Interview de Nicolas Courjal

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JdeB
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Interview de Nicolas Courjal

Message par JdeB » 12 août 2015, 08:25

Conversation avec Nicolas Courjal


ODB-opéra: Nicolas Courjal, vous avez commencé par le violon ?

Tout à fait, à l’âge de 7 ans. J’en ai fait jusqu’à l’âge de 19/20 ans. J’ai commencé à jouer dans des orchestres en fosse.

Vous avez interprété des opéras comme violoniste ?


Des opérettes. C’était à Rennes. Il y avait deux orchestres, un pour les opéras, un pour les opérettes. J’étais second violon dans l’orchestre opérette. J’étais un spécialiste des contre-temps ! Mon plaisir c’était de regarder au dessus ce qui se passait sur scène (rires)

Le tournant vers la voix s'est effectué comment ?

Faust à l’Opéra de Rennes que j’ai vu en spectateur. Il y avait un concours à l’Opéra une fois par an.

Je crois que c’était le metteur en scène Pierre Malbos qui l’organisait pour distribuer des rôles.

C’est possible. Je suis allé voir son spectacle trois fois tellement je le trouvais superbe. J’ai vu le même été La Walkyrie d’Orange à la télévision dirigée par Marek Janowski. C’est là que j’ai découvert Wagner. Avant je n’écoutais pas d’opéras, plutôt des symphonies, des concertos et loin de moi était l’idée que je pouvais chanter. J’ai étudié le solfège à raison de cinq heures de cours par semaine et quand j’ai eu mon prix de solfège je me suis trouvé avec beaucoup d’heures libres et j’ai tenté le concours d’entrée de chant au Conservatoire de Rennes.

Mais avant vous vous destiniez à devenir violoniste professionnel ?

Oui, je commençais d’ailleurs. A 16 ans je commençais à jouer dans des orchestres, à 17 ans je donnais des cours de violon dans des écoles de musique, mais çà restait très embryonnaire. A 17 ans je me suis dit pourquoi ne pas faire du chant. J’avais une amie qui avait commencé à en faire. Je lui ai demandé que son professeur me propose un air pour le concours d’entrée. Elle m’a trouvé un petit morceau que j’ai appris mais j’ai perdu la partition pendant l’été si bien que je me suis retrouvé avec rien et je suis venu au concours avec la ligne de clé de fa d’un choral de Bach que je ne connaissais pas par cœur. Ce n’était pas très sérieux de ma part ! Je me suis présenté avec çà et ils m’ont pris. Et dès mon premier cours de chant j’ai adoré. J’avais un plaisir physique de chanter. J’ai arrêté le violon à peu près en même temps. Tout le temps que je passais au chant, je ne le passais pas au violon. Et j’ai dit à mes parents que je voulais être chanteur.

Vos parents avaient quel regard sur le chant ?

Ils étaient très inquiets je crois de ce changement.

Ils étaient mélomanes ?

Ils n’étaient pas mélomanes mais ils m’ont toujours soutenu dans mes études de violon. Ils étaient très investis. Etant donné mes investissements dans le violon, ils s’imaginaient mal que je puisse les mettre dans le chant. J’avais du mal à l’expliquer parce que j’étais très loin de devenir un chanteur d’opéra. Il était inimaginable que je puisse mettre les pieds sur scène. J’étais timide, renfermé, mais je voulais être chanteur parce que tout ce répertoire de musique que je découvrais était formidable.

Vous aviez déjà des modèles ?

Non, je ne connaissais aucun chanteur, c’est venu après. A 17 ans mon professeur de chant me donnait Arkel à travailler ! Pour moi c’était passionnant, je découvrais tout un univers musical.

Vous aviez déjà des passions ?

