Verdi - Don Carlos - Jordan/Warlikowski - ONP - 10-11/2017

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Re: Verdi - Don Carlos - Jordan/Warlikowski - ONP - 10-11/2017

Message par Ernesto » 20 oct. 2017, 07:12

Par rapport au spectacle en salle de lundi, la retransmission désavantage l'équilibre choeur et orchestre au détriment du premier, en particulier au début. La retransmission permet de voir une foule de détails invisibles du second balcon, en particulier dans les visages et les expressions des chanteurs. Bien évidemment l'effet "enveloppement" par la musique n'y est pas.
Kaufmann a bien mieux débuté que lundi, où l'air de "Fontainebleau" était inquiétant. Comme je l'ai dit le reste de la représentation a été, pour lui, d'un très haut niveau. Garança superbe chanteuse et artiste, elle est époustouflante.... Tézier a un très bien chanté et joué comme lundi.
Que l'opéra de Paris retransmette plus ses spectacles est très bien.Cependant, il est bien évident que manquent toutes les sensations ressenties en salle.

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lionrougeetblanc
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Re: Verdi - Don Carlos - Jordan/Warlikowski - ONP - 10-11/2017

Message par lionrougeetblanc » 20 oct. 2017, 07:15

micaela a écrit :
19 oct. 2017, 22:50
Merci. C'est donc bien l'Enfer. Ca fait d'ailleurs plus Bosch que Goya.
Pourtant ce Saturne dévorant un de ses fils colle très bien avec Don Carlos.

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Re: Verdi - Don Carlos - Jordan/Warlikowski - ONP - 10-11/2017

Message par HELENE ADAM » 20 oct. 2017, 07:29

Ernesto a écrit :
20 oct. 2017, 07:12
Par rapport au spectacle en salle de lundi, la retransmission désavantage l'équilibre choeur et orchestre au détriment du premier, en particulier au début.
J'étais dans la salle hier soir puis j'ai vu (revu) les deux derniers actes retransmis par Arte en arrivant chez moi. C'est effectivement l'une des contrariétés de cette retransmission pour ce que j'ai pu en juger. Et cela me permet d'insister sur la beauté des "stéréos" réalisés par le (les) choeurs lors du début de l'acte 1 notamment. En salle, c'est saisissant.
Ernesto a écrit :
20 oct. 2017, 07:12
Que l'opéra de Paris retransmette plus ses spectacles est très bien.Cependant, il est bien évident que manquent toutes les sensations ressenties en salle.
C'est en effet beaucoup plus plat d'autant que nous avons des chanteurs qui passent tous très bien la rampe de la Bastille, la retransmission n'apporte rien de ce point de vue au contraire, elle "écrase" un peu les éclats magnifiques de certains passages. Je donnerai deux exemples uniquement situés dans la partie que j'ai revu en retransmission en rentrant : le Don fatal, est "bridé" dans la retransmission (et pourtant il est déjà magnifique). En salle Garanca explose littéralement, le chant jaillit de tous les côtés et la voix est si belle qu'on croirait un torrent de plaisirs. La voix de Yoncheva n'est pas non plus avantagé en retransmission, elle est beaucoup plus métallique qu'en salle et fait moins d'effets 'frissons". Par contre le caisson, chambre du roi, désavantage les deux basses lors de leur duo (surtout que c'est là que Jordan donne le plus la gomme "cuivres") où les voix entendues cette fois depuis le trentième rang du parterre où j'étais, sont fortement réverbérées et perdent de leur éclat. C'est bien mieux en retransmission.
Mais globalement, même si on perçoit d'autres détails (notamment le jeu des chanteurs au travers de leurs expressions faciales), la mise en scène permet même de loin, par la direction d'acteurs précise qu'elle assure, de parfaitement suivre la psychologie des personnages, l'univers mental torturé de Don Carlos comme les fêlures de la lionne blessée, Eboli.

PS : pour les experts es-Warli : il y a un "thème" tennis dont je n'ai pas saisi la substantifique moelle : Don Carlos est habillé en tennisman aux actes 1 et 2, puis il joue avec un belle balle de tennis jaune dans sa prison. ?

