Marais - Alcione - Savall/Moaty - OC - 04-05/2017

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JdeB
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Marais - Alcione - Savall/Moaty - OC - 04-05/2017

Message par JdeB » 25 avr. 2017, 06:59

Marin Marais – Alcione
Tragédie lyrique en un prologue et cinq actes (1706)
Livret d’Antoine Houdar de La Motte

Alcione – Lea Desandre
Ceix – Cyril Auvity
Pélée – Marc Mauillon
Pan, Phorbas – Lisandro Abadie
Tmole, le prêtre de l’Hymen, Neptune – Antonio Abete
Ismène, 1ere Matelote – Hasnaa Bennani
Une bergère, 2e Matelote, Prêtresse de Junon – Hanna Bayodi-Hirt
Apollon, le Sommeil – Sebastian Monti
Doris, confidente d’Alcione – Maud Gnidzaz
Céphise, confidente d’Alcione – Lise Viricel
Aeglé, confidente d’Alcione – Maria Chiara Gallo
Le chef des matelots – Yannis François
Phosphore, père de Ceix – Gabriel Jublin
Un suivant de Ceix – Benoit-Joseph Meir

Louise Moaty – mise en scène
Raphaëlle Boitel – chorégraphie
Tristan Baudoin, Louise Moaty – scénographie
Alain Blanchot – costumes
Arnaud Lavisse – lumières
Mathilde Benmoussa – maquillage
Nicolas Lourdelle – régisseur cirque

Pauline Journe, Tarek Aitmeddour, Alba Faivre, Cyril Combes, Emily Zuckerman, Valentin Bellot, Mikael Fau, Maud Payen – danseurs et circassiens

Chœur du Concert des Nations
Le Concert des Nations

Jordi Savall – direction musicale

Opéra Comique, représentation du 30 avril 2017



Bien que Marc Minkowski ait été le maître d’œuvre d’un enregistrement en 1990, Alcione est un opéra absent des scènes. On peut s’en étonner, mais il est vrai qu’il se situe dans cet entre-deux qui sépare Lully et Rameau dans lequel les programmateurs semblent souvent hésiter à puiser. Cette présente résurrection prouve néanmoins que Marin Marais n’a rien à envier aux grandes réussites lullistes ni à ses continuateurs plus tardifs.

Le livret d’Antoine Houdar de la Motte, futur librettiste de Rameau, ne brille pourtant pas par son originalité. Adaptant les tribulations d’Alcione, fille d’Eole, et de son (futur) époux, le roi de Thessalie Céyx, le librettiste empile quasiment tous les invariants de la tragédie en musique : amours royales contrariées, mariage empêché par les éléments, meilleur ami qui se révèle rival en amour et traitre, magicienne amoureuse, nécromant jaloux, tempête, destruction de palais, songe funeste, choix de l’héroïne de suivre son époux dans la mort, clémence divine « in extremis » et « ex machina ». En ce faisant, il se coule dans le moule créé par ses prédécesseurs et rend hommage au modèle idéal initié par Lully.

Si ces péripéties se laissent écouter sans déplaisir, c’est bien grâce à la partition de Marin Marais. Bien que les hommages aux opéras de Lully ne manquent pas, cette œuvre, à la croisée des XVIIe et des XVIIIe siècles, est tout à fait réjouissante par la grâce d’une orchestration raffinée aux couleurs changeantes et à des combinaisons sonores qui préfigurent l’art de Rameau.

Créé à l’Académie royale de Musique en 1706, Alcione a été repris de nombreuses fois. En effet, la partition est amendée par Marais pour les remises au théâtre ultérieures. On l’entendra en 1719, 1730, 1741, 1756, 1757 et 1771. Ainsi, la version présentée par l’Opéra Comique conserve-t-elle des bribes plus tardives, comme la « mention de la punition de Phorbas » qui apparaît dans le livret de 1730, et « le magnifique développement des personnages de Pélée et Alcione qu’offre la version de 1741 » (Louise Moaty).