J’adorais Wagner et l’opéra romantique français qui m’ont amené à cette envie de prendre des cours de chant. J’avais découvert ce répertoire un peu au hasard dans les salles ou à la télévision.
Après je suis entré dans les chœurs à l’Opéra de Rennes pendant deux ans. J’ai fait, entre autres, La Flûte enchantée puis j’ai réellement commencé à apprendre le chant quand je suis rentré au Conservatoire de Paris avec Jane Berbié comme professeur.

Et là une vraie carrière se profilait

Oui parce qu’elle me soutenait. Mais j’ai découvert avec elle que çà n’allait pas être aussi facile que çà, que c’était un métier difficile qui demandait beaucoup de talent, pas seulement musical, mais vocal, sur scène, du charisme. Et pour quelqu’un d’une vingtaine d’années…

Et elle vous a persuadé que vous aviez toutes ces qualités ?

Je sentais qu’elle me faisait travailler. On s’est très bien entendu, on travaillait très bien et elle m’a fait découvrir ce que c’était que de chercher sa voix, de prendre conscience de sa vocalité, d’apprendre à placer sa voix, en fait à devenir chanteur. Elle savait très bien ce dont un chanteur a besoin et elle me l’a fait découvrir. Quand je chantais Arkel à 18 ans j’avais l’impression que c’était çà. J’avais du plaisir, sauf que çà n’aurait pas passé du tout. C’était passionnant comme recherche et çà m’a conforté dans mon envie de le faire. C’était une démarche très musicienne, moins vocale, moins scénique.


Il n’y avait pas de spectacle de fin de cycle ?

Je ne suis resté qu’un an. Elle est partie à la retraite. Je voulais continuer avec elle. Donc soit je partais avec elle, soit je restais et j’avais un nouveau professeur. C’était dommage d’avoir fait cette année superbe et de ne pas continuer. C’est un travail de plusieurs années. J’ai essayé d’expliquer tout cela au Conservatoire et j’ai posé ma démission. Je suis parti et j’ai continué de travailler avec elle. J’ai cherché du travail et je suis rentré à l’Opéra Comique.

C’était l’époque de Pierre Médecin. Qu’avez vous fait à ce moment ?

Cà été la grande découverte de tout le côté scénique et théâtral. On avait une saison entière à faire. La première année on a chanté Le Mariage secret de Cimarosa, La Finta semplice de Mozart, La cantatrice chauve de Chailly. Médecin nous lançait dans l’arène parisienne tout de suite. J’avais 23 ans, mes collègues pas beaucoup plus. C’était une expérience extraordinaire. On a beaucoup appris.

Il y avait un bon esprit ?

Formidable.

Tous les aînés que j’interroge déplorent la disparition des troupes. Vous, vous avez pu en bénéficier.

On a eu de la chance. Il y avait une troupe à Lyon, à l’Opéra Comique. On bénéficiait de la sécurité qu’apporte la troupe, non seulement la sécurité financière mais on est dans une équipe, on se connaît. C’était formidable, on était à la fois confronté à de vrais challenges et à la fois on bénéficiait de cette ambiance formidable où on s’aimait tous beaucoup, on se supportait, on avait des chefs qui nous connaissaient. Je suis resté deux ans. On a appris énormément. On n’avait pas à se poser de questions, à trouver du travail, à passer de nouvelles auditions tous les mois.

Il n’y avait pas l’angoisse du lendemain…

Oui. Financièrement on pouvait vivre et ne penser qu’à la musique. Mais tout çà a disparu et pour les jeunes chanteurs ce ne doit pas être évident.
Après je suis parti en Allemagne. J’ai fait deux ans de troupe à Wiesbaden. Là c’est vraiment la troupe, bien plus qu’à l’Opéra Comique. La 2eme année j’ai fait 90 représentations en neuf mois quand ici j’arrive à en faire 25 en une année. J’avais 25 ans et je chantais tout, aussi bien les petits rôles que les seconds rôles. Çà confère une expérience et çà permet de connaître ses limites vocales, son endurance. Finalement, au total, j’ai fait 4 ans de troupe.

C’est très formateur.

