Varèse-Chostakovitch - Dudamel - Philharmonie de Paris - 5/05/18

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Varèse-Chostakovitch - Dudamel - Philharmonie de Paris - 5/05/18

Message par HELENE ADAM » 05 mai 2018, 20:42

Amériques

Los Angeles Philharmonic
Gustavo Dudamel

Esa-Pekka Salonen
Pollux

Edgar Varèse
Amériques

Dmitri Chostakovitch
5eme symphonie

Dudamel a déjà mis le feu à la Pp a mi-parcours...😊
Lui : Que sous mes pieds se déchire la terre ! que sur mon front éclate le tonnerre, je t'aime, Élisabeth ! Le monde est oublié !
Elle : Eh bien ! donc, frappez votre père ! venez, de son meurtre souillé, traîner à l'autel votre mère

Mon blog :
https://passionoperaheleneadam.blogspot.fr

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Re: Varèse-Chostakovitch - Dudamel - Philharmonie de Paris - 5/05/18

Message par HELENE ADAM » 05 mai 2018, 22:13

La mort d'Isolde en bis, interminable ovation, Dudamel est le meilleur des jeunes chefs actuels...

Gustavo Dudamel danse sur son estrade quand il dirige avec des gestes très élégants, son propre orchestre le Los Angeles Philharmonic. Du court et étrange Pollux, composition de Salonen pour l'orchestre, au magnifique "Ameriques" de Varèse, Dudamel ne donne pas dans la facilité mais il n'a eu aucun mal à remplir la salle sur son seul nom.
Et l'orchestre semble se démultiplier sous sa baguette, les "voix" de l'Amérique explosent littéralement dans cette belle salle à l'acoustique parfaite pour cette musique contemporaine où l'on entend les bruits de la ville dans un melting pot de sons étourdissants : sirènes, moteurs, martèlements, klaxons, produits par un ensemble symphonique en pleine forme.
Dès la fin de la première partie, Dudamel est littéralement ovationné.
La cinquième de Chostakovitch est plus lyrique et plus romantique, par grandes phases qui alternent avec des parties plus contemporaines, mélange que l'orchestre et son chef négocient avec un sens des nuances, des couleurs, du rythme parfait. Chez Dudamel, il y a toujours un petit "plus". Il donne un sens et une expressivité à sa musique qui dépassent le bon son pour vous emporter.
Les "bis" sont rares dans les concerts symphoniques.
Un "bis" wagnérien sous la baguette de Dudamel qui nous avait donné un concert d'anthologie tout wagnérien dans cette même salle de Philharmonie peu après son ouverture.
J'ai entendu un autre grand jeune chef actuel, Andris Nelsons, à la tête de l'un de ses orchestres, le Gewandhausorchester Leipzig, deux jours auparavant, dans des oeuvres plus "faciles, la quarantième de Mozart et la Pathétique de Tchaikowski, dans cette même salle de la PP.
Outre le fait que l'acoustique de cette salle se confirme comme exceptionnelle pour la symphonie de la fin du 19ème et du 20ème (moins pour Mozart...), les choix de programmation nous offrent des chefs exceptionnels surtout quand ils dirigent leurs propres formations.
Lui : Que sous mes pieds se déchire la terre ! que sur mon front éclate le tonnerre, je t'aime, Élisabeth ! Le monde est oublié !
Elle : Eh bien ! donc, frappez votre père ! venez, de son meurtre souillé, traîner à l'autel votre mère

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