I puritani (CD)

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muriel
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I puritani (CD)

Message par muriel » 23 mai 2005, 10:42

Après avoir critiqué la version Berverly Sills - Gedda de 1973, de qualité irrégulière et assez ennuyeuse finalement ...
j'ai écouté rapidement la version Callas - Di Stefano de 1953 :( Son vergin vizioso est très lent et accompagné par les frères Jacques (c'est assez drôle, écoutez !)

J'ai trouvé la version idéale : Bonynge 1973, Sutherland, Pavarotti, Cappuccilli et Ghiaurov :D
Son virgin vizioso est peut-être moins parfait que celui de Sills , mais la présence de Pavarotti est éblouissante.

A la toute fin, le Credeasi misera est à pleurer.
Je n'ai jamais rien entendu d'aussi beau , avec un ré bémol sublime, et un contre-fa falsetto étonnant.

Cet air a été chanté lors des obsèques de Bellini, ce qui le rend encore plus émouvant.

June Anderson a-t-elle chanté ou enregistré les Puritains ?

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philopera
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Message par philopera » 23 mai 2005, 10:48

June Anderson a chanté Puritani à l'Opéra Comique dans les années 80 avec Blake dans une mise en scène de Serban ; elle y était fabuleuse, digne héritière de Callas et Sutherland; quant à Blake c'était difficile à écouter avec Pavarotti dans l'oreille et ses merveilles dans Arturo !
Il n'y a pas à ma connaissance d'enregistrements disponibles dans le commerce d'Anderson dans Puritani ;ou bien faites le moi savoir d'urgence SVP!

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Message par doudou » 23 mai 2005, 10:53

Oui c'étaient les grandes années de Djoune ! Et Rocky n'avait pas la séduction de Big Lulu mais quelle technique ébouriffante ! :trampoline:
On veut la mort du ténor dont la grosse dame veut partager le sort.
Faites en mourir au moins un, et les deux si le coeur vous en dit.
Quant au baryton, il reste seul avec son deshonneur. (Monsieur Bluf à l\\\\\\\'Opéra)

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Message par aroldo » 23 mai 2005, 10:53

Là je pense qu'on peut espérer une intervention constructive de Xavier !
Sur le site du théâtre Colon on peut entendre le duo avec Gencer et Raimondi.
D'accord avec toi pour la version Callas : elle ne vit que par elle. Sa folie est quand même merveilleuse.
Même chose pour la première version Sutherland : mais elle est toute jeune et elle a une liberté vocale qui est une merveille en soi. Elle orne moins dans les cabalettes cela dit.
Version Muti-Kraus-Caballé sinon chez EMI : lui est dans son élément. Elle n'est pas, à mon avis, une Elvira (quand même les vocalises ici c'est pas la joie)
Grubi chez Nightingale dans un de ses rôles préférés est presque aussi bonne que dans sa Giulietta.
Anderson j'en sais rien mais en tous cas Riscciarelli l'a chanté et il y a un disque. Je me demande si ce n'est pas une version à part, la version écrite pour Malibran. Je ne connais pas le disque, mais dans ce cas, ce n'est sans doute pas le bon choix : Ricciarelli serait idéale dans la version "classique" mais dans une tessiture plus grave je ne sais pas comment elle peut s'en sortir ... a voir dans l'attente d'un message de spécialiste !
l'enlevement de Clarissa a été un des évènements de ma jeunesse.

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Re: I puritani (CD)

Message par violetta » 23 mai 2005, 11:04

muriel a écrit :Son vergin vizioso
Je trouve ce lapsus adorable !!! :wink:
Je crois que c'est "Son vergin vezzosa", ce qui est moins coquin.
L'une de mes versisons préférés est celle de Galli-Curci pour cet air.

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Message par valery » 23 mai 2005, 12:45

Oui, la version Sutherland/Pavarotti 1973 est très bonne! Mais Sutherlandolâtre comme je suis, je la préfère 10 ans auparavant (Decca 1963) pour la juvénilité du timbre. Mais Duval peine et n'a pas le timbre de Pavarotti.
Autre version de Sutherland merveilleuse, le live dirigé par Serafin à Palerme. Avec G.Raimondi. La voix est encore plus jeune que dans le CD Decca.

Quant à June Anderson, des lives de ses Puritains à Paris ou Londres doivent circuler, j'imagine.

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Message par billybudd » 23 mai 2005, 13:08

et le contre fa du credeasi de Gedda vaut la peine d'etre connu. c'est autre chose que celui chanté par pavarotti en voix de bonne femme...
Paul Groves dans un live pirate en fait un presque aussi admirable
Vieni, vieni fra queste braccia
Amor, delizie e vita
Vieni, vien tel ripeto: t'amo siìììììììììììììììì!
T'amo d'immenso amor!