J’aurais à refaire un parcours aujourd’hui, je referais la même chose parce qu’effectivement c’est très formateur.

Avez vous eu l’occasion pendant cette période de voir ou d’entendre des choses intéressantes. ?

Pas vraiment. Le matin j’étais en répétition, le soir sur scène. L’après midi je me reposais un peu. A Wiesbaden j’étais acteur sans arrêt, peu spectateur. Bien sur j’ai appris beaucoup de mes collègues en les voyant travailler, face à leurs difficultés. Désormais, j’ai plus la chance d‘assister à de beaux spectacles. Cet été, à Covent Garden, j’ai vu la première de Manon, la première de Boccanegra avec Domingo.

Après y a t-il eu une première expérience marquante, des moments forts?

Des moments forts ? Quand j’étais chanteur j’avais un vrai plaisir personnel à chanter mais je n’avais pas forcément pris conscience que le but de ce métier c’est la rencontre avec le public. Il y a eu un moment important où j’ai pris conscience de l’importance de le rencontrer. Au début j’étais tellement préoccupé par ce que j’avais à faire, par le souci de bien chanter que la dimension partage avec le public m’était encore inconsciente.

Est ce que vous connaissiez à l’époque des passionnés d’opéra non professionnels qui auraient pu vous donner un retour ?

Non. J’étais vraiment dans l’action. Un jour j’ai fait à Montpellier l’ermite du Freischütz de Weber dans une mise en scène de Guy Joosten. A la fin je devais aller dans la salle faire mon prêche final. Je descend donc pour aller parmi le public et je fais ma petite morale de fin les yeux dans les yeux. J’avais déjà fait l’ermite en Allemagne sur scène mais ce soir là çà a été un choc. J’ai vu le public les yeux dans les yeux, je voyais des tas de choses j’ai eu un vrai contact et aux applaudissements il y avait un vrai partage. Ce jour là a été très fort pour moi. On est très préoccupé par la perfection, par ce qu’on a à faire, ce que veut le chef, ce que demande le metteur en scène, ce que nous même on essaie d’atteindre. Avant il y a le travail, la recherche de la perfection mais le soir sur scène ce qui est important c’est le partage avec le public. Quand le public reçoit quelque chose il renvoie quelque chose. Cà a été un moment important qui a changé mon approche de ce métier.

Des belles rencontres avec des rôles ?

Oui, avec La Damnation de Faust que j’adore, Faust de Gounod qui a été un superbe moment. Mephisto est un rôle formidable à jouer et je me suis beaucoup amusé. Il y a eu aussi Arkel.

Et comment ressentez vous le retour du public, les forums, les critiques…?


Les forums je les lis très peu. Je lis les critiques de temps en temps, pas forcément pour moi mais à l’occasion de spectacles qui m’ont intéressé. Je ne vais pas (forcément) les rechercher. Je reconnais le droit à chacun d’aimer ou de ne pas aimer.

Est ce que quelques fois vous vous êtes senti compris par la critique ?

Oui. Souvent j’ai trouvé dit d’une autre façon des choses que j’avais senties, des choses que j’avais envie d’améliorer. Quand elles sont très bonnes, bien sûr je suis très content. On a tous des sites Internet et pas mal de gens y citent les critiques quand elles sont bonnes.

Parfois en coupant les phrases…

Je n’en mets aucune sur mon site. Mon site est un site d’information, je n’ai pas envie qu’il soit un site d’auto-promotion. Les gens qui critiquent sur les forums çà existe. Une partie du public éprouve ce besoin.