Foin ici du luxe de la reconstitution historique ou de la transposition moderniste ! Se fondant sur la vieille tradition théâtrale qui joint marine et machineries baroques, et sur un livret où dominent les périls de la mer, Louise Moaty place l’action sur un plateau quasiment dénudé où prévalent différents gréements, poulies et taquets, communs à la manipulation des décors anciens et à la marine à voile. Certains paysages ou architectures invoqués par le récit sont ainsi présentés avec une belle économie et beaucoup de poésie : tant la « galerie du palais de Ceix » (Acte I) qu’« un endroit des jardins de Ceix, terminé par la mer » (Acte V) deviennent des esquisses où le tracé se charge de ses silences, rehaussées des beaux éclairages d’Arnaud Lavisse. On ne saurait en dire autant d’un prologue raté où l’agreste est entièrement abandonné à l’orchestre : c’est lui seul qui transforme ce noir omniprésent en couleurs printanières et bucoliques. De même, la scène du sommeil – évidemment imitée de celle d’Atys de Lully – est bien pauvre d’imagination ; le Sommeil lui-même semble tout droit tombé d’une vieille publicité pour Dunlopillo et le temple de Junon être davantage celui de Neptune, avec ces voiles de navire drapés en guise de décorations !

Cette même inégalité d’inspiration entache la chorégraphie. Si Raphaëlle Boitel précise elle-même que « [son] travail habituel [est] très inspiré par le mouvement centrifuge de la spirale », loin d’être automatiquement perçu comme un hommage à cette figure importante de la danse baroque, les évolutions sur le plateau tournent à la ronde récurrente, rapidement fastidieuse dans son systématisme. De même, si les évolutions aériennes de danseurs circassiens suscite tout d’abord une admiration épatée, par son alliance de grâce et de fluidité (on retiendra, par exemple, dans le prologue, l’allant mutin d’une nymphe courtisée à la hussarde par un satyre paillard de la suite de Pan), leur omniprésence finit par aimanter le regard au détriment des protagonistes principaux, créant un effet brouillon d’où peinent à se dégager des lignes de force. N’aurait-il pas été plus judicieux d’économiser leurs incursions pour en conserver l’exceptionnel ? L’interruption de la cérémonie de mariage par des démons rampant avec viscosité sur les arches du palais qu’ils font s’écrouler, et la scène de tempête en ombres chinoises sont de magnifiques instants, dont la force s’amoindrit de cette occupation de l’espace. Les moments de nudité et de silence scénographique, qui laissent le spectateur en tête à cœur avec la partition de Marin Marais, sont les plus beaux dans leur simplicité.

La palme de la sensibilité et du style revient sans aucun doute à Cyril Auvity, Ceix élégant et engagé, bien qu’un peu court d’aigus. Baste ! Devant le raffinement de son chant, on ne s’en soucie guère. Au contraire des autres protagonistes, il se hasarde à quelque peu orner sa partie, colorant une ligne de chant au gré des reprises du texte, jouant sur les affects et les nourrissant finement. Bien que d’une élocution tout aussi claire, ses deux principaux protagonistes délivrent un chant bien plus sec où l’émotion peine parfois à se glisser. Lea Desandre prête une fragilité adéquate à une émouvante Alcione, mais l’interprète, plutôt timide et en retrait lors des trois premiers actes, ne se révèle que dans les scènes finales d’incertitude et de douleur, avec un jaillissant « Amour, cruel amour » (IV, sc. 1) et une scène admirable de violence intériorisée, quand l’infortunée se confronte à Pélée. Ce dernier est incarné par un ardent Marc Mauillon qui pondère ce que son chant a de minéral et de brut par une diction exemplaire et une forte présence. On peut d’ailleurs émettre la même réserve pour les Pan et Phorbas de Lisandro Abadie, qui marque les esprits par son aisance scénique mais dont le chant manque de liant et de souplesse. Pour sa part, Ismène autoritaire et possédant parfaitement la déclamation voulue, Hasnaa Bennani fait preuve de beaucoup de style, bien que parfois couverte par l’orchestre.
Le reste de la distribution, plus inégal, est parfois bien à la peine dans sa diction. Retenons-en Hanna Bayodi-Hirt, bien séduisante bergère, Matelote et prêtresse de Junon ; Yannis François, énergique chef des matelots, qui éclaire ce divertissement de sa détermination ludique et Gabriel Jublin, « deus ex machina » énigmatique, qui réussit une apparition acrobatique et ironique à souhait. Saluons toutefois l’excellent chœur du Concert des Nations, qui contribue avec efficacité au drame.

