Hervé – Mam’zelle Nitouche – Haeck/Weitz – Toulon 10/2017

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Hervé – Mam’zelle Nitouche – Haeck/Weitz – Toulon 10/2017

Message par Torquemada » 15 oct. 2017, 21:41

Mam’zelle Nitouche
Hervé

Direction musicale Jean-Pierre Haeck
Mise en scène Pierre-André Weitz
Assisté de Victoria Duhamel
Costumes, scénographie et maquillage Pierre-André Weitz
Assisté de Pierre Lebon et Mathieu Crescence
Lumières Bertrand Killy
Chorégraphie Iris Florentiny
Assistée de Yacnoy Abreu Alfonso
Chef de chant Antoni Sykopoulos
Régie plateau Ingrid Chevalier

Denise de Flavigny Lara Neumann
Le Major, comte de Château-Gibus Eddie Chignara
Le Directeur Antoine Philippot
Célestin Damien Bigourdan
Fernand de Champlâtreux Samy Camps
Loriot Olivier Py
Gustave, officier Pierre Lebon
Robert, officier David Ghilardi
Le Régisseur Piero (alias Pierre-André Weitz)
La Supérieure / Corinne Miss Knife
La Tourière / Sylvia Sandrine Sutter
Lydie Clémentine Bourgoin
Gimblette Ivanka Moizan

Orchestre et chœur de l’Opéra de Toulon

Production Bru Zane France – Coproduction Opéra de Toulon, Angers Nantes Opéra, Opéra de Limoges, Opéra de Rouen Normandie, Opéra Orchestre national Montpellier Occitanie

Représentation du 15/10/2017 (seconde et dernière)

Pour monter Mam’zelle Nitouche, le palazzetto Bru Zane et les cinq (!) théâtres coproducteurs ont vraiment mis les petits plats dans les grands. Scénographie kaléidoscopique, luxueuse et virtuose, de Pierre-André Weitz où pas moins de trois structures de décor alternent sur un plateau rotatif (on n’est pourtant pas à l’Opéra Bastille !), les structures étant à leur tour susceptibles d’habillages différents qui les métamorphosent à vue d’œil. Que l’on soit au couvent, au théâtre, dans la rue ou à la caserne, les scènes font mouche, jusqu’à l’épiphanie de Sainte Nitouche, très Pierre et Gilles. Le metteur en scène qui s’est créé pour l’occasion un rôle de clown inquiet veille par ailleurs sur un spectacle déjà parfaitement réglé, quoiqu’il s’agisse des toutes premières représentations : les portes claquent au rythme bien senti de la musique d’Hervé et les acteurs-chanteurs proposent tous des figures pleinement incarnées.

Beaucoup sont de la troupe aguerrie des Brigands récemment entendue dans Les Chevaliers de la table ronde du même Hervé, au livret plus chantourné. Lara Neumann, en Denise-Nitouche, est toujours gouailleuse et irrésistible de naturel, tandis qu’en Fernand, Samy Camps joue efficacement les jolis cœurs. Entouré d’un régiment déchaîné qui ne s’économise pas, le major Eddie Chignara tonne comme il faut contre son rival Floridor-Célestin chanté par Damien Bigourdan – le seul dont la silhouette m’a paru un peu plus monochrome, alors même qu’il incarne sur scène le double du compositeur. Changeant de costume aussi vite que le décor tourne, Olivier Py les coiffe sur le poteau par une capacité transformiste qui fait penser à Alec Guinness dans Noblesse oblige. Mère supérieure désopilante, actrice sur le retour hurlant Dalila et Manon à en faire trembler le vénérable lustre, brigadier bourvilesque à l’ivresse mélancolique qui le montre bon chanteur. Chapeau !

De tels soins élèvent à mon avis quelque peu Mam’zelle Nitouche au-dessus de l’intérêt qu’elle suscite naturellement. La musique est certes sympathique et généralement entraînante, mais elle ne surprend guère. Quant au livret, s’il est bien ficelé (et touchant par l’aspect autobiographique), il n’en reste pas moins assez inoffensif, ne fâchant absolument personne, ni les militaires, ni les religieuses, ni les nobles à la Flavigny-Champlâtreux. « Opéra révolutionnaire », nous dit-on ? Voire !
"Totor est de Torquemada le diminutif plein de charme!"

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