Salomé Haller me disait « il s’ y trouve des choses horribles et excessives mais c’est très positif pour nous parce que çà prouve que pour beaucoup de gens, ce que nous faisons, c’est très important. »

Probablement. Les critiques ne me posent pas vraiment de problèmes. Quand elles sont très élogieuses, çà veut dire que ce que l’on a donné a vraiment eu un retour et on ne peut qu’être content. Les critiques plus « critiques » peuvent être très constructives pour nous. Il faut arriver à décrypter ce que la personne a voulu dire. Les critiques très méchantes ou qui sont au delà de la critique, du coup çà ne me touche pas. Le plus dur mais aussi le plus important c’est de toujours savoir ou l’on en est. Moi je sais que je suis loin de là où je voudrais aller. Je sais reconnaître quand les choses avancent, je sais reconnaître les points à améliorer. Une fois qu’on est solide avec çà on peut écouter la critique de façon plus constructive et apaisée. Après il y a des vraies rencontres avec des fans, des gens qui écoutent de l’opéra. On peut avoir des échanges par mail. Il se crée des relations de cordialité.

Est ce qu’il y a des gens qui vous suivent ?

Oui, quelques uns...

Et cela se traduit comment ?


On se voit à la fin du spectacle, on me demande où je vais chanter. Il peut y avoir des échanges intéressants même au delà de la musique. Cà peut dépasser les strictes limites de l’opéra.

En dehors de la musique classique qu’est ce qui vous intéresse ?


Le jazz, particulièrement pour les voix féminines jazz (Sarah Vaughan, Ella bien sur, Abbey Lincoln, etc...).
L’Asie, l’histoire de l’Asie, l'histoire de la route de la soie, cette grande artère du monde pendant des siècles avant que les bateaux ne prennent le relais, avec tout ce qu'elle a apporté en terme d'échanges, de mélange des races, de cultures et d’arts entre l’Occident et l’Orient, l’Extrême Orient. J’ai une passion pour l’histoire mongole. J’ai toujours aimé ce qui venait d’Asie depuis que je suis tout petit. J’adore aussi le jardinage.

Le cinéma asiatique ?

Oui, mais pas trop. C’est surtout l’Asie historique à laquelle je m’intéresse. A Tokyo où j’étais récemment je l’ai un peu trouvée. L’Asie d’aujourd’hui, en fait je la connais moins.

Vous êtes aussi un artiste politisé…

Depuis que j’ai 12 ou 13 ans j’ai toujours suivi les émissions politiques, les campagnes……Je vais toujours voter.

Est ce que vous estimez que c’est se mettre en danger ?


Quand on leur demande « êtes vous engagé politiquement? », beaucoup d’artistes répondent « çà ne me regarde pas, non je ne suis pas engagé ». Je suis citoyen d’un pays, je suis père de famille et j’ai toujours été intéressé de connaître vraiment les politiques pour lesquelles on va voter. J’écoute beaucoup d’émissions d’analyses politiques, surtout des émissions où ils interviennent. J’ai besoin de savoir ce qu’ils disent le jour où je vais voter.

Et si vous étiez sollicité un jour ?

J’adorerais m’engager politiquement mais je n’en ai pas le temps. Je préférerais m’engager anonymement plus au plan local que national. Là on a plus l’occasion de faire bouger les choses. Mais je n’aimerais pas être utilisé en vitrine pour cautionner un parti ou un autre. J’aimerais agir réellement. Etre dans un conseil municipal me passionnerait. Mais il faut du temps.
En fait je passe pour quelqu’un de très politisé, alors que dans le fond je ne fais que m’intéresser à la politique.
Si les artistes étaient un peu plus politisés il y aurait peut-être un peu plus de ministres pour défendre les politiques culturelles en France. On n’a jamais été représenté par des gens qui venaient de notre milieu ou très rarement. Faire comprendre nos problèmes à des gens qui ne les connaissent pas, c’est très compliqué.

Vous rencontrez des artistes complètement déconnectés du réel ?

Non, pas tant que çà. Tous les grands artistes que j’ai rencontrés, au contraire se sont révélées adorables, très humains et pas du tout déconnectés du réel.

Vos admirations ?

