Wagner - Tristan und Isolde - Chung - vc - Pleyel - 13/10/12

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Petru
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Message par Petru » 13 oct. 2012, 11:14

Salutations, je me suis connecté par hasard sur le site de Pleyel ce matin pour voir s'il restait des places pour ce "Tristan" et il en reste ! Du coup, j'en ai pris. Jetez un oeil si vous le pouvez, j'ai eu deux places d'orchestre.

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Message par genoveva » 13 oct. 2012, 13:38

Effectivement, il reste des places !

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Bernard C
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Message par Bernard C » 13 oct. 2012, 20:06

Lumieres du Nord ce soir à Pleyel

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Message par Snobinart » 13 oct. 2012, 20:20

Après le premier acte ça promet ! Quelques interrogations sur Tristan...

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Message par Bernard C » 13 oct. 2012, 21:37

Grippe mais admirable
Deuxieme acte d'extase
Pleyel subjugue

bernard cc107

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Message par philipppe » 13 oct. 2012, 23:52

Émeute à Pleyel à l'issue de la représentation !

Stemme extraordinaire, un premier acte fabuleux : mille affects, imprécations, persiflage, tendresse, tragique, tout y est, et dans la voix maitrise parfaite, jamais un cri, du chant pur
Un Tristan un peu trop expressionniste à mon gout mais au final vraiment pas si mal, assez beau timbre.
Magnifiques Kurwenal et Brangaene ( ah, les appels du 2 !)

Grande réalisation orchestrale, qui s améliore au fil de la soirée, sublime solo de cor anglais

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Message par Leyla » 14 oct. 2012, 00:05

quetzal a écrit :Grippe mais admirable
Deuxieme acte d'extase
Pleyel subjugue

bernard cc107
Quel dommage de n'avoir pu donner à l'Isolde idéale qu'un Tristan aboyeur (ou falsettiste parfois) !
Enfin, rien que pour Nina Stemme, toujours aussi merveilleuse, il fallait y être.

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Message par abaris » 14 oct. 2012, 01:03

Pas une émeute mais de nombreux et chaleureux rappels alors qu'il était plus de minuit. Contrairement à d'autres salles parisiennes, à Pleyel, on n'écourte pas les rappels au bout de 2 minutes.

Et une très belle soirée, pour le moins.

Nina Stemme a été sublime de bout en bout. Voix somptueuse aux aigus percutants, technique parfaite, richesse de l'interprétation. Une absolue splendeur. Sans doute une des plus grandes chanteuses wagnériennes de l'histoire, en tout cas sans concurrence aujourd'hui.

Et elle était bien entourée, y compris par un ténor dont le timbre clair rappelait parfois Kollo, loin d'être au même niveau que son Isolde mais pas du tout indigne, très engagé en tout cas. Les autres chanteurs étaient très bien même si Sarah Connolly n'a pas paru très à l'aise au premier acte.

Mikko Franck, à la tête d'un valeureux Philar', a paru hésitant au premier acte mais a assuré l'essentiel ensuite, avec peut être parfois un manque de nuances et de raffinement.

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Message par Bernard C » 14 oct. 2012, 01:09

Concert d'exception .

"Lumières du Nord" ai je dit au 1er entracte : on doit ce climat très particulier ,ces couleurs prises dans une rigueur lumineuse et fluide avec ces assauts de passion , au chef finlandais Mikko Franck
(j'avais dans un autre ordre beaucoup aimé sa direction de la Tosca de Bondy au printemps : rigueur des lignes dans laquelle surgissent les fievres émotionnelles .)
Pas de pathos vain ; pas de surexposition expressive .

l'orchestre fut splendide et totalement livré .
Les solos !! (seigneur cet alto et ce 1er violoncelle ...ils seraient tous à louer .)

La distribution fut en tout point remarquable .

Nina Stemme
Dire que c'est l'Isolde de l'époque est une évidence . Depuis 2004 la voix à considérablement évolué .La grandeur lui donne tous les moyens du rôle .
Et puis nous sommes au concert .Comme je l'ai dit pour la Walkyrie du TCE , Stemme est aussi une bête de scène .
En concert elle est "concertante ": elle livre une leçon de chant et nous offre sa personne dans ce naturel direct : elle est bien Isolde qui boit son Vitel au goulot .

Et tout cela constitue aussi sa grandeur .
Au théâtre elle s'attendrit , le veloute s'habille dans la dramaturgie .
Au concert elle n'improvise rien , elle ne se livre qu'avec la voix et le visage .

Christian Franz : j'ai beaucoup aimé ce Tristan , ce caractère très interprété , avec une voix en difficulté car manifestement le ténor avait une méchante bronchite et j'ai vu avec quelle vaillance entre 2 quintes de toux et 2 pastilles et une fièvre flagrante ,il s'est engagé ,ne faisant que de belles notes .Et quand ça devenait trop compliqué dans le III du parlando intelligent.
Mais il ne nous a pas infligé de vilaine voix , de trucage antimusical ,ou de tirage à l'arrachée .Ce qui pour un Tristan à notre époque est fort bien .


Magnifique et héroïque Kurwenal de l'allemand Detlef Roth
Grande voix du roi Marc de Peter Rose ; là aussi une leçon de chant .

Enfin la Brangaene de Sarah Connolly fut comme toujours admirable par le timbre ,le souffle ,la ligne .

Les choeurs et les autres rôles furent irréprochables .

Un concert rare à enregistrer et à garder comme une référence de l'époque .

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Message par Olric » 14 oct. 2012, 03:18

Réception radio :
-Stemme évidemment. Toutefois, malgré la perfection technique et des moyens un peu supérieurs, elle ne me fait pas oublier Meier à sa grande époque en matière d'engagement (je risquerais la comparaison avec les grandes Nordiques granitiques, d'une part, Nilsson, Varnay, Flagstad, et les Allemandes volcaniques, Mödl et Meier). Les imprécations, notamment.
- Franz : la bonne surprise de la soirée. Sans avoir tout à fait les moyens du rôle (et bien sûr pas comparables à ceux de Stemme), séduisant Tristan clair, prenant et poétique dans le registre haut.
- Déception relative pour Peter Rose : moyens et bien chantance, mais trop extérieur au rôle (souffrance,déchirement), trop appliqué.
- Mikko Frank fort honorable pour une première fois, un peu laborieux dans les passages lents mais bien dans les moments plus engagés et passionnels. Grosse marge de progression.
- Philarmonique en deutscher Klang, on aime ou pas cette couleur sombre, français pour la cohésion, bons solistes.

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