Kirchschlager au TCE, 3 mai 2006

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Ruggero
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Kirchschlager au TCE, 3 mai 2006

Message par Ruggero » 04 mai 2006, 10:23

Helmut Deutsch, pianiste


Haydn
"The Mermaid?s Song", "A Pastoral Song", "Fidelity" trois extraits des Original VI Canzonettas Hob. XXVIa / 25-30
"She never told her love", extrait du Second Set of Original VI Canzonettas Hob; XXVIa / 31-36

Grieg
Six Mélodies op. 48

Brahms
"In dem Schatten meiner Locken" "Therese", extrait de Sechs Lieder op. 86
"Gang zur Liebsten", extrait de Huit Chansons et Romances, op. 14 [en fait remplacé par un autre Lied]
"Von ewiger Liebe", extrait de Vier Gesänge op. 43

Poulenc
Banalités, recueil de cinq pièces sur des textes d?Apollinaire

Liszt
trois mélodies françaises "S?il est un charmant gazon", "J?ai perdu ma force et ma vie", "Oh ! quand je dors"
Quatre lieder allemands "Vergiftet sind meine Lieder", "Der du von dem Himmel bist", "Uber allen Gipfeln ist Ruh", "Die drei Zigeuner"

Bis : Liszt, es muss ein wundersames sein
Brahms, der Schmied
Brahms, Berceuse

Le concert devait être un duo avec Thomas Quasthoff.



Angelika Kirchschlager est une artiste très attachante, à l'aise sur scène, mutine, décontractée (elle a encouragé les tousseurs à donner de la voix) et en même temps très concentrée.

La voix est superbe, même si elle ne descend pas vraiment vers le ppp et ne monte pas vers le ff. Le choix des oeuvres est, comme elle nous y a habitués, audacieux (très peu de tubes en dehors d'une Brahms et de deux Poulenc). Elle vit son texte très intimement mais sans en faire des tonnes, toujours avec une petite distance, un recul ironique sur l'oeuvre. La diction anglaise n'est pas parfaite, du moins entendue par un mauvais anglophone depuis le parterre, mais en allemand c'est superbe et son français est très clair, très distinct. J'ai été abasourdi, littéralement abasourdi d'entendre des amis dire qu'elle chantait mal français. Hôtel, de Poulenc, par exemple, était presque plus compréhensible live hier soir qu'au disque avec Crespin (j'exagère, je sais). Peut-être est-ce une question de place dans la salle, en Corbeille (je me suis replacé en seconde partie) c'était d'une grande perfection! alors que mes amis étaient placés plus haut. ça a fait pareil avec Antonacci, d'ailleurs.
excellent pianiste!

Un superbe Liederabend, donc, avec une chanteuse d'une grande musicalité qu'on retrouvera pour Ariodante l'an prochain au TCE.
L'opéra semble voué à être le dernier refuge du besoin de la beauté artistique en toc.
(Bernard Shaw, 1898)

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