Elles sont d’abord violonistiques : David Oistrakh. C’est un vrai « chanteur ». Ensuite Siepi, Ghiaurov pour d’autres raisons que Siepi. Et puis beaucoup de femmes m’ont marqué d’abord parce que j’ai eu la chance de chanter avec elles : Renée Fleming, Anna Netrebko, Karita Mattila. J’adore Christa Ludwig. Je suis très sensible au timbre des voix. Chez les instrumentistes je suis sensible d’abord à la musicalité. Chez les chanteurs c’est au timbre que je suis le plus sensible. Il y a des artistes qui ont une musicalité formidable mais qui n’ont pas un timbre qui sans être de mauvaise qualité ne me touche pas. Curieusement j’écoute plus des chanteuses que des chanteurs.

Et vos rêves d’artiste ?

J’aimerais beaucoup continuer à faire des Faust, des Damnation de Faust, le répertoire français….

Vous allez bientôt aller à Moscou pour une Damnation…C’est devenu une sorte de port d’attache pour vous ?

J’y serai dans une dizaine de jours. J’ai fait cinq concerts avec eux. Rien ne se profile dans un horizon proche mais j’y allais une fois par an. On a fait un enregistrement dur Stabat Mate de Dvorak. Je pense que c’est un beau disque.


Un de vos ports d’attache est aussi le Sud de la France, tout ce qui gravite autour de Raymond Duffaut c’est à dire aussi Massy et Reims…

Pierre Médecin m’a donné mes premières chances sur un plateau alors qu’on pouvait se demander ce que je faisais là à 23 ans… Raymond Duffaut m’a donné mes premiers grands rôles.

C’est un véritable découvreur de voix…

Il m’a programmé dans Mignon avec Sophie Koch, dans Faust à Massy. Mon premier Basilio c’est lui. Il m’a donné ma chance et je ne l’en remercierai jamais assez. J’ai eu Montpellier aussi où René Koering comme Jean-Paul Scarpitta m’ont beaucoup aidé.
Et puis il y a eu le Châtelet du temps de Brossmann qui m’a engagé pour de petits rôles mais dans des productions magnifiques : Arabella, Thais….

Et le contemporain, Messiaen, Dusapin… ?


Une des plus belles expériences du contemporain, a été le Saint François de Messiaen avec Chung à Pleyel. Cà a été un concert formidable. C’était un vrai bonheur d’être là. C’est une tellement belle œuvre qui d’ailleurs pourrait être donnée par un casting entièrement français. C’est une expérience pour les chanteurs autant que pour le public. Tout à l’heure je parlais de partage avec le public. Là c’était un partage extraordinaire. J’ai créé aussi Affaire étrangère à Montpellier. Belle mise en scène avec un super chef, Samuel Jean avec qui on a fait un très beau travail musical. Il y avait une superbe équipe.


On parlait du Saint François de Messiaen, la spiritualité est importante pour vous ?


Je viens d’une famille plutôt athée, mais j’ai toujours ressenti une très forte spiritualité. Donc j’ai toujours cherché où çà pouvait me mener. D’où ma tentation pour l’Asie et l’art Asiatique. Quand je chante, à tout moment, je sens une part de sacré. J’ai plus de mal quand on essaie de trouver des réponses, des visages. Je trouve tout çà réducteur. La spiritualité pour moi, c’est tout ce qui est questionnement. J’ai connu un moment très fort la deuxième fois que je suis allé à Moscou. Je suis allé visiter la basilique Saint Paul. Il y avait un Service religieux. Je suis resté complètement « scotché » pendant une heure et demie, debout, à écouter ces voix formidables. Je ne peux pas dire que j’ai compris, que j’ai suivi une cérémonie orthodoxe et que je connaissais les codes mais j’ai été saisi et transcendé par ces voix formidables, leur spiritualité et leur profondeur. Quand je suis sorti j’étais croyant, croyant de je ne sais pas quoi. Mais donner un nom à tout çà me semble réducteur.