Marin Marais doit beaucoup au gambiste Jordi Savall qui popularisa le compositeur auprès du grand public avec Tous les matins du monde. Le chef, qui avait enregistré la suite instrumentale d’Alcione, s’empare avec une délectation communicative de cette tragédie lyrique en en soulignant les volutes délicates, mais en s’y égarant parfois, au détriment d’un dynamisme qui serait épisodiquement bienvenu. Il fait tout d’abord ressortir une joliesse nostalgique, laquelle fait enfin place, en seconde partie, à une fougue qui trouve son aboutissement dans une somptueuse chaconne.

C’est donc avec beaucoup de plaisir que l’on retrouve une salle délicieusement rénovée, dont la taille humaine et l’acoustique idéale se prêtent idéalement au répertoire baroque.


Emmanuelle Pesqué


Diffusion en direct sur Culturebox et Mezzo Live HD le 6 mai.
Diffusion sur France Musique le 21 mai.
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Re: Marais - Alcione - Savall/Moaty - OC - 04-05/2017

Message par Asvo » 27 avr. 2017, 15:54

Un enchantement de (presque) tous les instants

Je crois que ce qui me grise à ce point dans la musique de Rameau, et donc, je m'en suis rendu compte hier, dans celle de Marais, c'est le fait qu'ils conçoivent l'opéra avant tout comme une source d'émerveillement. Cette notion de spectaculaire, de merveilleux, d'ingénieux n'est pas uniquement due au livret et à d'éventuelles didascalies qui insisteraient sur telle machinerie ou tel changement de décor. Non, elle est intrinsèquement dans la musique, en particulier dans la musique de ballet. On trouve dans Alcione cet ennivrement du ballet et ces parties orchestrales foisonnant d'idées, cette vie, ce monde recréé en quelques mesures. Et juste pour cela, cela vaut le coup de voir (et de revoir) cet Alcione.

D'autant que scéniquement, nous sommes gâtés. Louise Moaty décide de construire sa mise en scène autour de deux concepts : d'une part un certain dénument pour les décors (plateau presque vides, décors construits notamment à l'aide de nombreuses cordes, et à l'aide des éclairages) et les costumes (pas contemporains mais simples et permettant d'identifier parfaitement les personnages), d'autre part, la mise en scène autour du monde du cirque.
Bref, deux concepts ultra-rebattus, mais utilisés ici avec un brio incroyable ! Les circassiens/danseurs sont extrêmement doués, il faut voir comme ils voltigent sur les cordages, sur les piliers du plateau, c'est simplement prodigieux. L'Acte III est à ce sujet le plus incroyable avec ses ballets de matelots.
La scène de la tempête, en contre-jour derrière des voiles, est aussi assez spectaculaire.
L'utilisation des cordes est tout aussi ingénieux, elles font et défont le décor avec beaucoup de naturel.
Les chanteurs, très bien dirigés, sont traités avec bienveillance par la mise en scène qui ne leur demande pas de faire des acrobaties impossibles. On déplorera un petit manque d'émotion dans les dernières scènes, mais peut-être était-ce autant dû au livret qu'à la mise en scène.

Jordi Savall est on ne peut plus idoine dans ce répertoire : sans énergie outrancière, il dirige avec beaucoup de naturel, beaucoup d'humanité. Quelques petits réglages de première de temps en temps, mais vraiment rien, et le concert des nations est un plaisir à entendre et à voir jouer (mention spéciale pour leur percussionniste).

