Les Nuits d'été et autres mélodies avec orchestres et cantates françaises

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Vos Nuits d'été sont (en)chantées par (en plus de Régine Crespin)

Janet Baker
3
20%
Victoria de Los Angeles
0
Aucun vote
Véronique Gens
3
20%
Bernarda Fink
1
7%
Eleanor Steber
1
7%
Anne Sophie Von Otter
1
7%
Suzanne Danco
0
Aucun vote
Susan Graham
3
20%
Frederica Von Stade
1
7%
Une ou un autre
2
13%
 
Nombre total de votes : 15

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aroldo
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Re: Les Nuits d'été et autres mélodies avec orchestres et cantates françaises

Message par aroldo » 20 août 2017, 09:56

Merci ! J'espére trouver un peu de sa Phèdre de Rameau dans cette Cléopâtre.
l'enlevement de Clarissa a été un des évènements de ma jeunesse.

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Re: Les Nuits d'été et autres mélodies avec orchestres et cantates françaises

Message par aroldo » 17 juil. 2018, 12:01

Les choses ne s'arrangent pas ... j'avais totalement oublié avoir ouvert cet fil l'an dernier. J'attends le couplage Norman-Te Kanawa dont nous parlions justement

Avec l'été nouveau, je replonge dans Berlioz and Co. Écoute d'abord de la version Von Stade-Ozawa des Nuits d'été, où Von Stade semble dépassée par les évènements : l'ampleur, la largeur et la tension des pages les plus périlleuses (Le Spectre de la Rose, Sur La Lagune ou Absence) exposent des fragilités très apparentes dans la gestion des registres et la tenue musicale. A certains moments, elle hurle, ni plus, ni moins. En tout cas, elle montre bien que ce cycle est difficile. On est tellement habitué à l'entendre "bien chanté", en se concentrant sur les mots, la sensibilité ou l'éloquence, qu'on pourrait en oublier les exigences purement vocales.

Passage par le live de Horne avec Lewis. Pour le coup, voilà une interprète à la fois scrupuleuse et très armée techniquement. C'est toujours facile à écrire quand on connait la carrière de l'artiste, mais, oui, il me semble que dans le respect de la ligne et le soutien des phrases cantabile, on retrouve un peu de la cantilène belcantiste. Néanmoins, plombée par la direction, par une diction "internationale" peu expressive, par un grain de voix peu gracieux et surtout finalement peu genré, elle est très loin de l'éblouissante réussite de sa Cassandre (je ne connais pas sa Marguerite).

Los Angeles aussi, dans sa gravure célèbre, est passée au dessus de mon oreille : timbre ravissant, diction précieuse, gazouillis inoffensifs ... un peu trop de sagesse et de joliesse ici.

J'écoute aussi les récitals de Kolassi réédités en Australie. On y trouve Une belle version du Poème de l'amour et de la mer. La voix est véritablement très belle, avec une égalité remarquable, un timbre immaculé sans être blanc, une parfaite fermeté de "la chair", très peu de vibrato. La diction est sensible et expressive, pas d'une impeccable fermeté, mais pleine de couleurs (l'espagnol est très beau, natif pour dire, alors que l'italien sonne curieusement forcé). Rien de trop pointu dans ce chant que j'attendais plus daté. En revanche, elle est très vite éprouvée et limitée techniquement (le moindre gruppetto la trouve fragile et obligée de ralentir, le cri n'est jamais loin en particulier dans les attaques un peu brusques ou les passages tendus dans l'aigu) et, plus grave, il n'y a pas l'ombre d'un genre dans cette voix dépourvue d'érotisme, de convulsion ou de palpitation. On comprend qu'elle n'ait pas osé les Nuits d'été quand on entend sa Marguerite de Berlioz (air donné en complément où tous les défauts sont très audibles, malgré le legato et la beauté de la ligne dans les premières mesures) et surtout les Madécasses de Ravel. Or ce sont des œuvres qui vivent particulièrement d'une séduction pleine et charnue de la voix, totalement absente ici.
l'enlevement de Clarissa a été un des évènements de ma jeunesse.

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Re: Les Nuits d'été et autres mélodies avec orchestres et cantates françaises

Message par Loïs » 17 juil. 2018, 12:19

On pense toujours aux Nuits en oeuvre globale avec une seule interprète en oubliant que la version d'origine s'adressait à plusieurs voix et pour Absence et Lagunes, il ne faut pas oublier les contributions sur disque de Bacquier & Tézier.

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Re: Les Nuits d'été et autres mélodies avec orchestres et cantates françaises

Message par aroldo » 17 juil. 2018, 12:25

En attendant, je réécoute encore les Madécasses. Le texte de la première est sans doute le plus explicitement sexuel de tout le répertoire classique, mais personne n'en a rien dit à Kolassi. Enfin, elle le pressent un peu, s'agite, mais en pure perte et devient plus agressive haletante. Rules Britannia ... je veux dire Rules Dame Janet.
l'enlevement de Clarissa a été un des évènements de ma jeunesse.

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