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Message par muriel » 23 mai 2005, 13:26

Gedda le chante aussi en fausset non ? mais c'est très beau.
Il est vrai que Pavarotti change brusquement de sexe en une fraction de seconde, c'est curieux comme impression sonore.

Pardon Violetta pour le lapsus, c'est Xavier qui m'a trompée , pour moi, c'est du chinois. :chinese:

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Message par PaoloAlbiani » 23 mai 2005, 13:38

Dans cet ouvrage et dans ce rôle, il faut absolument entendre Alfredo Kraus. Il a abondonné le rôle par ce qu'il le trouvait inhumain.

Un certains nombreux d'enregistrements avec lui sont diffusés, comme celui avec Freni. Un autre moins connu le présente face à Christiane Eda Pierre à Marseille en 1974; Enrico est ici tenu par Robert Massard.

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Message par Xavier » 23 mai 2005, 14:03

muriel a écrit :Gedda le chante aussi en fausset non ? mais c'est très beau.
Il est vrai que Pavarotti change brusquement de sexe en une fraction de seconde, c'est curieux comme impression sonore.

Pardon Violetta pour le lapsus, c'est Xavier qui m'a trompée , pour moi, c'est du chinois. :chinese:
Héhé ! Ca a marché :wink:

Je tiens à le dire : on n'a jamais mieux chanté Elvira que Sutherland jeune ! Son Arturo, pierre Duval, a pour principal défaut d'être peu connu, ce qui est un grand tort par les temps qui courrent. Quoi qu?il en soit, ses contre-ré valent bien ceux de Pavarotti et il est viril a souhait, même si son timbre est assez impersonnel et si la nuance piano n'est pas vraiment son fort. Et puis les puritains ce n'est pas un duo mais un quatuor ! En tout cas, c'est comme ça que Bellini l'avait conçu puisqu'il avait pris le meilleur baryton et la meilleure basse de l'époque pour entourer Grisi et Rubini. A ce petit jeu, Flagello et Capecchi remportent à mon sens la palme. Dans la discographie, personne ne concurrence sérieusement Capecchi dans Ah per sempre, personne !

Dans sa deuxième gravure, Mamie est un peu éteinte. Comparez les duo Giorgio-Elvira du premier acte, c'est éloquent ! Sutherland souffre en outre de la comparaison avec un Big Lulu au top de sa forme (malgré, ou en partie grâce, selon les goût, à ce contre-fa si fa? lsettiste). Cappuccilli est un immense chanteur, mais les vocalises belliniennes le prennent de court que ça fait un peu peine pour lui. Quant à Ghiaurov, il est poussif en diable. Une ligne bien tenue dans Cinta di fiore rattrape à peine le reste.

A noter que le duo du III est absolument complet avec une section centrale qu'on ne trouve que dans cet enregistrement.

A l?opposé, Les puritains de Callas sont coupés au-delà du raisonnable que c?en est une honte ! Enfin, c'en serait une si ce n'était une constante de tous ses témoignages belcantistess. Et ce n'est pas que coupé, c'est aussi transposé que ça en peut plus ! Ce qui n'empêche pas Di Stefano de crier ses aigus, si baissés qu'ils soient. Panerai est correct, mais pour ce qu'on lui laisse de son air. Rossi-Lemeni n'a, à mon sens, aucun intérêt. Et, osons le dire, Serafin est ennuyeux à mourir. Cela dit, il faut à mon avis entendre au moins une fois Callas dans la scène de folie. En récital ça suffit largement.

Je tien à le dire : je considère la version Muti comme une escroquerie. Et une belle ! Un exemple : Caballé ne chante pas sa cabalette finale sous un fallacieux prétexte de rigueur philologique (le morceaux aurait été rajouté après la création). Ca n'a bien sûr aucun rapport avec le fait qu'à cette époque (début des années 80) elle n'a plus vraiment la voix pour ce genre de chant pyrotechnique...

Finalement j'aime bien la version Sills. Cette dernière est moins belle que Sutherland I mais plus impliquée que Sutherland II, plus complète que Callas et plus idiomatique que Caballé (pas difficile...). Gedda est franchement exotique avec ses "a" ouverts mais les notes sont belles et l'engagement y est, un peu comme dans Arnold. Sans égaler Capecchi, Quilico est un excellent Riccardo et Plishka selon moi le meilleur Giorgio avec un Cinta di fiore d'une humanité touchante. En outre, comme dans les enregistrements Sutherland/Bonynge, la partition est donnée dans son entier. Enfin, je me répète, Rudel, Quilico et Plishka nous donnent là un Suoni la tromba éblouissant couronné par un splendide la bémol à l'unisson. Décoiffant !

Il existe une captation des Puritains à Philadelphie avec Sills, Pavarotti, Quilico et Plishka. N?était-ce le son un peu aléatoire, on tiendrait un quatuor de rêve.

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