Enfin, même s'il n'y a pas une homogénéité parfaite dans les voix, les trois rôles principaux sont très bien tenus. Trois pépites du jardin des voix de William Christie d'ailleurs.
Marc Mauillon a quelque chose d'unique qui séduit énormément : beaucoup de naturel dans la voix, une diction exemplaire, mais surtout cette saveur du timbre, presqu'acidulée, que je ne saurais décrire mais qui marque. Il est parfaitement dans son rôle d'amoureux déçu, voulant une vengeance sans la vouloir.
Cyril Auvity quant à lui a dans la voix l'éther nécessaire pour Ceix, la candeur et la luminosité qui rendent son rôle touchant, venant à bout des difficultés d'un rôle de ténor qui frise le haute-contre.
Enfin, Léa Desandre est magistrale en Alcione, une diction à se pâmer, un timbre jeune sans être vert. Et surtout une incarnation qui laisse présager du meilleur : on l'attend dans des rôles dramatiquement plus forts !

Le plateau vocal féminin est de la même trempe, avec notamment une Ismène de Hasnaa Bennani très à l'aise dans son rôle d'enchanteresse. Je déplorerais simplement les clefs de Fa, avec des basses ou des baryton-basses qui manquaient clairement de soutien, de projection dans la tessiture de leur rôle.

Mais cela ne gâche pas ce plaisir visuel, instrumental et vocal !

Une jolie réouverture de l'Opéra Comique.

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Re: Marais - Alcione - Savall/Moaty - OC - 04-05/2017

Message par PlacidoCarrerotti » 27 avr. 2017, 18:03

J'ai adoré l'oeuvre malgré quelques longueurs à la fin (après la tempête). La direction m'a semblé parfaite (pour ce que je suis capable d'en dire, ne connaissant pas l'oeuvre) et la production est épatante.
Les chorégraphies sont remplacées par un mélange de danse et d'acrobaties, tout à fait en situation (en particulier sur les cordages et les mats du bateau) tout à fait réjouissantes.

Je suis beaucoup plus réservé sur les voix : Auvity était en permanence tendu, souvent faux (en tous cas avec des aigus tirés un peu en dessous), et même parfois quelques graillons. Marc Mauillon qui, d'après sa bio, chante tantôt ténor, tantôt baryton a de beaux aigus mais Pelée est un rôle de baryton. Or le medium n'est pas beau et à la limite du chant "de variétés". Les basses sont souvent insoutenables (difficile de dire la pire des deux). Lea Desandre a une voix minuscule et sans timbre qui ferait passer Aida Garifullina pour Montserrat Caballé. J'ai découvert (je ne suis pas ces trucs là) qu'elle avait été nommée pour les Victoires de la musique classique 2017 dans la catégorie “Révélations artistes lyriques” 8O.
L'excellente acoustique et la très bonne diction de la majorité des interprètes (j'exclus les deux basses), et surtout, le plaisir d'être là, m'ont néanmoins rendu indulgent.

Côté people : Cazeneuve, Jospin, Deschamps,Saint-Pulgent, Bachelot ...). Au cocktail, ils chantaient en cœur "Je veux m'en fourrer, fourrer, jusque lààààà !".
“Plus on ira, moins il y aura de centenaires qui auront connu Napoléon 1er.” Alphonse Allais.

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Re: Marais - Alcione - Savall/Moaty - OC - 04-05/2017

Message par paco » 27 avr. 2017, 23:47

PlacidoCarrerotti a écrit :
27 avr. 2017, 18:03
Au cocktail, ils chantaient en cœur "Je veux m'en fourrer, fourrer, jusque lààààà !".
A propos, j'ai appris récemment la véritable origine de la chanson "il court, il court, le furet", je l'ignorais
bon ok je sors... :arrow: :oops:

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Re: Marais - Alcione - Savall/Moaty - OC - 04-05/2017

Message par Stefano P » 28 avr. 2017, 16:09

A noter que le spectacle sera diffusé en direct samedi 6 mai à 20h00 sur Mezzo et Culturebox.
"Bald, bald, Jüngling, oder nie !"