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Re: Verdi - Don Carlos - Jordan/Warlikowski - ONP - 10-11/2017

Message par lionrougeetblanc » 20 oct. 2017, 07:51

HELENE ADAM a écrit :
20 oct. 2017, 07:29

PS : pour les experts es-Warli : il y a un "thème" tennis dont je n'ai pas saisi la substantifique moelle : Don Carlos est habillé en tennisman aux actes 1 et 2, puis il joue avec un belle balle de tennis jaune dans sa prison. ?
Lien possible entre la tenue de tennis et les deux bandes velpeaux aux poignets, non pas pour absorber la transpiration du tennisman mais pour cacher les blessures de poignets tailladés (on voit clairement dans la retransmission que les bandes sont ensanglantées, ce que je n'avais pas perçu en étant dans la salle), marques d'une tentative ratée de suicide ?

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Re: Verdi - Don Carlos - Jordan/Warlikowski - ONP - 10-11/2017

Message par Hiero von Stierkopf » 20 oct. 2017, 07:59

Il faut arrêter de tortiller du cul.
Cette mise en scène, comme très souvent à Bastille, est faite pour les premiers rangs du parterre. On peut y voir des détails qu'il est objectivement impossible de percevoir à distance même raisonnable de la scène.
Et je ne parle même pas des expressions faciales des chanteurs, du jeu subtil par exemple des visages et des regards de Garanca et Tézier y compris quand ils ne chantent pas et qu'ils sont à distance du centre de l'action instantanée.

Quant à juger les voix sur une retransmission télé, ça me semble assez audacieux. On ne peut percevoir ni la projection réelle ni une grande partie des émotions (sans parler des effets périphériques psychologiques et émotionnels résultant du spectacle vivant in situ).
Je constate à lire les commentaires que les émotions que fait passer Yoncheva dans son chant en salle (certes, objectivement pas ressenties par tout le monde en salle....) feraient l'effet d'un pétard mouillé à la télé.
Comment ça, merde alors ?! But alors you are French ?

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Re: Verdi - Don Carlos - Jordan/Warlikowski - ONP - 10-11/2017

Message par HELENE ADAM » 20 oct. 2017, 08:13

lionrougeetblanc a écrit :
20 oct. 2017, 07:51
HELENE ADAM a écrit :
20 oct. 2017, 07:29

PS : pour les experts es-Warli : il y a un "thème" tennis dont je n'ai pas saisi la substantifique moelle : Don Carlos est habillé en tennisman aux actes 1 et 2, puis il joue avec un belle balle de tennis jaune dans sa prison. ?
Lien possible entre la tenue de tennis et les deux bandes velpeaux aux poignets, non pas pour absorber la transpiration du tennisman mais pour cacher les blessures de poignets tailladés (on voit clairement dans la retransmission que les bandes sont ensanglantées, ce que je n'avais pas perçu en étant dans la salle), marques d'une tentative ratée de suicide ?
non ça je crois qu'on en a parlé dès le début du fil, dès après la Première : Don Carlos est en dépression et a fait une première tentative de suicide en se tailladant les poignets (voir les CR de la Première). Les bandes sont ensanglantées et cela se voyait sans problème depuis la salle. Il se remémore avec une obsessionnelle envie de suicide cette fois au revolver, tout ce qui a conduit à son état (après avoir fébrilement découpé des tas de coupures de presse et les avoir collé sur le mur)...
Non cette histoire de tennis c'est une autre question....

On peut revoir la retransmission d'ARTE

https://www.arte.tv/fr/videos/074587-00 ... -de-paris/
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Re: Verdi - Don Carlos - Jordan/Warlikowski - ONP - 10-11/2017

Message par micaela » 20 oct. 2017, 08:24

lionrougeetblanc a écrit :
20 oct. 2017, 07:51
HELENE ADAM a écrit :
20 oct. 2017, 07:29