Propos recueillis par Jérôme Pesqué en septembre 2010




Le site officiel de Nicolas Courjal : www.courjalnicolas.com


Dosssier réalisé par Jérôme Pesqué, septembre-décembre 2010. Tous droits réservés.
Un grand merci à DGE pour la retranscription.
"Si tu travailles avec un marteau-piqueur pendant un tremblement de terre, désynchronise-toi, sinon tu travailles pour rien." J-C Van Damme.
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Re: Interview de Nicolas Courjal

Message par HELENE ADAM » 03 janv. 2016, 12:30

Des nouvelles de Nicolas Courjal pour l'année qui vient. Son site FB annonce :

"Mes Rendez vous avec vous dans les mois à venir:
En Mars je serai le Roi du Roi d'Ys à l'Opéra de Saint Etienne, puis le 21 mars avec Antoine Palloc nous vous proposerons un récital à l'Elephant Paname à Paris, un récital comme j'aime les faire mélangeant mélodies et opéra.
Je resterai à Paris et sa région, d'abord avec le Requiem de Mozart à la Chapelle Royale de Versailles, concert organisé début avril par Les Nouveaux Caractères de Sébastien D'Hérin, puis mi avril un "enfant et les sortilèges" avec le Philharmonique de Radio France dans la nouvelle salle de la Radio que j'ai hâte de tester.
Mi Avril je retourne dans ma ville de coeur, Londres, pour participer à un projet passionnant et rare comme le ROH sait en programmer: L'Oedipe de Enesco
Puis à mon retour en France, je resterai près de ma Bretagne bien-aimée pour chanter à Nantes quelques Requiem de Verdi. Enfin, pour les festivals d'été faire mon Baptême Rameau avec le talentueux Raphaël Pichon et son ensemble, encore une sacré aventure... comme quoi même la quarantaine passée, avec ce métier, on a encore et toujours des choses à découvrir émoticône smile
"
On n'a quand même pas pris la Bastille pour en faire un opéra (Desproges).

Mon blog :
https://passionoperaheleneadam.blogspot.fr

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Re: Interview de Nicolas Courjal

Message par HELENE ADAM » 12 avr. 2016, 17:24

Nicolas Courjal annonce "une semaine Ravel" à l'auditorium de Radio-France : enregistrements en cours, voir photo et concert vendredi 15 avril au soir (couplage avec l'enfant prodigue de Debussy) et samedi 16 avril (concert pour les enfants) : "L'enfant et les sortilèges" .

Image




Même distribution pour les deux concerts


Chloé Briot mezzo-soprano (l’Enfant)
Nathalie Stutzmann contralto (Maman, la Tasse Chinoise, la Libellule)
Sabine Devieilhe soprano (le Feu, la Princesse, le Rossignol)
Jodie Devos soprano (la Chauve-souris, la Chouette, une Pastourelle)
Julie Pasturaud mezzo-soprano (la Bergère, la Chatte, l'Ecureuil, un Pâtre)
François Piolino ténor (la Théière, le Petit vieillard, la Rainette)
Jean-François Lapointe baryton (le Chat, l'Horloge comtoise )
Nicolas Courjal basse (le Fauteuil, l’Arbre)

Sofi Jeannin chef de choeur
Marzena Diakun direction

Développements sur l'oeuvre elle-même par ce lien

http://www.maisondelaradio.fr/article/r ... sortileges


NB : l'enfant Prodigue (Debussy) donné en première partie du concert de vendredi soir, réunit Roberto Alagna, Karina Cauvin, et Jean-François Lapointe.
On n'a quand même pas pris la Bastille pour en faire un opéra (Desproges).

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Re: Interview de Nicolas Courjal

Message par JdeB » 12 mars 2017, 11:19

Hélène Adam a écrit :
il chante souvent à Londres (Gessler très remarqué dans Guillaume Tell et le seul rôle bien chanté dans un Carmen assez sinistre il y a un peu plus d'un an, il chantait Zuniga avec une présence étonnante). A noter qu'il sera de la distribution de Gianni Schicchi et de celle de l'Heure espagnole, la prochaine saison à l'ONP.
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