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Re: Marais - Alcione - Savall/Moaty - OC - 04-05/2017

Message par EdeB » 01 mai 2017, 22:13

Mon compte rendu de la représentation du 30 avril a été mis en tête de fil.
Une monstrueuse aberration fait croire aux hommes que le langage est né pour faciliter leurs relations mutuelles. - M. Leiris
Mon blog, CMSDT-Spectacles Ch'io mi scordi di te : http://cmsdt-spectacles.blogspot.fr/
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Re: Marais - Alcione - Savall/Moaty - OC - 04-05/2017

Message par HELENE ADAM » 03 mai 2017, 10:58

Représentation du 2 mai.
je vous conseille la présentation d'avant la représentation, vers 19H15 au foyer au premier étage. Comme d'habitude, intéressant et cultivé, sur Marin Marais, son rôle dans l'évolution des formes musicales, les spécificités d'Alcione dans ce cadre historique.
J'ai beaucoup aimé l'oeuvre que je découvrais qui est, il faut bien le dire, particulièrement bien servie par Jordi Savall qu'il est très émouvant de voir dans la fosse dirigeant une oeuvre de Marin Marais qu'il a largement contribué à faire connaitre au grand public (moi compris d'ailleurs... :wink: ).
Excellente réussite vocale également avec le trio formé par l'Alcione délicieuse et subtile de Lea Desandre, le Ceix rayonnant de Cyril Auvity et l'émouvant Pélée de Marc Mauillon. Trois talents réunis pour une très belle incarnation des personnages, tout à fait en phase avec la beauté de l'orchestre et des choeurs. Je n'ai pas trouvé leurs voix si petites, de toute façon, elles m'ont semblé adaptées à l'acoustique (j'étais à l'amphi tout en haut) et à l'orchestre. Excellente diction globale, pas besoin de sous-titre.

Une mise en scène très rafraichissante qui fait d'abord songer à une troupe de patronage mettant en scène Alcione avec les moyens du bord, décors en ferraille, chiffons et cordes, costumes antiques pour deux ou trois personnages seulement, troupe très jeune façons saltimbanques du 21ème siècle passionné de musique, de danse et d'acrobatie.
Un troupe de patronage d'une qualité professionnelle et artistique à peu près parfaite. La tempête est un immense moment presque un must de ce dont on peut rendre compte de grandiose et d'impressionnant avec trois bouts de ficelle...quand on est doué.
On est tout à la fois amusé, séduit, impressionné, totalement convaincu par les trouvailles des incessantes acrobaties, danses de groupes façon Robbins dans West side Story, clins d'oeil aux décors un peu maladroit des théâtres du 19ème ou des débuts du cinématographe.
L'oeuvre comporte quelques longueurs comme souvent pour l'opéra baroque, et dure près de trois heures.

Mais la qualité globale aide largement à "passer" ces quelques tunnels.
Une oeuvre à découvrir dans une très jolie interprétation et mise en scène.
Regarde spectateur, remontée à bloc, de telle sorte que le ressort se déroule avec lenteur tout le long d’une vie humaine, une des plus parfaites machines construites par les dieux infernaux pour l’anéantissement mathématique d’un mortel.

Mon blog :
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Message par JdeB » 03 mai 2017, 11:00

C'est formidable, tu aimes tout, les répertoires les plus divers, tu devrais postuler à un site bien connu, non ?
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Re: Marais - Alcione - Savall/Moaty - OC - 04-05/2017

Message par JdeB » 03 mai 2017, 11:02

PlacidoCarrerotti a écrit :
27 avr. 2017, 18:03
Côté people : Cazeneuve, Jospin, Deschamps,Saint-Pulgent, Bachelot ...). Au cocktail, ils chantaient en cœur "Je veux m'en fourrer, fourrer, jusque lààààà !".
et Chazal dimanche.

bon bref tout le monde a adoré sauf Merlin ?
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Message par HELENE ADAM » 03 mai 2017, 11:03

JdeB a écrit :
03 mai 2017, 11:00
C'est formidable, tu aimes tout, les répertoires les plus divers, tu devrais postuler à un site bien connu, non ?
???? Tu n'as pas aimé cet Alcione ? Moi je rejoins Asvo et Placido sur ce coup.
(pas compris ...désolée, ps très réveillée ce matin :cry: )
Regarde spectateur, remontée à bloc, de telle sorte que le ressort se déroule avec lenteur tout le long d’une vie humaine, une des plus parfaites machines construites par les dieux infernaux pour l’anéantissement mathématique d’un mortel.

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