Bach - Messe en Si mineur - Schwarz - Lyon 29/09/2017

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Bach - Messe en Si mineur - Schwarz - Lyon 29/09/2017

Message par perrine » 01 oct. 2017, 08:59

Messe en si mineur BWV 232 de Bach.
Hanna Zumsande soprano
Susanne Krumbiegel mezzo-soprano
David Erler alto
Tobias Hunger ténor
Philipp Goldmann, Tobias Ay basses

Bach Consort Leipzig
Sächsisches Barockorchester
Gotthold Schwarz direction



Auditorium de Lyon, 29 septembre 2017

En partenariat avec le Festival d’Ambronay


La messe en si mineur de Bach est considérée par certains experts comme son testament musical dans le domaine de la musique vocale sacrée. Sa composition écrite pour l’église catholique s’étale sur plus de 25 ans, et ne sera pas jouée de son vivant. Initialement composée du Kyrie et du Gloria selon l’usage Luthérien, il l’a complétée, probablement en 1748, par les autres prières du missel romain, en remaniant bon nombre de ses pages composées antérieurement. D’une durée exceptionnelle (environ 1h50) pour une célébration liturgique, l’œuvre est découpée en 27 morceaux différents aux formes et formations variées.

La partition regorge ainsi d’une multiplicité de styles que Gotthold Schwarz à la tête du Bach Consort Leipzig et du Sächsisches Barockorchester exploite avec solennité. Le chœur est constitué de 20 chanteurs, incluant les solistes. Ils renforcent le caractère spirituel de l’œuvre grâce, entre autre, à une certaine rigueur presque protestante, et une grande cohérence d’ensemble. Les fugues du Cum sancto spirito et du Sanctus sont millimétrées, les vocalises du Resurrexit nettes et précises. D’un vaporeux, presque murmuré Qui Tollis à un rayonnant Sanctus, le chœur nous transporte à chaque instant dans les atmosphères de chaque pièce.

L’orchestre leur porte une oreille extrêmement attentive. Le son est très souple et d’une belle rondeur, et l’on ressent une union forte entre eux. Une mention particulière pour le contrebassiste extrêmement sollicité pendant toute l’œuvre, mais également aux flutistes, hautboïstes et corniste qui soutiennent avec élégance les solo sans jamais se mettre en avant ou sur-jouer.
Les solistes renforcent le côté intérieur, presque feutré, de cette représentation par une présence toute en retenue. Choristes également, ils ont l’intelligence de continuer à servir l’œuvre lors de leurs arias. Chez les femmes, la très charismatique soprano Hanna Zumsande possède un phrasé impeccable, et la mezzo soprano Susanne Krumbiegel, aborde un Laudamus te aux ornements délicats. Chez les hommes, Philipp Goldmann et Tobias Ay remplacent parfaitement la basse Tobias Berndt annoncé souffrant. Le ténor Tobias Hunger aux harmoniques riches livre un Benedictus racé et l’alto David Erler propose le sublime Agnus Dei avec beaucoup de volume et d’âme.


Très belle mise en matière de ce partenariat avec le festival de musique d’Ambronay dans la grande salle de l’auditorium de Lyon, qui permettra entre autres d’y entendre cette année le Messie de Haendel (les nouveaux caractères / Accentus) et la Passion selon Saint Jean de Bach (Amsterdam Baroque Orchestra & Choir – Ton Koopman).

Perrine
Le problème quand on trouve une solution, c\'est qu\'on perd une question.

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