PS : pour les experts es-Warli : il y a un "thème" tennis dont je n'ai pas saisi la substantifique moelle : Don Carlos est habillé en tennisman aux actes 1 et 2, puis il joue avec un belle balle de tennis jaune dans sa prison. ?
Lien possible entre la tenue de tennis et les deux bandes velpeaux aux poignets, non pas pour absorber la transpiration du tennisman mais pour cacher les blessures de poignets tailladés (on voit clairement dans la retransmission que les bandes sont ensanglantées, ce que je n'avais pas perçu en étant dans la salle), marques d'une tentative ratée de suicide ?
Les bandes sont là juste pour rappeler la tentative de suicide. Ce sont bien des pansements, pas des bracelets en éponge . Le pull est juste une tenue décontractée . Reste la balle (dont d'ailleurs JK ne faisait pas grand chose hier soir, et qui semblait faire surtout office de boule anti-stress).
Je reviens sur le détail de la fillette avec l'icône (la séquence de l'émeute) . Ca m'a fait penser que (je ne sais plus où) un texte comparait Don Carlo(s) à un opéra russe (type Boris Godounov) : sujet historique et politique, le duo de basses, le chœur représentant le peuple ...Ce détail m'a fait penser à ça.
S'il n'y a pas de solutions, c'est qu'il n'y a pas de problème Proverbe shadok

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Re: Verdi - Don Carlos - Jordan/Warlikowski - ONP - 10-11/2017

Message par MezzoPower » 20 oct. 2017, 08:27

HELENE ADAM a écrit :
20 oct. 2017, 08:13
lionrougeetblanc a écrit :
20 oct. 2017, 07:51
HELENE ADAM a écrit :
20 oct. 2017, 07:29

PS : pour les experts es-Warli : il y a un "thème" tennis dont je n'ai pas saisi la substantifique moelle : Don Carlos est habillé en tennisman aux actes 1 et 2, puis il joue avec un belle balle de tennis jaune dans sa prison. ?
Lien possible entre la tenue de tennis et les deux bandes velpeaux aux poignets, non pas pour absorber la transpiration du tennisman mais pour cacher les blessures de poignets tailladés (on voit clairement dans la retransmission que les bandes sont ensanglantées, ce que je n'avais pas perçu en étant dans la salle), marques d'une tentative ratée de suicide ?
non ça je crois qu'on en a parlé dès le début du fil, dès après la Première : Don Carlos est en dépression et a fait une première tentative de suicide en se tailladant les poignets (voir les CR de la Première). Les bandes sont ensanglantées et cela se voyait sans problème depuis la salle. Il se remémore avec une obsessionnelle envie de suicide cette fois au revolver, tout ce qui a conduit à son état (après avoir fébrilement découpé des tas de coupures de presse et les avoir collé sur le mur)...
Non cette histoire de tennis c'est une autre question....
Oui, en introduisant du tennis, je me demande si Warlikowski n'a pas fait d'erreur...

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Re: Verdi - Don Carlos - Jordan/Warlikowski - ONP - 10-11/2017

Message par zigfrid » 20 oct. 2017, 08:29

mais vous n'avez rien compris: Don Carlo c'est Nadal, au 1er acte il est ado et il voit un match de tennis avec la francaise Marie Pierce, il est amoureux d'elle, collectionne les coupures de journaux de son idole, puis adulte c'est Steffi Graff (Eboli) qui est amoureuse de lui et qui fout le bordel, et Nadal en appelle à son copain Carlos Moya qui en appelle au roi, pendant que le président de la fédération espagnole (l'inquisiteur) vient calmer tout ce petit monde. le choeur est composé par les spectateurs de matchs, sauf celui du début, composé des ramasseurs de balles, qui geignent au sujet de leurs conditions de travail.
C'est pourtant simple nom d'un chien (andalou).

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Re: Verdi - Don Carlos - Jordan/Warlikowski - ONP - 10-11/2017

Message par MezzoPower » 20 oct. 2017, 08:30

Hiero von Stierkopf a écrit :
20 oct. 2017, 07:59
Je constate à lire les commentaires que les émotions que fait passer Yoncheva dans son chant en salle (certes, objectivement pas ressenties par tout le monde en salle....) feraient l'effet d'un pétard mouillé à la télé.
Pas forcément pour tous. Beaucoup d'émotions pour moi à la télé venant de Yoncheva. Moins qu'en salle mais beaucoup quand même. On gagne en expression et gros plan une partie de ce que l'on perd en voix et pureté

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