Georges Prêtre (1924-2017)

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Re: Georges Prêtre (1924-2017)

Message par fomalhaut » 06 janv. 2017, 14:53

Akhénaton a écrit :Je n'ai jamais été fan. Quand il changeait de tempo toutes les trois minutes pour mettre les chanteurs en difficulté dans le 1er acte de Don Carlos "Sourire d'Avril" comme on l'apellait dans la profession se montrait sous son vrai jour. Dans ses mémoires Bing signale avoir cessé de l'invité après un Parsifal réclamé à haut cris et désastreux. Lisa Della Casa racontait elle aussi le désastre d'un "Capriccio" à Vienne. Sinon je trouve qu'il y a pas mal de jeunes chefs actuels qui font mieux que lui et que la nostalgie (voir le fil les chanteurs c'était mieux avant) ne peut primer sur la qualité réelle dans ce domaine (pas plus d'ailleurs au niveau des instrumentistes..)
Surpris par la teneur de ce message.
Chacun est, bien sûr, libre d'apprécier ou de ne pas apprécier Georges Prêtre mais qu'on soit "pour" ou "contre", un minimum d'objectivité s'impose. Ainsi, écrire que Prêtre "changeait de tempo toutes les trois minutes pour mettre les chanteurs en difficulté dans le 1er acte de Don Carlos" est une grave accusation qui tient du règlement de compte. Quel peut être l'intérêt d'un chef à "mettre les chanteurs en difficulté" ? Les amateurs lui reprocheront, ce sera porté à son passif, me semble-t-il. Lisa Della Casa et le désastre d'un "Capriccio" à Vienne ? Un Capriccio, enregistré lors de la représentation du 21 mars 1964 à Vienne précisément, dirigée par Prêtre et ou chante Della Casa a été publié par Orfeo il y a une dizaine d'année. Si c'était si catastrophique, pourquoi Della Casa ne s'est elle pas alors opposée à cette publication ?
Quant à Bing, il ne nie pas le talent et les qualités de Prêtre. Il écrit que ce talent et ces qualités valent essentiellement dans le répertoire français et qu'i ne les retrouve pas dans d'autre répertoires. Il est clair que Bing eut continué à inviter Prêtre si celui-ci s'était limité au répertoire français.
Un autre directeur, Rolf Liebermann, évoque également Georges Prêtre dans ses mémoires. Il le considère comme un chef de talent et déplore qu'il ait été "protesté", comme d'autres interprètes français (On pense à Régine Crespin) par le public de l'Opéra de Paris...

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Re: Georges Prêtre (1924-2017)

Message par jerome » 06 janv. 2017, 15:04

J'ai beaucoup de respect pour l'ensemble de sa carrière mais je dois avouer que j'ai toujours été très mitigé sur sa direction orchestrale dans les ouvrages lyriques. Le meilleur y avoisine le pire et ce qui ressort de bon nombre de ses intégrales studios comme lives, c'est un côté très brouillon. Il est des chefs qui ont un sens incroyable de l'architecture sonore et de la lisibilité orchestrale de tous les pupitres! Lui, jamais! Des idées bizarres voire très surprenantes (et assez peu pertinentes) dans le choix de certains tempi qu'il bouscule ou ralentit de manière totalement incongrue et un rendu sonore global pas impeccable! Des fois ça marche et ça peut être assez efficace dramatiquement parlant et d'autres fois c'est très agaçant!

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Re: Georges Prêtre (1924-2017)

Message par PlacidoCarrerotti » 06 janv. 2017, 16:41

jerome a écrit :J'ai beaucoup de respect pour l'ensemble de sa carrière mais je dois avouer que j'ai toujours été très mitigé sur sa direction orchestrale dans les ouvrages lyriques. Le meilleur y avoisine le pire et ce qui ressort de bon nombre de ses intégrales studios comme lives, c'est un côté très brouillon. Il est des chefs qui ont un sens incroyable de l'architecture sonore et de la lisibilité orchestrale de tous les pupitres! Lui, jamais! Des idées bizarres voire très surprenantes (et assez peu pertinentes) dans le choix de certains tempi qu'il bouscule ou ralentit de manière totalement incongrue et un rendu sonore global pas impeccable! Des fois ça marche et ça peut être assez efficace dramatiquement parlant et d'autres fois c'est très agaçant!
Pareil : sa carrière mérite le respect (il aura quand même dirigé quelques uns des plus grands orchestre et jusqu'au bout), mais je n'ai jamais été totalement convaincu par ses incursions dans le lyrique, et davantage par des prestations tardives (pas le Don Carlos, mais : Moïse, Macbeth, Turandot (où il jouait effectivement au yo-yo du tempo), Pelléas, la DDF, etc.) que par ses studios (je n'aime PAS DU TOUT sa Traviata par exemple).

