Un Egyptien à Venise - Ensemble M.Godard - Vézelay - 24/08/2017

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petitchoeur
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Un Egyptien à Venise - Ensemble M.Godard - Vézelay - 24/08/2017

Message par petitchoeur » 09 sept. 2017, 22:06

Un Egyptien à Venise

Michel Godard (1960) : Acqua Alta
Ihab Radwan (1969) :Tenderness
Claudio Monteverdi (1567-1643) : Laudate Dominum
Benedetto Ferrari (1603-1681) : O Monumenti apritevi (Il Sansone)
Egypte XVIIe siècle : Bashraf Muhayyer
Benedetto Ferrari : Cantata Spirituale Queste pungete spine
Michel Godard : A la folie
Francesco Cavalli (1602-1676) : Vivo per te (La Calisto)
Michel Godard : Su l'onda d'amore
Benedetto Ferrari : Amanti, io vi sò dire

Michel Godard ensemble :
Michel Godard : serpent, guitare basse
Guillemette Laurens, mezzo-soprano
Angélique Mauillon, harpe ancienne
William Dongois, cornet à bouquin
Ihab Radwan, oud


Asquins, église Saint Jacques le 24 août 2017 ;

L’Egyptien du concert de ce soir est Ihab Radwan, joueur de oud formé au Caire et installé en France où il a collaboré avec Hughes de Courson dans Mozart l’Egyptien (au Châtelet à Paris en 2012) et aujourd’hui avec Michel Godard. Ce dernier a commencé sa carrière, entre jazz et musique classique, comme tubiste. Il découvre le serpent en 1979 et enseigne cet instrument, rarement utilisé, au CNSMD de Paris depuis 2002. Il compose également.
Venise, par ses relations politiques et économiques, sert de pont et d’intermédiaire entre l’Occident et l’Orient. L’objectif de Michel Godard est de confronter deux instruments : l’oud, version arabe du luth, et le serpent, à la forme serpentine, qui fut joué jusqu’au XIXème siècle à l’église. Et de se faire rencontrer deux cultures mêlant la musique vénitienne des XVIème et XVIIème siècles et des improvisations « baroques » égyptiennes.
L’alchimie du dialogue et du métissage fonctionne dans les improvisations d’Ihab Radwan, comme Tenderness ou Albi, et dans les œuvres de Michel Godard, comme Risplendite folia ou Acqua alta ou encore dans les passages d’improvisations rajoutées à de Monteverdi, et dans le bis, véritable combat d’instruments rivalisant d’acrobaties musicales à la manière du jazz. Les musiciens Zefira torna vénitiens du XVIIème siècle partagent avec les musiques orientales l’abondance des ornementations et la spontanéité : les airs de Ferrari et de Monteverdi donnés ce soir en sont la preuve.
On admire la virtuosité de Michel Godard qui donne au sombre serpent une humanité rassurante, la technique et la musicalité de William Dongois au cornet et d’Angélique Mauillon à la harpe, la distinction de l’oud de Ihab Radwan. Guillemette Laurens est remarquable dans l’air de Schütz Eile mich Gott, vocalise avec grande agilité dans Monteverdi, et est très (trop ?) dramatique dans Queste pungete spine de Ferrari.
Belles découvertes et beau succès pour ce premier concert d’ouverture des Rencontres Musicales de Vézelay 2017 donné dans la petite église d’Asquins visible depuis la Colline Inspirée, si chère à Jules Roy.
Pierre Tricou

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