaire d'une planète télépathe, retrouve ses émotions passées, au-delà de la mort. La madeleine, quoi. Après, cela recommence à se gâter. Mener simultanément la Bohème (image du passé) et l'agonie des cosmonautes, avec les chanteurs et leurs doubles, d'abord dans le vaisseau, puis au sol, c'est une idée, mais ce n'est pas une idée suffisante pour conduire le drame jusqu'au bout. Alors on a deux solutions, passer son temps à se demander qui est qui, qui fait quoi, et pourquoi, ou laisser tomber et écouter la musique et regarder le décor qui n'est pas laid, après tout. Les hommes sont corrects, Musette est merveilleuse et la Mimi de Nicole Car est excellente (si on commence à comparer, on n'en sortira pas). Le timbre n'est pas laid, la voix est sonore et l'émotion passe. Pourquoi mégoter ?

Reste que pour moi, le compte n'y est pas, il est clair que ce n'est pas du meilleur Guth (la preuve, c'est que ma belle-mère n'y a rien compris). On est très loin du tour de force exceptionnel réalisé par Stefan Herheim dans cette mise en scène pour l'opera d'Oslo qu'on a pu voir sur le net récemment et qui se retrouve en DVD. Herheim, lui, a trouvé un vrai fil conducteur, la mort. La mort dès le début, omniprésente dans cette histoire qui ne peut que mal se finir, jusque dans la foule du café Momus, et qui pèse sur la moindre illusion de bonheur. Au moins, avec un thème pareil, on s'y retrouve à chaque instant.

NiklausVogel
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Re: Puccini - La Bohème - Dudamel/Guth - ONP - 11-12/2017

Message par NiklausVogel » 24 déc. 2017, 20:01

Rien, ils ont enregistré mon message deux fois...

muriel
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Re: Puccini - La Bohème - Dudamel/Guth - ONP - 11-12/2017

Message par muriel » 24 déc. 2017, 20:45

Play, ça semble festif et ludique.
ça part comme des petites pains.
j'ai eu 25% de remise, je ne sais pas pourquoi.

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