Je l'ai rencontré plusieurs fois à l'église de Labruguière : c'était quelqu'un de charmant, qui "rayonnait", très vif malgré son âge, très accessible et d'une grande simplicité. Il regrettait que l'ONP ne l'ai plus jamais rappelé après la Turandot : il aurait aimé y donner sa vision du Rosenkavalier.
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Re: Georges Prêtre (1924-2017)

Message par JdeB » 06 janv. 2017, 17:59

ou, c'est exactement l'image de l'homme que je garde aussi
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Re: Georges Prêtre (1924-2017)

Message par scaramouche » 07 janv. 2017, 08:49

Un précieux silence pour les obsèques de Georges Prêtre
http://www.lefigaro.fr/musique/2017/01/ ... anvier.php

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Re: Georges Prêtre (1924-2017)

Message par Stefano P » 07 janv. 2017, 17:22

La Scala ricorda Georges Prêtre

"Il Maestro Georges Prêtre si è spento questo pomeriggio nella sua casa nel Sud della Francia. Il Teatro alla Scala, cui il Maestro era legato da un rapporto artistico e di affetti durato 50 anni e proseguito fino al concerto dello scorso 22 febbraio, ne dà notizia con affetto e immensa commozione. I familiari che erano con lui riportano che il Maestro è mancato con un grande sorriso: chi ha lavorato con lui ricorda in quel sorriso l’entusiasmo e l’energia che trasformavano le orchestre con cui lavorava."

Et un bel article d'Alberto Mattioli sur La Stampa

Extraits :

"Désormais, on le croyait immortel. La dernière fois à la Scala, le 22 février dernier, il était entré sur scène frêle, courbé, tout petit, soutenu et presque hissé sur le podium par un ouvreur, tandis que tout le théâtre se levait pour le saluer. Ce soir-là, nous l'avons applaudi comme le mérite un grand maestro, mais avec l'affection que l'on réserve à un grand ami. Il dirigea quatre pièces brèves : l'ouverture d'Egmont, celle de la Forza, la barcarole des Contes d'Hoffmann et le Boléro ; et là, il faut dire qu'il y a toujours eu deux Boléro : celui que lui dirigeait et tous les autres. En bis, il a eu encore la force et l'ironie d'attaquer le "galop infernal" d'Orphée aux enfers (le "French can can" des touristes) : à la fin, on se demande par quel miracle la Scala n'a pas explosé... Après le concert, le surintendant Pereira se souvient que les musiciens lui avaient dit qu'il semblait plus jeune qu'eux ! Il aurait dû revenir en mars, pour trois soirées."

"Ce n'était pas un monstre de technique, ni un de ces ordinateurs humains qui plaisent tant aujourd'hui. Mais c'était un monstre de musicalité, d'inspiration, d'imagination. Il avait un étrange côté enfantin fait de fausse candeur et d'authentique enthousiasme. Alors que des éclairs de malice passaient dans ses yeux, il faisait des déclarations impossibles, du type "le podium, c'est le paradis", ou "quand je dirige, je rentre en contact avec l'esprit de celui qui a écrit la musique", et cela ne paraissait ni affecté ni ridicule ; au contraire, il en était persuadé et parvenait à en persuader les autres. On ne pouvait pas ne pas l'aimer. C'était un poète de la musique et les poètes, on ne les juge pas, on les aime."
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Re: Georges Prêtre (1924-2017)

Message par fomalhaut » 07 janv. 2017, 21:18

Stefano P a écrit :La Scala ricorda Georges Prêtre

"Il Maestro Georges Prêtre si è spento questo pomeriggio nella sua casa nel Sud della Francia. Il Teatro alla Scala, cui il Maestro era legato da un rapporto artistico e di affetti durato 50 anni e proseguito fino al concerto dello scorso 22 febbraio, ne dà notizia con affetto e immensa commozione. I familiari che erano con lui riportano che il Maestro è mancato con un grande sorriso: chi ha lavorato con lui ricorda in quel sorriso l’entusiasmo e l’energia che trasformavano le orchestre con cui lavorava."

