Mireille Delunsch dans Schéhérazade et Chausson

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Mireille Delunsch dans Schéhérazade et Chausson

Message par Ruggero » 03 juin 2005, 09:33

Hier soir avait lieu le dernier concert symphonique de la saison à Bastille, offert cette fois-ci à Cambreling.

Deux oeuvres symphoniques (la création française du très beau Orion de Sahario et un extrait des Images de Debussy, joué un peu sèchement et abruptement) encadraient un programme vocal.

Delunsch a interprété en première partie Schéhérazade de Maurice Ravel, avec une grande douceur et une diction parfaite, du moins si l'on était placé assez près de la scène et en face d'elle. en fait, tous ceux qui étaient plus loin que moi ou aux balcons m'ont dit n'avoir rien entendu, et je comprends facilement la chose.

le Poème de l'Amour et de la Mer de Chausson était aussi très beau mais moins convaincant.

La direction de Cambreling est fort honnête, offre de très beaux moments ; les solos des musiciens d'orchestre très bons.

pas de bis.
L'opéra semble voué à être le dernier refuge du besoin de la beauté artistique en toc.
(Bernard Shaw, 1898)

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Re: Mireille Delunsch dans Schéhérazade et Chausson

Message par mowglie » 03 juin 2005, 09:47

RuggeroRaimondi a écrit :Delunsch a interprété en première partie Schéhérazade de Maurice Ravel, avec une grande douceur et une diction parfaite, du moins si l'on était placé assez près de la scène et en face d'elle. en fait, tous ceux qui étaient plus loin que moi ou aux balcons m'ont dit n'avoir rien entendu, et je comprends facilement la chose.

.
Je confirme ; j'étais placée au milieu du 2ème balcon pour Scherazade et la diction +projection de Mireille Delunsch étaient perfectibles.
En revanche, pour le poème ( j'étais au 2 ème rang du premier balcon) ; des phrases superbes...

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Message par Ruggero » 03 juin 2005, 09:49

est-ce à dire qu'elle a une voix trop petite pour Bastille, alors que je crois que personne ne s'est plaint pour Mélisande... :?:
L'opéra semble voué à être le dernier refuge du besoin de la beauté artistique en toc.
(Bernard Shaw, 1898)

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Message par tuano » 03 juin 2005, 10:16

OK, si tu veux cela :

je ne l'entendais pas très bien en Mélisande.

Le problème est peut-être que les oeuvres d'hier sont plutôt pour mezzo et c'est surtout le haut de la voix qui se projette facilement dans une grande salle.
Je me souviens quand même dans le Chausson d'une Sylvie Brunet à la voix beaucoup trop grande mais la salle était petite.

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Message par bajazet » 03 juin 2005, 11:17

J'étais aussi au 2e balcon, au milieu de couples d'ados qui se bécotaient périodiquement (c'est tellement sensuel, Ravel ...). C'est peu dire que la voix de Delunsch ne passait pas :cry: Dans ce qu'on devinait, des phrases magnifiques. Je n'imagine pas qu'elle puisse convaincre en Elsa dans cette salle.

Je n'ai pas trop aimé la direction de Cambreling dans Chausson.
J'ai surtout été enthousiasmé par Orion de K.S.

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Xavier
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Message par Xavier » 03 juin 2005, 11:24

Mireille Delunsch :
tous les inconvenients de Mara Zampieri (ou Rosalinfd Plowright, au choix) + tous les inconvenients de Cecilia Bartoli
= la nouvelle star de l'Opéra National de Paris-Direction Gérard Mortier

X, perfide

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Message par aroldo » 03 juin 2005, 11:30

question : en résumé les inconvénients des unes et des autres c'est quoi ?
Pauvre Delunsch
l'enlevement de Clarissa a été un des évènements de ma jeunesse.

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Message par bajazet » 03 juin 2005, 11:31

Pour Bartoli, je suppose que c'est le volume confidentiel ...
Assimiler Delusnch à Zampieri ou Plowright, vous déraisonnez, perfide Xavier !

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Message par aroldo » 03 juin 2005, 11:53

Le perfide Xavier a fui
Mais je crois qu'il ne porte Mireille dans son coeur et qu'il trouve sa Traviat' éprouvante vocalement.
Il reproche à Zampieri ses aigus inexistants et son absence de vibrato et ses cabalettes
Il repproche à Plowright sa platitude à tous les sens du terme (il lui faut des seins à Xavier)

Francesco (xavierologue)
l'enlevement de Clarissa a été un des évènements de ma jeunesse.

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Message par jeanch » 03 juin 2005, 14:08

Je ne comprends pas trop comment tu peux dire RR que Mireille (pas Mathieu, l'autre) a une bonne diction*. J'en veux pour preuve que tu m'as fait particulièrement remarqué les quelques vers bien prononcés pour Chausson (je précise que nous étions assis à côté). Si ç'avait été le cas pour toute la pièce, tu ne l'aurais pas fait. :wink:
Pour Ravel dans la première partie, du 2eme balcon je n'ai entendu qu'une infame bouillie, ("on", "en" entendus "a"), souvent couverte par l'orchestre. Delunsh manque cruellement de projection, ce qui ne pardonne pas à Bastille.
Pour Chausson, même placé pile dans l'axe de sa voix (au rang 12 du parterre), ce n'était guère mieux. Outre une diction de :pooh: indigne d'une chanteuse française**, des liaisons "malt-à-propos" (le printemps-z-est triste !!!), un timbre insipide, une fadeur cultivée, une absence totale de nuances, je l'ai trouvé absolument pas concernée par ce qu'elle chantait. "le temps de lilas et le temps des roses" c'est quand même un poème touchant, je crois ! Où était l'émotion ? Sans réclamer la larme à la fin, un minimum de couleurs et de nuances n'aurait pas fait de mal. Elle ne peut pas se contenter de "chanter", il faut aussi "interpréter"...
Pour en revenir à sa Mélisande (que j'ai entendu du premier balcon), j'avais aussi trouvé ça très fade, très peu nuancé (il est vrai que la mes de Wilson ne permettait pas une grande expressivité). Par contre connaissant par coeur le texte, je n'avais pas relevé ce problème de diction ni de projection.
J'avoue que je ne comprends vraiment pas le "succès" de cette chanteuse, engagée de manière systématique à l'ONP ou à Aix alors qu'elle n'a vraiment rien d'une "grande". Ses aigus sont tendus, ses graves faibles, le tout sans couleur !

Désolé pour les fans, mais expliquez moi vraiment ce que vous lui trouvez que je comprenne !

*Mireille Mathieu possède d'ailleurs un art certain de la diction ! :wink:
** à l'heure actuelle on remarque, je crois, une meilleure diction française de la part des étrangers. Je pense comme ça à Felicity Lott, Anna Caterina Antonacci, Anne Sofie von Otter, Simon Keenlyside. Heureusement Roberto est là !

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