Cinéma et opéra

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DavidLeMarrec
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Message par DavidLeMarrec » 01 avr. 2005, 10:47

aroldo a écrit :elle qui aurait tellement voulu faire uen carrière lyrique pour de vrai ...
Mais comme, à ma connaissance, à part une exception, elle n'a chanté que Marguerite... difficile de faire une carrière là-dessus.

N'empêche que les Bijoux en boucle... Bravo pour ton endurance !

David - essoufflé

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Message par aroldo » 01 avr. 2005, 10:53

Elle chantait aussi la cabalette de la Traviata (on voyait son visage dans le journal qui s'animait) ...
ET je ressors ma bible "Mis inmortales del ciné" (volume 1) : elle a chanté, attention, Marguerite et Juliette !
Bon par contre c'est quand même une chouette Veuve Joyeuse !
l'enlevement de Clarissa a été un des évènements de ma jeunesse.

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Xavier
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Message par Xavier » 01 avr. 2005, 11:26

aroldo a écrit :Je sais pas si marche ou si je cours ... mais c'est plage 16 du disque 2 "quand l'helvétie est un chant de suplice" .... sinon Xavier me reprendra :wink:
Je confirme, c'est bien ça.

Cela dit tuano est une vraie feignasse comme on dit par chez moi. Il suffisait de lui dire que c'était au deuxième acte après le duo Mathilde/Arnold, il regardait sur son livret la liste des pistes et il voyait un morceau Guillaume/Arnold/Walter, un trio quoi... :wink:

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tuano
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Message par tuano » 01 avr. 2005, 11:35

Oui mais quand j'ai demandé quelle plage c'était, on ne m'avait pas encore dit dans quel acte c'était ni qui chantait.

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Message par David-Opera » 01 avr. 2005, 13:14

DavidLeMarrec a écrit : Pour répondre à Tuano plus haut dans le fil, j'ai remarqué que l'opéra traduisait plus fortement folie ou excentricité qu'amour dans les films où j'ai été sensible à sa présence. Dans les autres, c'est plutôt une rêverie discrète, ou un raffinement très chic, mais la place de l'opéra m'y paraît moins pregnante.
Par nature l'opéra est raffiné mais tout le monde ici (j'espère!) a passé ce stade d'observation pour avoir avec cet art une relation moins superficielle.
Et ce sont les second sens dans le cinéma qui nous intéresse.

Un film dans lequel il ne m'a paru que décoratif est l'utilisation de Tosca dans "Hommes et Femmes : mode d'emploi" de Lelouch.

La traduction de la folie par l'opéra ne me parait pas limpide, par contre son pouvoir sur l'esprit est fortement suggéré.

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Message par aroldo » 01 avr. 2005, 13:34

David-Opera a écrit :
DavidLeMarrec a écrit : La traduction de la folie par l'opéra ne me parait pas limpide, par contre son pouvoir sur l'esprit est fortement suggéré.
A ce propos je me souviens aussi que dans la Jane Eyre Zeffirelienne la femme de Rochester n'a rien du monstre que suggère le roman (dans le film de Stevenson elle n'est pas montrée, uniquement suggérée à l'aide d'une ombre menaçante) : c'est ni plus ni moins "Sutherland dans la scène de la folie de Lucia" .... comme quoi on trouve ce dont on a besoin dans ce qu'on connait !
l'enlevement de Clarissa a été un des évènements de ma jeunesse.

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Message par David-Opera » 01 avr. 2005, 13:37

aroldo a écrit : [A ce propos je me souviens aussi que dans la Jane Eyre Zeffirelienne la femme de Rochester n'a rien du monstre que suggère le roman (dans le film de Stevenson elle n'est pas montrée, uniquement suggérée à l'aide d'une ombre menaçante) : c'est ni plus ni moins "Sutherland dans la scène de la folie de Lucia" .... comme quoi on trouve ce dont on a besoin dans ce qu'on connait !
C'est pas limpide pour moi! :oops:

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Message par aroldo » 01 avr. 2005, 13:50

Euh pardon ... dans le roman la femme de Rochester (dont on découvre l'existence le jour de son remariage avec Jane Eyre) est un monstre que ses vices ont conduit à la folie, presque réduite à l'état de bête. Elle vit recluse dans une chambre du chateau, surveillée nuits et jours.
Dans le film de Zeffirelli quand elle apparaît, c'est une jeune femme pâle, plutôt jolie, vétue d'une longue chemise de nuit blanche, les cheveux dénoués ... maintenant va trouver n'importe quelle photo de Dame Joan dans son fameux triomphe de Covent Garden (en 59) mis en scène ...par Papy Franco justement. Et la comparaison est éclairante. Sa folle du film c'est une folle d'opéra romantique !
l'enlevement de Clarissa a été un des évènements de ma jeunesse.

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Message par DavidLeMarrec » 01 avr. 2005, 13:56

David-Opera a écrit :Par nature l'opéra est raffiné mais tout le monde ici (j'espère!) a passé ce stade d'observation pour avoir avec cet art une relation moins superficielle.
Et ce sont les second sens dans le cinéma qui nous intéresse.
Ce que je voulais dire, c'est que les oeuvres cinématographique où l'utilisation de l'opéra m'a impressionné montraient plutôt l'opéra comme lieu de démesure que comme lieu d'amour - quitte à surenivrer l'amoureux. Lorsque l'opéra est prétexte à l'amour où à l'éblouissement, c'est souvent plus superficiel, dans la perception que j'ai eue des films que j'ai vus.

Je ne disais nullement que l'opéra n'était que raffiné, ou que le cinéma ne l'utilisait que dans ce cadre.

*******
La traduction de la folie par l'opéra ne me parait pas limpide, par contre son pouvoir sur l'esprit est fortement suggéré.
Heu, Aroldo, c'est David-Opera qui a dit ça... Pst, Aroldo, tes balises, tes balises!

D'ailleurs, je dois ajouter que ce que David-O décrit est juste. J'ai voulu faire vite, mais en aussi bref, il l'a mieux dit.
Plus encore qu'un pouvoir sur l'esprit, il semble que les lyricomanes soient comme intérieurement possédés par un feu, préalablement à la représentation qui peut les révéler ou les exalter. Pour les autres, on reste dans le cadre décrit par David-O.

David LM - bof,lescitations,désordremodéré,çaresteentreDavid

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Message par David-Opera » 01 avr. 2005, 14:02

Hitler avait compris comment la musique de Wagner pouvait galvaniser les esprits. Il récupéra donc sa musique pour sa propagande.

Dans "Apocalypse Now" la célèbre scène de l'attaque des Hélicoptères sur un village cotier pendant la guerre du Vietnam met en scène l'utilisation de la chevauchée des Walkyries. Ici le comportement de l'armée américaine n'est ni plus ni moins assimilé à celui de l'armée allemande pendant la seconde guerre mondiale.

La Walkyrie, et tout le Ring, est un message d'amour. Malheureusement dans les esprits, son évocation est plus violente.

On retrouve Wagner et Hitler dans "Le dictateur", mais cette fois il s'agit de ridiculiser ce dernier en déroulant l'intro de Lohengrin (motifs associées au Graal) pendant qu'il joue avec un Globe Terrestre : effet de contraste entre la symbolique religieuse et les intentions réelles du dictateur.

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