Et un bel article d'Alberto Mattioli sur La Stampa

Extraits :

"Désormais, on le croyait immortel. La dernière fois à la Scala, le 22 février dernier, il était entré sur scène frêle, courbé, tout petit, soutenu et presque hissé sur le podium par un ouvreur, tandis que tout le théâtre se levait pour le saluer. Ce soir-là, nous l'avons applaudi comme le mérite un grand maestro, mais avec l'affection que l'on réserve à un grand ami. Il dirigea quatre pièces brèves : l'ouverture d'Egmont, celle de la Forza, la barcarole des Contes d'Hoffmann et le Boléro ; et là, il faut dire qu'il y a toujours eu deux Boléro : celui que lui dirigeait et tous les autres. En bis, il a eu encore la force et l'ironie d'attaquer le "galop infernal" d'Orphée aux enfers (le "French can can" des touristes) : à la fin, on se demande par quel miracle la Scala n'a pas explosé... Après le concert, le surintendant Pereira se souvient que les musiciens lui avaient dit qu'il semblait plus jeune qu'eux ! Il aurait dû revenir en mars, pour trois soirées."

"Ce n'était pas un monstre de technique, ni un de ces ordinateurs humains qui plaisent tant aujourd'hui. Mais c'était un monstre de musicalité, d'inspiration, d'imagination. Il avait un étrange côté enfantin fait de fausse candeur et d'authentique enthousiasme. Alors que des éclairs de malice passaient dans ses yeux, il faisait des déclarations impossibles, du type "le podium, c'est le paradis", ou "quand je dirige, je rentre en contact avec l'esprit de celui qui a écrit la musique", et cela ne paraissait ni affecté ni ridicule ; au contraire, il en était persuadé et parvenait à en persuader les autres. On ne pouvait pas ne pas l'aimer. C'était un poète de la musique et les poètes, on ne les juge pas, on les aime."
Bien vu.

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Re: Georges Prêtre (1924-2017)

Message par PlacidoCarrerotti » 07 janv. 2017, 23:11

fomalhaut a écrit :
Stefano P a écrit :La Scala ricorda Georges Prêtre

"Il Maestro Georges Prêtre si è spento questo pomeriggio nella sua casa nel Sud della Francia. Il Teatro alla Scala, cui il Maestro era legato da un rapporto artistico e di affetti durato 50 anni e proseguito fino al concerto dello scorso 22 febbraio, ne dà notizia con affetto e immensa commozione. I familiari che erano con lui riportano che il Maestro è mancato con un grande sorriso: chi ha lavorato con lui ricorda in quel sorriso l’entusiasmo e l’energia che trasformavano le orchestre con cui lavorava."

Et un bel article d'Alberto Mattioli sur La Stampa

Extraits :

"Désormais, on le croyait immortel. La dernière fois à la Scala, le 22 février dernier, il était entré sur scène frêle, courbé, tout petit, soutenu et presque hissé sur le podium par un ouvreur, tandis que tout le théâtre se levait pour le saluer. Ce soir-là, nous l'avons applaudi comme le mérite un grand maestro, mais avec l'affection que l'on réserve à un grand ami. Il dirigea quatre pièces brèves : l'ouverture d'Egmont, celle de la Forza, la barcarole des Contes d'Hoffmann et le Boléro ; et là, il faut dire qu'il y a toujours eu deux Boléro : celui que lui dirigeait et tous les autres. En bis, il a eu encore la force et l'ironie d'attaquer le "galop infernal" d'Orphée aux enfers (le "French can can" des touristes) : à la fin, on se demande par quel miracle la Scala n'a pas explosé... Après le concert, le surintendant Pereira se souvient que les musiciens lui avaient dit qu'il semblait plus jeune qu'eux ! Il aurait dû revenir en mars, pour trois soirées."

