Bach - Messe en Si - Pichon/Pygmalion - Toulouse 16/12/2013

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jeantoulouse
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Bach - Messe en Si - Pichon/Pygmalion - Toulouse 16/12/2013

Message par jeantoulouse » 18 déc. 2013, 10:44

Bach, Messe en Si, BWV 232
Lundi 16 Décembre, Halle aux grains, Toulouse

Ensemble Pygmalion
Raphaël Pichon, direction
Eugénie Warnier, soprano
Anna Stephany, soprano
Damien Guillon, alto
Daniel Behle, ténor
Konstantin Wolff, basse

Somme musicale, la Messe en Si est en effet la somme magnifiée de plusieurs extraits composés par Bach (dont une Messe brève) avant leur réunion en 1749 en un tout cohérent par le compositeur qui leur adjoint des pages nouvelles. Compilation de génie, pleine de recueillement et de contrastes, festive aussi, où la tendresse et la mélancolie préparent la joie et la paix, la Messe en Si a fait l’objet d’un enregistrement en 2012 par l’Ensemble Pygmalion que dirige Raphaël Pichon, qui l’avait fait précéder de celui des Messes brèves, salué par des prestigieuses distinctions.
Fondé en 2055, l’ensemble Pygmalion est un ensemble jeune et dirigé par un jeune musicien né en 1984, qui a mûri ses compétences en qualité de contreténor auprès par exemple de Gustav Leonhardt ou de Jordi Savall… Exécutée avec un équilibre parfait entre rigueur et enthousiasme, l’œuvre de Bach, loin de certaines interprétations empesées et solennelles, sonne avec une verdeur et une vivacité magnifiques. Il faudrait détailler chaque moment de la partition pour dire toutes les beautés que l’interprétation de Pichon et de ses partenaires musiciens révèle et sublime. Pour ma part, je n’avais jamais entendu cette œuvre jouée avec tant de conviction, d’allant, et dans les parties les plus dramatiques, d’éloquence retenue. On admire l’homogénéité des chœurs justement ovationnés à la fin, le rayonnement des instrumentistes, la beauté de la voix des solistes, tous unis pour servir l’œuvre majeure religieuse du Cantor de Leipzig. Au concert, spectacle théâtralisé à l’évidence par la présence physique des interprètes, leur disposition sur l’espace scénique, la localisation des sons, on voit mieux comment Bach multiplie les couplages, associe instruments et timbres des solistes, marie les tessitures et les couleurs, ose des rapprochements audacieux, dans une célébration permanente de la beauté musicale et de la grandeur de Dieu.
Si besoin était, nous distinguerions pour sa qualité expressive le splendide « Agnus Dei » qu’exalte la voix splendide de Damien Guillon, alto : ce discret contreténor français qui chante notamment les Passions ou les Cantates de Bach, qui a enregistré un beau disque consacré à John Dowland et dirige l’ensemble Le Banquet Céleste mérite une plus grande notoriété. Nous retiendrons aussi l’élégance et la conviction de la direction de Raphaël Pichon, un chef avec lequel il va falloir compter, assurément.

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