"Ce n'était pas un monstre de technique, ni un de ces ordinateurs humains qui plaisent tant aujourd'hui. Mais c'était un monstre de musicalité, d'inspiration, d'imagination. Il avait un étrange côté enfantin fait de fausse candeur et d'authentique enthousiasme. Alors que des éclairs de malice passaient dans ses yeux, il faisait des déclarations impossibles, du type "le podium, c'est le paradis", ou "quand je dirige, je rentre en contact avec l'esprit de celui qui a écrit la musique", et cela ne paraissait ni affecté ni ridicule ; au contraire, il en était persuadé et parvenait à en persuader les autres. On ne pouvait pas ne pas l'aimer. C'était un poète de la musique et les poètes, on ne les juge pas, on les aime."
Bien vu.

foùmalhaut
Très beau texte.
Prêtre avait ses qualités et ses défauts : le problème c'est que lesdites qualités ne sont plus autant appréciées aujourd'hui, car il n'y en a que pour les directions "analytiques".
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Re: Georges Prêtre (1924-2017)

Message par HELENE ADAM » 07 janv. 2017, 23:19

Stefano P a écrit :La Scala ricorda Georges Prêtre

"Il Maestro Georges Prêtre si è spento questo pomeriggio nella sua casa nel Sud della Francia. Il Teatro alla Scala, cui il Maestro era legato da un rapporto artistico e di affetti durato 50 anni e proseguito fino al concerto dello scorso 22 febbraio, ne dà notizia con affetto e immensa commozione. I familiari che erano con lui riportano che il Maestro è mancato con un grande sorriso: chi ha lavorato con lui ricorda in quel sorriso l’entusiasmo e l’energia che trasformavano le orchestre con cui lavorava."

Et un bel article d'Alberto Mattioli sur La Stampa

Extraits :

"Désormais, on le croyait immortel. La dernière fois à la Scala, le 22 février dernier, il était entré sur scène frêle, courbé, tout petit, soutenu et presque hissé sur le podium par un ouvreur, tandis que tout le théâtre se levait pour le saluer. Ce soir-là, nous l'avons applaudi comme le mérite un grand maestro, mais avec l'affection que l'on réserve à un grand ami. Il dirigea quatre pièces brèves : l'ouverture d'Egmont, celle de la Forza, la barcarole des Contes d'Hoffmann et le Boléro ; et là, il faut dire qu'il y a toujours eu deux Boléro : celui que lui dirigeait et tous les autres. En bis, il a eu encore la force et l'ironie d'attaquer le "galop infernal" d'Orphée aux enfers (le "French can can" des touristes) : à la fin, on se demande par quel miracle la Scala n'a pas explosé... Après le concert, le surintendant Pereira se souvient que les musiciens lui avaient dit qu'il semblait plus jeune qu'eux ! Il aurait dû revenir en mars, pour trois soirées."

"Ce n'était pas un monstre de technique, ni un de ces ordinateurs humains qui plaisent tant aujourd'hui. Mais c'était un monstre de musicalité, d'inspiration, d'imagination. Il avait un étrange côté enfantin fait de fausse candeur et d'authentique enthousiasme. Alors que des éclairs de malice passaient dans ses yeux, il faisait des déclarations impossibles, du type "le podium, c'est le paradis", ou "quand je dirige, je rentre en contact avec l'esprit de celui qui a écrit la musique", et cela ne paraissait ni affecté ni ridicule ; au contraire, il en était persuadé et parvenait à en persuader les autres. On ne pouvait pas ne pas l'aimer. C'était un poète de la musique et les poètes, on ne les juge pas, on les aime."
Très bel hommage qui correspond à ce que j'aimais chez lui, il ne se prenait pas pour un MAESTRO, il avait toujours le rire tout près, une certaine malice et sans doute un certain recul par rapport à son talent. Il avait dirigé la Callas, il me laissera toujours le souvenir de ce jeune chef, beau et hyperactif, qui dirigeait mon premier opéra et donnait du drame de Puccini, une lecture d'une grande intelligence, à la musicalité émouvante. Certaines de ses directions ont été beaucoup plus discutables (sa Traviata), il était parfois fort brouillon et illisible, mais je garderais le souvenir d'un chef imaginatif qui cherchait d'abord à comprendre le compositeur et à le faire entendre au public. il a joué un rôle très important pour mon amour de l'opéra :wink:
On n'a quand même pas pris la Bastille pour en faire un opéra (Desproges).

Mon blog :
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Re: Georges Prêtre (1924-2017)

Message par enrico75 » 08 janv. 2017, 07:37

pour moi il restera l'interprète de référence de la musique de Francis Poulenc,non seulement parce qu'il a souvent joué avec le compositeur, mais il a su en rendre" l'esprit":ce subtil mélange de légèreté,d'ironie , d'élégance et d'émotion contenue...

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